Le château de Vizille, lieu magique et chargé de mystère, que nous irons visiter, cet été, est situé aux portes de Grenoble, et du massif de l’Oisans, sur la RN 85, la fameuse route Napoléon.

Sur le même site, un prestigieux patrimoine, représenté par le château du Duc de Lesdiguières, et le parc du domaine départemental de Vizille, composé de jardins, avec une roseraie, des arbres centenaires et un parc animalier.
Construit au XVIIe siècle, le Château abrite aujourd’hui dans ce lieu historique le musée de la Révolution Française car c'est dans le château de Vizille que le feu aux poudres de la Révolution française fut allumé le 21 juillet 1788, jour de la tenue de l'assemblée des Trois ordres du Dauphiné.Cela explique les raisons symboliques de l'installation d'un musée consacré à cette période cruciale et décisive, de l'Histoire de France à Vizille. (visité lors d'une précédente visite).
Avec sa sculpture installée en majesté dans le parc du Domaine de Vizille, Maarten Vanden Eynde prend appui sur le célèbre conte des frères Grimm « les musiciens de Brême ». Mais dans cette sculpture les animaux cèdent la place à nos outils de communication, qui s’empilent les uns sur les autres, au fil des vagues d’innovation technique. Cet amoncèlement joyeux, et cocasse, nous invite à partir en vacances.
Le Domaine de Vizille est le site plus fréquenté d'Isère, il séduit les visiteurs par son ancienneté et la diversité de ses prestations (parc, château, musée).
e château de Vizille, anciennement château du duc de Lesdiguières, devint une résidence des présidents de la république française avant d'être revendu au conseil général de l’Isère.
Le jour J, le soleil était au rendez-vous. En arrivant à Vizille, on découvre une petite ville, et on se demande où elle peut bien cacher un château. La question ne subsiste pas longtemps car on voit rapidement des tours qui dominent les toits de la ville. Il est plus haut que ce que j’imaginais, mais la porte d’entrée est toute petite.
Après avoir franchi l’une des petites portes du mur d’enceinte pour découvrir l’immensité du parc qui s’offre à nous : d’infinies pelouses, des petits bosquets, une vaste forêt, un jardin à la française, des rivières, une cascade, un majestueux plan d’eau et tant d’autres choses…
En 2005, le parc reçoit le label « jardin remarquable de France ».
L’immense domaine de 100 hectares est composé d’un parc paysager (un jardin à la française, une forêt avec des arbres centenaires aux essences multiples, le grand canal construit en 1619 et bordé de pelouses, une roseraie datant de 1925, une volière...
de larges étendues de pelouses, un bassin de pisciculture) se prolongeant ensuite par un parc champêtre de 60 hectares (l’ancien domaine de chasse du Duc de Lesdiguières) et d’une réserve animalière composée de 200 cervidés.
C’est ici que nous avons pu admirer des biches, cerfs et daims qui évoluent dans cet espace en toute sérénité, malgré la présence des curieux qui viennent les admirer.
Je ne pensais pas trouver ces animaux aux alentours de Grenoble.
Le moment le plus propice à la visite est la période du brame : de mi-septembre à mi-octobre, les cerfs se livrent à une parade bien étrange pour conquérir les biches.
Les cerfs luttent alors sans relâche pour déterminer le mâle dominant qui aura le privilège de mener ces dames pendant toute la saison, dans un parc immense, équipé d’une tour d’observation, et où l'on peut avoir la chance de les voir bramer tout près.
Sinon, prévoir un bon téléobjectif et une paire de jumelles. Pour le son, vous les entendrez de loin.

Autre surprise animalière du jour après le cygne noir et les ongulés : des paons. Oui, des paons (seul l’un d’entre eux étaient en liberté ce jour-là).

C’était plutôt insolite. Je l'ai bien embêté avec mes photos, mais vous comprendrez que ses couleurs chatoyantes méritent tant d’attention. Puis le reste de la visite s’est fait tranquillement avant de retourner vers le château.
Côté arbres, 80 espèces ont été répertoriées dans le parc. Les plus beaux spécimens se trouvent de part et d’autre du grand canal. Les plantations sous forme de bosquets ont débuté vers 1830. Certains arbres seraient donc presque bicentenaires. Voici une petite sélection des plus remarquables :

Le catalpa à l’entrée du Domaine : Le caractère remarquable de ce Catalpa vient surtout de sa forme « plongeante » au-dessus de la rivière. Certaines branches semblent rebondir à la surface de l’eau.Sa hauteur est assez faible, seulement 11m.

Le hêtre rive droite : On dénombre 3 gros hêtres répartis sur le domaine du château et plusieurs hêtres pourpres.Celui-ci est le plus remarquable par sa circonférence et son empattement façon pied d’éléphant. C’est l’arbre le plus volumineux du Domaine. Son âge doit être proche des 200 ans.
Ce parc perd, malheureusement, peu à peu de son charme champêtre et sauvage, car on y tond, coupe plus que de raison. Finis les roseaux où se cachaient les cygnes et les oies, les haies sont rasées, les sous-bois ratissés et les tables de pique nique envahissent le paysage.

Les arbres, qui ont vu passer le Connétable de Lesdiguières à cheval, ne sont pas protégés et leurs racines piétinées par les marcheurs. L'espace de la réserve animalière se réduit, pour laisser place aux joggeurs du dimanche.
Voilà l’assurance d’une sortie dominicale réussie pour toute la famille, le lieu de balade préféré des habitants de l’agglomération grenobloise. Un parc à parcourir, sans modération, sauf le mardi (jour de fermeture !). Le domaine est ouvert au public, et l'entrée est libre.
Et vous, est-ce que vous aimez les grands espaces, comme celui-ci ? Je vous souhaite un bon weekend !