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La Costa Brava conserve encore des petits paradis catalan, à visiter. Certains coins ont été superbement préservés et conservent un charme sans pareil, comme Begur. Cachée derrière une colline verdoyante, sur laquelle s'élèvent les ruines d'un château fort, se trouve la petite ville de Begur. 

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Cette petite ville a vécu de la culture de l'olivier, et du vin, pendant de nombreux siècles, car peu de choses poussent sur ce sol pauvre. La pêche a toujours joué un rôle majeur, aussi. Directement au large des côtes de Begur, les pêcheurs ont même trouvé une source de revenus très particulière : les coraux. Ces belles fleurs de la mer étaient appelées "or rouge", car elles étaient précieuses. 

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Même s'ils ressemblent à des plantes, les coraux sont en fait des animaux ! Pour les croyants, c'étaient des biens de protection, pour les femmes riches, de jolis bijoux, et pour les commerçants, une seconde monnaie. Les coraux rouges étaient acceptés comme moyen de paiement, car on leur attribuait des pouvoirs de guérison. Pas étonnant que de nombreux pêcheurs de Begur se soient consacrés à créer des oeuvres d'art de  ces magnifiques coraux rouges.  Une chapelle est dédiée à Santa Reparada, la patronne des pêcheurs de corail. 

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Nous découvrons le bonheur de flâner dans les ruelles du village de Begur. Bâtisses médiévales et maisons blanchies à la chaux se mêlent à de splendides demeures coloniales. 

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Celles-ci furent édifiées par des enfants du pays, les Indianos, partis à l’aventure à Cuba, avant de revenir à Begur, avec d’immenses fortunes, et des goûts architecturaux prononcés.

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Les jardins luxueux de ces palais sont particulièrement frappants. Après tant d'années dans les Caraïbes, ils ont crée de grands espaces avec des palmiers et de magnifiques fleurs colorées.

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Lorsque les hommes sont partis à la recherche du bonheur, dans les nouvelles colonies, (Cuba), les femmes sont restées. Ce n'était pas facile pour elles de gagner leur vie, avec une multitude d'enfants. Parfois, elles devaient emprunter ou mendier, espérant que l'homme enverrait bientôt quelque chose de loin. Cependant, bon nombre des jeunes hommes, qui ont déménagé à l'étranger ne sont jamais revenus. 

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La traversée était trop dangereuse, la vie dans les nouvelles colonies trop dure. Très peu ont eu de la chance, et sont devenus riches. Mais ces quelques hommes qui sont ensuite revenus avec de l'argent, étaient pour la plupart très âgés. À la maison, cependant, ils ont cherché une jeune mariée. Il arrivait souvent que des hommes de plus de cinquante ans épousent de très jeunes épouses, souvent d'à peine quinze ans.  

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Ce n'était certainement pas facile pour ces filles, car il n'y avait pas de mariages amoureux à l'époque.  Ces jeunes filles étaient veuves très jeunes, en plus. La famille du défunt Americanos, et la famille de la mariée veillaient jalousement sur la grande fortune des jeunes veuves. Pour empêcher les filles de se remarier, il y avait une clause stipulant qu'elles perdraient tous leurs biens si elles se remariaient. Vraiment pas une vie facile.

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Begur célèbre d’ailleurs la fête des Indiens d’Amérique, chaque année au mois de septembre, pour commémorer ses liens avec le Nouveau Monde.

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Nous profitons, également, de notre flânerie pour entrer dans les petites boutiques du centre-ville, où l'on peut trouver des paniers, vêtements et jolis bijoux, faits main, par des artisans locaux.

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Ce village est un ravissement pour les yeux mais se distingue surtout par son coeur historique et son château médiéval qui domine les hauteurs. Le vieux quartier de Begur possède de nombreux monuments, qui nous transportent au sein d’une histoire riche, comme cette belle église.

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Au coeur du centre historique, le décor est incroyable avec ses maisons indiennes de style colonial,  ses tours de défenses, et les restes du château médiéval.  Grâce au château, qui a tenu tous les assaillants à distance, depuis le XIVe siècle, les habitants n'ont pas eu besoin de construire un mur d'enceinte. En cas de danger imminent, ils se réfugiaient sur les tours défensives de la petite ville.

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Certaines de ces rotondes massives, qui ont survécu à ce jour, sont depuis longtemps des résidences de charme, et  possèdent des escaliers en colimaçon.

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Nous entamons l’ascension du château de Begur, édifice qui a subi plusieurs assauts depuis sa construction, au XIe siècle, notamment pendant les guerres napoléoniennes. 

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Mais sachez que pour y arriver, cela se mérite, car cela grimpe pas mal, avec de nombreux escaliers. 

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Après une quinzaine de minutes de marche, nous atteignons le haut du promontoire du château, dont il ne reste plus que des ruines (16e-17e s.)

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L’intérêt du lieu réside dans la vue exceptionnelle qu’il offre sur le panorama alentour, des baies de l’Empordà aux Pyrénées en passant par les îles Medes. De quoi se sentir tout petit !

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DSC_1273Une girouette, en haut de la forteresse.

Sur la partie haute du village, nous pouvons contompler le pittoresque enchevêtrement des ruelles de la ville.  

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Même si aujourd’hui le Château de Begur ne scintille pas autant que jadis, il n’en reste pas moins incontournable. Au fil des années, ce bâtiment du XIe siècle a perdu de sa splendeur, touché par les guerres et les conflits. 

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Aujourd'hui, seule la base perdure et offre une vue éblouissante sur le centre de l'Empordà.

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Il s’agit du belvédère le plus célèbre de la ville. 

DSC_1263Les îles Medes

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Il permet d’observer les Îles Medes, la baie de Roses ou même Palamos, et domine le village et le massif de Begur.  

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L'industrie du liège :

Depuis le XVIIIe siècle, le liège était devenu l'une des principales sources de revenus à Begur. De nombreuses professions différentes se sont développées autour de la récolte, et de la transformation de ce produit naturel. La fabrication des bouchons était au départ un travail masculin.

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Ce n'est qu'avec l'introduction des machines que les nombreuses techniques artisanales spécialisées ont disparu. Tout le monde pouvait traiter le liège. Ce n'était plus une question d'expérience et de qualité du produit, mais bien plus de quantité. 

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Bientôt, de plus en plus de femmes ont été employées dans l'industrie du liège. C'étaient de la main d'oeuvre bon marché. Ils travaillaient même souvent à la maison en petits groupes. Ce n'est qu'au milieu du XXe siècle que cette ère de l'industrie du liège s'est achevée dans l'Emporda. Après la construction du premier hôtel de luxe, le tourisme est rapidement devenu l'une des principales sources de revenus pour toute la région.

Merci de m'avoir suivi et bon week-end @ vous tous ! 💁‍♀️🙋‍♂️

#RESTEZCHEZVOUS, prenez bien soin de vous & de vos proches 😘