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Fascinant, le Luberon se laisse toujours découvrir, avec un brin d'aventure. Falaises, baumes, grottes, crêtes, et forêts, permettent d'avoir une diversité de paysages spectaculaires. Après la visite du village de Saumane-de-Vaucluse, à 5 km de l'Isle sur la sorgue, nous poursuivrons notre balade, dans les fonds, vers le chemin de la Tapy.

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Un chemin bétonné qui descend dans le vallon, nous permet de faire une belle promenade à pied. A Saumane les sentiers sont bordés par des kilomètres de murets en pierre sèche, on y traverse de nombreuses  combes, ou vallons souvent abrupts, dans un paysage de garrigue, d’oliviers et d’essences méditerranéennes. 

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L'architecture de la pierre sèche, à Saumane, est fortement liée aux activités agricoles du 19ème siècle. Les familles étaient alors très présentes sur la colline avec l élevage de moutons, la cueillette de plantes aromatiques, la culture de l'olivier, et la fabrication de charbon de bois.

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Nous y découvrons, en plein mois de janvier,  de beaux arbustes tout rose ! La flore est déjà très en avance.

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Nous sommes plongés au milieu d'une nature préservée. De très beaux et vieux platanes longent le chemin, ainsi qu'un petit ruisseau.

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Au détour d'un chemin nous découvrons, en contrebas, deux petites cabanes de pierres sèches pointues, que l'on appelle bories en Provence, bien cachées, peut être des abris de chasseurs.

DSC_3645Bories de chasse, avec meurtrières.

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Un peu plus loin c'est un abri sous roche (ou baume),  que nous aurons la chance de contempler.

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 Le vallon encaissé dans les molasses, est un important dépôt de calcaire gréseux de la mer, qui occupait la Provence à l’époque tertiaire. Il est dominé par des corniches de calcaire plus dur. L’érosion différentielle y a creusé des grottes et des abris-sous-roche, ou baumes, dont la plupart ont été aménagés au cours des siècles en habitat troglodytique , ou abri-sous-roche. Parmi les divers types de gisements préhistoriques, ces sites d'habitats, nombreux dans la région, sont installés au pied des falaises, et simplement protégés par un surplomb rocheux. 

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Les abris sous roches, cavernes de profondeurs restreintes, ont été occupés, par l'homme préhistorique, soit comme habitat permanent, ou de façon occasionnelle, comme campement saisonnier, halte de chasse, bergerie, ou atelier. 

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Ils ont été creusés au cours des millénaires par l’érosion du gel et du dégel, mais aussi par l'érosion chimique.  On en trouve, parfois, le long de gorges, liée à l’action érosive des cours d’eau et des matériaux qu’ils transportent.

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Le cadre, au pied des falaises est magnifique par ses couleurs, strates, et formes. L’érosion et le temps ont fait un travail de titan, attention quand même, aux risques d’éboulements, ou chutes de pierres. 

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Texte tiré du livre, 25 balades sur les chemins de la pierre sèche :  « C’est entre le XIIIème et XIXème siècle, que les paysans-agriculteurs-éleveurs, pour se nourrir, se sont installés dans ce vallon humide, et accidenté. Ils ont du défricher de nouvelles terres, pour cultiver la vigne, l’olivier, l’amandier, les lentilles, les pois chiches, en construisant des terrasses, et sous les baumes des bergeries troglodytiques (comme dans les photos ci-dessous). 

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Sur les plateaux, ils plantèrent des céréales et des jachères, construisirent des cabanes, parfois jouxtant des aires de battage, exposées au vent, elles permettaient d’abriter momentanément les récoltes et les outils.

DSC_7757Cabane et abris sous roche

De larges chemins empierrés, permettaient aux charretiers, et aux bergers, de monter ou descendre leurs récoltes au village. 

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Le fond du vallon drainant les eaux de pluie, facilement accessible du village, permit l’implantation de jardins, et potagers, irrigués par des bassins ».

DSC_7769 La source abritée récupérant, les eaux de ruissellement de l’abri par des drains en poterie.

DSC_7771soruce marculyLa source.

Au retour, sur le parking du château, ancienne résidence du Marquis de Sade, où nous sommes garés, nous admirons dans la montée, une jolie borie, au milieu des pins.

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Nous prendrons, ensuite, le sentier, en dessous du réservoir,  pour aller voir l'impluvium, et toute la vue que cette plateforme nous offre. 

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Cette dalle rocheuse, creusée de rigoles, «saignées», fait office d’impluvium, pour l’aiguier-puits, situé juste en dessous. 

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Le sentier contourne le rocher et mène sur plateforme, où le paysage de garrigue s'impose, avec un magnifique point de vue sur le village de Saumane, sur le Vallon de la Tapy, les falaises de tuf, la Colline St Jacques et Cavaillon, et au fond Les Alpilles. 

DSC_7700Vue sur Saumane de la dalle rocheuse.

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De l’autre côté , nous apercevons le vallon de la Combe du Haut, et le Rocher rond de la Table de Marculy.

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Retour sur le sentier, mal tracé, et poursuite de la balade sous les magnifiques pins de la forêt de Saumane. 

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Nous tombons, sans nous y attendre, en plein milieu de la forêt, sur une petite cabane pointue, (borie), en pierre sèche.

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Certaines aménagées en poste à feu, ou agachon, pour la chasse aux petits oiseaux. Proches du village, elles ont été abandonnées aux alentours de la seconde guerre. 

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Le paysage boisé témoigne de la reconquête de la forêt sur des terrasses autrefois mises en valeur.

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DSC_7714Tapis de mousse dans la forêt.

Retour sur nos pas, au parking au nord du château de Saumane. 

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