DSC_3300;

Les plus hautes falaises de Bretagne : une sublime confrontation entre la terre et la mer. Un défilé de 14 kilomètres de côtes sauvages, où les caps rocheux alternent avec criques, plages et ports traditionnels. La falaise la plus haute  culmine à 104 mètres, font de Plouha, dans les Côtes d'Armor, l'une des communes les plus attachantes du nord de la Bretagne !

DSC_3309;

La plage du Palus, enfoncée dans une repli de la côte, sera notre première étape au "pays des falaises".

DSC_3315;

Bordée de quelques hautes falaises, elle est l'aboutissement d'un vallon creusé par le Corzic, ruisseau prenant sa source à Goas Meur.

DSC_3338;

Il a fait tourner jusqu'à 7 moulins à eau à l'époque où les meuniers tenaient le haut du pavé !

DSC_3335

Plouha serait, selon la tradition, la première terre d'accueil des immigrés venus des îles d'Outre-Manche. 

DSC_3332;

L'un de ceux-ci, Aza ou Adda serait un moine à l'origine de son nom, remontant au 6ème ou 7ème siècle de l'ère dite chrétienne.

DSC_3323;

DSC_3312

Cette contrée fut toutefois occupée 1000 à 1500 ans plus tôt par quelques-uns de nos lointains ancêtres.

DSC_3303;

Ils ont laissé derrière eux de rares traces de leur passage, telle une stèle datant de l'âge du fer, et des haches à douilles, datant de l'âge du bronze.

DSC_3327;

L'histoire de Plouha a été jalonnée de quelques évènements marquants propres à la folie meurtrière de l'homme. Les terres de Plouha furent souvent témoins de règlements de comptes.

DSC_3321;

Les côtes de Plouha paraissent bien paisibles maintenant, nous appellant vers d'autres émotions.

DSC_3329;

DSC_3330

Gwin Zegal, la plage du Palus ou encore celle de Bonaparte, offrent à chaque détour du sentier des douaniers une vision  de la plus longue et la plus haute muraille granitique du Nord de la Bretagne. 

DSC_3344

C'est devenue un sanctuaire pour les oiseaux. Goélands, sternes, mouettes, cormorans et parfois huitriers-pie y nidifient au printemps, dans un brouhaha de piaillements parvenant jusqu'à la côte.

DSC_3348

Gwin Zegal, port insolite, est sans doute, sur les côtes du Nord de l'Europe, le dernier représentant d'un type de mouillage très particulier. Son origine remonte au 5ème siècle. On y descend par un raidillon puis par des escaliers.

DSC_3351

Des troncs d'arbres de 8 à 10 mètres de hauteur, plantés dans le sable avec leurs racines, entourés de pierres à leur base pour les ancrer davantage, s'y transforment en pieux très robustes permettant aux embarcations de se fixer.

DSC_3346

Les côtes découpées et les nombreuses criques et grottes qui les bordent en firent un lieu de prédilection pour les contrebandiers en tout genre. 

DSC_3347

Le chemin des douaniers porte bien son nom : il ne servait pas seulement aux rondes de ces derniers mais était entrecoupés en beaucoup d'endroits d'abris ou postes d'observation communément appelés "cabanes de douaniers". Il en reste encore en certains endroits mais la plupart ont été dépouillées, petit-à-petit, pour la construction de maisons d'habitations. 

DSC_3360

La pêche côtière sera le seul métier pratiqué sous ses hautes falaises. C'est sans doute pour cette raison que les installations permettant les métiers de la mer y ont toujours été réduites à la plus simple expression. Le sentier des douaniers nous mène, ensuite, à Port-Moguer, seul rempart construit par les habitants de Plouha pour circonscrire la fureur de la mer et tenter de l'amadouer par une simple pêche côtière. 

DSC_3362

La cale de Port-Moguer, construite en 1840,  sera le seul ouvrage permettant quelques échanges maritimes avec les ports voisins, mais surtout un havre destiné au mouillage des quelques unités de pêche.

DSC_3363

Constitué d'un quai doublé d'une digue de granit rose, il protège à marée haute une petite flottille des vents d'Ouest, qui attaquent la falaise.

DSC_3364

A marée basse, l'univers minéral reprend le pas : au pied des falaises, de la petite guérite aux volets verts, un double sentier s'échappe.

DSC_3374

Vers le haut celui des douaniers, vers le bas celui des contrebandiers et des risques-tout. De larges pans de falaise s'abandonnent en effet régulièrement aux vagues, creusant autant de grottes dans la muraille. C'est là que logent les hirondelles, dont les cris se mêlent au ressac. Des eaux claires, de grands oiseaux de mer puisent une nourriture abondante. 

DSC_3368