vacances

Lorsque j'étais jeune, j'avais la chance de partir en vacances avec ma famille...Les premières années, direction la Côte d’Azur, où nous passions un mois chez mes grands-parents, et où nous étions heureux... 

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Ces vacances d'antan m'ont laissé de bons et inoubliables souvenirs, qui me reviennent en mémoire, alors que les vacances de février viennent de commencer ! Et toutes ces joies, je les voyais alors avec des yeux d'enfant...c'était tellement mieux ! 

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Avant de partir, il fallait s'équiper "pour les bains de mer" et ça, ce n'était pas une mince histoire ! Expéditions souvent à Paris, pour courir les grands magasins et choisir les maillots, les chapeaux, les tenues, les objets de plage (pelles, seaux, rateaux...). Chez nous, nous n'avions rien de tout ça !

coffre

Je me souviens de mes premiers maillots de bain, qui feraient frémir d'horreur, de nos jours, les petites filles de maintenant...Dénudés, oui un peu, mais très peu ! Il fallait rester très corrects ! pas question de maillots deux-pièces.  

plage

Certains maillots avaient même une petite jupette...Et le tout était un peu long à sécher...quand on sortait de l'eau, on allait se changer dans une cabine de plage  ! C'était la façon de vivre à l'époque !

cabines

Quand le trajet, dans les voyages, compte au moins autant que la destination. Le jour du départ commençait obligatoirement à cinq heures du matin, avec la précision d’une horloge suisse. C’était le moment, généralement froid, même en plein mois d’août, où il fallait partir,  parce que sinon, on allait se faire coincer à Lyon. »

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Mais depuis, ma propre expérience de voyageuse frustrée, m’a appris qu’il suffit parfois d’une poignée de minutes pour s’échapper du tsunami incontrôlable des vacanciers, qui se jettent sur la route.

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C’était l'époque de la fidèle 4L, et de ses sièges de tissus ,qui flinguaient le dos, des amoncellements de bagages qui débordaient du coffre vers ma banquette, et dans lesquels je me creusais une tanière branlante, que je tapissais de coussins, et de mon duvet. C’était avant les ceintures de sécurité à l’arrière, du temps où l’on pouvait se faire un lit dans la voiture, pour se reposer des langueurs du trajet.

Renault 4 L

Sauf qu'à l'époque, je n’étais jamais pressée, de passer ces quelques heures dans notre habitacle, dans la seule compagnie de nos discussions sur la France, avec ses routes interminables, ses bleds pittoresques, ses petits restos improbables et son lot de surprises inépuisables. Nous prenions souvent la nationale 7, pour descendre dans le sud, la route incontournable des vacances. Si vous passez à Piolenc, au nord d'Orange, allez visiter son authentique musée qui lui est dédié :  http://photosvillages.canalblog.com/archives/2018/11/14/36867331.html

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C’était un autre temps, celui des congés payés, des grandes migrations estivales.

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La carte de France était alors terriblement différente de ce qu’elle est aujourd’hui : un fin réseau de routes nationales ponctué, de-ci de-là, par de gros points noirs, à savoir les  villes qui se révélaient être d’infâmes bouchons, si on s’aventurait à les traverser à certains horaires.

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C’était du temps des routes nationales bordées d’allées de platanes, majestueuses, qui protégeaient les voyageurs des ardeurs du soleil d’août.

platanes

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J’admirais en passant le défilé des feuillages sur mon visage, j’aimais ces tunnels de verdure qui serpentaient dans les plaines, partaient à l’assaut des collines, se perdaient dans les garrigues.

garrigue

Quand on avait soif, on s’arrêtait dans le premier petit village sympathique, qui se présentait à nous et nous allions au bistrot boire un petit rafraichissement.

bistrot

Nous commentions les maisons, les boulistes, les vieux qui jouaient au PMU ou à la belote.  

pétanque

Parfois, on entamait la discussion avec le patron ou un autre client et nous faisons le plein d’étonnantes histoires. Nous regardions vivre un village que nous ne connaissions pas et où nous ne reviendrions jamais.  

belote

Le meilleur, c’était le repas du midi, souvent dans un routier, une petite auberge, un troquet de village qui épanouit sa terrasse à l’ombre épaisse des mûriers.

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Nous explorions la gastronomie locale, ses produits,  ses accents, et son terroir. Nous n’avions jamais aucune garantie, pas de normes, juste la surprise de l’endroit, souvent bon, parfois moins bon 

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J’ai gardé de ces voyages la passion des paysages, qui défilent lentement, de ces villages authentiques, tous différents, de ses petits restos à la cuisine familiale, et à l’accueil chaleureux. J’ai gardé aussi ce goût de l’errance, ce plaisir de la découverte, cette joie des chemins de traverse, loin des grands axes, loin de la foule immense des gens pressés d’arriver. 

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Si je repense à ces trajets perdus, loin des métropoles et des grands axes, c’est parce que j’ai fini par devenir moi-même une voyageuse, à la recherche d’une vie plus authentique, à la recherche de cette France « profonde », de ces petites rencontres humaines et chaleureuses. 

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J’aime traverser des petits villages oubliés de tous, des nationales sinueuses bordées d’arbres, rencontrer d’autres lieux et d’autres gens.

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Enfant, nous avions  cette capacité de nous émerveiller, qu'adulte nous avons malheureusement perdue, blasés par les aléas de la vie ! vacances1

Avez vous aussi, de votre côté, bons souvenirs de vos voyages de jeunesse ? A bientôt !