DSC_4530

Vous rêvez de paysages insolites, ressemblant à s’y méprendre aux paysages du Far West, sans avoir à prendre l’avion ! J'ai trouvé l'endroit qu'il vous faut.

DSC_4536

Je vous invite à me suivre, lors cette randonnée, haute en couleurs, qui vous fera découvrir un canyon étroit, et impressionnant, à la végétation étonnante ! 

DSC_4578

En entrant dans le massif forestier des ocres, de Mormoiron, c'est une balade des plus insolites et dépaysantes que nous ferons. 

DSC_4568

Même si ce n'est pas la première fois que nous y allons, nous prenons toujours autant de plaisir à nous balader dans ce petit vallon boisé. DSC_4544

Les falaises escarpées, de ce canyon étroit, nous encerclent de tous côtés.  Magnifiquement taillées, elles offrent une ambiance mystérieuse, où l’ocre rouge domine  

DSC_4603

Le contraste entre le vert de la végétation et celui des ocres nous en met plein les yeux. Nous avons l’impression d’être dans une contrée lointaine... le vrai dépaysement ! 

DSC_0280

Dans ces anciennes carrières, la forêt peu à peu reprend ses droits. 

DSC_8398

Sa beauté pittoresques et sauvages de ce site d'ocre, réside dans le fait que le site a été créé à la fois par la nature et par les hommes : les ocriers. 

DSC_4610

Ils ont éventré la terre, pour arracher les précieux pigments, en donnant naissance à des paysages aux formes fantastiques.  L'industrie de l'ocre débuta en 1871 et dura près de 100 ans. Quatre entreprises ont exploité ce site d’ocre, de Mormoiron, jusqu'en 1967, dont la dernière était la « Compagnie des Ocres française ». 

DSC_4562

Nous poursuivons l'exploitation de ce lieu, où magie des couleurs opère ! Nous y découvrons, à nouveau, de nombreuses sculptures et gravures d’artistes, sur les parois. 

DSC_4582

DSC_4588

Dans la nature, vous avez sûrement déjà vu des arbres accrochés à une paroi rocheuse verticale. Dans ces conditions difficiles, ils doivent faire preuve d'adaptation pour survivre. Où trouvent-ils leurs ressources ?

DSC_1173

DSC_1163

Souvent, les falaises d’ocre sont d'abord colonisée par des végétaux  comme le Lichen. Cette plante est une symbiose entre une algue et un champignon, capable de résister à une activité ralentie.

DSC_0218

Le champignon se développe sur le substrat minéral, de l'ocre, où il puise eau et sels minéraux.

DSC_1170

DSC_4575

Des mousses viennent ensuite recouvrir le lichen, et forment une mince couche de "terre végétale", qui constitue un terrain favorable pour les plantes plus évoluées comme les arbres.

DSC_4580

Les fientes d'oiseau, la poussière et les minéraux dissous dans la roche apportent le complément de nourriture requis, et les fissures dans la falaise permettent aux racines de s'ancrer dans la terre.

DSC_4625

Il faut savoir que les arbres  poussent toujours verticalement, quel que soit la position de départ du bourgeon. Le plus souvent, l'arbre reste de petite taille dans ces mauvaises conditions. 

DSC_1185

Il aura davantage de branches et des feuilles plus petites. Il les perdra plus souvent pour réduire ses besoins en eau. Au final, on obtient un arbuste rachitique et recourbé, de style " bonsaï ". 

DSC_4541

Certaines espèces supportent plus facilement ce mauvais traitement, comme les résineux et le genévrier.

DSC_4542

Reste à savoir pourquoi des arbres, ou arbustes, se mettent à pousser dans un tel endroit.

DSC_4543

Les espèces dont les fruits sont transportés par le vent sont aventagées. Les fruits du gui, et du genévrier, par exemple, "explosent" littéralement, projetant ses graines, à plus de 15 mètres. Ces graines peuvent être transportées par le vent ou par les oiseaux en des endroits où l'on n'imaginerait pas qu'elles puissent germer.   

DSC_4554

La végétation dominante est composée de pins maritimes, fougères et de bruyères. Ces plantes trouvent sur ce terrain, pauvre en calcaire, un terrain favorable à leur croissance. 

DSC_4531

DSC_4583

La végétation originelle, composée de chênes verts, de chênes blancs, et de buis, reconquiert cependant du terrain.

DSC_8404

DSC_0276

Au bout du canyon, le sentier nous amène à un petit cirque, avec une source (filet d'eau), aux concrétions calcaires recouvertes de fougères. Un pan de la falaise est recouvert de plantes grimpantes, qui donnent l’impression d’une cascade dévalant la falaise. C’est un lieu magique, silencieux, sans issue, le bout de ce petit monde.

DSC_8406

Cette randonnée est extensible à l’infini, tant les chemins qui parcourent ces anciennes carrières pullulent.

DSC_8407

Pour terminer notre balade d'un jour, nous visitons, au passage, le joli village de Flassan, tout proche,  accroché aux flancs du Mont Ventoux.

DSC_4655

DSC_4656

DSC_4660

DSC_4668

 

Une vieille charrette, témoin d'une autre époque, entreposée dans le village,  s'en est allée doucement, au fil du temps. Elle semble prendre un repos bien mérité, au fond d'un abris. Ce bel engin a fait son temps et  représente toute une époque bien révolue ! Il n'y a rien de plus émouvant que l'usure du temps, pour faire parler l'histoire.

DSC_4639

Nul besoin de réfléchir, ou de faire des kilomètres par dizaines, il y a toujours un coin dans le Luberon, à découvrir ou redécouvrir, en fonction de nos envies du moment. Le temps hésite encore à se mettre en mode "Automne" et ce pour notre plus grand bonheur !