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Je vous emmène aujourd’hui, dans les pas de Pagnol, à la découverte du patrimoine du petit village perché de Grambois. Sa visite nous offre un dépaysement total et nous transporte à travers le temps et l'histoire.

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On le croirait taillé, à même la colline qu'il couronne, avec sa magnifique architecture aux murs tout de pierre de taille vêtus. 

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Faisant partie du Parc Naturel Régional du Luberon, on comprend que l'ensemble du lieu,  ait attiré le cinéastre Yves Robert.

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Il y a tourné plusieurs scènes de son film : « La Gloire de mon père » (1990), tirées du célèbre roman éponyme de Marcel Pagnol, comme :

- la partie de boule

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- et le retour de la fameuse chasse aux bartavelles. 

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Chaque ruelle, chaque monument, nous parlent de la Provence. Pour comprendre le sens du mot "typique", rien de tel qu'une ascension vers ce village perché.

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Pittoresque, il accuse un dénivelé de 370 mètres, si bien que ses nombreuses rues ont une forte pente. Accroché à un coteau, escarpé, dominant la vallée de l'Eze, (affluent de la Durance), ce village a su conserver son caractère, en se préservant des constructions modernes.

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En nous baladant nous pouvons admirer plusieurs vestiges du passé, comme les remparts ou encore le passage des templiers, avec des fenêtres géminées. Ce passage couvert appartient à une maison du XIVe qui a été très remaniée. 

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Le charme du village vient :

- De ses ruelles « caladées », avec par endroit des escaliers inspirés des chemins âniers, calés sur le pas de l'âne, avec, de part et d'autre, des ornières permettant l'écoulement de l'eau et des égouts, mais aussi le passage des charrettes. 

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- De sa fontaine centrale, typiquement provençale, 

DSC_2783Fontaine de Bartavelles.

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- De son église paroissiale Notre-Dame-de-Beauvoir, d'origine XIesur une charmante place. Aménagée et agrandie jusqu'au XIVème siècle, c'est le fleuron du village. On peut y admirer un beau polyptyque (ou retable), pièce maîtresse de la décoration de l'église, composé de 5 panneaux de bois, peints sur feuilles d'or, avec de la peinture à l'oeuf.

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Tous les ans, à l'époque de Noël, Grambois présentent l'une des plus belles crèches de Provence, regroupant autour des personnages traditionnels, des statuettes représentant les habitants du village, oeuvres d'un artiste gramboisien. Cette crèche jouit d'une renommée s'étendant au-delà de nos frontière. 

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- De son campanile, de 1870, qui surmonte un clocher tronqué du 12e s, avec une cloche centrale, et un beau cadran solaire

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- De ses passages voûtés… 

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- De ses belles maisons de style Renaissance, dont la maison des Hospitaliers, reconnaissable à son vestige de porche en anse de panier, à archivolte retournée, surmontée de la Croix de Malte, emblème des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, pour devenir par la suite celui des Chevaliers de l'Ordre de Malte. De nombreux indices laissent à penser que Grambois se trouvait autrefois sur le passage des pélerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle, en provenance des contrées helvètes, savoyardes ou lombardes.

DSC_2800Maison des Hospitaliers.

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- De ses ateliers de santoniers, de céramistes, de nombreux autres artisans d’art, et d’expositions.

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- De son château, qui a reçu Mme de Sévigné et sa fille Mme de Grignan, ainsi que Mirabeau. 

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Il a été bâtit à la fin du XVIème siècle pour faire face aux guerres de religion. C'était une véritable forteresse provençale.  Nous pourrions presque deviner la silhouette d'un chevalier templier arpentant de sa noble démarche les entrelas des ruelles pavées.

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Je suis sûr que ce petit village, perché, de Pagnol, qui sent bon la Provence, vous enchantera aussi comme il a attiré, aussi, le cinéastre Yves Robert, dans le film "la Gloire de mon Père".  Merci d'avance pour vos commentaires, à bientôt !