Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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24 février 2018

"Le Village Gaulois"

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Situé au-dessus du village perché de Bonnieux, et non loin de la forêt des cèdres, nous découvrons l'enclos des bories, tout aussi exceptionnel que son frère plus connu, à Gordes : le village des bories. 

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Sur la carte IGN au 25000e, le site est désigné comme "Village Gaulois". Les Celtes auraient peut-être habité ici.  

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Les vestiges retrouvés sur le site ne permettent cependant pas de remonter le temps au-delà du XVesiècle. 

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Les bories actuellement visibles datent de la seconde moitié du XVIIIe et du XIXe siècle (des tessons de céramique ont été retrouvés). Elles ont été construites lors des grands défrichements de la fin de l'ancien Régime et après la Révolution.

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 Par contre, la construction la plus récente du site semble bien être la maison, située au centre du village, et qui aurait été construite à la fin du XIXe siècle. 

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L'abandon du site date certainement des années 1920 ou au plus tard après la 2e Guerre mondiale lors de l'exode rural.

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Le site, de 4 ha, autrefois hameau rural voué au pastoralisme, a été abandonné depuis des lustres et a été défriché par son propriétaire depuis 2004. Ce défrichage a fait apparaitre une vingtaine de constructions, patiemment restaurées. 

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Le terme borie est une ancienne désignation de domaine agricole, ou ferme dans la langue des pays d'oc, à l'ouest du Rhône. Le terme a été repris dans la deuxième moitié du XIXesiècle par les érudits provençaux pour désigner des cabanes en pierre sèche, existant dans les campagnes de Provence. Il a été popularisé à partir des années 1960 par les guides touristiques et notamment par le parc naturel régional du Lubéron où, à ce jour, 1610 bories ont été répertoriées.

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En effet le village des bories a eu pendant très longtemps, comme utilité première, celle de complexe agro-pastoral. Le lieu a servi d'habitats saisonniers pour les bergers et agriculteurs qui utilisaient les bories comme granges, bergeries ou abris, travaillant souvent loin de leur ferme.

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Le village est organisé sur deux terrasses séparées par un mur imposant. Chaque zone possède une aire de battage des céréales aménagée sur une grande dalle calcaire.

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Aire de battage.

Certaines bories, en plus de posséder un aiguier alimentant, à travers une rigole, ont aussi une citerne creusée dans le roc. Dans une autre partie du site, l'alimentation en eau était assurée par un puits d'une profondeur de sept mètres. 

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Citerne creusée dans le roc.

Ces cabanes sont construites en pierre, provenant de l'épierrement des champs alentour. On peut y admirer différents types de bories, allant de la simple borie circulaire, à une intéressante borie double.

DSC_2867Borie double

Un grand enclos rectangulaire dont l'entrée s'effectue au travers d'une borie a été identifié comme étant un rucher. Les niches aménagées dans les murs de l'enclos abritaient les ruches.

DSC_2843 le rucher

Chaque borie possède sa particularité au niveau de sa construction ainsi que de l'utilisation qui en était faite. Bien que la technique de construction soit la même pour toutes : l'encorbellement. Les pierres plates sont posées à plat, avec une légère inclinaison, vers l'extérieur.

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Chaque rangée de pierre dépasse légèrement vers l'intérieur par rapport à la précédente. L'épaisseur du mur, le centre de gravité de chaque pierre judicieusement repartie, puis le contrefort du mur opposé, empêche l'effondrement.

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Dans les constructions rectangulaires, le faitage est constitué de dalles plates. Il est possible de trouver des bories de forme circulaire, rectangulaire, possédant deux chambres ou bien encore possédant des fenêtres très proches de la forme des meurtrières ! Ces dernières laissent supposer qu'il existait une place forte au village.

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Depuis cet endroit du site on a effectivement une vue panoramique exceptionnelle sur les environs, notamment la vallée du Calavon et le Mont Ventoux.

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Tarif: 5€ à partir de 12 ans, Tarif de groupe: 4€ à partir de 15 personnes. Dernière visite  à 18H.
Billet d'entrée valable pour les visites suivantes, pensez donc à le conserver.
Accès pédestre à partir du camping de Bonnieux (Camping environ à 500 m), ou accès par la route de la Forêt de Cèdres. Itinéraire fléché.

Merci d'avance pour vos commentaires, à bientôt.

 

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23 février 2018

Pourquoi le printemps nous rend heureux ?

Montage nain du bassin

Aujourd'hui, c'est encore l'hiver, malheureusement, mais rien de mieux que de penser au printemps, pour se réchauffer le coeur ! En attendant le mois de Mars, et de pouvoir enfin revivre, je vous propose une petite dose de soleil, et de nature, avec quelques photos colorées, des fleurs de mon jardin, prises au printemps dernier :

papillon colibris

Qu'est-ce qui fait que le printemps nous rend plus heureux

- Le temps : On peut être d'accord ou pas, c'est un fait, le temps influence notre humeur et sur notre comportement. Comme vous l'aurez remarqué, les conditions météorologiques, l'air extérieur et les rayons du soleil, contribuent au sentiment de bonheur ! 

montage rosiers rouges

- La lumière du jour s'accroîtLe soleil influe positivement sur notre moral, par un effet de luminothérapie.  Avec l’arrivée du printemps nous pouvons à nouveau faire le plein de vitamine D, et donner à notre corps tout ce dont il a besoin. 

Montage fleur de notre jardin

- L'abondance de fruits et légumes de saison  : La variété de fruits et légumes disponibles nous permettra de rendre nos repas plus sains, légers et diversifiés. Durant l’hiver, notre corps a davantage besoin de repas riches et lourds pour faire face aux basses températures. Au printemps, les températures deviennent plus clémentes et nos repas plus équilibrés.

Montage abeille butinant

- Plus de balades  : Au printemps, les températures deviennent de plus en plus clémentes et l’on peut donc passer davantage de temps à l’extérieur, ce qui est bénéfique à la fois pour notre moral et notre forme physique. Des études suggèrent en effet que passer du temps dans la nature peut contribuer à notre bonne santé en réduisant notre niveau de stress et notre tension artérielle. Une bonne marche à pied, ou à vélo, et un bon bol d'air, rien de meilleur pour la santé !

ma Bignone

- L'éveil de la nature : Les oiseaux, qu’on n’entendait plus chanter, se manifestent, à nouveau, et organisent de ravissants concerts. Comment ne pas avoir envie de voir, aussi, les arbres et arbrustes, se recouvrir de belles fleurs. 

montage glycine

Les bourgeons éclosent, accrochés comme des parures, aux extrémités des branches. Les arbres s’en trouvent ainsi enjolivés, sans compter le léger bruissement que le vent y fait naître.

montage roses du jardin3

L'envie d’une douce senteur de lavande, réputée pour sa belle couleur violette, tirant sur le bleu. C'est un atout extraordinaire dans un jardin, apportant authenticité et attirant papillons et abeilles. 

montage gros plan bourdon

Lorsqu'elle est bien entretenue, la lavande embaume durant plusieurs années votre jardin, de son doux parfum !

montage le vol du bourdon

- Le grand ménage de printemps Même si ce programme n’est pas toujours tentant, je vous l'avoue, un grand nettoyage de printemps, de son intérieur,  fait le plus grand bien, c'est l'occasion aussi de faire du tri. Désinfecter permet de se débarrasser de toutes les bactéries, poussières et microbes accumulés.  En bonus, 30 minutes de ménage équivalent à 85 calories de brûlées, alors pourquoi s’en priver !

fleurs sauvages du jardin

Mais c’est, aussi, dans le cœur des gens que le printemps installe ses pénates. L’esprit allégé, nous pouvons goûter, avec délectation, ce renouveau printanier. La plupart de ceux qui se languissaient désespérément se sentent ragaillardis avec l’arrivée du temps plus clément.

hibiscus

Mais il n’en demeure pas moins que le 21 mars exerce une influence positive sur la plupart d’entre nous. 

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On hume un parfum de légèreté, et s’immisce, tout doucement, la certitude de jours meilleurs... Ouf, l'été n'est plus trop loin, non plus.

clématite

Ni la pluie, ni la neige n’arrivent à décourager ceux qui savent que, quoi qu’il arrive, la venue du printemps est imminente. 

Montage nain bassin2

Cette envie de vert, de toutes les nuances, de marcher dans les pétales roses des cerisiers, de s'attabler à une terrasse pour goûter au soleil, de remettre ses tongs. On abandonne ses gros pull et manteaux, pour des tenues plus légères, plus attirantes…

montage rose parfumée

Le renouveau du printemps, de la lumière, des journées plus longues, des matins ensoleillés, et des balades… rien de tel pour la santé et nous faire retrouver le Bonheur !

Montage belle fleur

J'espère que ce petit billet, différent de ce que je partage ici habituellement, vous aura plu, et je vous dis à très bientôt.

 

 

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21 février 2018

Lagnes et le "Mur de la Peste"

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Bien à l'abri, au pied du rocher du Piei, le village de Lagnes, vous plaira sans aucun doute. Le Parc Régional Naturel du Luberon est idéalement adapté pour contempler la nature, et y faire de belles randonnées. Par ailleurs, le village, tout proche du « mur de la peste », dont je vous parlerai dans cet article, a reçu, de plus, le label : "Station Verte".

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Au pied du rocher du Pieï, le village est dominé par un château du XIII° siècle, qui donne au lieu, une atmosphère très médiévale. 

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Notre coup de cœur pour ce village s'est accentué avec la découverte du sentier botanique, sur le rocher de Pieï. Se balader, dans la garrigue, autour du village est un vrai plaisir ! Je peux vous dire, qu'en cette belle journée ensoleillée du mois de février, il ne faisait pas chaud du tout, le mistral souffait très fort sur les hauteurs.

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Ce sentier, mis en place par la commune, avec de nombreux panneaux explicatifs, est très bien aménagé et nous permet d’aller  à la rencontre de la faune et de la flore du Luberon. Nous oscillons entre la forêt avec les chênaies verte et blanche. Sur les hauteur, c’est la garrigue, avec le buis, qui prend place.

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Tout en haut du rocher de Pieï, un panorama très étendu, sur le village au 1er plan, et la région du Luberon, des Alpilles, s'offre à nous ! Avec un peu de chance, par temps dégagé, on peut même apercevoir les Cévennes.  

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De vieilles constructions nous transportent dans un autre temps et nous laissent imaginer la vie de nos  ancêtres. On peut voir des  incrusttions d'oursins fossiles, datant du miocène...

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... des anciens abris de pierre sèche (bories), ou encore d’ancien puits, sorte de borie en encorbellement, couverte de lauses, système typique de stockage des eaux pour les cultures.

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Histoire : Le territoire de Lagnes a été peuplé dès la préhistoire. Le nom « Lagnes »  pourrait venir du nom laine, du latin Lanéo, l’élevage des moutons et brebis ayant été une des principales  ressources de ses habitants. Lagnes a été occupée par les Francs, les Wisigoths et les Burgondes, on trouve quelques traces : des tombes mérovingiennes. Le village a été sous la domination des Comtes de Toulouse, des Comtes de Forcalquier, des rois de Provence (Comte d’Anjou).

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A  partir de 1295, jusqu’en 1791, le village de Lagnes faisant partie du Comtat Venaissin, terre papale, est géré par un légat, un vice légat ou un recteur. A partir de 1791, le Comtat Venaissin étant devenu français, le village est devenu français, aussi.

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Aimant  les vieilles pierres, nous avons passé un moment merveilleux, à découvrir le moindre recoin du village. En nous promenant  dans les ruelles étroites de Lagnes, nous sommes aussitôt transportés au Moyen-Âge. 

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La Provence s'invite à chaque coins et recoins, avec les maisons généreusement fleuries, les senteurs, les petits détails d'architecture, qui nous ravissent.

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Ces maisons anciennes, du XVIe siècle,  ainsi que les passages couverts, donnent beaucoup de charme au village. 

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Nous admirons, au passage, le Vieux Lavoir, qui était auparavant l'ancienne Chapelle des Pénitents Blancs. Ce jour-là il y avait une exposition de peintures.

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Pourquoi ce village a t'il été fortifié ? C’est l’insécurité qui régnait à l’époque médiévale qui incita les habitants à se regrouper dans une enceinte fortifiée. C’est là que l’on retrouve, aujourd’hui, les édifices les plus anciens : la chapelle Saint Antoine, les remparts et le château.

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Après avoir longé les impressionnants murs de pierre de la forteresse, bordant la rue Venteuse, on arrive aux escaliers de l’entrée Sud du château pourvue de plusieurs portes à meurtrières garnies de herses. Propriété privée, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

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Le Château  est composé de deux demeures seigneuriales, séparées par une vaste cour, au centre de laquelle était l’église paroissiale Saint Antoine. La 1ère demeure fût sans doute construite à la fin du XIème siècle, la seconde fin XIIIème, début XIVème. La porte nord du château est tournée vers Fontaine de Vaucluse.

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D’imposants remparts ceinturaient le village au XIIIè siècle. A partir des années 1820, on assista à leur démolition progressive par les habitants eux-mêmes. 

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Les pierres, ainsi récupérées, étaient utilisées pour les constructions nouvelles ou pour affermir les plus anciennes.

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Les remparts étaient épaulés de 5 tours rondes avec meurtrières, dont deux existent encore.

tour ronde reste de remparts

Les fontaines, en raison de la pénurie d’eau potable, sont une des préoccupations majeures des lagnois.

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La fontaine construite en 1890, près de l’église, est alimentée par les eaux qui coulaient de la carrière de pierre du Pieï. Ce n’est qu’en 1898 que l’eau potable, pompée et refroidie, dans un bassin, fut distribuée à 7 bornes, réparties dans l’agglomération. Quelques puits sont encore visibles sur la commune. 

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La Grande Peste : Au mois de mai de l'année 172O, en provenance de Syrie avec sa cargaison d'étoffes précieuses, le Grand Saint-Antoine mouille à  Pomègues, en rade de Marseille. Malgré la mort de membres d'équipage, sur le chemin du retour, la négligence et la complicité des autorités maritimes, la cupidité des armateurs font que la Peste gagne la ville. En 1721, pour protéger le Comtat Venaissin des pestiférés de Provence, les paroisses de la région se protègent en construisant un mur de pierres sèches, sur 27 km, de Monieux à Cabrières.

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Gardé par des "sentinelles", on l'appelera, plus tard, le "Mur de la Peste". Bien sûr, le Mur de la Peste, de nos jours, est une miniature au regard des 6 pieds de haut sur 2 pieds de large (soit 1,95 m sur 0,65 m), du 18ème siècle, mais il s'agit, déjà là, d'une oeuvre considérable et remarquable. Le dispositif était complété par des barrières, permettant le contrôle des voies principales. Chaque communauté devait fournir un certain nombre de travailleurs, de moins de 60 ans, volontaires ou tirés au sort, et qui devaient amener  leurs outils. 

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Des guérites, petites cabanes de section demi-circulaire (tous les 250 à 300m), servaient d’abri aux sentinelles en faction. Elles étaient couvertes probablement  de poutres et branchages.

DSC_9994Guérites.

Les corps de garde, (tous les 150 à 200m), servaient d’abri à de petites unités de 5 ou 6 hommes, avec matériel et provisions. Les enclos, accolés au mur servaient d’entrepôt de vivre et de fourrage pour les chevaux et les mules. Ce mur n'avait pas pour vocation d'arrêter physiquement les éventuels porteurs de la maladie, mais juste de les ralentir, pour que les sentinelles puissent les intercepter.

DSC_9995Les corps de garde. 

Sa longue ligne sinueuse se détache, de nos jours, dans le paysage. Avec des hauts et des bas, le mur continue pourtant vaillamment son rôle de témoin du passé. Quel travail cela a dû représenter, pour un si maigre résultat, puisque la peste a finalement touché presque toute la Provence ! 

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Malgré les barrières naturelles que représentaient la Durance, le Rhône, le Verdon, le Var, l’Eygues et l'Orb, auxquelles s’ajouta le « Mur de la Peste », on a pu calculer que l’épidémie se déplaçait de 45 kilomètres par mois, en zone peuplée. A l’époque on ne connaissait pas le vecteur de la maladie, qui pouvait provenir de : la piqure de la puce, d’un rat ou d’un rongeur infecté.

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La maladie ne sera éradiquée qu'en janvier 1723. Marseille a perdu la moitié de ses 100.000 habitants. Les ravages de la Peste entraîneront, dans la région, le décès de plus de 200.000 personnes. Désormais au Nord du village, le Mur de la Peste, témoigne encore des peurs d'antan. À partir de 1723, le mur n'a plus d'utilité sanitaire, et on réutilise les pierres pour d'autres constructions.

DSC_9996Une stèle commémorative.

Ce n'est qu'en 1986 que l'Association "Pierre sèche en Vaucluse" entreprit de le relever, beaucoup de pierres ayant été arrachées pour construire des maisons. Depuis cette date des centaines de jeunes bénévoles viennent chaque été y travailler. Actuellement plus de cinq kilomètres ont été restaurés, en direction de Méthamis. Combien de centaines d'heures de travail, bénévoles, et harassantes, pour sauvegarder ce témoin du passé ?

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De nos jours, la peste se guérit grâce aux antibiotiques et les vestiges de cet ouvrage macabre sont le but d'une promenade fort agréable, sous le soleil du Luberon.

 

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19 février 2018

Les carrières d'ocre de Mormoiron

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Voici une randonnée, haute en couleurs, à la découverte des anciennes exploitations d'ocres de Mormoiron et visite des vestiges des anciennes installations de traitement des ocres. La randonnée, si vous y goûtez, vous ne pourrez plus vous en passer ! C’est une activité sportive saine, au grand air, avec le spectacle de la Nature, de magnifiques Panoramas et surtout… le calme ! Ici, comme au Sahara, l’ocre, véritable oeuvre d'art, donne le ton.  Départ, pour cette balade champêtre, depuis le parking du Plan d'eau des Salettes, à environ 1 km du village de Mormoiron. 

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De belles éclaircies ensoleillées, dans la journée, avec un petit avant goût de printemps. Nous longeons le rivage, en prenant la direction Est. Après être passés près d'une zone amenagée en parcours acrobranches, nous remontons le Vallat de Marquetton, boisé de pins maritimes, de chênes blancs et de marronniers. Une fois la crête franchie, nous redescendons sur un sentier sablonneux, orangé. Nous rencontrons les premières carrières d' ocre, dont les couleurs nous rappellent celles du Colorado Provençal.

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Moins vaste que le site de Rustrel, les ocres de Mormoiron sont aussi moins connues. Elles ont l'avantage de se trouver hors des sentiers battus, au coeur de beaux sous-bois et avec de magnifiques vues sur le mont Ventoux.

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Le site, laissé à l'abandon, a fait l'objet d'une réhabilitation, par la création d'un sentier de découverte, réalisé par le village de Mormoiron.

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Lors de cette balade magnifique, nous avons pu errer le long des parois rocheuses d'ocre, où des cavités, peu profondes, ont été creusées. 

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DSC_8383Photo prise dans une cavité.

Nous sommes passés près de grandes falaises, aux couleurs incroyables, dont les formes deviennent au fil du temps, de véritables oeuvres d'art. Comment ne pas être émerveillés devant toutes ces nuances d'ocre, parmi le vert de la végétation.  Les sentiers tracés dans des sols sableux  nous font découvrir une flore habituellement peu présente en Provence, comme les pins maritimes, les châtaigniers, la bruyère...

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L’ocre est un des plus vieux pigments naturels et est utilisé depuis la nuit des temps, comme à Lascaux par exemple. La coloration, du jaune au violacé, provient de l’oxyde de fer. Ce qui donne ces différences de nuances de couleurs des ocres : c'est une combinaison d'argiles, résultant de la destruction par les eaux, il y a plus de 70 millions d'années, de glauconite, de silicate d'alumine, associée à des oxydes de fer. 

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Nous suivons des défilés étroits, et nous arrêtons devant pas mal de galeries d’exploitation, dont certaines maçonnées. 

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Mieux vaut ne pas mettre des habits clair car, ici, une palette de 25 nuances d’ocre, de l’ivoire au rouge brique, pastélisent le paysage fait de collines, de falaises, de monticules, et de canyons.

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Nombreux sont les ocriers, qui ont creusé, au risque de leur vie, des galeries gigantesques,  à la barre à mine, et à l’explosif, des mines cathédrales, au labeur quotidien, comme celles de Bruoux à Gargas, autre grand lieu des ocriers. 

DSC_8427Entrée d'une galeries d'exploitation.

Ici, pas d’or, mais un précieux oxyde fer, qui a tout coloré en 77 000 ans : des gravures en Afrique australe, des chevaux à Lascaux et même des « Venus impudiques » du paléolithique, en Dordogne. 

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Nous prenons, ensuite, un chemin en direction de Ville sur Auzon, puis un autre qui nous mène en direction du surprenant ravin de Sitos.

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Nous sommes émerveillés par ces gorges étonnantes, avec des falaises d'ocre, aux différentes teintes chaudes : rouges, jaunes, marron... 

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C'est une véritable féérie de couleurs, le rouge, à cet endroit, domine.

DSC_8390Entre les murs du canyon.

Ce sont des gorges très étroites, constituées de falaises d'ocres, qui se terminent en cul-de-sac, par un cirque couvert par la végétation et une très petite chute d'eau. Des petites sources suintent du haut des falaises et forment parfois des cascades. (presqu'à sec en ce mois de février 2018). Nous apercevons même les gouttes qui en tombent. 

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Au sommet du ravin, beaucoup d'arbres ont leurs racines déterrées sur les bordures et risquent de tomber lors de prochaines imtempéries, d'ailleurs nous ne nous y attarderons pas trop. Difficile de photographier le cirque car très encaissé et dans l'axe du soleil à l'heure, où nous sommes passés.

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Des artistes en herbe se sont défoulés, sur les parois, et toutes sortes de dessins, parfois des grafittis les ornent. 

DSC_0215Un artiste est passé par là.

Des personnages symboliques ont été gravés dans la roche. 

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Le gisement d'ocre du Sablon a été exploité par la société Malavard de Villes-sur-Auzon entre 1887 et 1928. La "Compagnie des Ocres Française" a ensuite repris l'exploitation jusqu'en 1967. Il est composé de 90 % de sable et de 10 % d'ocre. Il est, de ce fait, moins riche que ceux de Roussillon ou de Gargas.

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Le site présente l'originalité d'avoir conservé les vestiges de toute la chaine d'extraction de l'ocre. Nous verrons, sur les fronts de taille, des carrières à ciel ouvert, ou en galerie, puis les installations de lavage (batardeaux), de broyage (malaxeur), de décantations et le séchage. 

Rigoles avec batardeaux et ecluses de depot du sableBatardeaux.

Le minerai extrait est ensuite déversé en tas correspondant aux différentes nuances. Ce tas de minerai est ensuite arrosé abondamment. L'eau chargée de minerai est dirigée vers un malaxeur (gros mixeur) destiné à homogénéiser et à casser les mottes formées par l'action de l'eau. À la sortie du malaxeur, le mélange est dirigé vers un batardeau, long bassin étroit et profond d'environ 1 m. Le mélange y décante. Les grains de sable (plus lourd) tombent rapidement au fond tandis que l'ocre reste en suspens. 

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Plusieurs batardeaux sont disposés l'un après l'autre, le mélange passant de l'un à l'autre. L'ouverture du bouchon fermant le batardeau était une opération importante. Ouvert trop tôt, le sable passe avec l'ocre, ouvert trop tard, l'ocre s'est déposé au fond. Pour connaître le bon moment, l'ouvrier goutait le mélange. Si le mélange crissait sous la dent il restait du sable, par contre s'il collait aux dents, il était temps de la laisser s'écouler.

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À la suite des batardeaux se trouvaient les bassins de décantation. Ceux-ci étaient remplis par couches successives pour obtenir une couche d'ocre de 80 cm d'épaisseur. Le lavage du minerai et le remplissage des bassins se faisaient durant l'hiver où l'eau ne manquait pas. Les bassins étaient ensuite abandonnés à l'action du soleil après l'évacuation du surplus d'eau claire situé en surface.

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Lors du séchage, l'ocre craque dans les bassins (phénomène naturel affectant toutes les terres desséchées). Les ouvriers vont cependant canaliser ce craquement en quadrillant l'ocre à l'aide d'un outil (pic ou autre). Ce quadrillage, effectué au bon moment, va provoquer lors du séchage la découpe de l'ocre en brique. Celles-ci étaient à la fin de l'été sorti des bassins et empilé en murs tout autour des bassins pour parfaire le séchage.

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Les briques d'ocres séchées étaient ensuite acheminées vers le moulin de Sainte-Croix ou à l'usine de Canadel à Villes-sur-Auzon. L'ocre y était broyé, tamisé puis conditionné en tonneaux et plus récemment en sac. Ceux-ci étaient expédiés dans une autre usine à Apt où l'ocre était mélangée ou cuits avec d'autres ocres pour obtenir les couleurs et nuances désirées. 

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Depuis la fin de l'exploitation, la nature reprend peu à peu ces droits. La végétation dominante est composée de pins maritimes et de bruyères. Ces plantes trouvent, sur ce terrain pauvre en calcaire, un terrain favorable à leur croissance. La pinède recouvrant le site a fait l'objet d'un reboisement. La végétation originelle, composée de chêne vert, de chêne blanc et de buis, reconquiert petit à petit du terrain, sauf à l'ouest du site, où ont été accumulés les sables, déchets du lessivage des ocres.  

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Pour ceux que cela intéresserait, voici le parcours de 8 km (3 h), ou plus suivant les pauses.

ocres de mormoiron

Si vous aimez les paysages étonnants et les couleurs chaudes, je vous conseille de vous rendre dans ce site, encore préservé, et peu fréquenté, du parc naturel régional du Luberon, où l’ocre y est roi. Les explications, ci-dessus, sur l'exploitation de l'ocre viennent du site : 

http://www.abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com/En_Vaucluse_les_Ocres_du_Pays_d%27Apt_et_du_versant_sud_du_mont_Ventoux.pdf

Merci d'avance pour vos commentaires qui font toujours plaisir ! A bientôt.

 

 

 

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17 février 2018

Les Caves Cathédrales

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Je vais vous présenter, aujourd’hui, un site unique, dominant le bassin du Tricastin, que nous avons visité lors d'une escapade provençale.

DSC_1432 site nucléaire du tricastin2Site nucléaire du Tricastin, à Bollène (vue des caves Cathédrales)

Connaissez-vous les Caves Cathédrales qui se situent sur les hauteurs du village de Saint-Restitut (dans la Drôme) ? 

Z-Carte

Ce sont d'anciennes carrières de roche, majestueuses, creusées dans la roche crayeuse, servant à l’élaboration et le stockage des vins rhodaniens. On peut rencontrer le même genre de caves Cathédrales, aux Baux de Provence.

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A quelques encablures du fleuve Rhône, il suffit d'emprunter la route du Belvédère pour atteindre le site des Caves Cathédrales. 

DSC_1432 site nucléaire du tricastinRoute du Belvédère., avec vue sur le site nucléaire.

Elles offrent des conditions idéales d'hygrométrie et de température propices à l'élaboration et au stockage des vins.

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En Champagne, ces conditions exceptionnelles sont réservées aux meilleurs bouteilles. Ici, c'est toute la production du Mas Théo, le domaine de Laurent Clapier, qui y séjourne !

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Les caves cathédrales de Saint-Restitut ont longtemps abrité les millésimes de la cave coopérative : le Cellier des Dauphins, dont l’activité est aujourd’hui centralisée à Tulette. Depuis 2005, cet emblématique pan du patrimoine local était déserté. Jusqu’à ce qu’en novembre 2011, le vigneron indépendant Laurent Clapier rachète les lieux.

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Originaire de Roussas et propriétaire du domaine du Mas Théo, il veut y créer un caveau de vente. 6 000 m² de bâtiment qui va également servir à la vinification, au conditionnement et au stockage du vin. Ouvert au public en avril 2012 après six mois de travaux pour installer les chais de vinification et d'élevage, c’est aussi un caveau de dégustation-vente qui sert d’écrin à ses vins. 

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Dans cette Drôme provençale, vignes, lavandes et oliviers dessinent un paysage de carte postale avec le Mont Ventoux en toile de fond. Après des vendanges manuelles, l’élevage dans les caves, comme un berceau de roche, est l'aboutissement logique de la passion du vin, de Laurent, et du respect de la terre. Ce cocon de roche protège et élève ses cuvées, comme tout parent attentif à ce que ses enfants vivent dans le bonheur.

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Dans cette percée rocheuse, un parcours de visite gratuit, nous permettra d’appréhender le travail du vigneron au fil des saisons, mais aussi de mieux connaître notre terroir, les cépages cultivés par le domaine, la chronologie des vendanges.

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Le lieu ne manque pas non plus de rendre hommage à son histoire grâce à une exposition sur les carrières de  Saint Restitut. Les murs, marqués par le labeur des tailleurs de pierre, nous montrent des affiches  autour du métier de vigneron : Présentation des cinq terroirs, des cépages (5 rouges et 11 blancs dont 90 % d’AOC Grignan-Les Adhémar), et sur la vendange… »

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Sont exposés, aussi, de vieux matériels, comme une vieille charrue, un vieux tracteur...

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...et un pressoir datant de 1715 que l’on aperçoit à gauche des rangées de tonneaux.

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Laurent se fera un plaisir de nous faire sillonner ses galeries et de nous faire découvrir son métier.

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Des textes courts et des images colorées pour se faufiler dans un créneau en vogue : l’œnotourisme. « Je veux faire venir les touristes et les faire rester », dit Laurent Clapier.

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Lui qui ne jure que par le bio n’a pas choisi les caves cathédrales de Saint-Restitut au hasard : « C’est synonyme de nature, c’est un endroit paisible et rustique. Il y a une bonne adéquation avec la philosophie du domaine. » Un volet de son exposition sera d’ailleurs consacré à la “bio-dynamie”.

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« J’ai commencé à faire du vin en 1999 comme le faisait mon grand-père, raconte Laurent Clapier. À l’époque on parlait très peu du bio. Puis cela s’est développé, j’ai notamment été sensibilisé au risque de pollution de la nappe phréatique et, depuis le millésime 2004, je ne fais que du bio ». Un produit qui s’exporte plutôt bien, notamment en Europe du Nord.

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La visite se conclura par une dégustation,  des vins du domaine durant laquelle nous seront expliquées les différentes techniques d’élaboration des vins. A déguster avec modération !

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L'esprit du lieu est en totale harmonie avec la démarche en biodynamie de son exploitation. Un lieu paisible, qui nous replace au cœur de la nature et nous incite à mieux comprendre son immensité. 

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Pour poursuivre la balade, à quelques minutes à pieds, vous pouvez atteindre le village troglodyte de Barry, un des plus vastes de France.

Un des villages troglodytiques les plus remarquables d'Europe. - Martine Passion Photos

Je vais partager avec vous, dans cet article, notre plus belle trouvaille, lors de notre escapade d'un weekend. A proximité de Bollène, (Vaucluse), se trouve le village troglodytique du Barry. Abandonné, c'est l'un des plus remarquables d'Europe, encore en très bon état.

http://photosvillages.canalblog.com

De là aussi, la vue sur le Rhône et ses vignes est aussi époustouflante…  Cela peut être le point de départ sur les routes des vins de la Drôme Provençale.

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Merci d'avance pour vos commentaires.

 

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16 février 2018

Buis-les-Baronnies

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Lors de nos excursions dans la Drôme, en mai dernier, nous décidons de nous rendre, à Buis-les-Baronnies, un incontournable de la région ! Sous l'ombre tutélaire d'un Mont Ventoux en majesté, le bourg  étale ses maisons et édifices dans sur sa rive droite de l'Ouvéze. 

DSC_1334bLe rocher Saint Julien.

Ce village, au charme pittoresque, au pied du rocher Saint-Julien, est situé au coeur de la Drôme Provençale.

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A l’abri des grands vents, c’est une cité qui bénéficie d’un agréable climat méditerranéen.

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Certains prétendent que le village est né auprès d’un grand buis, voisin d’une source, autour de laquelle la petite cité se serait implantée. La légende affime qu'Hannibal, le chef Carthaginois de la Seconde Guerre Punique (218-201 av. J.C.) fait entrer l’agglomération dans la légende : ne dit-on pas que ses éléphants de guerre ont bu à la fontaine du Buis, avant d'entreprendre une périlleuse traversée des Alpes.

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Nous partons donc à la découverte des vieilles ruelles médiévales, pour admirer les remparts médiévaux, dont une tour servit de prison, autrefois (la tour du Saffre (XIIIe). 

DSC_1349 tour saffreLes remparts médiévaux et la tour du Saffre.

Nombreux sont les édifices, comme la belle place du marché : avec ses maisons aux façades multicolores,

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... et ses grandes arcades voûtées, en grande partie gothiques (XIVe).

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Sur la place, nous avons pu y admirer la belle et imposante fontaine, « classée «Monument Historique».

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Les façades, repeintes de riantes couleurs du Sud, les passages couverts à arcades, datant du 15ème siècle, et la superbe fontaine, méritent à eux seuls, le détour ! 

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Les vieilles maisons fleuries, dans les ruelles pittoresques, avec des portes à heurtoirs,  dégagent une atmosphère tellement particulière qu'il est difficile de ne pas revenir sur ses pas au moindre détail.

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Nous admirons, au passage, le couvent des dominicains : fondé en 1294 par Raymond V de Mévouillon.

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Nombreuses sont les fenêtres ou portes remarquables, aux beaux détails architecturaux.

DSC_1347 couvent UrsulinesPorte de l'ancienne chapelle des Ursulines.

La porte Renaissance, de l’ancienne chapelle du couvent des Ursulines, en est un exemple remarquable. Ce bâtiment fut construit en 1679, et récemment transformé en centre culturel.

DSC_1346 porte renaissancePorte Renaissance.

Nous prenons plaisir à nous imprégner de cette ambiance provençale. 

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Nous n'aurons pas la chance, ce jour-là, de pouvoir faire le marché, dont les odeurs et les couleurs doivent être enivrantes. (Marché le mercredi et le samedi matin).

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La spécialité du village est le tilleul, dont est la capitale. Depuis le milieu du XIXe siècle, chaque année une fête célèbre cette précieuse plante. De nombreux négociants et producteurs développèrent leurs activités autour du tilleul. (Fête du Tilleul le 3ème dimanche de juillet.)

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C'est aussi la terre d'élection de la vigne, de l'olivier et des plantes médicinales et herbes aromatiques comme : la sarriette, la sauge, le thym et la lavande. La Maison des Plantes aromatiques et le Jardin des Senteurs nous permet de découvrir le monde de ces plantes aromatiques. 

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Buis les Baronnies demeure un petit coin de Paradis, avec en toile de fond son vieux pont romain sur l’Ouvèze et son cadre exceptionnel.  Le lieu est idéal pour passer quelques jours, ou plus, dans la quiétude du midi de la France. Nous avons pu faire, ce jour-là, le plein de lumière, de couleurs et de l'ambiance vivante qui règne toujours dans ces petits villages provençaux.

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Suite : les caves cathédrales

 

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Mollans-sur-Ouvèze

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Non loin de Montbrun les Bains, nous partions, il y a un an, à la découverte d'un autre beau village, de la Drôme Provençale, à 9 km de Buis les Baronnies : Mollans-sur-Ouvèze.

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Il possédait, au temps du Moyen Age :  deux châteaux, trois tours et un pont levis. L’ensemble était protégé par une enceinte. Ville fortifiée, dans la région des Baronnies, elle jouait autrefois le rôle d’une “frontière", entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné, et entre la riche plaine et la montagne. 

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Nous commençons par la ville basse, en nous dirigeant vers le pont médiéval, à une seule arche et qui traverse l’Ouvèze. 

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Jadis, ce pont était flanqué de trois tours rondes, il n’en reste qu’une aujourd’hui, flanquée d’un beffroi, appelé  “Tour de l’Horloge”.

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De l’autre côté du pont nous trouvons une merveilleuse fontaine dite "Au Dauphin", et son lavoir aux sept arcades, classés tous les deux Monuments Historiques.

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Le village, avec son gros donjon perché, mérite que l‘on s’attarde.

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Il fait bon flâner dans les étroites ruelles, qui se faufilent entre des jardinets fleuris.

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Ce village recèle de nombreux charmes, que nous découvrons à pied.

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Nous partons, ensuite, explorer la ville haute, dédale d'étroites ruelles escarpées et fleuries, bordées de vieilles maisons.

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Perché, sur son rocher abrupt, le château féodal domine toujours le village, dont il ne reste que la partie basse du donjon et quelques-unes de ses défenses.  De l'ancienne forteresse, il reste aujourd'hui que quelques unes de ses défenses et la partie basse du donjon, du XIIIe siècle. 

 

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Il  mesure 15 mètres de côté et 20 mètres de haut, avec une partie de son crénelage sommital et ses fenêtres à meneaux  et baies géminées, de la fin du XVe siècle.

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Construit par les comtes de Mévouillon, au 12ème siècle, il est aujourd’hui propriété privée. (il est mentionné dès 1122). Sur son éperon, ancré à l’aplomb de la falaise orientale, le château-fort contrôlait la vallée. Ce château médiéval en impose encore, avec son puissant donjon quadrangulaire ! Du dessous, on peut admirer son ensemble carré et trapu, un mélange de style médiéval et Renaissance.

 

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En redescendant du château, nous admirons, au passage, une placette charmante avec son lavoir, 

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... ainsi qu’une maison, perchée sur une double arcade, enjambant le passage des rues. 

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Au détour d'une ruelle tortueuse, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir , dans une vieille grange, une vieille Renault 4 CV, abandonnée, toute poussiéreuse, rongée par la rouille.

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On pouvait apercevoir aussi du très vieux matériel agricole comme une vieille charrue ainsi qu'un vieux tracteur des années 1930. Je ne pus m'empêcher d'immortaliser la scène. 

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Ils devaient sûrement être entreposés là depuis des lustres, au milieu des toiles d'araignées et  chauves-souris qui y ont trouvé refuge.

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Étendu dans la plaine de vignobles et d’arbres fruitiers, au bord de la rivière Ouvèze, Mollans-sur-Ouvèze est aujourd’hui un gros bourg agricole, producteur d’oliviers, de tilleuls et de lavande. 

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Connu pour son élevage de vers à soie et ses nombreux commerces bordant la "Grande rue", le village  est connu, également, pour sa spécialité locale, le "Coco de Mollans ". Ce sont de délicats haricots blancs servis en salade ou accompagnant un savoureux carré d’agneau.

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Idéalement situé à 5 mn, du centre-ville, un grand parking accueillait, ce jour-là, une exposition de voitures anciennes.

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En tant que  simples curieux, nous avons pu voir un large éventail de véhicules anciens : 

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De l’avant-guerre aux youngtimers des années 80, des élégantes carrosseries, aux voitures sportives et des voitures aux modèles rares, d’une époque révolue.

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Bref, tout l’univers des voitures d’autrefois, et un véritable retour dans le passé !

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Merci pour votre visite et pour cette gentillesse que vous apportez en venant voir mes reportages. Vous pouvez aussi me laisser un petit commentaire, cela me fera plaisir ! 

A bientôt !

 

 

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15 février 2018

Montbrun les Bains

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Pour échapper à l’hiver, sa neige et sa grisaille, mettez le cap sur la Provence et venez visiter ce charmant petit village perché de Montbrun les Bains.  Petit itinéraire pour une inoubliable promenade dans ce village perché, de la Drôme provençale, où le soleil brille une grande partie de l’année.

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Forteresse protégée derrière ses remparts et dominée par les ruines romantiques de son château, Montbrun-les-Bains ressemble à une parfaite image d’Epinal. Pour aller à Montbrun-les-Bains, par une belle journée de mai, nous prenons une très belle route qui serpente dans de superbes paysages, de lavandes, de pins, de genêts, de vignes et de cerisiers. Jusqu’à ce qu’on aperçoive au loin, ce village perché, au dessus de la vallée du Toulourenc, la rivière qui longe le pied du versant septentrional du Mont Ventoux. 

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Entouré de collines verdoyantes et dominant une jolie petite plaine plantée de lavandes parfumées, ce village est labellisé dans les plus beaux villages de France. 

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Nous voici dans le pays de Giono, entre le Parc naturel des Baronnies et le Mont-Ventoux, juste aux portes du Vaucluse. Ici, le paysage est intact. Entouré de montagnes, le village qui a toujours attiré la convoitise de l'homme, de la préhistoire, au moyen âge, en passant par l'époque romaine. 

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Nous grimpons à pied dans le superbe village médiéval, avec ses hautes maisons de pierre ocre jaune, tassées les unes contre les autres.  Elles ont gagné en hauteur, la place qu'elles n'avaient pas au sol. 

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L'entrée du village, ancien, se fait par une porte médiévale, surmontée d'un beffroi. 

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Bâties sur le roc escarpé, de la colline, ces maisons possèdent six ou sept niveaux, chapeautées de tuiles ocre roux. Ce donne un caractère unique, au site. 

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Les rues tortueuses, traversées d'arcades, bordées de vieilles maisons et de passages voûtés, viennent animer des galeries d'art et des boutiques d'artisanat.

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Le village, très fleuri, fait l'objet de grands soins, tant et si bien qu'on a l'impression de marcher à l'intérieur d'une carte postale. À travers ses rues étroites, sur les pavés en pierre, nous prenons le temps de flâner.  

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Les ruelles caladées que nous empruntons pour monter jusqu'au sommet du village, sont couronnées par les ruines imposantes d'un château, dont il ne subsiste plus que les tours rondes et crénelées.

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Ce château fut bâti à la Renaissance, par Charles Dupuy-Montbrun. Ce seigneur a laissé dans la région des souvenirs sanglants. Il est le descendant d'une vieille famille noble, traditionnellement hommes de guerre, au service du roi de France. Charles combat pour le roi de France, puis il se converti  au protestantisme. 

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Il prend la tête d'une petite armée dont il est le redoutable capitaine, souvent cruel avec les vaincus. Il tient tête, pendant des années, aux troupes envoyées contre lui, prend de nombreuses villes et villages du Comtat Venaissin, des Baronnies et du Dauphiné. Il meurt en 1575 décapité à Grenoble.

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Le village jouit d'une source qui ne se tarit jamais. Les ruelles en pente sont arrosées de 14 fontaines, un bien très précieux, signes ostensibles de prospérité au moyen-âge, jusqu'à la révolution industrielle. 

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L’été, il est bien agréable de suivre "le sentier des fontaines", à travers de village, pour se rafraîchir, au passage.

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Lors de notre balade dans les rues de Montbrun les Bains, nous apercevons plusieurs chats qui déambulent dans les rues. 

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J'envie, à chaque fois que je visite un petit village de Provence, ces gros matous étirés au soleil, les yeux clos, qui dorment à pattes fermées, placides et bienheureux… 

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L'existence de la petite cité, remonte à l'époque romaine. Les romains connaissaient déjà la particularité de Montbrun.

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Ces sources d'eau sulfurée soignent les rhumatismes et les affections respiratoires, aidé par un climat sec et ensoleillé. Le thermalisme a repris au 19ème siècle, jusqu'en 1914, puis il déclina. L'activité thermale repris en 1987, et profitant d'un succès croissant, un nouvel établissement fut construit en 2006.

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Entre les Baronnies, le Plateau d'Albion et le Mont Ventoux, Montbrun-les-bains offre une grande palette d'activités "nature" : des randonnées à pied, en vélo et en VTT permettent de découvrir une région aux paysages spendides et au terroir d'exception. En juin fleurissent les champs de lavandes et les tilleuls, et leur subtiles effluves parfument l'athmosphère.

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Allez voir les champs de lavande, en Drôme Provençale, lorsqu'ils sont en pleine floraison. Du parme, à la glycine, en passant par toutes les teintes de la prune, du violet, de l’aubergine ; les lavandes égayent nos campagnes de Provence. Les champs de lavande sont seulement interrompus par quelques parcelles cultivées de blé, d'oliviers, de chênes truffiers, ou de vigne. Bref partout où l’on regarde, on en prend plein les yeux !

 

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Au mois de mai, pas encore de violet, des lavandes, dans les champs, mais du rouge, le si beau rouge du coquelicot, en pleine floraison ! J'adore les cerises aussi, et c'était en plein la saison des cerises. Des fraises aussi, sucrées à souhait, fermes et juteuses. Vous voyez, il n'y a pas que la lavande en Provence.

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Pour profiter pleinement de la Provence, et de n'importe quel autre endroit que l'on visite, il faut flâner, idéalement se perdre. Plus facile à faire en mai qu'en plein coeur de l'été, où les hordes de touristes jouent du coude. Si vous avez, comme moi, la chance de pouvoir visiter, hors-saison, faites-le.

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Cette merveilleuse contrée peu habitée, et apaisante, est un endroit où il fait bon se ressourcer, en toutes saisons. Un art de vivre, à la provençale ! Elle est à mettre au palmarès des destinations à ne pas rater, en 2018. 

Merci pour votre visite et pour cette gentillesse que vous apportez en venant voir mes reportages. Vous pouvez aussi me laisser un petit commentaire, cela me fera plaisir, à bientôt !

 Suite : Mollans sur Ouvèze.

 

 

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14 février 2018

Gigondas

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Aujourd’hui, c’est une halte incontournable, pour les amateurs d'un cru, connu dans le monde entier : le Gigondas.

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C'est dans le petit village médiéval, d’à peine 700 habitants, au grand nom, que nous poursuivrons notre visite, après celle de Séguret.

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Gigondas est situé dans le Haut Vaucluse, à 15 km de Carpentras, au pied des dentelles de Montmirail. 

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De nombreuses trâces, datant de l’époque romaine : monnaies, poteries, chapiteaux et colonnes, ont été retrouvées.

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Pour le visiter, nous laissons notre voiture dans le parking, tout en bas du village. Nous tombons sous le charme de la place ombragée de platanes,  où se trouvent des terrasses de cafés, restaurants et caveaux.

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Un platane, sur la place principale, offre son tronc béant, promis au dépérissement, et aux regards des passants, (on peut même y rentrer à l'intérieur !).  Le cœur de cet arbre a été, lentement, rongé par la maladie, et les intempéries. Une thérapeutique, pour sauver certains platanes malades, serait de les remplir de terre et l'écorce en bourgeonnant se reconstitue, peu à peu.

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L'arbre, ainsi, peu refermer sa plaie, enfermant en son cœur la terre qui peut le sauver. En effet, le principal rôle de la terre est de cacher la lumière qui tue le liber intérieur et empêche celui-ci de se régénérer.

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Nous prenons le temps de découvrir ce village qui ne cesse d'être restauré, aménagé et mis en valeur.

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Nous montons par de belles ruelles et venelles, bordées de maisons en pierres. 

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Dans l’enceinte des remparts, quelques maisons très anciennes ont conservé des éléments d’origine, tels que : l’encadrement d’une porte, des fenêtres ou des plafonds, et révèlent une certaine opulence. 

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Nous arrivons ensuite devant l'église paroissiale. Elle est dédiée à Sainte Catherine D’Alexandrie. Détruite par les calvinistes au XVIème siècle, on pense qu’elle fut reconstruite au début du XVIIIème. 

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Sa tour centrale est flanquée d'un beffroi, d’un campanile et d'un vieux cadran solaire. Le sous-sol contient des tombeaux et des cavités. 

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Ne manquez pas l’horloge solaire à l’est sur la corniche, les jolies statues en bois des saints patrons, ou encore une peinture « à la colle », du XVIIIème siècle, découverte récemment.

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La toiture, très typique et pyramidale, couvre la nef centrale dont les voutes en ogives, épousent les mêmes formes.

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Sur le parvis de l’église, nous admirons, au passage, la vue panoramique, superbe, qui s’étend sur la plaine, le vignoble de Gigondas et va jusqu’aux Cévennes.

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A côté de l'église, de vieux bâtiments, érigés en 1678 par une confrérie religieuse,  sont devenus des hospices en 1800. Délaissés par la suite, des travaux de restauration ont été entrepris. 

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L'Hospice accueille désormais des vignerons au rez-de chaussée et des expositions d'art contemporain à l'étage.

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Le village a installé des sculptures monumentales, réalisées par des artistes contemporains, il y en a, certes, pour tous les goûts.

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Face à l'église, beaucoup plus haut sur une arête rocheuse, une promenade botanique et archéologique nous mène aux vestiges du château médiéval. On  y accède par de pittoresques ruelles. Il a appartenu aux Princes d'Orange, et a probablement été utilisé comme résidence secondaire. 

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Il ne reste pas grand chose du château médiéval, hormis une fraction du rempart, qui veille sur le village comme une sentinelle. C'était une place forte, dont il reste plusieurs salles voûtées. En revanche vous aurez une superbe vue sur l'église paroissiale, la plaine et le vignoble de Gigondas. 

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Les vestiges des anciennes fortifications et le mur d'enceinte descendent et longent le village à l'est.  

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L’enceinte des remparts, dont la majeure partie est encore visible, et le château restauré, témoignent encore de ce passé lointain.

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Près d'un producteur de vin, de Gigondas, nous prenons le temps d'admirer, quelques instants, un chat qui se prélasse, au soleil, sur un mur.

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Au temps des romains le village s’appelait "Jocunditas", ce qui veut dire joie ou jubilation, très approprié pour ce petit village de 700 habitants qui s'adonnent à la culture de la vigne et les plaisirs du vin. 

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La région est passée à la monoculture de la vigne après les gelées de 1929 et 1956 qui détruisirent les oliviers centenaires. 

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Réclamée des 1924, l'appellation d'origine Gigondas a été obtenue en 1971. La vigne couvre ici 1 200 ha, et plus de cinq millions de bouteilles sont commercialisées chaque année. 

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Le village possède de nombreux caveaux pour déguster et emporter une, ou plusieurs, bouteilles du breuvage qui fait le renom de Gigondas.

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L'originalité géologique de Gigondas, due à une combinaison de phénomènes qui a aussi produit les Dentelles de Montmirail il y a 200 millions d'années, a fait des sols un terroir unique. Ajoutez à cela sa position géographique, un climat méditerranéen privilégié, et tous les éléments sont réunis pour donner à Gigondas sa vocation viticole. Ses vignes produiraient des vins depuis 2000 ans et la commune perpétue toujours les traditions de vinification des plus authentiques. 

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Les majestueuses dentelles de Montmirail, qui sont sur le territoire de Gigondas, se dessinent en toile de fond de la commune et offrent de nombreuses randonnées à faire. Dentelles de Montmirail, signifie : montagne merveilleuse.
Ce massif s'étend du Nord au Sud, entre Vaison-la-Romaine et Carpentras, et se compose de 3 petites chaînes de rochers calcaires et déchiquetés. C'est une merveille de la nature qui constitue au village de Gigondas, un environnement naturel exceptionnel, fort apprécié des randonneurs et grimpeurs, botanistes et peintres, cyclistes et cavaliers.

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Des sentiers balisés partent du village et montent dans des paysages magnifiques. Il y a, même, des voies d'escalade pour les férus de ce sport. Le tour des Dentelles de Montmirail, permet sur les hauteurs d'avoir un aperçu de l’immensité du vignoble. En suivant les chemins qui serpentent au milieu des rangées de vignes, des circuits vous emmènent au pied des barres rocheuses des Dentelles, finement ciselées, sur fond de ciel de Provence, avec en toile de fond le mont Ventoux.

Merci de votre visite...

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13 février 2018

Séguret

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Comment se résigner à rester entre quatre murs, lorsque le ciel, derrière les fenêtres, nous crie de sortir en profiter ? 

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Comme le temps était avec nous, nous décidons d'aller rendre visite, en famille, au charmant village de Séguret, à 10 km de Vaison la Romaine.

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Dominant la plaine couverte de vignes, il a la chance de faire partie des plus beaux villages de France. Ce village se trouve à 10 km de Vaison la Romaine, au Nord des dentelles de Montmirail. On peut admirer deux portes, donnant accès au village, une nommée portail de la Bise au nord, et l'autre portail Neuf au sud.

DSC_9787Le portail neuf au sud.

La  porte de la Bise donnait accès au village par le nord, du temps où il était ceint d'un rempart. Elle doit son nom à son exposition au vent du Nord, le Mistral. L'épaisseur du mur percé d'une meurtrière laisse imaginer le caractère hautement défensif de cette porte, qui n'a pas subi de restauration depuis le 14ème siècle. Les murailles et les portes du village étaient alors gardées en permanence, tandis que des guetteurs surveillaient les alentours depuis le "château" au sommet de la colline surplombant le village.

DSC_9752Porte de la Bise

Bâti à flanc de la colline, dominé par la tour de l'ancien château féodal, avec pour horizon les Cévennes au couchant, le village de Séguret a des allures de crèche, typiquement provençale.

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Bâti au 10e s., Séguret signifie en provençal "sûr", "sécurité", et dans les périodes troublées, son habitat, au fil des siècles, se rassemblera derrière ses remparts et sous la protection de son château fort.

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Le caractère moyenâgeux de Séguret, avec ses rues pavées, ses jolies maisons, ornées de rosiers grimpants, ses places et ses fontaines, nous charme !

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Entre belles calades et façades nobles, notre balade dans les petites rues du village médiéval, nous permet d'admirer les pages de l'histoire, à chacun de nos pas.

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Parmi les attraits du village, citons encore la rue des Poternes, la fontaine des Mascarons, le Beffroi, la chapelle Sainte Thècle, la rue du four, l'église Saint Denis, le lavoir, la place des Arceaux.

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- La rue des Poternes, sinueuse, pavée de calade, traverse le village du portail de la Bise au nord jusqu'au portail Neuf au sud.

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Appréciée des peintres et des promeneurs, cette rue est ponctuée de petites boutiques et lieux d'exposition, d'un salon de thé et de deux restaurants. Elle conserve encore quelques maisons anciennes, avec leurs anciennes portes, notamment une maison datant de 1555, la fontaine des Mascarons, et le beffroi. 

DSC_9754Rue des Poternes

-Le beffroià côté de la fontaine des Mascarons, date du 17ème siècle. Il possède l'une des plus anciennes cloches de beffroi du Vaucluse, installée là-haut en 1660 et sonnant toujours les heures. 

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A l'époque, elle annonçait également les incendies, les guerres et d'autres événements douloureux avec la sonnerie du tocsin.

DSC_9761Beffroi.

-La fontaine aux mascarons, date elle aussi, du 17ème siècle, et est classée "Monument Historique". C'était autrefois le seul point d'eau du village ! Elle possède un bassin rond, surmonté d'une colonne ornée de quatre mascarons. Juste à côté se trouve la terrasse du salon de thé.

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Si cette belle fontaine pouvait parler, elle aurait certainement beaucoup de choses à nous dire. Elle a du en entendre, des ragots, des secrets et des querelles, depuis son arrivée au cœur du village ! 

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Les fontaines, je les aime toutes : pansues, moussues, sculptées ou toutes simples. Sans elles, nos villages de Provence n’auraient pas le même charme ! Cette fontaine,  du 15ème, et le vieux lavoir,  forment un ensemble de toute beauté. 

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- Le lavoir : Autrefois lieu privilégié, les fontaines subvenaient, autrefois,  aux besoins des hommes et des animaux. Ce lieu privilégié alimentait les lavoirs et était le point de rencontre des habitants du village.

DSC_8097Le lavoir.

DSC_9792Musicien installé dans le lavoir.

- Place des ArceauxCette place est remarquablement ombragée par une frondaison de branches de platanes mariées entre elles naturellement. Ces arbres ont été classés " Arbres remarquables de France". On y débouche par le portail Neuf, côté sud. Sa première muraille remonte à 1714 et une fontaine a été installée dans les années 1800.

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D’ailleurs, c’est un peu grâce aux fontaines et aux lavoirs, si nos villages ont cet aspect aujourd’hui, car les commerces et les cafés se sont établis à leurs abords et des arbres ont été plantés, pour accueillir sous leur ombrage, les fêtes et les marchés.

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- La place de la Libération : Située dans la partie basse de la rue des Poternes, cette place accueille, de nos jours, des terrasses où il fait bon prendre un verre où se restaurerLe restaurant "le Mesclun" se trouve actuellement dans la plus grande partie de l'ancienne maison de la famille De Veri, originaire d'Italie et arrivée dans le Comtat Venaissin sous les papes d'Avignon. Elle a occupé de nombreuses fonctions administratives à Séguret, pendant de longs siècles. 

DSC_9785Restaurant le Mesclun avec sa superbe vue.

- La rue du Four : Dans la rue montant jusqu'à l'église, un four à pain a été aménagé en 1988, pratiquement où devait se trouver le four banal d'autrefois. Un beau panorama sur la vallée se découvre au fil de la montée, par dessus les toits du village.

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-L'église : Plus haut, nous arrivons à l'église St Denis, dont la première construction date du 10ème siècle. Très petite à l'origine et orientée à l'est, elle a été agrandie au 13ème siècle et a changé d'orientation. La Nef latérale a été ajoutée, en plusieurs fois, aux 17 et 18ème siècles. Romane à l'origine, on trouve maintenant un mobilier baroque, dont le maître autel.

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Une promenade escarpée nous mène au sommet de la colline, où demeurent les vestiges de la tour et des remparts qui rejoignaient le village. 

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- La vue : En haut, s'élève un vaste panorama, remarquable, vers les Alpilles, Cévennes et les Dentelles de Montmirail.

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L'histoire du village : Des pointes de flèches et des haches de serpentine retrouvées montrent que Séguret fut habité dès l’âge de pierre. De l’âge de fer, on a retrouvé des traces de foyers dans les grottes de l‘Ouvèze. Construit au cours du Haut Moyen âge (Xe-XIIe siècles), le vieux bourg voit son histoire intimement liée à celle du Comtat Venaissin, état pontifical jusqu'à la Révolution. Il est tantôt sous la domination du Pape, tantôt sous celle du comte de Toulouse qui y possédait des vignes au XIIe siècle. Séguret est rattaché à la France, avec le département de Vaucluse, en 1793.

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C'est un superbe village, où il fait bon flâner, à l'ombre des vieux murs, dans une atmosphère où le temps semble s'être arrêté.

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Tout proche Gigondas, dont nous avons fait une petite  halte, juste après, est un village incontournable pour les amateurs de ce cru, connu dans le monde entier, (prochain billet).

Suite : Gigondas

 

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12 février 2018

Les cascades du Sautadet

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Dans ce petit billet je vais vous faire part d'un site exceptionnel, ainsi qu'un petit village, bien rénové, qui nous tient à coeur : la Roque-sur-Cèze.

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Les vignes forment un écrin de verdure tout autour du village, labellisé dans les plus beaux villages de France.  

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Le village se situe au nord du département du Gard et s'est construit sur les flancs d'un promontoire rocheux. Dominé par les vestiges d'un ancien château médiéval et sa chapelle romane, il se visite uniquement à pieds, les voitures y sont interdites. 

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Il surplombe la Cèze, affluent du Rhône, qu'enjambe un vieux pont roman, long de 160 m, à douze arches. 

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Après nous être garés sur le  parking à côté du village et du pont Charles Martel, nous nous rendons dans un endroit remarquable où la nature, encore sauvage, est présente partout : les cascades du Sautadet.

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Etant devenue allergique aux bains de foule, je privilégie les sites naturels exceptionnels, aux grandes villes.

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Par un petit sentier, facile d’accès, nous arrivons devant  les belles cascades, curiosité géologique du coin. Je vous laisse juger par les photos que nous avons prises. 

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Du site, nous apercevons le village posé sur son piton rocheux. A cet endroit la nature se décline sous différentes formes : marmites d'eau turquoise et cascades, grottes et avens, flore et faune précieuses.

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Nous sommes en face d'énormes blocs de rochers qui ont été creusés par le tumulte de la rivière de la Cèze et ses chutes d'eau impétueuses.

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Sur 470 m, la Cèze a taillé, avec violence, son passage à travers le massif calcaire qui barrait son libre écoulement.

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Sur un dénivelé de 8 à 10 m, le cours de la Cèze est ponctué de cascades bouillonnantes, de cavités alvéolaires, creusées dans la roche. 

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Ces cavités sont appelées « marmites de géants », ou parfois "marmites du diable". 

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On peut facilement les distinguer, en dehors des périodes de basses eaux. Celles des cascades du Sautadet, sur une centaines de mètres,  sont très impressionnantes et sont très appréciées des touristes.  

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La fin de la zone de l’élargissement du ralentissement des eaux de la Cèze, se termine par un canyon.

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Mieux vaut ne pas se fier à l'apparence tranquille de ces eaux calmes, où le débit peut dépasser les 4200 m3 à la seconde.

DSC_8273-Le canyon.

La rivière prend sa source dans les Cévennes, au pied du Mont Lozère et s’étire sur environ 150 km, avant de se jeter dans le Rhône. Les rives de ses eaux limpides abritent un animal discret : le cator.

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Construit, en 1881, juste en amont de la chute des cascades, le seuil permettait le fonctionnement d’un moulin à farine (rive gauche), exploité jusqu’en 1900.

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La crue exceptionnelle de septembre 2002 en a emporté une grande partie. Creusé dans la roche, le canal de dérivation, appelé « Béal », est encore visible.

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Maintenant un arrêté municipal interdit la baignade.

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C'est un endroit très dangereux mais souvent les gens passent outre les consignes... Mais si les cascades du Gard surprennent par leur splendeur, elles peuvent se révéler terriblement dangereuses.

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Les cascades sont photogeniques, mais surtout pas de baignades, l'été, il y a bien trop de courant. Ce décor de carte postale, a tout de même déjà causé la mort de 30 personnes, depuis les années 60. 

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Mieux vaut visiter ce site, en dehors de la période estivale, loin des foules estivales, pour pouvoir admirer la formation de ces marmites que l'on trouve dans le lit et les gorges de la Cèze, vieilles de plus de 5 millions d'années. 

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L'ensemble vieux pont, cascades et village mérite d'y consacrer une excursion. Comme de nombreux artistes, inspirés par la beauté des lieux, le lieu nous a permis de faire de belles photos qui resteront gravées dans notre mémoire.  

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 Connaissez-vous les cascades du Sautadet et son charmant village de la Roque sur Cèze, juste à côté ? Merci d'avance de votre visite...

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 A bientôt.

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11 février 2018

Fontaine-de-Vaucluse (vue sur les hauteurs du château)

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S'il est un lieu étonnant, plein de légendes, c'est bien le site de Fontaine de Vaucluse : sa source mystérieuse naît dans une vallée, au pied des monts du Vaucluse, tout près de L'Isle Sur La Sorgue... C'est dans les hauteurs de  Fontaine-de-Vaucluse, pour voir  l'ancien château des évêques de Cavaillon, que je vous emmène aujourd'hui.

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Pour y accéder, il faut prendre un escalier, à droite du porche, du musée Pétrarque, qui finit par un chemin assez abrupt.

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Sinon, une 2ème possibilité permet de se garer sur la route, vers Lagnes, au 1er parking à gauche, au départ de sentiers de randonnée, et prendre un chemin plus aisé.

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Le circuit que nous empruntons est fléché avec des points bleu. 

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Faire attention, aux jeunes enfants, car le sentier est parfois en surplomb, au bord de la falaise, mais ne présente autrement pas de difficultés. Il rejoint la piste qui permettait d’accéder autrefois à la porte du château. Nous en profitons, tout en haut, pour prendre quelques photos.

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Ce petit tour, sur l'éperon rocheux du château, nous permettra d’avoir une très belle vue d’ensemble sur la Vallis Clausa, verdoyante :

- des falaises impressionnantes du Pas du Cervier...

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- du Rocher de l’Aiguille,

DSC_8228Falaise au pied de laquelle se trouve le gouffre et résurgence de Fontaine de Vaucluse 

- du village de Fontaine de Vaucluse Si vous avez un peu de temps, après la balade au château, faites un petit tour dans le village, jusqu’à l’église. Arrêtez-vous dans ses petits commerces et ses échoppes, allez boire un verre dans un café au bord de l’eau. Profitez de cet endroit magnifique, où la nature vous fait don de son travail !

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- du moulin à papier L'eau, sa force, sa puissance ont, d'ailleurs, fourni à ce site des activités et une économie florissante, à partir du 16 ème siècle : des moulins à papier ont fait leur apparition et constituèrent au fleuron de l'industrie locale, la papeterie. 

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On peut voir encore des vestiges de ces grandes roues de moulins à papier, couvertes de mousses et d'algues.

DSC_9961Photos du village, prises en haut du château (avec zoom).

- des grandes falaises de calcaire, percées de baumes, et creusées par les eaux. Elles surplombent le site, offrant un cadre impressionnant par leurs dimensions : la roche atteint la hauteur de 230 à 240 mètres.

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L'étroite vallée ondule entre de hauts rochers aux formes sinueuses, grottes, et blocs de pierres qui attirent tous les regards.

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- de cette rivière qui s’y écoule avec sa belle couleur verte. Cette résurgence, une caverne profonde et mystérieuse, est la plus importante source de France et d'Europe. Elle donne naissance à la Sorgue, qui se divise en plusieurs bras, dans la plaine, et s'écoule en direction de l'Isle-sur-la-Sorgue. Clarté des eaux, transparence, limpidité, longues algues ondoyantes, qui semblent s'animer sous l'action des courants, ce lieu respire la fraîcheur, une sorte d'harmonie de couleurs, de sons et d'odeurs. 

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Le roulis des eaux qui s'écoulent, le vert des arbres et des algues, la couleur blanche des falaises calcaires, les senteurs apaisantes de l'eau de source, tout contribue à cette harmonie... Les algues, en transparence, semblent vivre sous les eaux, agitées d'une perpétuelle ondoyance, elles créent des tableaux qui semblent venus d'un autre monde. L'eau qui surgit et descend dans la plaine offre sa fraîcheur, sa limpidité, son murmure ou ses fracas : un spectacle qui m'a toujours fascinée !

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Là est l'intérêt premier des touristes à la Fontaine-de-Vaucluse. Le gouffre est en réalité une exsurgence, dont on n'a pas encore exploré le fond. L'exsurgence est l'exutoire d'écoulements souterrains, qui proviennent de l'infiltration des eaux de pluies. Durant la fonte des neiges au printemps, il est très intéressant d'aller la visiter, car elle est complètement submergée, et la Sorgue est déchaînée, ce qui vaut le détour. 

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Au pied des ruines de la forteresse en ruine, il  nous est même possible de nous approcher de la falaise, pour voir la vue.

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DSC_8210La couleur verdâtre des eaux de la Sorgue, vue du haut.

Un peu d'histoire : Le château aurait été édifiée, avant l'an 1000, par les moines de Saint Victor, pour protéger le tombeau de Saint-Veran, lieu de pèlerinage important.

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Un castrum est mentionné dans l'acte de donation de 1034.

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 En 1253, le château est mentionné comme propriété de l'évêque de Cavaillon, seigneur du lieu lequel le tient en fief du comte de Toulouse. 

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L'évêque Philippe de Cabassole, ami de Pétrarque, faisait de fréquents séjours au château, qui domine le village et la résurgence. 

DSC_8236Du château, vue sur la résurgence, tout au fond.

Le château devient propriété de la famille Sagnet, Seigneurs de Vaucluse au XVe siècle et sera détruit au XVIe siècle par les soldats du Baron des Adrets.

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Le Château actuel remonte au début du XIIIe siècle : c'est un rectangle de 49 sur 22 mètres. Une tour arrondie en conforte l'angle nord-ouest. Le mur, précédé d'un large fossé sec, est percé d'archères. L'entrée était protégée par une barbacane. Un inventaire dressé en 1414, dit qu'il possédait une chapelle, un donjon, une  salle d'armes, une salle de gardes et une citerne... 

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Les Comtes de Toulouse y introduisirent une garnison allant jusqu'à 150 Italiens, d'où quelques problèmes avec la population.Par contre, cela évitait les bandes de pillards, qui allèrent jusqu'à détruire le village, quelques temps après le départ de Pétrarque. 

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Le château a été construit en fonction du relief, sur un à pic vertigineux. La roche était donc son meilleur rempart. La forme des tours est très significative de l'architecture médiévale, des fortifications de l'époque : après la tour carrée, les architectes cherchent une façon de diminuer au maximum les effets destructeurs des boulets de canon.

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L'ami de Pétrarque, le cardinal de Cabassole, seigneur de Vaucluse, y fit des séjours réguliers. L'âme du célèbre écrivain et poète italien, se retrouve partout à la Fontaine-de-Vaucluse.

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D'en haut, nous avons une superbe vue sur la vallée close et les alentours.

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Nous poursuivons, ensuite, sur le sentier pointé bleu.

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A une fourche, nous laissons le circuit fléché en montée, à notre gauche, et poursuivons par le sentier face à nous. Une belle vue sur la plaine se dessine devant nous.

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Nous passons devant une très belle borie, puis bifurquons à gauche, pour redescendre dans le vallon de l’Oule. 

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Dans le vallon il subsiste encore les traces d’anciennes parcelles cultivées, bordées de murets de pierre sèche et de cabanes de bergers. Nous admirons, au passage, l’éperon rocheux du Pas du Cervier, et le rocher Météore percé de multiples orifices.

DSC_9918Le rocher Météore.

La Fontaine close a inspiré de nombreux poètes comme : René Char, Pétrarque, Chateaubriand et de nombreux romantiques : lieu plein de mystères, de charmes, elle ne peut laisser indifférents tous ceux qui l'ont visitée... Merci pour votre visite...

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 A bientôt.

 

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09 février 2018

Les Gorges de l'Oppedette

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Nous avions envie, depuis longtemps, d'une belle balade, hivernale, dans les gorges de l'Oppedette, dans les Alpes de Hautes Provence. Ce département est proche de chez nous, à la limite du Vaucluse. Un peu avant d'arriver au village d'Oppedette, nous traversons une vallée au paissent de nombreux moutons. 

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Nous admirerons en passant de beaux chiens de bergers, à la fourrure épaisse et blanche. Jusqu'au milieu du XXe siècle, durant les mois d'été, bergers et troupeaux parcouraient, à pied, des centaines de kilomètres dans les Alpes du Sud ; ils fuyaient la chaleur des plaines pour la fraîcheur des alpages. 

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Ces migrations pastorales permettaient aux moutons des plaines de fuir la chaleur et, sous la direction des bergers, de monter vers les pâturages d'altitude pour y trouver herbe et fraîcheur entre trois et quatre mois d'été. A l'automne, tous « démontagnaient » en prévision des premières neiges, afin que les brebis retournent mettre bas les précieux agneaux dans les bergeries de la plaine originelle.

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Le système était au point : l'homme prélevait, après quelques mois seulement, la plupart des jeunes mâles pour sa consommation d'agneaux : il nourrissait les femelles, fécondées par des représentants masculins sélectionnés pour être les chefs des troupeaux. Une pratique ancestrale qui perdure.

DSC_4393Berger polonais de Podhale. (Elisa peux tu me confirmer si je me trompe, ils ressemblent aux tiens, j'hésite aussi avec le Maremma ?) 

Nous rejoignons Oppedette, au nord ouest, en traversant le plateau de Vachères, par la D14. Cette route de 10 km, entre collines et champs de lavande, est absolument magnifique. Dommage qu'à cette période de mars la lavande n'était pas encore en fleur.

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A notre arrivée à Oppedette, installé sur un ancien oppidum, nous découvrons des paysages somptueux !

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Perché, à 525 m d’altitude, sur un promontoire rocheux, à l’entrée des gorges du Calavon, ce bourg de Provence, présente une architecture des plus pittoresques. Il a été magnifiquement restauré ces dernières années. Entouré de somptueux paysages, c'est l'un des petits villages le moins peuplé de la région, avec à peine 40 habitants. Implanté sur son éperon rocheux, il est en parfaite symbiose avec son environnement.

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En abordant le village par la route qui descend depuis Vachères, on a l'impression de voir jaillir Oppedette de la roche.

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 Plein de charme, et en plein coeur de la nature, il attire en effet de nombreux touristes, qui y font souvent une petite escale, après leur randonnée dans le "Canyon d'Oppedette". Le village  s'intègre dans un décor sauvage de roches et de gorges creusées par la rivière du Calavon

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Au détour de petites ruelles nous avons pu admirer un beau lavoir, de belles maisons, en pierres apparentes, qui s'étirent le long de cette crête rocheuse.

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Elles présentent de beaux appareillages, de pierre blanche et jaune-ocre.  

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On voit qu'elles ont été restaurées avec goût, en conservant le caractère rustique et authentique  du village.

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Une vieille DS, d'un autre temps, s'intègre, aussi, parfaitement dans les lieux.

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 Une vieille charrue, témoin d'une autre époque, s'en est allée doucement, au fil du temps, pour prendre un repos bien mérité au fond de cette belle terrasse herbeuse, surplombant les gorges de l'Oppedette. Elle dresse vers le ciel ses roues décharnés et rendues inutiles, désormais. Un bel engin qui a fait son temps et qui représente toute une époque bien révolue ! 

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Près du cimetière, des rochers creusés en carré, vestiges d'un oppidum gallo-romain, témoignent de l'occupation ancienne du site. A cet endroit, un belvédère permet d'embrasser d'un seul regard la totalité du village qui domine le canyon.

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Avant de fait une petit pause, près du petit bistrot du village, quelle ne fut pas notre surprise en découvrant une petite maison servant de refuge à des chats abandonnés : une vraie SPA miniature !

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Pas moins d'une dizaine étaient regroupés dehors sur des piliers, pots de fleurs, vieilles chaises, vieux canapé et peut être autant à l'intérieur.

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Une dame d'un certain âge, a eu pitié d'eux et les recueille chez elle, pour les nourrir. 

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Elle assure, avec beaucoup de mérite, leur nourriture,  de leurs soins quotidiens. 

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Près de 100 000 animaux sont abandonnés chaque année en France avec une nette progression de chats, selon la SPA. En ce moment même, de nombreux chiens et chats errants sont livrés à leur propre sort dans les rues ou à la campagne. Heureusement que de "bonnes fées", comme cette dame, montrent l'exemple, sinon ces chats errants risquaient la fourrière et l'euthanasie.

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Après nous être remis de nos émotions, devant un tel rassemblement de chats, au même endroit, nous avons voulu profiter de ces quelques instants de bonheur, dans ce cadre magnifique, pour nous arrêter boire une petite boisson chaude, au café juste à côté, (les températures n'étant pas très chaude, en ce mois de mars).

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Dans ce paysage, couvert de forêts, les gorges d'Oppedette, pittoresques, imposent ses pans rocheux aux dénivelés impressionnants. C’est un des fleurons, de la randonnée, de ces confins du Luberon.

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Un décor sauvage de roches et de gorges, creusées p.ar la rivière du Calavon, forment le défilé d’Oppedette (large de quelques mètres ). Les parois de calcaire des gorges, multicolores, concentrent tout un monde de grottes, de ponts naturels et d'avens. 

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Les sentiers de grande randonnée, GR 4 et GR 6, se croisent au-dessus des gorges. De multiples sentiers quadrillent ce petit massif, accessible à tout public. Mais le vide est souvent présent et réclame la vigilance surtout pour les personnes accompagnées d'enfants. Au parking des belvédères, surplombant les gorges, nous avons un aperçu du véritable canyon entaillé dans les calcaires, avec des falaises abruptes (de 100 à 150 m de profondeur). 

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Si durant la période sèche, la rivière du Calavon n'est qu'un mince filet d'eau, il prend des allures torrentielles, à la moindre pluie, il devient violent, et tourbillonne au creux des marmites de géants.

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Pour ce qui est de la randonnée, dans les gorges pittoresques, que nous connaissions déjà, nous les referons une autre fois, le temps nous manquant, ce jour-là. Ce site, très fréquenté, figure parmi les plus prestigieux de la Provence, à ne pas manquer si vous venez dans la région.

Gorges de l'Oppedette

 Merci d'avance pour vos commentaires.

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Simiane la Rotonde, et son superbe donjon

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Par une belle journée, nous décidons d’aller flâner dans les nombreuses ruelles de Simiane-la-Rotonde, dans les Alpes de Haute Provence. Accroché à une petite colline, à 650 m d'altitude, sur un haut plateau à l’écart de la foule, c'est un village médiéval typiquement provençal, et très romantique.

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Lorsque nous arrivons sur ce territoire, où se rencontrent les influences méditerranéennes et alpines, nous sommes saisis par la splendeur de la nature préservée environnante. Des oliviers pluri-centenaires, et des champs de lavande qui fleurissent en juin et juillet, participent de cette ambiance, propice à une belle escapade. 

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Nous y passerons quelques heures, tant les découvertes y sont nombreuses : ruelles caladées et fleuries, fenêtres à meneaux ouvragées, portes de demeures cossues, avec linteaux de pierres sculptés... 

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Tout, dans ce petit bourg, nous parle de la prospèrité de la noblesse ou de la bourgeoisie aisée, des verriers, notaires, avocats et chirurgiens, qui eurent pignon sur rue, du XVIe, au XIXe siècle. 

113679317_oDes demeures cossues aux riches ornementations

113679522_oVieille porte d'un autre temps.

Au gré des galeries, des ateliers d’artistes et d’artisans d’art, offrent un large éventail de créations, de la poterie traditionnelle à l’art contemporain

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Jadis, c'était une ville prospère, quelques grandes demeures et hôtels particuliers, du vieux village, en témoignent encore aujourd'hui. 

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Au détour des ruelles pavées, nous apercevons, à chaque coin de rue, des chats qui se prélassent dans les calades, sur les murs ou sur les capots des voitures. 

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Ils se reposent dans la chaleur des rayons de soleil et exhibent leur indifférente volupté. Je n’ai pu m’empêcher d’immortaliser la scène de ces magnifiques chats, qui rendent les lieux encore plus charmants et reposants. 

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Même notre petit Chihuahua semble apprécier leur présence, au détour des ruelles médiévales.

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Le curieux clocher Saint-Jean : son église a disparu au XIXème siècle, et la foudre l’a décapité en 1897. 

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Il continue néanmoins à sonner.

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Les halles couvertes (XVI°), les quelques échoppes et étals de boutique, laissent supposer de l'animation de la vie marchande qui régnait alors à Simiane.

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Nous profitons du moment présent, à l'ombre de la place couverte des vieilles halles. 

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Des jardins et des terrasses ont été aménagés, aux abords de certaines ruelles, ainsi qu'aux halles, qui nous ont permis d'apprécier de magnifiques panoramas sur les champs de lavande, la plaine agricole, et au loin la montagne de Lure.

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Au midi, une petite collation, dans un petit restaurant typique, était la bienvenue. Son charme c'est qu'il fait restaurant, boutique et bibliothèque, à la fois. Une vraie caverne d'Ali Baba ! La cuisine y est simple et fraîche, dans une ambiance conviviale. 

Au Plaisir des Yeux

Nous avons ensuite, visité le joli château médiéval, très bien restauré. Du château fort, il ne reste aujourd'hui que la rotonde du XII°,  un donjon impressionnant, qui domine le village du sommet de sa butte. La rusticité de son apparence extérieure contraste avec la coupole qu’elle abrite.

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Une des ailes du château abrite le laboratoire d’aromathérapie Sainte-Victoire, qui initie notamment les visiteurs aux bienfaits de cette technique médicinale. La visite se termine par une petite conférence sur la fabrication des huiles essentielles avec bien sur celle de la lavande qui est récoltée localement.

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La visite du château de Simiane-la-Rotonde nous permettra de nous plonger dans l'histoire millénaire d'un édifice qui succéda à un ancien oppidum romain. Un seigneur de Simiane aurait rapporté l'idée de cette surprenante architecture de retour de croisade.  Propriété des Simiane Agoult, il connut plusieurs remaniements importants, au gré de périodes d'intenses activités ou d'abandons partiels. 

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 Cette immense Rotonde, restaurée en 1875, est un des plus beaux et plus anciens monuments de la région. Elle a eu une fonction de donjon du château médiéval avec  deux salles superposées. C'était, à l'origine, un hexagone à l'extérieur et un dodécagone régulier à l'intérieur, avec une crypte sous un étage magnifiquement orné. 

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La rotonde doit être visitée en prenant son temps, notamment celui d'observer les sculptures et motifs des chapiteaux, ou les graffitis laissés au fil de l'histoire. 

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La salle basse servait probablement de magasin d'armes, de grenier ou de cellier.

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La salle de l'étage, couverte d'une coupole nervurée, est bordée de 12 niches, de 9 masques humains sculptés et de colonnes.

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L'intérieur montre une coupole avec 12 chapiteaux sculptés de masques humains.

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 On remarquera la lanterne centrale et la belle porte romane qui faisait communiquer la chapelle avec les bâtiments du château.

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De la terrasse du château a été aménagé un petit jardin de plantes aromatiques, avec très  beau point de vue sur la plaine et la naissance des Alpes.

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Ce château médiéval,  dans les hauts de Simiane vaut plus que le détour, pour sa restauration réussie, sa rotonde surprenante et sa salle romane splendide ! La Rotonde accueille chaque été un festival réputé de musiques anciennes. Il convient d'avoir de bonnes jambes pour remonter du bas du village jusqu'au parking près de la Rotonde. Pour les moins courageux, un parking se situe en haut, au pied de la Rotonde. Visite du château et de la Rotonde : 4.50 euros par personne.

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Petite "cité de caractère", le village possède un riche patrimoine historique et nous a fait découvrir de très belles curiosités architecturales, qui datent du moyen-âge et de la Renaissance.

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Aujourd’hui étape incontournable des routes de la lavande, le village assure près de 40% de la production nationale d’huile essentielle de lavande et lavandin, et possède la plus grosse coopérative agricole de plantes à parfum de France. Simiane-la-Rotonde, petite merveille à parcourir, est un véritable écrin pour une belle escapade d'une journée  ! A bientôt.

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08 février 2018

L'abbaye de Valsaintes : lieu insolite !

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Aujourd’hui c’est un site insolite, que vous allez découvrir :  l'Abbaye de Valsaintes, dans les Alpes de Haute Provence. Un peu à l'écart du village de Simiane la Rotonde, cette abbaye, construite sur le rocher du Dragon, est entourée d'un très riche jardin avec : arbres, arbustes, conifères, plantes vivaces et plus de 500 variétés de rosiers. 

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Dans ce site, appelé aussi Boulinette, nous allons faire une balade, hors du temps, et pleine de surprises.

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Le site de Boulinette remonte au paléolithique : divers matérielsy ont été découverts ainsi que des vestiges d'édifice gallo-romain, d'un castrum médiéval et d'un ancien sanctuaire celtique. Vers 1180, le seigneur de Simiane, Bertrand Raimbaud, fit donation de la seigneurie de Boulinette à l'abbaye de Silvacane.

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12 moines cisterciens s'installèrent dans cette Vallée Sainte, Vallis Sancta, pour cultiver et entretenir les bois en parallèle de leur activité verrière. 

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Ce lieu fut remanié pour devenir abbaye vers 1660. Les moines ont habité ces lieux jusqu'à la Révolution française. Depuis la Révolution, les bâtiments ont été utilisés en ferme, écurie, bergerie, entraînant la dégradation de l'église abbatiale, et de l'ensemble de l'édifice.

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- Un jardin remarquable :

Le lieu a été racheté et l'église totalement restaurée par l'association ATHRE. Un "Jardin remarquable" (label décerné par le Ministère de la Culture) a été aménagé.

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Il recèle une collection de 400 variétés de rosiers, d'un millier de bulbes de printemps, de vivaces, de fleurs annuelles, de plantes adaptées au terrain sec, d’arbres, d’arbustes, de légumes. Comment ne pas s'émerveiller en parcourant le jardin de l'abbaye de Valsaintes, véritable invitation à la détente et la sérénité, alliée au plaisir de la découverte d'un espace naturel, historique et spirituel exceptionnel.

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Calendrier solaire :

Nous ne manquons pas de remarquer gravé dans la roche le calendrier solaire. Ce calendrier solaire archaïque, est le témoin du passage des hommes venus marquer de leurs empreintes ce lieu d’histoire.

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Une pierre levée située dans le jardin de l'abbaye est le centre d'un calendrier solaire, archaïque. La position du soleil couchant permet de repérer les solstices et les équinoxes.

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- Les Boulinettes :

Une autre curiosité attire notre attention : les Boulinettes. Ce sont des concrétions minérales, de forme ovoïde (œufs),  découvertes par les premiers peuples paléolithiques, au pied du rocher-Dragon et qui sont à l'origine de cultes à la fertilité. 

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Ces oeufs sont composés de gré sous-marins, âgés de 110 millions d’années. L’érosion par le vent, le gel et la pluie fait naître des « Œufs » et crée, par délitage, le sol acide de ce lieu, ce qui en fait son originalité.

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- Un chêne blanc remarquable :

Lors de notre balade nous découvrons, dans les jardins, un chêne blanc, remarquable. Il pousse dans le « rocher-dragon », dans lequel il a ancré ses racines. Il se dresse fièrement et témoigne de la force de la nature. Il y a plus de 300 ans,  un gland a décidé de germer sur le rocher. Profitant d'une légère faille, il a glissé sa première racine  pour aller chercher un peu d'eau, très loin en profondeur. Ensuite il a dû lutter contre le vent du nord qui le couchait au sol pour enfin se redresser vainqueur face au  soleil.

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 Il peut être fier d'arborer à ses pieds la plaque qui le qualifie "d'Arbre Remarquable de France", qui font partie du patrimoine collectif et doivent être préservés en tant que tels. Pour nous il est aussi le symbole de la force, de la persévérance et de la fidélité, et nous aide dans notre passage sur ce lieu. Ses feuilles persistent tout l'hiver et ne tombent que pour laisser place aux bougeons donnant de nouvelles pousses. Au cours de ces mois froids ses feuilles gardent une belle couleur rousse sous le soleil doré des courtes journées.

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L’église :

Plus extraordinaire encore, sa petite église et son portail roman datant du 12eme siècle.

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Son orientation originale donnant lieu à un phénomène solaire le jour du solstice d’hiver.De l’oeil de boeuf se trouvant sur sa face sud provient à 14h32, exactement, une lumière presque céleste qui vient éclairer le centre de l’autel.

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- La roseraie :

ce lieu est tellement intéressant que l’on en oublierait presque sa roseraie. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un jardin d’exception, plus de 600 espèces de roses, de toute beauté, y fleurissent.

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A la sortie ne pas manquer d'aller faire un petit tour à la boutique provençale, très bien achalandée ! Un trés beau lieu, où l'on peut se ressourcer, dans la sérénité, avec le chant des oiseaux. La beauté du lieu, sous le ciel bleu de Provence, est un endroit à découvrir !

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07 février 2018

Balade près de Fontaine de Vaucluse

 

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Je vous emmène aujourd'hui  à la découverte des falaises et plateaux, autour de Fontaine de Vaucluse, où se trouve la plus puissante résurgence de France, de par son débit. Pour faire cette belle randonnée, qui se situe sur les hauteurs du village, nous nous garons sur le parking de la Combe, à 1.5 km du village. (A la fin de l'article de belles photos de Fontaine de Vaucluse, ainsi qu'un lien pour une petite visite sympa du village, pour ceux qui ne connaissent pas).

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Cet itinéraire, ponctué de portions assez sportives, (fortes pentes), nous mène dans le vallon de la Fontaine de l’Oule. Nous allons passer, tout au long du parcours de 148 m à 618 m d’altitude, en suivant les traces du GR 6/GR97

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Dans le fond du vallon nous contemplons les impressionnantes falaises, percées de nombreuses grottes, façonnées par l'eau. 

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Les points de vue sont magnifiques, tout au long du parcours !

DSC_8133Les nombreuses grottes rencontrées lors du parcours, dans les falaises.

Pour accéder à ce vallon de la Fontaine de l’Oule, il nous faut remonter, sur plus de trois kilomètres, un profond ravin, rocailleux, couvert d’éboulis, et aux falaises impressionnantes.

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On aurait retrouvé, paraît-il, sous des abris sous roche, des tessons de la fin de l’âge du bronze, prouvant qu’il y avait de la vie autrefois.

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DSC_8128De nombreux abris sous roche.

Cette montée dans les cailloux est très caillouteuse, mieux vaut être bien chaussé.

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Le chemin est bordée de gros rochers, à la taille spectaculaire aux étranges formes.

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DSC_8130Drôle de rocher en forme de visage.

Le chemin longe ensuite un imposant mur de soutènement, au pas du Sautet. 

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Au cours de notre itinéraire nous rencontrons un abreuvoir pour animaux, creusé à même la roche.

DSC_8150abreuvoirAbreuvoir pour les animaux.

Après un parcours plus boisé et arrivons enfin au site ombragé de la Fontaine de l’Oule. A cette période d'hiver ce n'est pas trop l'ombre que nous recherchions, mais plutôt un rayon de soleil, bienfaiteur. 

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Au pied de la fontaine, un remarquable chêne séculaire, tentaculaire, qui étend ses branches comme pour nous accueillir. Les gros arbres sont alors souvent liés à la présence de constructions ou d’activités anciennes, comme c’est le cas ici, pour le très beau chêne vert, de la fontaine de l’Oule, à la forme puissante et tourmentée. (il est classé dans les arbres remarquables du Vaucluse).

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Il s’agit d’un des plus gros chênes verts de la région, avec un tronc court de 5,25 m de circonférence, très rapidement ramifié, en plusieurs charpentières puissantes. L’arbre est probablement pluri-centenaire. Il est très rare d’en trouver de si gros, et d'une telle ampleur, en raison de l’aridité et la faible épaisseur des sols, et  surtout  du substrat calcaire. 

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Immédiatement sous la source de la Font de l'Oule, le chêne remarquable occupe une large part du vallon. Son houppier de plus de 18 m de large apporte un ombrage dense et permanent à l’endroit où il pousse.

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Installé dans un éboulis calcaire de fond de vallon, on peut supposer que sa croissance a été lente. C'est un peu un miraculé, en effet le grand incendie de 1989 est passé à très peu de distance de là, épargnant de façon providentielle cette partie de la forêt.

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Sa présence reculée au fond de cette vallée sèche très encaissée surprend, car son environnement de taillis et de garrigue n’abrite aucun autre arbre de dimensions similaires. Il a très probablement été préservé comme repère du fait de sa proximité avec la source de la Font de l’Oule, qui surgit au pied d’une petite falaise à quelques mètres de là.

DSC_8157La Fontaine de l'Oule

Cette fontaine, en forme d'abri sous roche, est aménagée pour recevoir les eaux d’infiltration. Une petite trace d’écoulement est visible lorsque nous y sommes allés ce weekend.

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 Anciennement captée dans un large bassin, ce point d’eau servait à l’abreuvement des troupeaux abrités dans la bergerie qui existait à une centaine de mètres en aval.

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La présence du vieux chêne fournissait sans doute un ombrage apprécié des brebis et des visiteurs, lors de leur halte à la source. 

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Derrière la falaise rocheuse que l’on aperçoit à gauche du chemin, on devine l’invisible et célèbre exsurgence de Fontaine de Vaucluse, qui bouillonne avec impétuosité.

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Nous continuons de monter encore, et passons devant plusieurs pierriers, juste après la combe des pierres.

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La suite du parcours n'offrant que peu d’intérêt, la vue n'étant pas dégagée, nous arrêterons là, pour la grimpette. Nous redescendons ensuite par le même chemin, une longue descente pierreuse et en forte pente.  

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Vous pouvez vous rendre, après la randonnée, au village de Fontaine de Vaucluse, distant de seulement 1 km. 

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C'est un des sites naturels les plus visités du Vaucluse alors, après votre randonnée, prenez le temps d'aller voir cette exsurgence. 

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Même si la fontaine ne déborde pas, (comme c'est le cas en ce moment, en raison de la sécheresse de cet été),  la promenade le long de la Sorgue vaut la peine. Compter 800 m entre le départ du chemin et la fontaine que domine une falaise haute de plus de 200 mètres. 

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C'est la source la plus puissante de France par son débit, surtout quand il a bien plu sur les montagnes aux alentours.

Fontaine de Vaucluse - Martine Passion Photos

En cette magnifique journée d'automne, nous décidons de faire une petite expédition, à la source légendaire de Fontaine de Vaucluse. En amont du village, nous croisons, le magnifique aqueduc de Gallas. Du haut de ses 24 m, la vue est exceptionnelle, sur la vallée et la petite commune de Fontaine de Vaucluse.

http://photosvillages.canalblog.com

 

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l’Abbaye de Sénanque et son vieux chêne

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Aujourd’hui, je vous emmène,  à l’Abbaye de Sénanque, dans un très beau coin de nature, aux portes du Luberon et en même temps une étonnante découverte ! C'est au creux d'un vallon étroit et sauvage, de Gordes, où coule un ruisseau appelé la Sénancole, que cette abbaye  a été fondée, en 1148. C’est un joyau de l’art roman et demeure comme un des plus purs témoins de l'architecture cistercienne primitive.

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Bordée de champs de lavande, de garrigue et de chênes kermès, elle est enchâssée dans une nature intacte. La  petite communauté de moines qui y vit, s'incruste dans la nature environnante, qui lui prodigue ses fruits en échange de son labeur.

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Dix hectares de lavandin dessinent une mer de couleur au fond du vallon austère. Leurs plantes à l'odeur entêtante sont récoltées au soleil de juillet puis distillées à l'extérieur, avant de produire une huile essentielle de grande qualité. 

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A Sénanque, le silence est absolu, jamais troublé. Cette immense quiétude marque l'harmonie du monastère, au milieu de ce décor paisible. 

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« Pour être du ciel, il faut être de la terre, y avoir ses racines, tel un arbre qui déploie ses branches vers l'infini », nous raconte un moine. Cette alliance en dit long sur Sénanque et sa vie monastique, où la quête spirituelle s'enracine dans la solitude, dans le travail et dans le silence qui monte de la nature intacte.

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En parlant d’arbre, justement, c’est en empruntant le petit sentier qui mène derrière les bâtiments de l'abbaye, que nous sommes surpris de voir un étonnant chêne, au tronc creux.

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Ce chêne pubescent, plusieurs fois centenaire, de 5 m de circonférence, ne laisser personne indifférent.  

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Le vieil arbre n'est pas mort, bien que coupé en deux sur sa longueur et percé d'un beau tunnel vertical.

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L’arbre ne présente plus aujourd’hui que 3 branches encore vivantes.

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De profil, il parait presque crier au ciel, son tronc calciné par la foudre est envahi de cicatrices noires.

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Désigné par les dieux, ce chêne est véritablement fendu en deux, et pourtant de chaque côtés partent de belles branches déployées, fournies de feuilles. Un autre chemin vers le ciel…

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A lui seul le chêne témoigne de la force de la nature et signifie bien qu'il est le roi des arbres. Comment identifier un arbre remarquable ?

  • Les critères physiques : la hauteur, la circonférence. 
  • Historique et croyances : l'arbre a-t-il un intérêt historique ou est-il associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne ?
  • Les critères esthétiques : morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure...), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.

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On trouve en abondance les chênes pubescents  dans le massif forestier du Luberon. Les conditions climatiques, dans le Luberon, conjuguées à la nature du sol calcaire, sont parfaites pour son développement.

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Les feuilles du chêne pubescent ne sont pas persistantes, comme celles du chêne vert, mais elles tombent au printemps et non en hiver : les nouvelles feuilles qui commencent à pousser font tomber les anciennes. L’arbre peut atteindre une hauteur de 25m et il peut vivre plusieurs siècles.  Le chêne pubescent ne craint ni les terrains arides ni les froids de l'hiver.

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N’hésitez pas à vernir, en même temps, visiter l’abbaye de Sénanque pour y apprendre tous les secrets et l’histoire de ce lieu magique et être initié aux us et coutumes de la vie monacale.

 

 

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06 février 2018

La cascade de Baume-les-Messieurs (Jura)

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Nous nous dirigeons, ensuite, vers le fond du Cirque, de la Reculée de Baume-les-Messieurs, pour découvrir la belle cascade, remarquable à bien des égards.

DSC_0766La Reculée de Baume-les-Messieurs

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Avec un parking gratuit situé à 10 min à pied, ce  n'est pas négligeable.

DSC_0759Restaurant des grottes.

Au fond de la reculée de Baume les Messieurs, ce restaurant de style " Belle Epoque " situé face aux cascades de tufs, accueille les visiteurs dans un cadre unique. 

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Située au fond de la reculée de Baume-les-Messieurs, l’eau de cette cascade  vient de la rivière souterraine, le Dard, qui sort de terre après un parcours tumultueux au cœur des grottes.

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L’eau qui jaillit ici est pure et limpide, aux reflets verts/bleus, et sort dans un environnement verdoyant et lumineux, créant ainsi des couleurs somptueuses.

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On a l'impression d'être au bout du monde, dans un petit coin de paradis terrestre. La nature qui nous entoure, le gazouillis des oiseaux et le bruit de l'eau est envoûtant. 

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Une des particularités, de cette cascade, est la composition géologique de la roche qui forme les reliefs de la cascade. C’est de la roche de tuf, extrêmement chargée en calcaire, qui présente un aspect volatile et léger.

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Les cascades de Baume-les-Messieurs, situées à l'entrée de la grotte ne sont quant à elles jamais aussi belles qu’après une forte pluie. Nous y sommes allés après des pluies diluviennes, en plein mois d'août, et le spectacle était de toute beauté, (rare à cette période de l’année) ! 

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Nous avons pu admirer la force de l'eau, nous offrant un spectacle tant visuel qu'auditif, avec le bruit assourdissant de l’eau qui sort de terre.

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Un petit sentier, au cheminement tortueux, nous fait passer juste au dessus , ce qui permet de constater la limpidité de l'eau. On peut remonter ensuite jusqu'a la source de la cascade, trés sympa aussi ! La cuisance s'écoule par de petits ressauts, sous l'ombrage de la végétation. 

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La cascade est accessible en toutes saisons. En hiver, sous l'effet du froid, l'eau se transforme en glace et laisse aux visiteurs un paysage impressionnant de stalagmites et stalactites. Cette cascade est un petit bijou, scintillant au fond de la reculée ! 

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Découvertes en 1610, les grottes, à proximité de la cascade, ont 30 millions d'années (tertiaire). La visite guidée de 55 minutes nous emmène sur environ 1 km de parcours, dans les couloirs et une succession de grandes salles de 30 à 80 mètres de hauteur : Salle du Hibou, Salle des Fêtes, Salle du Lac, Salle des Chauve-souris. Ces grottes s'ouvrent sur 500 mètres de galeries,  aménagées à 120 mètres sous terre, dont la particularité est les marmites renversées au plafond.

Tarifs billet entrée 2017
Prix Adultes (+ de 12 ans) : 8,50 €
Enfants de 6 à 12 ans : 5,00 €

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En repartant, nous repasserons de nouveau devant le charmant village de Baume-les-Messieurs. Depuis la cascade, plusieurs départs de randonnée sont indiqués et notamment une partie de "l'Echappée Jurassienne", itinéraire emblématique, qui traverse le Jura, de Dole à la Station des Rousses. Ainsi, vous pourrez monter jusqu'au belvédère qui surplombe la reculée de Baume-les-Messieurs et découvrir les richesses des paysages jurassiens. 

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Incontournable, surprenant, spectaculaire, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce site, à couper le souffle, dont la beauté n'a d'égal que sa fragilité !

Merci pour votre visite et pour cette gentillesse que vous apportez en venant voir mes reportages. Vous pouvez aussi me laisser un petit commentaire, cela me fera plaisir, à bientôt !

 

 

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05 février 2018

Baume-les-Messieurs (Jura)

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Une « reculée », quatre belvédères, une grotte, une cascade et une abbaye « impériale » : ce ne sont rien d’autre que les trésors bien réels du site spectaculaire de Baume-les-Messieurs, labellisé un des « Plus Beaux Villages de France ».

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Après avoir quitté Arbois et ses belles cascades de Tufs, nous découvrons Baume-les-Messieurs, depuis le belvédère du Fer à Cheval, serti dans sa « reculée », somptueuse curiosité géologique. Ces soulèvements géologiques ont fait de ce paysage l'un des plus spectaculaires et des plus remarquables du Jura. 

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De là nous bénéficions d’une vue de  carte postale, sur l’ensemble du site : des parois verticales, inondées de vert, encadrent le petit village de Baume-les-Messieurs, placé en contrebas dans la vallée. Un pur enchantement ! 

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Ce bourg historique est niché dans un cirque, dans un site exceptionnel,  aux confins de trois vallées . C'est au-dessus du Cirque de Baume, que nous découvrons la majesté de ce site naturel. Au loin, en contrebas, Baume-les-Messieurs nous attend. 

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Nous amorçons la descente pour une promenade dans le village historique.

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Il abrite depuis leIXe siècle, une illustre abbaye impériale : l’ abbaye bénédictine, Saint Pierre.

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 C’est un magnifique exemple de mélange d'éléments romans et gothiques. 

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A l’intérieur on peut y admirer un magnifique retable, polychrome, flamand du XVIe siècle, qui fut offert par la ville de Gand, en Belgique.

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C’est l’un des plus grands retables d’Europe.

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L’abbaye a conservé, aussi, de beaux témoignages de sa grandeur d’autrefois : statues, riche mobilier...

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...nombreuses sculptures funéraires, comme des dalles et des tombeaux.

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L’ampleur des bâtiments, dans le site naturel, de la reculée de Baume-les-Messieurs, reflète la grandeur de l’ensemble monastique qu’était l’abbaye. 

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Etant donné l'isolement de l'emplacement, c'était un endroit tranquille pour la méditation des moines. 

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 Ce n’est pas pour rien que de nombreux artistes et artisans ont choisi d’installer leurs ateliers.

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Ce village nous promène de surprise en surprise, depuis l’étonnant clocher de son abbaye impériale, jusqu’aux eaux mystérieuses de son lac souterrain.

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Pour conclure : Baume-les-Messieurs est un vrai bijou.

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Ce mot résume à lui seul ce site,  qui réussit l’exploit de rassembler sur quelques kilomètres carrés un véritable concentré de merveilles… 

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Merci pour votre visite et pour cette gentillesse que vous apportez en venant voir mes reportages. Vous pouvez aussi me laisser un petit commentaire, cela me fera plaisir, à bientôt !

Suite : la cascade de Baume-les-Messieurs.

 

 

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