Villages de caractère et sites incontournables

Que diriez-vous d’une petite visite des villages typiques et sites incontournables, que nous avons parcourus lors de nos weekends ou vacances ? Ces petits villages perchés sur leurs collines sont de véritables bijoux de notre patrimoine ! Passionnée de photographie depuis toute jeune, la photo est avant tout pour moi un plaisir !  Et puis les rêves s’envolent parfois, finissent aux oubliettes ou bien… se réalisent. Aujourd’hui, je suis comblée. Je m’aperçois que j’ai réalisé mes rêves d’enfant. Je passe mes weekends et mes vacances, en famille,  avec mon appareil photos en bandoulière, le carnet de notes à la main, et surtout une curiosité bien ancrée et une envie insatiable de découvrir nos  villages  typiques de France. J’ai toujours eu le goût des voyages et essaie d’en faire profiter un maximum de personnes. J’ai voulu créer un site qui rassemblerait toutes mes photos personnelles de villages de caractère et qui serait une invitation à l’évasion pour les internautes. A travers de charmants villages historiques et pittoresques, très bien restaurés et faciles d'accès, vous tomberez sûrement amoureux, comme moi, de de nos belles régions et de leurs terroirs. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  

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25 juin 2017

Le château médiéval de la Reine Jeanne

Sur la route, nous menant à Eyguière, dans le Parc des Alpilles, un petit arrêt s’impose pour aller voir de plus près les vestiges du château médiéval de la Reine Jeanne, et son église. Une petite balade, à l'intérieur de ses ruines, permet de nous retrouver 1000 ans en arrière. 

château Roquemartine3

Après les Baux de Provence, le site du château de la Reine Jeanne (ou Castellas de Roquemartine), du XIIe siècle, au nord d'Eyguières, est sans doute un des plus curieux site castral de la région. A ne pas le confondre avec le château de Roquemartine, du XVIIème siècle, plus loin au nord-ouest d'Eyguières. 

château Roquemartine

Les restes du château son perchée sur une éminence rocheuse (214 m), ayant appartenu à la célèbre reine Jeanne, qui régna sur la Provence au Moyen-Age. Jeanne  1ère de Naples, est née vers 1328 à Naples. Elle devient reine de Naples et comtesse de Provence. Elle est morte le 22 mai 1382, assassinée par son cousin. 

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Ces vestiges grandioses sont d’un intérêt et d’une qualité exceptionnels, bien que peu connus du public. Ils ne sont pas sans rappeler celles des Baux de Provence, la foule de touristes en moins. L’ensemble appartient à un propriétaire privé et est classé Monument Historique, depuis 1926. 

château Roquemartine2

Idéalement placé, le château de la Reine Jeanne, jouissait d’une position stratégique de premier ordre, il permettait de contrôler les voies de circulation.

château Roquemartine2

Tout d’abord un fortin au XIeme siècle, qui fut détruit entièrement en 1222 par Raymond Bérenger V, qui ensuite donna le site à Alberta de Tarascon, un de ses lieutenant. Ce dernier le reconstruisit et en fit un droit de péage, lui assurant de substantiels revenus.

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On y découvre encore les restes d'une impressionnante tour carrée, à la construction soignée. Puis tout en haut, une grande salle d'apparat, voûtée, qui démontre que ce château n'était pas seulement un lieu de garnison occupé par des soudards.

chapelle roquemartine

En contrebas du château se trouve les vestiges de l’ancienne église du Castellas de Roquemartine : l’église St Sauveur, (classée monument historique). 

château Roquemartine5

Datée du Xème siècle, elle a subi l'outrage des siècles. On y discerne aussi des inscriptions qui conservent tout leur mystère. Sur la façade nord, gravées dans la pierre, on distingue des figures ésotériques. Son mauvais état ne l'empêche pas cependant de conserver, au milieu des broussailles, quelques belles voûtes portant encore les traces d'un revêtement ocre. 

chapelle roquemartine 1

Il a été découvert récemment une superbe fresque représentant la crucifixion. 

fresque église roquemartine

En 1628 pendant les guerres de religion, l'église fut détruite, en ruine elle fut de nouveau restaurée. Abandonnée, elle se dégrada et fut de nouveau restaurée en 1828 par le Marquis de Roquemartine. Elle fut pillée en 1857 par une bande de brigands. Pendant la guerre 14/18, elle fut encore endommagée, et servie de cantonnement. Sa voûte principale s’effondra en 1956. Aucune restauration n'a été entreprise depuis.

chapelle roquemartine 2

Un peu plus loin on peut voir un magnifique pigeonnier. Les pigeons venaient nicher dans les petits cases ......

pigeonnier

pigeonnier2

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Le retour peut se faire par le sommet de  la colline. La vue sur l'église et le château est saisissante par sa beauté sauvage. Ce château, en ruine, offre de beaux panoramas sur les Alpilles, la vallée de la Durance, le Luberon et la Plaine de la Crau, toute proche. 

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Cette belle balade, en résumé, nous aura fait cheminer entre oliveraies et garrigue provençale. Pour cette découverte, il faut éviter bien entendu les pleines chaleurs (pas d'ombre) et les jours de fort mistral.

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Les Alpilles sont un coin de Provence, typique, qui propose aux visiteurs, cherchant la tranquillité, de beaux sites, comme celui-ci. C’est un régal de pouvoir lui consacrer une journée, le temps d’un déjeuner ou d’une promenade.

 

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24 juin 2017

La chapelle Saint-Sixte

chapelle st Sixte7

Notre périple se poursuit, ensuite, dans la campagne. A la sortie du village d’Eygalières, nous prenons une petite route (la D24B) qui nous mène à la belle petite chapelle Saint-Sixte, du XIIe s., un des symboles de notre Provence ! Un petit arrêt s’imposait, ce jour-là, dans ce lieu de recueillement, où l’on peut sentir l’odeur des pins, des plantes aromatiques sauvages, avec en fond sonore, le chant des cigales qui nous accompagnent !

chapelle st Sixte

La chapelle est située sur un lieu de culte très ancien, à l'emplacement d'un sanctuaire antique. Jusqu’au XIX°, elle abritait une stèle païenne, en ré-emploi, servant de pied de bénitier. Celle-ci témoignait d’un culte voué à l’eau. Sur la colline coulait, en effet, une source qui fut captée par la 6e légion romaine, qui l’achemina jusqu’à Arles, par un aqueduc souterrain. Elle constitue le point de départ de l’un des deux aqueducs qui alimentaient Arles sous le haut empire.

chapelle st Sixte4

Toute simple, de dimension modeste, la chapelle construite en moellons, est précédée d'un porche voûté, ouvert sur deux de ses côtés, ajouté lors de la restauration du XVIIème siècle. Ce porche a servi de poste de garde, lors de la transformation de la chapelle en lazaret : (lieu de mise en quarantaine de personnes, pendant la période de la peste). 

chapelle st Sixte5

Le parvis offre un joli point de vue sur les alpilles et le village d'Eygalières. La chapelle Saint-Sixte est soutenue par de massifs contreforts et est surmontée d'un clocher-mur, à une seule baie. Elle est accolée à l’édifice d'un ermitage clos, remontant au XVII°. 

ermitage St Sixte

L’intérieur, fait d'enduits colorés, présente une simple nef voûtée en berceau et terminée par une abside en cul de four. 

intérieur St Sixte

Un pèlerinage le mardi de Pâques se perpétue aujourd'hui encore en l'honneur du Pape Saint Sixte. Au son du galoubet et du tambourin, la procession démarre à l'église Saint Laurent, d'Eygalières,  pour se terminer à la chapelle Saint Sixte.

procession

L’on ne peut plus, malheureusement, visiter l’intérieur de toutes ces petites chapelles isolées, ou seulement aux heures des messes, car elles font souvent l’objet d’actes de vandalisme. Par contre on peut voir l'intérieur étonnant, de la chapelle Saint-Sixte, durant les journées du patrimoine.

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Du temps où un ermite y vivait en solitaire, des maraudeurs vinrent lui voler sa seule compagne, la cloche. Depuis, quand le fort mistral vient balayer la plaine, les vents soufflent silencieusement à travers le clocheton....

chapelle st Sixte3

Située dans un cadre naturel très agréable, au sommet d’un tertre rocheux planté de cyprès et d’amandiers, en fait une des images les plus véhiculées de la Provence "typique". La culture des amandiers fut, par ailleurs un temps, l’une des spécialités d’Eygalières. Elle est très souvent prise en photo, ou peinte par des artistes. Je n'ai pu résister, moi aussi, au plaisir d'immortaliser cette si jolie chapelle, sous la forme d’un joli poème, venant de notre amie Vette de Fonclare, que j'aime beaucoup : 

chapelle st Sixte6

La chapelle d’Eygalières :

Sur la roche pelée, aride et désolée
Naquit une chapelle : un appel au secours
Pour extirper le mal horrible qui rongeait
Les âmes et les coeurs, toute vie alentour.

La statue de saint Sixte trônait dans l’oratoire
Qu’on avait fait jaillir pour terrasser la mort.
La campagne était blanche et le mal était noir
Qui corrompait , brûlait et lacérait les corps.

Bien que tout ait changé, la chapelle immuable
Est restée bien ancrée au sommet du rocher.
Sa rude silhouette est pour toujours semblable
A celle qu’on voyait au temps du roy René.

On n’y prie plus le Saint car le temps est passé
Où des pierres sacrées attiraient les fidèles.
Un peu lasse et penchée, et même un peu ridée,
Sous son vieux porche usé c’est une vieille belle. 

La chapelle d'Eygalières

Poème  de Vette de Fonclare, illustré par un tableau de : Annie Rivière http://atelieriviere.canalblog.com/ Sur la roche pelée, aride et désolée Naquit une chapelle : un appel au secours Pour extirper le mal horrible qui rongeait Les âmes et les coeurs, toute vie alentour. La statue de saint Sixte trônait dans l'oratoire Qu'on avait fait jaillir pour terrasser la mort.

http://poemes-provence.fr

 

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23 juin 2017

Eygalières (village des Alpilles)

tour de l'horloge et vue panoramique

Accroché  à la roche calcaire, le village intemporel d’Eygalières, que je vous présente aujourd’hui, domine les vallées environnantes, avec en toile de fond, les champs d’oliviers, bordés par le Massif des Alpilles.

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On le voit de loin, perché au sommet d’une petite colline. En se rapprochant, on distingue les maisons qui s'étalent sur la colline face au panorama...Comment ne pas faire un petit arrêt pour revoir, avec plaisir, ce beau village ! Moins connu, et plus petit que Saint Rémy de Provence, Eygalière est un petit village paisible, typiquement provençal, niché au pied de sa petite colline.

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On peut laisser son véhicule en bas du village, à côté de l'église neuve Saint Laurent, construite en 1905, dans un style néoroman. 

église st laurent

De là, on suit la rue qui longe de belles demeures aux vieilles portes sculptées. 

vieille porte

Nous avons été séduits par ces anciennes maisons de pierres, fleuries, qui se tiennent en enfilade le long des petites rues tortueuses. 

vieille bâtisse

Ici, pas de tons pastels, les maisons sont à l'image même de la roche calcaire des Alpilles. 

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le vieux village d’Eygalières, avec les ruines de son château, ses ruelles tortueuses, bordées de maisons en pierres blanches, ses ceps de vignes et ses micocouliers, donnent une touche de perfection à ce décor provençal.

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On peut passer la journée à s'y promener, à admirer ses oratoires, fontaines et lavoirs ou se restaurer dans un des restaurants ou cafés.

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 Les vendredi matins, le village s'anime, encore plus, avec son grand marché provençal.

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En prenant la grand'rue du village, qui monte jusqu'en haut du vieux village,  nous arrivons aux ruines du château, et à l'esplanade du vieux donjon.

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Emergeant des ruines du château et du vieux village, se trouve la Chapelle des Pénitents de 1581 dont le clocher-mur est dépourvu de clocheElle servit de charnier lors de la grande peste de 1720. 

chapelle des pénitentsLa chapelle des Pénitents et son musée.

Aujourd'hui elle abrite le Musée d'Histoire Locale Maurice Pezet.

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Il présente quelques témoignages préhistoriques ainsi qu'une collection d'outils anciens qui servaient jadis aux paysans. Son clocheton est daté de 1743.

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DSC_4836Ossements de personnes, mortes durant la grande peste de 1720.

 

Un peu plus bas, l'ancienne église Saint-Laurent, en pierres appareillées avec un toit de lauzes, date du XIIe siècle. Remaniée au XVIIe, elle n'a rien perdu de son style roman. 

chapelle st laurent2

Son clocher fut détruit pendant la Révolution ; reconstruit, plus tard, il n'a jamais retrouvé sa cloche.

DSC_4801La chapelle St Laurent.

Au-dessus des ruines du château, nous pouvoir voir une statue de la Vierge Marie, qui a été placée là en 1893, en commémoration d'un miracle qui aurait eu lieu la même année. Elle semble toujours veiller sur le village.

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En haut du village, sur le sentier de la Calade, qui longe la chapelle,  nous admirons le superbe panorama sur la montagne de la Caume, les Alpilles, la Durance ...

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...et les toits du village.

chapelle st laurent3

Nous  découvrons les vestiges d'une ancienne église...

le clocheton de la chapelle des pénitents

...et une tour de l'horloge. 

tour de l'horloge et vue panoramique

Élevée en 1672, cette tour commémore le rachat par les Eygaliérois des droits seigneuriaux de leur territoire au duc de Guise. En 1660, le duc se trouvant pris en otage, somme les habitants d’Eygalières de l’aider à rassembler le montant de la rançon. 

tour de l'horloge1

Ces derniers lui demandèrent, en récompense, le rachat de ses droits. La tour est donc le symbole de l’indépendance du village vis-à-vis du seigneur.

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On peut voir aussi un moulin à vent, de 1711, en ruine.

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Le paysage des Alpilles, qui s’offre à nous est superbe !

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Le village fait face à de vastes champs d'oliviers, de vallons verdoyants et de vignes.

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Çà et là, nous pouvons voir, dans ce décor, digne des plus belles cartes postales de Provence, de superbes mas restaurés avec goût, (comme le mas de la Brune, voir photo ci-dessous). 

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Le mas de la Brune une demeure historique, construite en 1572, de style Renaissance, avec fenêtres à pilastres, tourelle en encorbellement, escalier à vis. Le parc a été labellisé jardin remarquable, avec son Jardin de l'Alchimiste, qui se décline en labyrinthe, jardin magique et jardin alchimique. Chaque mois de juillet se déroule ici le Festival de Musique d'Eygalières.

mas de la Brune

Plein de charme, Eygalières a su conserver son authenticité, sa notoriété n’est plus à faire ! 

 

 

22 juin 2017

Fontvieille (sur les pas d'Alphonse Daudet)

 

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Posé dans ce beau paysage provençal, des Alpilles, et perché sur sa hauteur, le moulin de Daudet, à Fontvieille, lance fièrement ses bras squelettiques vers le ciel bleu azur. 

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Sa visite nous reporte dans nos souvenirs d'enfance, en nous berçant  par le doux chant des cigales. Elle se déroule dans un cadre agréable, en plein décor de garrigue. 

Alpilles

Construit en 1814, le moulin de Daudet  est le plus récent des quatre moulins de Fontvieille. Il a broyé du blé pendant un siècle, puis s'est définitivement arrêté en 1915.

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Son propriétaire, le père Ribet, fut contraint d’en stopper l’activité : les réquisitions de blé, dues à la guerre, et les difficultés que posait l’entretien du mécanisme, eurent raison de cette industrie.

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Le blé était autrefois lavé à la Fontvieille, avant d’être acheminé vers les moulins, étendu sur l’aire de battage, et enfin déversé dans la trémie.

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C'est en rendant visite à son cousin, au château de Montauban, à Fontvieille, et en y passant ses vacances, durant 30 ans,  qu'Alphonse Daudet tomba amoureux de ce petit village de Provence,  loin de l’agitation parisienne. Ce sont les hommes, la nature  et les paysages qui lui inspirèrent ces célèbres "Lettres de mon moulin". Contrairement à l’idée reçue il n’a jamais été propriétaire du moulin.

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Voici un extrait des lettres de mon Moulin, d’Alphonse Daudet :

 

"Je me réserve la pièce du bas, une petite pièce blanchie à la chaux, basse et voûtée comme un réfectoire de couvent. C’est de là que je vous écris, ma porte grande ouverte, au bon soleil. Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi jusqu’au bas de la côte. À l’horizon, les Alpilles découpent leurs crêtes fines… Pas de bruit… À peine, de loin en loin, un son de fifre, un courlis dans les lavandes, un grelot de mules sur la route… Tout ce beau paysage provençal ne vit que par la lumière. Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre Paris bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin ! C’est si bien le coin que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des journaux, des fiacres, du brouillard ! " 

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En 1935, la Société des Amis du Moulin de Daudet décida de créer, dans une partie du moulin, un musée dédié à Alphonse Daudet,  où seraient rassemblés les œuvres et souvenirs du poète, et l’autre partie quant à elle, pour découvrir son fonctionnement.

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Le mécanisme permettant d’actionner les ailes, la toiture pivotante permettant de les orienter, les meules et divers objets de meunerie ont été conservés intacts. Daudet séjourna de nombreuses fois à Fontvieille, un lieu auquel il fût attaché.

DSC_4703Village de Fontvieille.

« Les Lettres de mon Moulin » résonnent en vous comme un souvenir d'enfance ? Replongez dans l'univers d'Alphonse Daudet, à Fontvieille, et partez à la découverte des lieux qui l'ont tant inspiré. En hommage à l'écrivain, un parcours culturel est aménagé entre le moulin et le village ; on passera par d'autres moulins à vent (Tissot-Avon, Ramet, et Sourdon, le plus ancien)...

DSC_4753Moulin Sourdon, entièrement rénové.

...puis devant le château de Montauban (début XIXe). 

Chateau-de-Montauban séjours de Daudet

Désormais propriété municipale, le château de Montauban, devenu le musée Alphonse Daudet,  abrite quelques trésors comme des manuscrits très rares, ou des notes personnelles de l’auteur de "Tartarin de Tarascon" et de "La chèvre de Monsieur Seguin". Il accueille, aussi, des manifestations culturelles, cultivant le souvenir de Daudet, mais également une exposition sur l'histoire de Fontvieille.

Chateau-de-MontaubanReconstitution d'Alphonse Daudet et Julia en compagnie de la famille Ambroy.

Du château, le circuit se poursuit jusqu'aux quartiers anciens de Fontvieille, dont certains troglodytiques, bâtis à l’emplacement d’anciennes carrières. Ce village fut longtemps un village de carriers.

DSC_4704Eglise de Fontvieille.

Fontvieille, porte de la Vallée-des-Baux, est une des perles du Massif des Alpilles. 

DSC_4710Fontaine et puits dans Fontvieille.

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L’histoire de ce village provençal remonte aux temps préhistoriques et n’a cessé de s’enrichir au fil des siècles.

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La colonisation romaine a laissé des traces importantes, sur le territoire de Fontvieille, qui était  rattaché à Arles, comme : le site de Barbegal. Au sud de Fontvieille, il abrite les vestiges de deux ponts aqueducs romains et d’une meunerie antique, comportant 16 moulins. 

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Cet ensemble est partiellement classé Monument Historique en 1937, et inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 1981. C’est un des rares ensembles industriels, romain, qui nous soit parvenu. 

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C'était la plus importante usine hydraulique romaine construite au IIIe s. Elle fut détruite au Ve s., lors des grandes invasions et définitivement abandonnée. L’un des aqueducs alimentait en eau la cité arlésienne, à partir de la chaîne des Alpilles, le second alimentait la meunerie. 

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En arrivant en face d’une grande saignée dans la roche, on s’aperçoit que les 16 moulins de Barbegal constituaient un important complexe romain, (IIe s.), de meunerie hydraulique. 

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Ce formidable réseau hydraulique fut complété, au siècle suivant, par une meunerie, qui a fonctionné jusqu’au IIIe s. Elle produisait environ 5 tonnes de farine, par jour, pour nourrir en eau et aussi en farine, la population des 12 000 personnes, de la cité romaine d’Arles. 

meunerieReconstitution de la meunerie hydraulique, antique.

De chaque côté, à l’extérieur, une série de 8 biefs, était construite, en dégradé, qui entrainaient 16 roues, avec un escalier monumental au centre. Une goulotte en bois conduisait l'eau, en avant de chaque roue, qui en tombant dans des augets, faisait tourner celle-ci.

meunerie2Vestiges de la meunerie.

A noter que des maquettes représentant l'ensemble hydraulique sont visibles au musée de l'Arles antique.

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Nous passons ensuite devant le beau château de Barbegal qui propose ses chambres d’hôtes. 

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 Avec sa splendide façade Renaissance, il dresse fièrement ses tours et domine un parc de 5 hectares.

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Y sont organisées des Réceptions privées ou professionnelles (pour des mariages, anniversaires, ou fêtes en famille).  Dans un lieu romantique  et un parc de 5 ha, planté d'essences rares, le château en impose !

chateau de Barbegal

Le ciel bleu et lumineux nous fera ressentir toute la beauté des couleurs, le charme de la Provence que Van Gogh a su immortaliser, pour toujours,  sur sa toile.

alpilles2

Le vieux village de Fontvieille, à cinq minutes d'Arles et des Baux-de-Provence, respire la sérénité et la douceur de vivre, si caractéristique du Sud de la France. A lui seul il résume tout le charme de la Provence, ses découvertes sont nombreuses !

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21 juin 2017

Apprécier les petites choses de la vie, cela s'apprend !

volcan Amiata

Quand j’étais petite, je rêvais grand. Je voulais voyager et partir découvrir le monde : Voir les pyramides, Athènes,  le Machu Pichu, Angkor au Cambodge,  New York…

Toscane2

Puis arrivée à l’adolescence, je m’imaginais être une aventurière, un peu comme mon père, qui a toujours voyagé, dans le monde entier, pour son travail. Et puis il y a eu les études et le travail, qui m’ont mise derrière un bureau, de 8h du matin à 18h du soir, ensuite, la construction d’une famille, élever et éduquer les enfants…

DSC_8176Le Gardon.

Mais, entre les rêves de jeunesse et leur réalisation, il y a souvent un abîme ! Qu’à cela ne tienne ! Je me suis quand même accrochée à mes envies, révisé mes ambitions à la baisse. Oui, je ne serai jamais la « grande aventurière » que j’espérais, mais je ne devais pas pour autant m’interdire de profiter des petits plaisirs de la vie.

DSC_7802Le Pont du Gard.

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Une chose m’a aidé, c’est d’écrire les petites choses qui m’ont fait plaisir, ou que j’ai vues, dans la journée ou dans la semaine…,  souvent des "pas grand-chose", comme  :

- visiter un beau village,

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- admirer un beau paysage,

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- faire une promenade avec mes chiens,

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- contempler de belles fleurs, au bord des chemins,

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 - faire une balade au grand air,

DSC_3369Balade au Mont Ventoux.

 - prendre en photo, des champs de coquelicots,

DSC_2182Photo prise sur le plateau de Valensole.

DSC_2232Mont Ventoux en fond de décor.

- s'extasier devans un vieil olivier, bi-centenaire,

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 - admirer des libellules, près de mon bassin,

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- regarder mes poissons rouges,

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- faire de la macro, d'un joli brin de lavande,

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- admirer un papillon colibri, dans mon massif de fleurs,

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 - regarder sa chatte se prélasser au soleil, 

Minette

 - contempler de beaux chevaux dans un champ,

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- suivre un vol de flamants roses, en Camargue,

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- contempler un bel arc en ciel,

arc en ciel

- s'extasier devant un beau coucher de soleil,

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- ou devant un beau plan d'eau,

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17Le Partage des Eaux à l'Isle sur sorgue.

…toutes ces choses, auxquelles on ne prête pas forcément attention mais, qui mises bout à bout, font que la journée ou la semaine ont été belles, malgré tout ! J’ai fait avec ce qu’il m’était possible d’acquérir et je l’ai apprécié.

 

DSC_2517Village en ruine de Celles, au lac du Salagou.

Au départ résignée, face aux autres qui voyagent, loin, dans de supers endroits, j’ai peu à peu découvert des pépites dans mes vacances, en France, ou les pays limitrophes.  

DSC_2479Le lac du Salagou près de Montpellier.

Bref, maintenant je me réjouis de découvrir la France ou même l’Italie, et apprécie mon petit coin de campagne, dans le Luberon.

DSC_2883Bonnieux dans le Luberon.

Certes, mes vacances feront toujours moins rêver par rapport aux amis ou à la famille, qui parlent de leurs vacances à l’autre bout du monde, mais pour moi, elles ont une valeur émotionnelle que nul voyage ne pourra remplacer.

DSC_4738Le moulin de Fontvieille.

Avec le temps, j’ai compris et appris qu’il n’y avait nul besoin de partir à des milliers de kilomètres, dans des destinations paradisiaques pour découvrir de belles choses et que souvent le vrai Bonheur est à portée de main !

20170618_151235Petite virée au Mont Ventoux.

Aujourd’hui, je voulais partager, avec vous, mes « petits bonheurs », dans l’espoir qu’ils vous rappelleront peut être quelque chose d’heureux, aussi... Toutes ces petites choses, simples, qui peuvent égayer notre quotidien et celui de nos proches.

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Je peux vous dire qu’apprécier les « petits rien », comme des petites fleurs insignifiantes, c’est possible, mais cela s’apprend…  

DSC_3308Fleurs minuscules poussant au Mont Ventoux.

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Que le temps passe trop vite, et la vie est trop courte, pour ne pas essayer d’en profiter et de l’apprécier au quotidien ! Il faut du temps, pour apprendre à lâcher prise, être réaliste, acquérir de la confiance en soi, être capable de s’interdire, de se dévaloriser, car on pense toujours que les autres font mieux, ou ont mieux que nous...

9Le Partage des Eaux à l'Isle sur la Sorgue.

...bref, trouver cette alchimie qui nous est propre, pour nous autoriser à voir, sous un bon angle, ce qui est sous nos yeux.

étang de Malagroy2

Je n’ai pas mis mes rêves de côté, mais la vie m’a appris, parfois de façon violente, que l’on peut trouver un peu de bonheur, dans chaque jour, et qu’il convient de chérir ces petits bouts de bonheur, au moins autant que les grands… 

DSC_8693Promenade en Camargue.

DSC_4740Le Moulin de Fontvieille

J’espère pouvoir montrer, qu’avec de petites choses simples, comme des fleurs, on peut tirer beaucoup de satisfactions et de bien être !

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Voilà c'est ma philosophie de vie. Je ne sais pas pour vous, de votre côté, êtes-vous arrivés à « apprécier ces petits riens ? » Comment avez-vous fait ? Avez-vous, aussi, eu du mal ou étais ce plus facile ? 

 

 

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Le Rocher de Roquebrune (une montagne sacrée !)

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Si vous êtes déjà passé par l'autoroute A8 qui rejoint la Côte d'Azur, vous avez sûrement remarqué la masse imposante d’un massif, qui ressemble à un film de Far West : plus connu sous le nom de Rocher de Roquebrune sur Argens. Comment ne pas tomber sous le charme de ce rocher, à la crête très dentelée, tout en verticalité d'un côté et en rondeur de l'autre !

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A travers une balade, qui nous réservera de belles surprises, je vous offre ma vision de cet étonnant rocher, de 4 km de long, pour 2 de large, rempli d’histoire et d'extraordinaires légendes. (que je vais vous raconter). Ces quelques photos, pour immortaliser ce lieu bucolique et plein de mystères !

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Après avoir dormi la nuit au pied de l’énorme rocher, nous partons au petit matin, pour arpenter les sentiers, à la découverte de l'énorme rocher, de sa flore et sa faune méditerranéennes. A ses pieds coule la jolie rivière de l’Argens, qui a, malheureusement, souvent tendance à déborder et à inonder  toute la vallée.

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Emergeant du massif des Maures et culminant à 373 m de hauteur, il est constitué  d’un amas de grés rouges, habillé d'un maquis, qui s'accroche aux anfractuosités. 

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C'est l'importante concentration d'oxyde de fer dans sa roche qui lui donne cet aspect rougeâtre, qui contraste avec la végétation méditerranéenne. Suivant la position du soleil et son rayonnement, les falaises peuvent se parer d’une couleur pourpre foncé, ou bien d’une ocre presque jaune, en passant par un rouge orangé.

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Son relief escarpé et accidenté est composé : de crêtes déchiquetées, de falaises abruptes, de plateaux parsemés de blocs rocheux, en équilibre, de failles profondes et de dalles rocheuses. La géologie du rocher, qu’on appelle l’arkose, est un conglomérat composé : de granit, de gneiss et de galets de rhyolite, roche issue d’une lave volcanique solidifiée.

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Le rocher abrite une grande variété d'espèces végétales : de chênes liège, de cistes, de peupliers, de pins parasols, des oliviers, de mimosas, de houx, de figuiers de Barbarie, de maquis...  

DSC_8915Figuiers de Barbarie, au 1er plan.

…et une grande variété d’espèces animales, habituées aux milieux humides, comme aux milieux secs : grands-ducs, tortues, lézards ocellés, grenouilles, serpents, sangliers...

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Le panorama sur 360°, en haut du rocher, est magnifique, vue sur : la vallée de l’Argens, Fréjus, les Maures, l'Estérel, et plus loin les Alpes... mais il faudra faire, avant, une bonne ascension !!!

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- Le rocher des "Deux Frères"L'érosion y a sculpté et creusé des grottes, agrandi les failles et modelé des colonnes en forme de champignons, comme les "Deux Frères" (cheminées de Fée).

DSC_8903Rocher des "Deux Frères".

- Le rocher de l'Ermite :  C'est plus haut, au niveau d'une sorte de petit col, que vit le célèbre ermite frère Antoine, dans des grottes troglodytes, jadis utilisées à cet effet. Agé de 92 ans, il vit dans une cavité du Rocher de Roquebrune-sur-Argens, depuis 1966.

ermite

Il a eu un coup de foudre  pour cette grotte somptueuse, dit-il. "J’avais 43 ans et j’étais habité par une certitude, celle qu’il existe un état de parfait contentement ici et qu'on nomme Royaume des Cieux",  a-t-il confié aux gens qui viennent à sa rencontre. En 2016, le vieil homme fêtera son demi-siècle de vie troglodytique. Prière de respecter son isolement et le calme des lieux.

ermite photo de VSDPhoto de l'article de VSD, n'ayant pas pu nous y rendre.

- Le rocher des "Trois Croix" : Au Moyen-Age, le Rocher de Roquebrune avait une valeur religieuse, c'était un lieu de pèlerinages. Selon la légende lorsque le Christ mourut sur la croix, (au Mont Golgotha, colline de Jérusalem), le rocher de Roquebrune, se déchira en trois failles qui symbolisaient les trois plaies ou les trois croix qui furent dressées sur son calvaire au jour de la crucifixion. Une pour Jésus de Nazareth et les deux autres pour des brigands. En souvenir de cette triple crucifixion, les habitants du secteur avaient voulu faire de même en dressant leurs propres trois croix sur ce sommet. Les trois croix d'origine ayant disparu, trois nouvelles croix, oeuvres du sculpteur Bernard Venet, y ont été érigées dans les années 1990. Ces croix de 5 m de haut, pèsent une tonne chacune, et sont un hommage à trois peintres : Le Greco, Grunewald et Giotto, qui s’étaient attachés à peindre, remarquablement, la «Crucifixion». Aujourd'hui, ces Trois Croix n'attirent plus les pèlerins, mais les randonneurs.

rocher des 3 croix

-La chapelle Notre Dame de la Roquette : Nous prenons, ensuite, une large piste qui arrive dans une vaste clairière, puis un chemin, à droite, qui s’enfonce dans les bois. On arrive à la chapelle Notre Dame de la Roquette et aux vestiges de l’ancien couvent. Cet ensemble ecclésiastique domine toujours la vallée de l'Argens, de son perchoir.

 

ruines couventVestiges de l'ancien couvent, avec son puits comblé.

La forêt primitive, avec ses arbres centenaires, aux alentours de la chapelle est magique. Les rochers énormes, creusés de trous et de failles, que l’on contourne, ajoutent à l’étrangeté du site !

forêt de la RoquetteOn se croirait dans une forêt tropicale, avec des lianes.

Ces gros blocs, tombés des hauteurs, sont souvent en équilibre précaire. Au milieu de ce décor mystérieux, chargé d’histoire et de légendes, il fait bon de se promener ! 

rochers

De cette magnifique verdure, émergent  les quatre pans d’un clocheton, et les murs ébréchés d’un monastère en ruines. C’est ici un très ancien lieu de pèlerinage, indifféremment dénommé Notre-Dame de la Roquette, ou du Spasme, ou des Sept Douleurs, ou bien encore Notre-Dame-des-Oeufs (peut-être parce qu'elle avait vocation à combattre l'infertilité). 

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La chapelle fut édifiée au XVIème siècle, sur un promontoire boisé, dominant la vallée de l’Argens.  En 1962, un incendie cause des dégâts sur la chapelle. La commune du Muy fait restaurer clocher et toit de l’abside. Mais les efforts sont vains. Dans les années 80, la chapelle va subir vols, dégradations et vandalisme. 

ND de la Roquette3

Depuis, bien que le site soit classé au Patrimoine, rien n’y fait, les pierres s’amoncellent au sol, d’années en années. Bien que le clocher soit encore debout et paré de ses tuiles, le toit de Notre Dame de Roquette s’est effondré et plus aucun pèlerinage ne vient lui redonner vie. Si la chapelle est bien endommagée, c'est bien l'espace naturel qui l'abrite que nous avons le plus apprécié de découvrir !

ND de la Roquette

- La chapelle Saint JeanNous nous dirigeons, ensuite, vers un autre endroit étrange et magique, qui nous mène vers la paroi rocheuse, (une gigantesque colonne), au pied d'un très vieux châtaigner foudroyer. Cette colonne marque l'entrée d'une gigantesque fissure de la falaise, encombrée de blocs suspendus et laissant le passage à une personne à la fois. Au dessus de nos têtes, à certains endroits, les rochers montent à plus de trente mètres de haut.

Saint Trou

Nous nous y faufilons pour atteindre les ruines de la chapelle Saint Jean.  Arriver dans cet endroit, retiré du monde, et y découvrir une chapelle troglodytique, est un spectacle  surprenant, presqu’envoûtant ! Elle daterait du début du XVIIe siècle, comme Notre-Dame de la Roquette. 

chapelle troglodyte St Jean

Cet étroit passage, d'environ deux cent mètres, s'élargit légèrement et finit en cul de sac au fond duquel à été aménagé la chapelle rupestre.

ND-Roquette

Dans la façade, un bel appareillage, plein-cintre, en pierres taillées, est noyé dans la maçonnerie de pierres plus grossières.

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Il devait correspondre à l’ancienne entrée de la chapelle dont les dimensions ont été réduites par la suite. Le haut de cette façade est délabré, le toit a disparu, mais à l’intérieur, l’arc de sa voûte maçonnée, tient encore le choc, pour combien de temps ?

chapelle st jean3L'intérieur de la chapelle troglodytique St Jean.

- La faille du Saint Trou : Quelques dizaines de mètres, à l’est de l’entrée du canyon, mais défendue par d’énormes blocs, qu’il faut contourner ou escalader, se trouve le Saint Trou, une des trois failles du rocher.

Saint Trou

Ces blocs forment de multiples cavités amusantes à parcourir.

rochers2

Par contre il nous faudra revenir avec une lampe de poche pour trouver la faille du Saint Trou, qui est une vrai curiosité, mais pas facile à aborder, en plus sans éclairage. Le couloir de moins d’un mètre de large et d’une quinzaine mètres de hauteur est obstrué au bout d’une trentaine de mètres par des pierres tombées des hauteurs.

fissure

Il faut monter quelques mètres en escalade pour trouver un passage étroit dans lequel il faut se faufiler avec peine. Attention : seules les personnes minces, agiles et ne souffrant pas de l'obscurité et de claustrophobie, sont aptes à  traverser la faille, tant elle est étroite, peu aisée, longue et sombre. Avis aux amateurs !

faille

- Une légende : dit qu'en ces lieux une belle jeune femme avait décidé de suivre une vie faite d'abstinence et de prières. Un jour, un noble qui chassait dans les parages fut attiré par sa beauté. Mais la demoiselle, devant ses avances, s'enfuit. Le noble se lança à sa poursuite. Arrivée devant une paroi et n'ayant aucune issue, elle supplia la sainte Vierge de lui venir en aide. Le rocher se déchira alors juste assez pour laisser passer la jeune fille qui échappa ainsi aux griffes de l'homme. C'est ainsi que de nos jours il est coutume de dire que seules les âmes vertueuses peuvent franchir le Saint Trou. 

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Les rochers de Roquebrune seraient-ils une montagne sacrée, dégageant une énergie impalpable pour ceux qui veulent s’ isoler, comme l'ermite, et méditer ? 

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Il ne faut surtout pas oublier que le site du Rocher de Roquebrune est classé et mérite qu'on le respecte, en évitant de couper les  fleurs et de laisser des déchets sur place, comme beaucoup le font. 

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- Des pépinières : Dans ce merveilleux site, au pied du rocher de Roquebrune sur argens, nous avons découvert de nombreuses et magnifiques pépinières. 

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Spécialisés dans les plantes Méditerranéenne, ici sont vendus aux professionnels et aux particuliers, une grande variété d’arbres ou d’arbustes. 

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Nous nous sommes attardés, un long moment, dans cet endroit bucolique où il fait bon rêvasser, aux milieux d'oliviers centenaires, de plantes méditerranéenne,  de toutes tailles, et de coquelicots, qui apportent une petite touche de couleur à ce décor de carte postale ! 

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Difficile d’imaginer les paysages du sud, sans ses champs d’oliviers ! 

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Arbre rustique et éternel, l’olivier, avec ses reflets vifs argent, fait partie du décor, mais aussi de la culture provençale. 

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Juste à côté, une forêt de bambous géants, dont les hautes branches montent avec grâce à plus de 15 mètres de haut. Nous avons l’impression d’être transportés dans une contrée lointaine d’Asie où le bambou est un arbre sacré.

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- Roquebrune sur Argens : Situé sur la rive droite de l'Argens, nous nous dirigeons vers le vieux village de Roquebrune, qui domine toute la plaine. C'est le trait d'union entre les Massifs des maures et de l'Estérel.

DSC_9011Le village de Roquebrune sur Argens au 1er plan et au fond le rocher de Roquebrune.

Cette cité est riche d'un patrimoine culturel et architectural, et offre à ses visiteurs des promenades agréables et enrichissantes. 

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On peut y voir la rue des Portiques, avec ses arcades et ses linteaux d'époque, et effectuer le parcours des 7 Fontaines qui vous mène au cœur du village, de placettes en petites ruelles. 

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On trouve deux chapelles romanes à Roquebrune sur Argens :

- La chapelle Saint Pierre : se trouve à l'extérieur du village, à la sortie sud, le long de la route menant à Saint Aygulf et aux Issambres.

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C’est l'un des plus anciens monuments religieux de la commune et de la région.

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Elle date du XIe siècle. Programmée à la destruction en 1789, puis en 1923, elle fut toutefois conservée pour plusieurs usages : bergerie, dépôt d'armes durant la guerre de 1939, et pressentie un temps pour être caserne de pompiers.

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 Extérieurement, sur la droite de l'entrée, se trouve une grande niche voûtée en arc brisé, incrustée verticalement dans la façade.  

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Il s'agit d'un enfeu, tombeau destiné à exposer les corps pendant les cérémonies funèbres.

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- la Chapelle Saint Roch : fut Construite probablement au tout début de l'art roman. Nous sommes restés en admiration devant cette petite chapelle, en pierres, à l'aspect sobre.

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Elle fut modifiée dans le courant du 12ème siècle par l'ajout de contreforts, destinés à supporter la voûte de pierre destinée à la protéger des incendies. 

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Initialement dédié à Saint-Victor de la Roquetaillade (car son fondement est en partie creusé dans le rocher), l'édifice fut rebaptisé "Saint Roch", au moment de l'épidémie de peste, qui sévit à Fréjus en 1480. 

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Ce saint, qui vécut au 15ème siècle, était invoqué à l'époque par les villageois,  les épargna de la maladie.

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Il est indéniable que le rocher de Roquebrune, avec ses formes découpées et étranges, sa  forêt, ses chapelles, le Saint-Trou et la grotte de l’ermite, forment un tout indissociable, digne d’une montagne sacrée ! 

Si vous vous décidez à prendre la route du sud, vers la Côte d'Azur, ou si vous avez déjà visité la région, n'hésitez pas nous mettre des commentaires et  à nous faire partager vos carnets de bord, photos et anecdotes de voyages. Merci et à bientôt.

 

 

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19 juin 2017

La Corniche d'Or

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Construite au début du XXe siècle, à l'initiative du Touring Club de France, la route de la Corniche d'Or, ou de l'Estérel, est une des plus belles routes de France, entre les roches rouges du massif de l'Estérel et le bleu de la Mer Méditerranée...

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La route serpente autour des collines boisées, parsemées de Chêne-liège, de pins d'Alep et d'Eucalyptus. 

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Traversant quelques charmantes stations balnéaires, et inaugurée en 1903, elle suit la ligne de chemin de fer.

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La route est toujours très fréquentée, malgré qu'elle soit étroite, entre Saint-Raphaël à Cannes.

DSC_9024La ville de St Raphaël et son port.

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 Le simple passage d'un autocar peut aujourd'hui générer, l'été, des embouteillages monstrueux !

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La route de la Corniche  était au début du 20 ème siècle la Nationale 7. Aujourd'hui, en empruntant la RN98 sinueuse, on traverse des villages et des lieux qui résonnent comme par enchantement.

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Nous assistons, tout le long du parcours, à de magnifiques points de vue,  dont les couleurs et la lumière changent à chaque heure de la journée.

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C'est le paradis des peintres, dont les palettes de couleurs bleues, vertes, rouges, sont d'une beauté à couper le souffle !

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Site classé mondialement , le Massif de l'Estérel nous dévoile des panoramas uniques. Les couleurs rouges sont partout présentes et se mêlent harmonieusement aux différents bleus du ciel et de la mer.

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La route surplombe des fonds marins d’une transparence incroyable avec des petites cryptes qui reçoivent de minuscules plages de sables. 

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Le circuit panoramique de la Corniche d'Or, long de 40 km et culminant par endroit à 60 mètres au-dessus de la mer, nous mène à la découverte de l'Ile d'Or.  

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C'est depuis le port du Poussaï, un des plus beaux petits ports de la côte, que les sentiers commencent, pour finir dans la baie d'Agay, en contournant le Cap Dramont et le sémaphore.

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C'est avec plaisir que nous avons retrouvé ce petit port où nous sommes allés plusieurs fois nous promener. 

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Ce petit port de pêche,  pittoresque, est bien abrité par les falaises de roches rouges, du Cap Dramont. Il bénéficie d'un emplacement magnifique et la balade sur ses quais, avec le massif de l'Estérel, en arrière-plan, est un moment inoubliable ! L'île d'Or, en fond de décor, veille sur son entrée. 

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Nous avions le choix, côté intérieur, dans la forêt, ou côté littoral en suivant le Sentier du Littoral. Nous avons choisi celui du littoral.

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suivant le sentier côtier, la vue était, tout simplement, à couper le souffle ! Le Cap Dramont, c'est une balade en pleine nature. 

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 Entre forêt, pins et rochers, on y trouve une flore magnifique, des fleurs colorées. Des paysages qui nous invitent à la méditation, au rêve et à l'évasion ! Jolies fleurs sauvages que j'ai pu prendre sur la côte de l'Estérel.

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A environ 200 mètres de la côte, nous apercevons l'île d'Or, où nous décidons d'aller faire une petite balade.  Une île aux allures dorées et rougeâtres, avec au beau milieu, une jolie tour de guet carrée et crénelée, de médiéval. Ce jour-là les rayons du soleil filtraient à travers les nuages, baignant l'horizon d'une lumière insaisissable !

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Cette île privée, de 200 m de long environ, est située à l'est de Saint-Raphaël, à la pointe du cap Dramont. L'Ile d'Or est un îlot rocheux, volcanique, de couleur rouge (porphyre), caractéristique du massif de l'Estérel. La mer, avec ses flux et reflux, les tempêtes, a façonné les galets gris, jusqu'à les rendre lisses, donnant un cachet spécial à cette plage bordée de pins.

DSC_9028La plage du Dramont et ses célèbres galets.

C'est en 1897 que l'État avait mis en vente aux enchères le rocher appelé l'île d'Or. Un particulier, Monsieur Sergent en avait fait l'acquisition pour 280 francs ! Au cours d'une partie de cartes, le rocher revint au docteur Auguste Lutaud qui entreprit au début du XXe siècle d'y édifier une tour sarrazine. Il s'autoproclama en 1913 Auguste Ier, roi de l'île d'Or. Elle a été le théâtre de réceptions fastueuses auxquelles assistait l'aristocratie de l'époque.

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En 1961, l'île fut vendue à Monsieur François Bureau, ancien officier de marine qui rénova la tour et l'habita jusqu'à son décès en 1994. L'Île appartient toujours à sa  famille et elle est devenue un site apprécié dans le cadre de la pratique de la plongée sous-marine. Etant donné qu'elle est privée, on ne peut y aborder. L'île a été immortalisée, par Hergé, dans son album "L'Ile noire".

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Le phare d'Agay, bâti sur la pointe des Baumettes, est une tour carrée de 16,25 mètres de hauteur. Il est automatisé et télécontrôlé par la station de Porquerolles. Il n'est ni gardé ni visitable. Une stèle y a été apposée en souvenir de Saint-Exupéry. En effet, le 31 juillet 1944, rejoignant son unité en Corse, il aurait survolé la demeure de son frère, le Comte d'Agay, située à proximité. Le phare serait alors le dernier édifice que le pilote aurait vu avant de disparaître aux commandes de son avion.

phare d'agayLe  phare d'Agay.

Au sommet du cap Dramont, s'élève le sémaphore construit en 1860 sur les ruines d'une tour de guet, datant de 1562. Il est encore utilisé pour la surveillance de la mer : ses guetteurs veillent sur la sécurité des navigateurs et ont un rôle actif dans la lutte contre la pollution.

sémaphoreLe sémaphore du Cap Dramont.

La plage du Dramont fut aussi l'un des principaux sites de débarquement de Provence. Elle a été choisie par les soldats de l'armée américaine, (batptisé opération Dragoon), parce qu'une plage de galets ne se mine pas et permet aux engins d'accoster plus facilement. Le 15 août 1944, sur la plage de galets, les soldats débarquèrent en moins de dix heures avec des chars et de l'artillerie lourde. Ils marchèrent, ensuite, vers Cannes et Nice qui venaient, quand à elles, de se libérer toutes seules, grâce à sa résistance.Résultat de recherche d'images pour "monument aux morts cap dramont"

Dans cet endroit, déjà grandiose, vient s'ajouter le monument aux morts, dressé en hommage aux soldats qui ont combattu. Le recueillement est de rigueur pour honorer le souvenir de ceux qui ne sont jamais revenus... 

barge de débarquementBarge de débarquement et au-dessus dans le lointain, le sémaphore.

En empruntant la Corniche d'Or,  nous avons découvert de nombreux autres petits paradis, dans lesquels s'adonner au farniente. Cette route, taillée dans la roche, et les superbes panoramas qui se succèdent, nous obligent à effectuer de nombreux arrêts sur le chemin. 

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Cet endroit que j'ai beaucoup apprécié, fait partie de la liste de mes favoris, sur la Côte d'Azur. C'est inlassablement que l'on peut contempler ce littoral de l'Estérel, exceptionnel, sans jamais sans lasser ! 

 

 

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Le Mont Ventoux

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Qui pourrait mieux décrire cette montagne aride, que Franck Petit, dans son livre intitulé « Envoûtant Ventoux » :

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« Le Mont Ventoux : un colosse de 1912 m. Aux premiers contreforts verts, faits de vigne, puis de forêts, succède ce paysage lunaire, sur lequel, telle une bougie, est posée une tour avec son antenne blanche et rouge, qui abrite un réseau de télécommunications et une station météo. Un mont chauve domine la Provence, et depuis lequel, par beau temps, on aperçoit la Méditerranée au sud, les grands sommets des Alpes au nord. »

DSC_3228Village de Bédouin avec le Mont Ventoux en fond de décor.

Avant de monter au sommet du Mont Ventoux, nous découvrons, à ses pieds des paysages aux multiples couleurs : dégradés de verts, pour une végétation variée, couleur lavande, mêlée à celle de l'or, pour les champs de blé…

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Pour découvrir le sommet aride, de cette montagne, où seuls les cailloux se dessinent,  nous prenons la célèbre route qui part de Bedoin, avec ses 21 km d’ascension, un pente moyenne de 7.5 % (12 % maximum à certains endroits) et 1600 m de dénivelé. Retour, en boucle, par la route qui redescend sur Malaucène.

 

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Nous traversons une belle forêt touffue, de pins et cédres de l'Atlas.

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Un peu plus haut nous nous arrêtons à la fontaine de La Grave, l’arrêt est tout trouvé pour prendre quelques photos du paysage qui se dévoile devant nous. Après la fontaine, la pente sur les six derniers kilomètres, est  bien plus raide.

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Nous trouvons, sur notre route, dans la montée, à 9 %, le chalet Reynard qui n'est qu'à 6 km du point culminant, les plus spectaculaires. C'est un ancien refuge reconverti en restaurant au pied d'une station de sports d'hiver, du mont Ventoux, à 1 417 mètres d'altitude.

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Bien connu des sportifs, en particulier des cyclistes, l’ascension du Mont Ventoux est un véritablement un challenge, et régulièrement une des étapes clefs du Tour de France.

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La face sud, depuis Bédoin, est quant à elle à réserver aux pros, tant l'ascension est rapide, étroite et peu ombragée. Une terrible montée, digne d'être comparée avec les plus beaux cols de France. 

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Dans la montée, nous croisons de nombreux cyclistes, silhouettes colorées, élancées sur des machines rutilantes. 

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Ils avalent, avec ténacité, les derniers kilomètres qui mènent au sommet du Ventoux, ce Géant mythique, silencieux et imposant.

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L’ascension du Mont-Ventoux, est un parcours idéal pour les cyclistes, en quête de défis sportifs.

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Juste avant d’arriver au sommet, nous nous rendons devant la stèle à la mémoire de Tom Simpson, prise d’assaut par les photographes.  

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DSC_3309Tombe d'un inconnu, à flanc de falaise !

Nous passons par le col des Tempêtes, à 1841 m, qui  se situe sur les pentes du Géant de Provence, très exactement à environ 1 kilomètre du sommet du Mont Ventoux.

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A l’approche du sommet, il faut redoubler de prudence car de nombreux piétons descendent, des cyclistes, perclus de crampes, poussent leur monture, d’autres descendent à vive allure. Donc, prudence, prudence.

DSC_3325La vue du haut du Mont Ventoux.

Par chance, nous trouvons à nous garer sur le bas-côté, à côté d'anciennes voitures décapotables.

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Après un grand virage à droite, nous voilà au pied de la grande antenne rouge et blanche, que tout le monde connaît pour l’avoir vue de près, ou de loin, et sur de nombreuses photos.

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Cette grande tour carrée est la station hertzienne, du Vaucluse. Elle est principalement utilisée pour la télévision, ainsi que pour les communications de l’armée de l’air. Née il y a 35 ans, la station a subi les dommages du temps et des conditions climatiques, notamment des vents extrêmes. Rénovée en 2006, durant 4 mois, elle a retrouvé, maintenant, toute sa superbe !

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Il est très souvent difficile de se frayer un chemin, tellement cette petite place est encombrée de cyclistes, de piétons, de marchands ambulants …

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En cette belle journée de juin, il ne faisait même pas froid (20°), et il n’y avait pas de vent, c’est si rare, qu’il faut le souligner, quand même !

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Les nombreuses fois où nous y sommes allés, nous ne pouvions même pas descendre de la voiture, tellement le vent soufflait fort, avec des températures glaciales, même en plein été ! Faites attention à la météo et au vent, s'il souffle fort en bas, ce sera encore pire au sommet. Il peut atteindre des pointes de 250 km à l'heure.

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De nombreux cyclistes se fond prendre en photo sous le panneau, qui indique Ventoux 1912.

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Regardant vers les Alpes au nord et vers la Méditerranée au sud, le panorama qui s'offre à nous, en haut du Ventoux, est véritablement exceptionnel ! Par temps clair, on découvre un des plus vastes panoramas d'Europe. Sur le versant sud, derrière le plateau d'Albion et la montagne de Lure, le mont Viso balise la frontière italienne. Plus au sud, les gorges de la Nesques, le Luberon, la montagne Sainte-Victoire et l'étang de Berre jusqu'à la Méditerranée. 

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Le versant nord ouvre un panorama, qui part du sud pour aboutir aux grands sommets alpins, découvrant au passage : la vallée du Rhône, les massifs des Cévennes et le Mont Aigoual avant d'atteindre les grandes montagnes autour du Mont Blanc.

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La grosse boule, implantée en 1995, sur l'arête occidentale du Mont Ventoux, est le Radôme. Il est sous la responsabilité de la direction générale de l’aviation civile. 

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Il protège un radar, lequel assure, avec une vingtaine d’autres stations décimées sur le territoire français, la sécurité de notre espace aérien. 

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Au sommet du Ventoux, une petite chapelle, en contrebas, attire notre attention. Son vocable est dû à la relique de la Vraie Croix qu'elle abritait.

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Des pèlerinages y avaient lieu pour vénérer la Vraie Croix et se protéger de la peste tous les 14 septembre, jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. 

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De nos jours, une messe est encore célébrée à cette date. D’architecture simple, telle une bergerie d’altitude, elle est en pierre, couverte de dalles. Le 23 juin, un grand feu est allumé, c'est le signal pour que tous les feux de la vallée soient allumés en même temps en signe de paix et d’amitié.

DSC_3376Offrandes à l'intérieur de la chapelle Sainte Croix. 

Son relief contrasté génère une mosaïque de microclimats et la faune et la flore sont d'une étonnante richesse, ce qui lui a valu d'être classé "Réserve de Biosphère" par l'U.N.E.S.C.O. 

plantes

 Les plantes suivantes sont celles que j'ai prises en photo dans les rocailles, au Mont Ventoux.

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Il existe 368 réserves dans le monde. Sur les dix réserves françaises, deux : le Mont Ventoux et le Lubéron, sont dans le Vaucluse. 

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Côté faune : oiseaux, rapaces, cerfs, chevreuils, chamois, mouflons, sangliers et… loups peuvent être observés par les passionnés. Le tout à quelques kilomètres d'Avignon !

chamois

Nous reprenons, en descendant, la route de Malaucène. Nous faisons une courte halte devant la petite station du Mont Serein. 

DSC_3386Station du Mont Serein.

 Un peu plus bas, un merveilleux panorama s'offre à nous, sur les Baronnies et au fond les Alpes.

DSC_3397Beau belvédère dans la descente.

Pour conclure : La vue là-haut est magnifique et pouvoir y rester un peu, contempler le paysage ou prendre un verre à la terrasse du Vendrau, voilà une excursion réussie. Détaché de la chaîne alpine comme une sentinelle avancée, le Mont Ventoux est, dans son environnement, un élément incontournable, à voir absolument ! 

 

 

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17 juin 2017

Eze (Un Jardin d'Eden)

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Si vous êtes de passage sur la Côte d’Azur, il y a un lieu incontournable à visiter : c’est le village d’Eze,  et son jardin exotique, situé sur les hauteurs de la Presqu’ile de Saint Jean Cap Ferrat, entre Nice et Monaco.

DSC_9185Le village d'Ezé.

Pour y arriver, nous sommes passés par la moyenne corniche (N7). Suivant si l’on prend la grande, la moyenne ou la basse, chaque corniche a sa personnalité.

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On y admire des panoramas différents et l'ambiance diffère selon le moment de la journée, la lumière, le matin, le soir.

 

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Perso je préfère la moyenne, qui est un bon compromis des trois.

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Tout au long du parcours, c’est une végétation luxuriante de : bananiers, dattiers, caroubiers, orangers et citroniers, qui  témoigne du climat fort agréable, régnant ici la plupart de l'année.

DSC_9175Jardin magnifique d'une grande propriété.

Perché, en nid d'aigle, au sommet d'une imposante et superbe falaise, nous apercevons, de loin, le village perché d’Eze et son église couleur ocre. 

DSC_9184Le village d'Eze.

Comment ne pas être ébahis en découvrant la vue superbe, sur la Méditerranée, et ce petit village de charme, coincé entre la mer et les étoiles. 

DSC03346Le village d'Eze, en contrebas, vu du jardin exotique, au loin St Jean Cap Ferrat.

Nous commencerons par visiter le jardin exotique d’Eze. 

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Dans cet endroit fantastique, un peu moins fréquenté, que le village, nous en prenons plein les yeux !

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C’est l’un des panoramas les plus exceptionnels de la Riviera.

DSC03350Vue au loin sur St Jean Cap Ferrat.

 Le regard porte jusqu’aux monts de l’Esterel et au golfe de Saint-Tropez. 

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 Le jardin exotique d’Eze est aménagé sur l’emplacement d’une ancienne forteresse médiévale, à 429 mètres au-dessus de la Méditerranée. 

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Les ruines au sommet du jardin nous rappellent que l’histoire du château est intimement liée à celle du village. 

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Le jardin exotique abrite, dans sa partie sud, plusieurs dizaines d’espèces de plantes succulentes, de xérophytes venues de tous les continents.

DSC03321Qui s'y frotte, s'y pique...

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Il a fallu mettre des plantes, adaptées à la sécheresse : des cactus, des agaves, des aloès…

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La partie nord accueille des plantes méditerranéennes ou de régions humides avec des grottes et une cascade.

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Un parcours artistique, riche de 14 statues, nous incite à la flânerie et à nous  imprégner de l’histoire des lieux.

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Ces statues apportent une note de poésie, et de charme, à ce jardin exotique, extraordinaire !

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Histoire : Après la seconde guerre mondiale des dizaines d’hommes transportent sur leur dos des sacs remplis de terre et de moellons vers les ruines du château où subsistent toujours quelques pans de murs. C’est là qu’André Gianton, le maire de l’époque, avec le concours de Jean Gastaud, père du Jardin exotique de Monaco, a décidé de créer un jardin exotique. 

DSC03328Vue sur l'église du jardin exotique.

Outre les nombreuses plantes grasses et méditerranéennes, les collections de cactus, la vue sur la grande bleue est fabuleuse. 

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On resterait, des heures, à admirer ce panorama.

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 En plus, le jardin exotique d’Eze a reçu le prix spécial régional du fleurissement et le label jardin remarquable.

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Découvrir les sentiers sauvages, de ce lieu mythique, sous un soleil éclatant, est l'un des meilleurs moments que nous avons passés durant nos vacances de printemps. Une visite que je vous conseille fortement !

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Tarif du 1 mars au 30 novembre : 6 euros ; Tarif groupe et étudiant : 2.50 euros ; Enfant de - de 12 ans : Gratuit.

 

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Pour rejoindre l'entrée du village médiéval, à flanc de colline, nous marchons le long d'un petit chemin de pierre, savamment décoré, et poli par le temps.

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La porte du village franchie vous découvrirez un petit village provençal, généreusement fleuri et offrant de superbes panoramas sur la mer et la côte. 

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Ce petit village perché domine la mer et a un charme fou avec ses étroites ruelles pavées, ses nombreux passages voutés...

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...maisons de pierres superbement restaurées, placettes ombragées, ses fontaines anciennes rafraîchissantes…

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Ces superbes rues pavées où les bougainvillées, rivalisent de beauté, sont à mille lieues du luxe et des paillettes de Cannes ou Saint-Tropez.

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Les amateurs de shopping s'en donneront à cœur joie dans les nombreuses parfumeries et galeries d’art de ce petit village. Certaines boutiques d’artisanat ressemblent à des petites cavernes creusées dans la roche.

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Nous allons d'émerveillements en émerveillements, tel un décor de théâtre. Au détour d'une ruelle , nous découvrons le château, de la Chèvre d'Or, suspendu aux pentes escarpées de la Riviera française.

DSC03367Le château de la Chèvre d'Or.

Il offre un point de vue éblouissant sur la Méditerranée.

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Ce somptueux palace, romantique, a été bâti sur les parois rocheuses du village médiéval. 

DSC03370Entrée du château de la Chèvre d'Or et son puit.

L’atmosphère de l’hôtel marie élégamment luxe moderne et charme moyenâgeux. Il dispose de 38 chambres et suites. Certaines disposent d’une vue sur le village, d’autres sur les jardins et la mer.

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Au niveau d'un belvédère, nous avons une superbe vue sur les jardins paysagers du Château de la Chèvre d'Or.

DSC03374Jardins de l'hôtel la Chèvre d'Or.

 

Légende : Selon les dirigeants du Château de La Chèvre d’Or, l'hôtel doit son nom à sa première propriétaire. Fermière de son état, elle élevait des chèvres dont elle vendait le lait au marché de Nice chaque semaine. Et chaque semaine, elle cachait le produit de ses ventes, des pièces en or, derrière les pierres d'un mur. 

DSC03371Jardins de l'hôtel la Chèvre d'Or.

Lors de la rénovation des lieux, on découvrit son trésor endormi là depuis des années et l'on donna à l'établissement un nom rappelant l'origine du trésor afin que chacun s'en souvienne.

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Construite sur les bases d’une église du XIIe siècle, l’église d’Ezé, de style néo-classique, du XVIIIe siècle, est dédiée à Notre-Dame de l’Assomption.

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La façade ocre, flanquée d'un clocher carré, de deux niveaux, est de style néoclassique, percée d'un oeil de boeuf, avecdes pilastres grecs, corinthiens. 

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Le clocher, édifié au XIXe siècle, carré, à deux étages, a été plusieurs fois frappé par la foudre qui a fait disparaître la coupole d’origine.

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A l’intérieur, on retrouve la disposition, à nef unique, rythmée par des chapelles latérales, séparée du chœur par un arc triomphal caractéristique de l’art baroque. Vraies et fausses fenêtres, vraie et fausse chaire, se répondent dans des jeux de trompe-l’œil, typiques de l’art baroque.  

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Mieux vaut aller hors saison, à Eze, car en été, le village est vite envahi par le flot des touristes. Forcément, c’est un des lieux les plus prisés de la région et à juste titre !

 

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Ce haut lieu touristique est l'un des villages les plus pittoresques du département et fait partie des must à visiter, un véritable paysage de carte postale ! 

Suite : la Côte de l'Esterel.

 

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16 juin 2017

Monaco (le Jardin Exotique)

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Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter aujourd'hui quelques photos du célèbre Jardin Exotique de Monaco. Bien sûr, cela ne remplacera pas le frisson de la découverte de ces cactus grandeur nature.

DSC03165-2Un beau groupe d'Aloe en pleine floraison.

Pour ceux qui n'ont pas encore visité ce lieu magique, qu'il faut avoir vu au moins une fois, dans sa vie de cactophile, j'espère que ces quelques clichés vous donneront l'envie de faire le voyage.

DSC03227-2A droite de la photo, un groupe de cierges, s'élançant dans le ciel.

Dès l’entrée, le ton est donné : nous en prenons plein la vue ! Un décor de rêve, vertigineux, sur fond azur, qui s’étend sur toute la Riviera, jusqu’à l’Italie et offre un écrin spectaculaire à cette collection de végétaux unique.

DSC03096-2Le port de Monaco et la vieille ville.

A l'entrée du Jardin exotique, nous sommes accueillis par un arbre étrange, au tronc renflé : un ChorisiaIl a plus la physionomie d’un arbre que d’un cactus. Un petit arbre succulent hérissé de puissants aiguillons et renflé à la base pour constituer ses réserves. Il est originaire d’Argentine, où on lui a donné le surnom de «Palo borracho» (le poteau ivrogne), à cause de ses tiges partant dans tous les sens. Il est à feuilles caduques et sa magnifique floraison blanche arrive en décembre, comme un cadeau de Noël. Nous l'avons photographié en avril, les feuilles n'avaient pas encore poussé.

DSC03149-2A l'entrée un Chorisia.

Le Jardin exotique de Monaco, est en quelque sorte l'emblème de la principauté monégasque. Situé à flancs de falaise il offre une vue exceptionnel sur le Rocher, la vieille ville, et l'immanquable Palais Princier. 

palais princierLe Palais Princier.

Entièrement consacré à une profusion de plantes grasses, dites « succulentes », le Jardin Exotique de Monaco, à flanc de montagne, nous emmène dans des contrées lointaines : Sud-Ouest des États-Unis, Mexique, Amérique Centrale et du Sud, Afrique du Sud et Orientale.

DSC03150-2Monaco vu du jardin exotique.

Conçu par l'ingénieur monégasque Louis Notari, sur les vœux du prince Louis II, ce jardin, qui s'apparente à une gigantesque rocaille, idéalement exposée, a été ouvert au public en 1931,  et officiellement inauguré  en 1933.

DSC03158-2Terrasse panoramique.

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Ses collections, parmi les plus riches du monde, exhibent des cactus et plantes grasses du monde entier, de toutes les formes et couleurs avec des spécimens dont la taille dépasse l'entendement !

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D'une superficie développée d'environ 15 ha, le Jardin Exotique abrite un millier de cactus et d'autres espèces succulentes, aux tiges ou aux feuilles hypertrophiées emmagasinant des réserves d'eau. 

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On en trouve de toutes sortes : des immenses, comme dans les plaines du Far Ouest, des ronds et dodus, certains ressemblent à des pierres, d'autres à des serpents, certains sont duveteux, d'autres ont des piques ou des feuilles comme des poignards... Impressionnant à voir !

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Au printemps, quand tout pousse et fleurit, c'est une explosion de couleurs ! 

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Une végétation, étonnante, qui s'est merveilleusement adaptée à notre climat. On est tout de suite frappé par le contraste entre l'aspect très minéral du jardin et l'exubérance des cactus. 

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Les allées dallées séparent différents massifs et rocailles, plantés de : cierges, Yucca, Echinocactus, NolinaEcheveria, (pour les connaisseurs).

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Originaires des principales régions semi-arides du globe, ces végétaux avec leurs formes extravagantes, sont des plantes à part entière, produisant régulièrement des fleurs afin de se reproduire. Les périodes principales de floraisons sont :

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- L'hiver (janvier-février) pour les succulentes sud-africaines comme les Aloes et les Crassula. 

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Des Aloes en pleine floraison.

Les Aloes arborescents, que nous rencontrons, sont en pleine floraison. Ils sont reconnus pour leurs propriétés quasi miraculeuses.

DSC03167-2Aloe Vera.

- Le printemps et l'été pour les cactus, famille endémique du Continent américain. Ils constituent la famille la plus représentative de cet ensemble. Elle se singularise par l'absence de feuilles remplacées par des épines. 

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Lors de nobre balade nous trouvons d'imposants "Coussins de Belle Mère", (c'est leur nom),  qui ont pris des proportions absolument uniques en Europe !

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Agés de plus de 130 ans, ils sont constitués d'une demi-douzaine d'énormes têtes, de près d'un mètre de diamètre, sur lesquelles poussent de nombreux rejetons plus petits (qui ont déjà 25 à 40 ans) et qui commencent tout juste à fleurir. Ils n’existent malheureusement pratiquement plus dans leur milieu naturel victimes d’années de pillage.

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A côté, des cactus, appelés "Epine du Christ », remarquables par la grandeur de ses feuilles et de ses fleurs. La floraison dure pratiquement toute l'année, dans les excellentes conditions de culture du Jardin.

DSC03236-2Cactus Epine du Christ.

Des cactus colonnaires, verts, à nombreuses côtes et fines épines dorées, que l'on retrouve souvent dans nos jardineries.

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DSC03162-2Cactus colonnaires.

Plus loin, des agaves de tailles imposantes dont le fameux Agave Ferox, aux aiguillons acérés, nous accompagnent vers un belvédère, offrant une vue imprenable sur le Rocher de Monaco et son célèbre Palais.

Agave_feroxAgave Ferox.

Les sujets gigantesques, qui jalonnent les allées du Jardin Exotique, témoignent de l'ancienneté de la collection.

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En descendant le chemin, vers la Grotte de l’Observatoire, on ne peut que s’émerveiller face à la dimension de certains cactées, parfois centenaires. 

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Le chemin se fait plus étroit dans la descente. De parts et d’autres, des cactus colonnaires centenaires se balancent au grés du vent.  De la roche blanche émergent des touffes de végétaux, tous plus rares les uns que les autres. Devant tant de variétés, nous ne savons plus où poser les yeux !

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Le jardin offre une belle ballade, au gré des chemins sinueux, des petits ponts, des fontaines, des escaliers... Les rampes des passerelles sont en béton, mais elles imitent remarquablement bien le bois fossilisé.  

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Dans cet univers minéral, un bassin où nagent gracieusement des carpes koïs, nous invite à un repos contemplateur, bien mérité. 

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Ce jardin, très bien entretenu, permet de voir des cactus et autres plantes grasses, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Chaque petit coin recèle son lot de surprise.

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C'est un véritable lieu de détente, une endroit romantique, où vous vous sentirez vraiment au calme ! Des coins à l'ombre et des bancs permettent de souffler et d'admirer le paysage. Un petite pause pour nous préparer au spectacle inattendu, qui marquera le bout du cheminement : la grotte de l’Observatoire. 

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- "La grotte de l'Observatoire" : À la base de la falaise du jardin, est ouverte au public depuis 1950, une magnifique grotte.

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 La féérie se poursuit, maintenant, dans le monde souterrain, avec la verticalité des stalagmites et stalactites qui ornent les parois de la salle principale, judicieusement mises en lumières. 

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La grotte s'ouvre dans une cavité naturelle souterraine, dans laquelle la roche calcaire, creusée par l'eau il y a des millénaires, est parsemée de cavernes. Elles sont ornées d'une grande variété de concrétions : stalactites, stalagmites, draperies ou colonnes.

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La cavité s'enfonce pratiquement jusqu'au niveau de la mer, elle est parcourue régulièrement par des spéléologues locaux. Des traces d'habitat humain préhistorique y ont été trouvées.

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Attention parcours un peu sportif, il y a pas mal de marches, il faut descendre 300 marches, et autant à remonter, souvent glissantes ! Pour les amateurs de stalactite et stalagmite, le coup d'œil vaut le déplacement !

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- Le musée d'anthropologie préhistoriqueFondé par le Prince Albert Ier en 1902, le premier Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco se situait à Monaco-Ville. Une cinquantaine d’années plus tard, il sera transféré en plein cœur du Jardin exotique, à quelques mètres de la grotte de l’Observatoire. 

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Ce nouveau bâtiment est inauguré le 20 novembre 1960 par le Prince Rainier III. Le musée conserve les vestiges des premiers habitants de la Principauté ; certains datent de centaines de milliers d’années ! 

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La salle Albert 1er, au travers des objets exposés et des films associés, illustre les origines de Monaco et de la région proche : animaux et outils préhistoriques, sépultures originales.

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 Le squelette d'un mammouth laineux, est l'attraction phare, du musée.

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Pour conclure : Le Jardin Exotique de Monaco, véritable jardin d'Eden, a su rester unique en son genre depuis son ouverture au public, en rassemblant en plein air, dans un cadre prestigieux, une grande variété de plantes. 

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Une jolie visite du jardin exotique, sur les hauteurs de Monaco, qui se termine en apothéose avec le musée d'anthropologie et la descente dans la grotte  (pour un prix unique, de l'ensemble : 7.50 €) .  

DSC03095-2Vue sur Monaco, du jardin exotique.

Ce Jardin est l'une des attractions touristiques les plus fréquentées de la Principauté.  On ne peut que se réjouir de trouver une telle richesse et diversité, dans un cadre aussi urbanisé que la Principauté de Monaco. 

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C'est en quelque sorte, un "Paradis Vert", dans une ville au rythme effréné. Juste magique ! 

 

 

 

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15 juin 2017

Menton

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Après notre périple, en mai, en Italie, retour en France, et passage obligé dans la belle ville de Menton, placée juste à la frontière italienne. C'est une sorte d'amphithéâtre, tapissé de maisons multicolores.

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Du fait de son architecture urbaine particulière, bâtie en à pic d’une montagne et plongeant littéralement dans les eaux turquoises de la Méditerranée, Menton offre, aux amateurs de photographie, des prises de vue étonnantes.

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Nous avons eu de la chance d'y arriver à la tombée de la nuit, car la journée les places sont très rares, encore en plus en camping car, où tous les parkings nous sont interdits.

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La splendeur, de cette ville, se manifeste encore plus au soir, lorsque tout le remarquable patrimoine architectural de la ville, est magnifiquement illuminé. Les Portes Saint Julien et Saint Antoine, ouvrent sur la ville Moyenâgeuse, semblable à un amphithéâtre.

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Pour accéder au parvis Saint-Michel, nous prenons, depuis la rue Longue, « les Rampes », en calade. C'est un des hauts lieux de Menton, qui nous réserve de belles perspectives. 

DSC_9231Rampes, montant au parvis des 2 églises.

DSC_9234Fontaine dans la montée d'escaliers, montant au parvis.

DSC_2007Rampes, montant au parvis des 2 églises.

Arrivés en haut, après de nombreux escaliers, nous voici projetés devant le parvis Saint Michel : un véritable décor d'opéra en plein air ! 

Parvis St Michel

Nous sommes plongés directement dans le style baroque, devant nos yeux, un ensemble remarquable ! En haut, sur le parvis, deux églises rapprochées l'une de l'autre :

DSC_2008Rampes, montant au parvis des 2 églises.

- la Basilique Saint-Michel (de 1640) d'abord, la plus vaste, avec son campanile, aux tuiles vernissées, qui était destiné à appeler les fidèles à la prière...

DSC_2009La Basilique Saint-Michel.

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- puis, quelques marches plus haut, la petite chapelle de l'Immaculée-Conception (ou des Pénitents Blancs).

DSC_9253La chapelle de l'Immaculée-Conception.

Les deux sanctuaires arborent, chacun avec fierté, leur clocher couronné d'un lanternon.

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Sur le parvis, ainsi que dans les escaliers, nous admirons l'admirable pavement. Il est constitué d’une mosaïque de galets blancs et gris, choisis pour leur forme, dessinant des motifs, aux armes d'Honoré III Grimaldi. Chaque été, un prestigieux festival de musique, fréquenté par les plus grands solistes, est organisé.

Parvis St Michel2Le parvis et son beau pavement de galets. 

Sur le parvis, nous pouvons admirer la belle perspective, sur le port de Menton.

DSC_9240Perspective sur le port, depuis le parvis, à la tombée de la nuit.

Après être restés quelques temps à admirer cette place magnifique, aux deux églises, nous découvrons, ensuite, les rues étroites, de Menton. Un peu effrayant, au soir, quand on se retrouve, seul, dans ces ruelles obscures et désertes.

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C'est un véritable labyrinthe de maisons colorées, qui dévalent du château, jusqu’à la mer, et le vieux port.

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Derrière les façades ocres, les passages voûtés, les ruelles étroites, qui tombent en cascade vers la mer et les placettes fraîches : bât le cœur historique, de la cité.

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Les maisons multicolores, aux façades très resserrées, et aux persiennes tamisant la lumière, préservent l’intimité des habitants, ainsi que des assauts du soleil. 

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Elles ont été construites sur les différents niveaux de la colline, dans le sens de la verticalité.

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En haut, le château des seigneurs domine le site. Il représente la défense et la protection avec ses remparts, ses tours et sa forteresse. On y trouve, aussi, le cimetière du Vieux-Château, dernière villégiature d’aristocrates russes et britanniques. Il offre un point de vue sublime, sur la ville, la mer, l’Italie et les montagnes.

- Le long des avenues de la "ville nouvelle", qui s’est étendue vers l’ouest au fil des années, des rangées de bigaradiers bordent les palaces de la Belle Époque. Des architectes de talent y ont laissé leur empreinte.

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 Jardins et ronds-points fleuris, ponctuent la promenade, jusqu’au centre-ville animé où se concentrent boutiques et restaurants.

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Ici, il faut marcher le nez en l’air pour découvrir les frises qui ornent le haut des façades.

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La Fontaine de la place des Logettes : qui a été construite en 1779, à l’occasion de la première amenée d’eau à Menton, primitivement placée près de la porte Saint Antoine, a été transférée à son emplacement actuel en 1854.

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- Le Bastion, fortin du XVIIème siècle, inséré dans la jeté du port, fut bâti pour défendre la ville. Jean Cocteau le restaura et le décora pour abriter ses oeuvres. 

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la ville de Menton, non loin de Nice et Monaco, connaît un microclimat tout à fait particulier qui lui a offert la possibilité d’axer son économie sur la culture du citron. Ce qui lui a logiquement valu son surnom de « ville du citron ».

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Elle organise d’ailleurs depuis 75 ans la Fête du Citron au mois de février, manifestation émaillée d’expositions de constructions en agrumes, de corsos diurnes et nocturnes, de bals, concerts, d’un carnaval mais aussi de jardins de lumière agrémentés d’animations en tout genre…

Fête du citron

- Histoire : Bien qu'occupé depuis des siècles, le littoral mentonnais fut abandonné à la chute de l'Empire romain pour n'être réinvesti qu'au 10e siècle. Pendant longtemps quelques mouillages de fortunes suffirent aux besoins des pêcheurs. La petite cité construite sur un promontoire rocheux appartient jusqu’en 1346 à la famille génoise des Vento, puis aux Grimaldi, seigneurs et princes de Monaco.

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Jusqu'au 19e siècle, aucun port digne de ce nom ne permettait de recevoir des bateaux à Menton. Tout change en 1869 avec la construction d'un port adapté au nouvel essor de la ville. Traditionnellement liée à la culture des agrumes, les fameux citrons de Menton, le développement du chemin de fer, à la fin du 19e siècle, réoriente son économie vers le tourisme hivernal.

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Russes, Anglo-Saxons, une clientèle huppée vient à Menton pour les vertus de son climat et pour sa lumière. Les princes élèvent, en retrait de la mer, de beaux hôtels hivernaux aux noms séduisants : le "Winter Palace", le "Riviera Palace". D’inspiration orientale, dans la pure tradition coloniale, ces grands palaces font de Menton une station balnéaire recherchée, d’autant que le chemin de fer est apparu. 

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Conclusion : Menton est le lieu parfait pour sa douceur de vivre. Avec la montagne, servant d’écrin à sa splendeur, c'est une destination authentique et généreuse, comme son citron...

Menton

Une perle de la Méditerranée aux couleurs acidulées, à savourer, sans modération !

Suite : Monaco (et son beau jardin des plantes)

 

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23 mai 2017

Le rocher de Rocalinaud

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Aujourd’hui je vais vous faire découvrir un lieu vraiment insolite, tout proche de chez moi, à Beaumes de Venise : le rocher de Rocalinaud, avec une magnifique vue sur les Dentelles de Montmirail.

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Le village de Beaumes de Venise doit son nom aux nombreuses grottes creusées dans la colline, probablement habitées, autrefois, par une peuplade aborigène.

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Niché au pied des Dentelles de Montmirail, qui lui servent de rempart naturel contre le mistral, ce petit bourg occupé depuis l’antiquité, offre de prestigieux témoignages du passé.

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A l’est du village, nous y trouvons un étrange rocher sculpté par le vent et la pluie que  l’on appelle aussi «le rocher lunaire ». Il constitue le vestige d'une dune sous-marine qui s'est formée durant le miocène (24 à 5,5 millions d'années).

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La région était recouverte par un bras de mer qui contournait les Alpes ; les Dentelles de Montmirail et le Mont-Ventoux y formaient des îles.

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Des dunes sous-marines se sont formées, dans cette mer, au pied des Dentelles de Montmirail. La disparition de la mer, à la fin du miocène, a fait émerger ces dunes, qui ont fini par être sculptées par le vent, la pluie et le  gel.

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Nous y découvrons un curieux bec crochu...

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... ainsi que de nombreuses marmites, qui servent de réservoir pour les animaux, en période de sècheresse.

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Des vestiges d’habitats ont été retrouvés, certains sont toujours utilisés et servent de remise ou d’habitation. L'utilisation des cavités du rocher de Rocalinaud, en tant d'habitation, a été perpétrée jusqu'au XVIe siècle.

DSC_2275Etroite corniche menant dans l'abri sommital.

L'homme, dès la préhistoire, y creusa des abris dont le plus remarquable est situé dans la partie se trouvant au sommet. Nous atteignons cette caverne par une étroite corniche ou par un abrupt escalier, taillé dans le flanc sud du rocher.

DSC_2285Escalier taillé dans le rocher.

Cette caverne s’ouvre dans l’escarpement, à 18 mètres de hauteur. Elle représentait un abri sûr, en cas de danger.

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Nous passons par un étroit couloir de 1m de hauteur pour 50 cm de large, qui donne accès à une chambre carrée.

DSC_2284Etroit couloir, donnant dans une chambre carrée.

Cette salle, de 4 m de côté, a une hauteur de 2 m et est éclairée par une fenêtre, donnant sur une falaise escarpée.

DSC_2280Salle intérieure, dominant la falaise escarpée.

DSC_2278Vue de la fenêtre, sur les Dentelles de Montmirail et la vigne.

Du haut du rocher, nous avons une belle vue, sur le village de Beaumes de Venise et les ruines de son château.

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... ainsi que sur les vignes, en contrebas.  

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Nous découvrons aussi un autre abri, situé sur le flanc nord du rocher, de plain-pied, à côté d’une parcelle de vigne.

DSC_2241Autre abri, dans le rocher.

 Une chambre carrée, de dimension plus modeste, est éclairée par une porte et une fenêtre taillée dans le roc.

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De nombreuses gravures pré ou protohistoriques ont dû exister sur ce rocher, extrêmement tendre, que les aléas du temps ont dû effacer, depuis longtemps. 

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Par contre  il est inconcevable que certains visiteurs se sentent obligés de marquer, de leurs empreintes, les lieux qu’ils visitent, en y gravant leurs noms. Cette forme de tags contribue, malheureusement, à détruire de beaux sites, comme celui-ci. 

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A notre retour, nous admirons le Mont Ventoux qui se détache bien dans le bleu du ciel, à peine voilé.

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29 avril 2017

Gassin

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Nous ne pouvions pas passer, une nouvelle fois, devant le charmant petit village de Gassin, entièrement pavé, et classé parmi les plus beaux villages de France, sans aller le revoir !

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Situé au milieu de la presqu'île de Saint Tropez, il est perché sur un promontoire rocheux, à moins de 4 km de la mer.

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Gassin a gardé ses ruelles tortueuses et ses vieilles maisons pittoresques.

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Quelques clichés pris à la volée dans ces ruelles étroites que j'ai eu beaucoup de plaisir à redécouvrir : Rue l'Androuno, Rompecuou, Sarrazin...

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Ces ruelles fleuries et passages voûtés, dégagent une atmosphère tellement particulière, qu'il est difficile de ne pas revenir sur ses pas au moindre détail. 

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Elles sont bordées de vieilles portes, dont la plus ancienne date de 1422.

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Nous passons dans une petite ruelle insolite, la ruelle L'Androuno, la plus petite du monde.

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Je passe tout juste de face, mais ce ne fut  pas le cas de tout le monde. En fait au départ, elle a été conçue pour diriger le flux des eaux, lorsqu’il pleut fort,  car le village est construit en ruelles parallèles, tout le long de la colline, et pour l’écoulement des eaux des ruelles transversales.

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Si on fait attention quasi chaque maison ancienne possède son cyprès et qu’à l’époque il signifiait quelque chose pour les visiteurs ou cavaliers. Un cyprès était signe de bienvenue, deux cyprès : le couvert était assuré, trois cyprès : le  gîte plus le couvert.

cyprès

Ce n’est qu’après avoir grimpé ces ruelles paisibles, aux murs couleurs pastelles, que nous profitons du panorama exceptionnel qui s’étend des Iles d’Or, aux cimes neigeuses des Alpes, en passant par le massif des Maures.

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Sa situation géographique est assez exceptionnelle : il domine le Golfe de Saint Tropez, avec un paysage de vignobles et d'étendues boisées.

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Les caps Lardier, Taillat et Camarat forment un site remarquable protégé par le conservatoire du littoral et géré par le parc national de Port Cros.

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 Pour ceux qui aiment les beaux panoramas, les vieilles pierres et les ruelles étroites, Gassin est un lieu pittoresque dont la visite s’impose !

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Gassin a réussi à garder sa viticulture. Les vins de Gassin A.O.C., Côtes de Provence, sont régulièrement médaillés dans les meilleurs concours. 

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Les paysages varois, que j'aime tant, sont tellement variés que tout le monde y trouve son compte !

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Côte sauvage, plages de sable fin, mer turquoise, campagne, cités de caractère ou petits ports... À découvrir sans modération !

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28 avril 2017

Le Lavandou : couchers de soleil

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Charmante station balnéaire, dans le Var, le Lavandou bénéficie d’un climat doux et tempéré et d’un emplacement particulièrement appréciable.

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En effet, celle que l’on surnomme « la Cité des Dauphins » se situe sur les bords de la Méditerranée, en face des Iles du Levant et de Port Cros. 

DSC_0541bLes îles d'Or.

Pays d'excellence de la lavande, du mimosa et des cigales, situé au pied du Massif des Maures, elle nous offre un cadre incomparable de nature et de plages ! 

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J'ai eu envie de fouiller dans mes photos et de trier celles que j'avais prises pendant cette journée passée sur les sentiers du douanier, au Lavandou, en janvier dernier.

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La baie du Lavandou recèle de nombreux joyaux : de vastes plages de sable fin, des petites criques, intactes et sauvages, des coins de paradis qui s'offrent à nous. 

20150103_170122Vue sur les îles d'Or (Levant et Porcros)

Le Lavandou, de renommée internationale,  propose de nombreuses balades à faire, à pied, en vélo, en famille.

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Amoureux de la nature, et de beaux paysages, nous avons fait, au soleil couchant, une belle randonnée, le long de la côte.

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Un spectacle unique, où le ciel s'embrase avant que le soleil ne s'en aille de l'autre côté !

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Jadis, petit port de pêcheur, merveilleusement situé face aux Iles d'Or, le Lavandou est aujourd'hui un important port International de plaisance et de pêche au gros. 

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Ses fonds sous-marins d'une rare beauté, sont recherchés par les amateurs de plongée, pour leur richesse et la limpidité de l'eau.

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Nous avons pu profiter de belles balades au bord de l'eau lors de ces journées d'hiver. 

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Le plaisir était authentique, marcher simplement et apprécier ces paysages sans artifice ! 

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Cette expérience nous a donné encore plus envie de partir à la découverte de ces sentiers du littoral, de quitter le plus souvent possible notre environnement urbain pour aller au plus près de ces endroits sauvages.

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Voir les îles d'Or, se dessiner dans le lointain, regarder la mer se fracasser sur les rochers, en contrebas, observer le bal des plaisanciers qui glissaient sur une mer de paillettes, et assister à un beau coucher de soleil, était un moment inoubliable !

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N'hésitez pas à me dire si vous avez déjà fait ce sentier du douanier, au Lavandou, et si vous connaissez d'autres belles balades à faires dans le Var.

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Il y a de quoi faire dans cette région en matière de randonnée, c'est une telle chance !

 

 

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Cavalière-sur-mer : un petit Paradis

 

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Sur la côte varoise, entre Le Lavandou et Saint-Tropez, Cavalière-sur-mer nous accueille dans un panorama exceptionnel, face aux îles du Levant et de Port-Cros.

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Bénéficiant d’une situation exceptionnelle, nous y avons passé un moment de détente et de dépaysement inoubliable, l’hiver dernier.

20150103_163828Les îles d'Or.

Quel bonheur de pouvoir profiter d'une plage, bordée de pins, digne d'un petit paradis, peu envahie à cette époque-là !

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Elle est aussi très grande pour se promener, faute de baignade, quand la mer est à 15°, comme en ce mois de janvier... à gla gla !

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La grande plage de sable fin bordée de pins, aux eaux cristallines, est entourée de collines. Possibilité d’y trouver des coquillages, voir même des poissons.  

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Le plus remarquable sur cette plage c’est son sable très blanc et fin, avec du mica qui brille au soleil, comme des paillettes d'or, sur la peau qui sèche.

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Située au centre-ville, aux abords ombragés, elle permet aux vacanciers de se restaurer à quelques pas, avec des commerces à proximité.

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On y trouve de nombreuses activités nautique: parachute ascensionnel, plongée, ski nautique, jet-ski, catamaran, voile, pédalos, beach-volley... 

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La plage est localisée juste avant le cap Nègre, lieu de résidence d’été du chef de l’état et  de sa famille. 

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La promenade piétonne qui longe la plage est magnifique avec de belles fleurs, même en plein hiver (constatez par vous-même !).

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La végétation luxuriante des collines boisées des Maures, qui plongent vers la mer, donne un cachet indéniable à cette baie de Cavalière.

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Cavallière sur mer est la destination idéale pour un séjour conciliant : soleil, détente et culture.

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Les paysages de ses reliefs côtiers, ses plages méditerranéennes d'exception, l'architecture de sa ville….. me transporte dans ce petit bout de Provence, cadre de mon enfance !

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Ce panorama de carte postale, est un endroit où montagne, mer limpide et sable fin, vous inspire une petite idée du véritable bonheur, au soleil couchant ...

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Suite : Couchers de soleil sur les calanques du Lavandou.

 

 

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25 avril 2017

La chapelle Notre-Dame-d'Aubune

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Au retour de notre randonnée à la chapelle Saint Hilaire, perchée tout en haut de la colline, nous faisons une halte à la chapelle Notre Dame d’Aubune, dans un cadre magnifique, calme et apaisant. Elle est située sur le territoire de Beaumes de Venise, à proximité des Dentelles de Montmirail.

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Elle est le point de départ de jolies randonnées pédestres, comme celle menant à l'oppidum gallo-romain de Courens, (voir article précédent).

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Lorsque nous sommes devant ce monument,  ce qui frappe immédiatement, c’est l’harmonieuse sérénité dégagée par ce site enchanteur.DSC_8745

On se sent transporté, tout à coup, dans l’Antiquité, on sent que l’endroit  vibre d’un passé très ancien.

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DSC_8841L'arrière de la chapelle.

Datant du XIIe s, et classée Monument Historique, la chapelle Notre Dame d’Aubune, avec son beau clocher de style roman provençal, constitue l’un des plus beaux exemples d’art roman provençal. 

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La chapelle aurait été érigée par Charles Martel, ou un de ses lieutenants, en reconnaissance d'une victoire des Francs sur les Sarrasins à l'aube d'une journée.

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La tradition populaire a pourtant fait de Charlemagne l'édificateur de cette chapelle, malgré un siècle et demi d'écart.

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Une légende entoure l'histoire de cet édifice: Le Diable, mécontent de cette construction, décide de détruire la chapelle et de précipiter un rocher du haut de la crête la surplombant.

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La vierge bienveillante bloque de sa quenouille (instrument servant au filage des matières textiles) la chute de ce "rocher du diable". Le rocher est d'ailleurs toujours là-haut menaçant mais immobile.

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La chapelle se visite uniquement en groupe guidé et est fêtée le 8 septembre lors d'un pèlerinage.

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Aux alentours de la chapelle, l’homme a apprivoisé le lieu, en créant : un joli jardin médiéval...

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... des terrasses, qu’il a agrémenté de vignes, d’oliviers et  de cyprès. 

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La chapelle Notre-Dame-d’Aubune, dans un cadre enchanteur, est un incontournable pour les amoureux de style roman provençal.

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Pour voir des photos de l'intérieur (aux nombreuses fresques), et avoir plus de détails sur cette chapelle, voir le site www.lieux-insolites.fr :

Notre-Dame d'Aubune

Cette page presente la chapelle d'Aubune dans le Vaucluse en France

https://www.lieux-insolites.fr

Dentelles de montmirailLes Dentelles de Montmirail.

 

 

 

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24 avril 2017

La chapelle Saint Hilaire (Dentelles de Montmirail)

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Je vais vous parler aujourd’hui, de notre escapade du weekend, dans les Dentelles de Montmirail, à la découverte d’un oppidum, à Beaumes de venise, ainsi qu'une petite chapelle surprenante, (la chapelle St Hilaire), au milieu d'un champ de fleurs, perdue en pleine montagne.

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Accès possible depuis la chapelle Notre Dame d'Aubune, ou via le domaine de Durban. 

DSC_0005Chapelle Notre Dame d'Aubune à Beaumes de Venise, (vue du chemin).

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On  accède à l’oppidum gallo-romain, ainsi qu'à la chapelle St Hilaire, par un sentier de randonnée, très escarpé, en ligne de crête, sur le plateau des Courens, (pas de route d'accès, uniquement à pied !).

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Une bonne paire de chaussures est indispensable, en raison de cailloux instables, et d'une forte pente, à flanc de colline. 

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Nous serpentons dans des passages très étroits, au milieu de chaos de rochers, dont le surprenant rocher du Diable.

sentier en couloir sur le plateau des Courens

rocher du diableLe rocher du Diable (en équilibre). 

sentier en ligne de crête sur le plateau des Courens

Au pied de ce promontoire naturel, bercée par le parfum des ajoncs dans le vent, ce moment hors du temps nous appartenait totalement.

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Dans la montée, nous passons devant l'ancienne forge et la carrière, où les anciens ont extrait des pierres.

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DSC_8750Ancienne forge restaurée.

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carrièreLa carrière où l'on extrayait les pierres.

Isolée sur une colline, la chapelle est en cours de restauration. Des fleurs (iris, rosiers, etc...) ont été plantés, au pied de la chapelle, rendant le lieu plein de charme !

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Nous avons profité longuement de cet endroit fleuri, idyllique, pour faire une petite pause, avant d'entamer la descente vertigineuse.

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Du haut, la chapelle offre une vue magnifique sur la plaine du Comtat-Venaissin...

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...les dentelles de Montmirail...

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...et le Mont Ventoux.

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Grâce au courage de nombreux bénévoles la chapelle St Hilaire, perchée sur une colline, renaît petit à petit de ses cendres. J'admire le courage de ces gens, qui redonnent vie à cette chapelle, car pour y arriver c'est déjà un véritable parcours du combattant, un chemin, vertigineux, loin d'être à la portée de tout le monde. 

Chapelle-St-Hilaire-Avant la restauration.

DSC_88137En cours de restauration.  

Elle fut construite sur l'emplacement d'un temple romain, dont les 4 bas-reliefs, en réemploi, sont aujourd'hui exposés à l'espace archéologique de Beaumes de Venise.

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L’association « Sauvegarde de la chapelle Saint Hilaire » en assure actuellement la réhabilitation.

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 Ils sont en train de refaire une toiture.

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Cette chapelle, joyaux de l'art roman, offre un exemple particulièrement important de l’architecture paléochrétienne. C’est un lieu de mémoire de la première implantation chrétienne dans un village perché du Vaucluse.

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La découverte de la tombe d'Epyminia, dans les environs, certifie l’occupation de la colline par les chrétiens, dès le Ve siècle. Cet important édifice du VIe siècle, est un des premiers témoins de la Provence chrétienne.DSC_8818

Dévastée et incendiée par les Sarrasins, qui ravageaient la contrée, au début du VIIIème siècle, elle était occupée par quelques moines qui vivaient sous la protection des Seigneurs de Durban. 

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Le silence qui règne à cet endroit est ressourçant, il est tout juste interrompu par le bruissement des feuilles dans les arbres.

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A proximité de la chapelle St Hilaire, nous découvrons les traces de l’oppidum des Courens. La nécropole paléochrétienne des Courens  était une vaste nécropole, de 7 hectares, des premiers siècles du christianisme, qui s'étend sur la partie sud du plateau. Le sommet de l'oppidum se présente sous la forme d'une dorsale de 100 mètres de large  et constituée de terrasses, délimitées par des murs construits en pierres sèches.

Des fragments d'amphores attestent de la présence grecque dès le VIe siècle avant notre ère. Présence suivie de celle des tribus Celto Ligures puis des Romains au IIe et Ier siècle avant JC. Une cinquantaine de sépultures ont été mises au jour lors de fouilles archéologiques. On peut encore voir une ancienne cabane, et son rempart en gros appareil.

rempart en gros appareil et sa cabaneAncienne cabane et son rempart en gros appareil. 

Juste à côté un sarcophage en pierre a été disposé pour servir d'abreuvoir.

sarcophage de l'oppdidum

Ces sarcophages monolithiques qui couvrent une partie de l'oppidum des Courens, proviennent d'une carrière, située à flanc de colline, à l'ouest du rocher du diable. 

rocher du diable du plateau de CorensLe rocher du Diable.

Dans cette nécropole gallo-romaine les sépultures s'échelonnent du Ve au VIIIe siècle. L'aspect rustique des sarcophages indique qu'il y avait là une population autochtone pauvre. Ses cabanes étaient édifiées en pierres sèches, argile et branchages. Elle utilisait une poterie grise typiquement celte. Les fragments de poteries trouvés sur l'oppidum, vont de cette poterie grossière et indigène, à de la poterie grecque et gallo-romaine.

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Il est évident que pour cet oppidum le manque d'eau et de silos de réserve ne devait pas permettre une résistance efficace au siège d'une armée. De plus, l'importance de leur population est difficile à apprécier. Il  devait y avoir de trois à cinq cents habitants, sur l'oppidum des Courens.

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L’ensemble d’une surprenante beauté, offre un lieu unique de contemplation pour les générations futures qui emprunteront ce sentier et qui découvriront ce lieu étonnant ! Venez découvrir ce lieu insolite, qu'est la chapelle Saint Hilaire, située sur le plateau des Courens.  Cette randonnée est un must de toute découverte approfondie de Beaumes de Venise.

DSC_0054Notre Chihuahua parmi les fleurs de la chapelle St Hilaire.

Nous avons visité cet endroit qui était, depuis longtemps, sur ma liste, tout en profitant du mieux possible de ces moments que nous pouvions passer en famille.

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Si vous vous décidez à prendre la route du sud, vers les Dentelles de Montmirail, ou si vous avez déjà visité la région, n'hésitez pas nous mettre des commentaires et  à nous faire partager vos carnets de bord, photos ou anecdotes de voyages. Merci et à bientôt.

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Pour en savoir plus sur la restauration de la chapelle Saint Hilaire, à Beaumes de Venise :

SAUVONS LA CHAPELLE SAINT-HILAIRE (6ème siècle)

Eglise abandonnée depuis des siècles dans un lieu magnifique. En cette 5ème année de travaux, nous désirons restaurer entièrement le transept.

https://www.credofunding.fr

  Suite : la chapelle d'Aubune à Beaumes de Venise.

 

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21 avril 2017

La Draille des 5 Gorges

étang de Malagroy2

Je vais partager avec vous dans cet article notre belle trouvaille, du weekend, au lieu-dit la "Draille des 5 Gorges", à la découverte de paysages typiques et sauvages, de la Camargue.

draille de méjanes2

Nous prenons la piste de Méjane, sur 11 km, pratiquement seuls dans ce paysage désertique. Le chemin de terre démarre un peu avant le mas de Cacharel, et se termine au Domaine de Méjanes, (22 kms aller-retour).

draille de méjanes3

Il est conseillé de faire ce parcours à vélo, ou à pied, ou même en charette tirée par des chevaux, en raison des nombreuses ornières. 

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Ne surtout pas s'y aventurer quand il vient de pleuvoir, au risque de s'enliser.

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Si la Camargue est très connue pour ses chevaux vivant en liberté, elle l'est également pour ses taureaux.

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Les manades de taureaux sont nombreuses dans la région. Le terme manade est spécifique à la Camargue : ce sont des troupeaux d’animaux en liberté, surveillés par les gardians. 

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Il est possible de les voir travailler au milieu des troupeaux, dans leur milieu naturel. Les taureaux de Camargue sont à la fois puissants, vigoureux et magnifiques.

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J'ai été impressionnée par leur robustesse. Ils font partie intégrante d’un patrimoine dont les camarguais sont très fiers. Bien plus qu'un spectacle c'est une découverte des traditions de la Camargue, une expérience inoubliable.

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Nous passons simultanément devant deux beaux étangs : des Impériaux et du Malagroy, classés Réserve Départementale.

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Ces étangs ont été acquis par le Conseil général des Bouches-du-Rhône, en 1964, pour protéger ces milieux naturels fragiles (2770 hectares).

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étang des impériaux2

Ils abritent de nombreux flamants roses, des espèces d’oiseaux limicoles (barges, chevaliers, bécasseaux…), 

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et de canards (colverts, siffleurs, sarcelles d’hiver…) attirés par l’importante faune d’invertébrés.

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Petite balade, près de l'étang de Malagroy, pour s'approcher au plus près de flamants roses.

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Sous son apparente sécheresse, la sansouire est un milieu très accueillant pour la faune et la flore, et constitue des immensités plates et désertiques, entre la mer et les lagunes.

étang de Malagroy

Sa végétation est verdoyante, en touffes denses et éparses.

Sansouire

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 En été, ce paysage est des plus arides, il s’inonde en hiver, pour renaître en vasières au printemps et à l’automne.

DSC_8717Découverte  surprenante d'une tête de bébé sanglier.

Arrivés au Domaine de Méjannes, nous prenons le parcours en sens inverse pour revenir au point de départ.

draille de méjanes

Cet  aller-retour en bordure de la Réserve naturelle de Camargue, par la draille de Méjanes,  est une belle évasion, le long d’une des plus grandes réserves de zones humides d’Europe.

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Comment ne pas s'émerveiller lorsque l'on marche au milieu d'une nature totalement préservée, de ces espaces vierges de toute construction et de toute altération liée à la présence de l'homme.

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Un moment rien que pour nous dans ce décor naturel grandiose.

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Ce parcours peut faire l’objet d’une belle escapade lors d’un week-end. En regardant les photos quelques jours après notre retour, la magie fait toujours effet !

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Si vous vous décidez à prendre la route vers la Camargue, ou si vous avez déjà visité la région, n'hésitez pas nous mettre des commentaires et  à nous faire partager vos carnets de bord, photos et anecdotes de voyages. Merci et à bientôt.

 

 

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20 avril 2017

"Cabanes de Camargue"

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On poursuit notre visite virtuelle, toujours direction la Camargue, pour découvrir aujourd’hui des maisons,  empreintes d’histoire, au charme fou ! 

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Elles sont très nombreuses, à la périphérie de Sainte Marie de la Mer.

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Ces maisons de gardians, ou « chaumières de Camargue, habitat traditionnel, typique des Saintes-Maries, possèdent des toits très particuliers, faits de roseaux : la Sagne. C'est un matériau, bon marché, que l'on trouve à profusion dans les régions marécageuses. DSC_8678

Les roseaux sont cousus au fil de fer sur la charpente. Quand la couverture est terminée, on étend sur le faîte un mortier de ciment et de chaux. 

 

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Sur la partie ronde de la toiture, qui se termine en cône, on laisse dépasser une travette qui recevra des cornes de taureau ou une barre transversale pour former la croix de la cabane. Cet appendice sert à éloigner la foudre et à amarrer la cabane : en cas de grand vent, on y noue une corde que l’on attache à une pierre au sol.

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Nous savons qu'au Moyen Age la plupart des maisons des Saintes-Maries-de-la-Mer étaient entièrement en bois et en roseau. Elles nécessitaient un réel savoir-faire des artisans..

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Elles se situaient, souvent, au milieu des étangs et accueillaient, jadis, les gardians : éleveurs de chevaux et de troupeaux camarguais. 

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Ces "cabanes" étaient le logement typique des ouvriers camarguais, du 19e s., de condition modeste : pêcheurs, bergers, vanniers, gardians, ouvriers des salins et de l'agriculture .

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Dans un pays sans pierre, on était un peu forcés d'utiliser les matériaux essentiellement végétaux trouvés sur place : l’orme, le saule et le roseau.

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Seuls les mas étaient à cette époque construits dans des matériaux nobles comme la pierre. Ils étaient construits, à grands frais, en pierres, parfois prélevées dans des ruines gallo-romaines ou médiévales, venues le plus souvent des carrières de Fontvieille ou de Beaucaire.

Mas

Bâties à partir de matériaux périssables ces « cabanes » ont presque toutes disparu du paysage, laissant place à des variantes plus modernes, du début du 20e  siècle, construites cette fois-ci avec un faîtage en ciment et des murs maçonnés et blanchis à la chaux.  

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Ces maisons à l’architecture typique constituent une véritable richesse dans le patrimoine historique des Bouches-du-Rhône. A l'origine, destinées au personnel agricole, aux bergers, ou aux gardians, elles sont aujourd'hui des résidences souvent luxueuses (auberges, hôtels...).

 

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Les toitures, protégés par une croix, sont à deux versants. A cause de la violence du mistral, la face exposée au nord est arrondie afin de donner moins de prise au vent. La face sud est verticale.

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On peut y installer aisément une tonnelle pour se protéger contre les grosses chaleurs l'été.

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Avec une hauteur de 7 mètres sous faîtage, elles offrent des intérieurs spacieux et des volumes atypiques.

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Une hauteur de faîtage choisie pour offrir une pente de toit suffisante à l’évacuation des eaux de pluie. 

Maison camarguaise

 

Le petit nombre et l'étroitesse de ses ouvertures, qui parfois se limitent à une porte, l'enduit blanchi qui recouvre ses murs et une partie de sa toiture, la protègent du soleil.

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Les routes camarguaises nous ont, également, offert de jolis paysages, de belles rencontres animalières, comme de jolis roulottes de gitans. 

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DSC_8591Roulottes de gitans.

Suite : la Draille des 5 Gorges.

 

Posté par Martine84000 à 16:52 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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