Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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25 avril 2018

L'Isle sur la Sorgue, en poésie

Qui mieux que Vette de Fonclare, pouvait décrire, mieux que personne, notre charmante petite ville d'adoption, de l'Isle sur la Sorgue, je vous laisse découvrir ce poème, plein de charme et de fraîcheur :

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Construite sur des pilotis                                                                                                                                            Sur un entrelacs de rivières 

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Chantant encor le cliquetis
Des roues à aube de naguère,

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C’est la Venise comtadine.
Et son marché au fil de l’eau

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En a fait une gourgandine
Courtisée par tous les gogos

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Accourus pour le pittoresque.
Mais après tout, peu lui en chaut !

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Ses « negochins » ressemblent presque,
Qui sillonnent ses blonds canaux,

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Aux barques bleues de l’Italienne.
L’Isle est aussi un éventaire

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Dissimulant sous ses persiennes
Des trésors et des antiquaires !

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Antiquaires et brocanteurs
Vous vendant en larges brassées

DSC_8506Des merveilles et des horreurs.
C’est la ville des vieux objets,

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Du passé aux couleurs fanées,
Des antiquités et du faux :

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Vraiment une étrange cité
Flottant sur de très vieilles eaux.

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Publié le 12 août 2009 par Vette de Fonclare.

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24 avril 2018

Sculptures aux Baux de Provence

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Avec ses oliviers, ses pins maritimes et ses cigales, le Parc naturel des Alpilles, est un magnifique biotope à sculptures. 

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Aussi il est possible de contempler, en se rendant aux Baux de Provence, une galerie à ciel ouvert, de sculptures, surprenante !

DSC_3249César Imperator.

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En 1989 Daniel PERNIX, enfant du pays et sculpteur, achète une ancienne carrière, près des Baux de Provence, et décide de faire revivre ce site abandonné.

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Il pose momentanément ses ciseaux, gradines, marteaux, et fonde les « carrières du val d’Enfer », dans un parc naturel, ancré au sein du décor exceptionnel, sans pour autant assouvir sa soif de sculpter et de façonner cette si belle pierre des Baux.

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Ce sculpteur créatif, plein d'idées, a lui-même découpé la pierre, en blocs, pour exposer ses sculptures, monumentales, dans son parc. 

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Pendant de nombreuses années, il y a littéralement mis toute son âme. 

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Il a eu l’idée géniale de créer un parc, où l’art contemporain se confronterait avec la nature, et où des artistes créeraient des œuvres spécialement pour cet endroit.

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La Provence est la seule région de France où les terrains sont assez grands pour ce type de projet.

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Les carrières du Val d’Enfer, des Baux de Provence, sont depuis l’antiquité un lieu réputé et chargé d’histoire. 

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Dans ce site exceptionnel connu de Dante, Nostradamus et plus récemment Cocteau et Picasso,  le roc des Alpilles, écrasé sous le soleil, et battu par le mistral, prend des formes étranges,  avec pour horizon la Camargue et la Méditerranée. 

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En franchissant l’immense baie vitrée, qui fait face à la carrière du Val d’Enfer, nous avons sous nos yeux, environ 150 mètres carrés  d'exposition de peintures. 

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Cette galerie, troglodytique, unique, dans tous les sens, ne laisse personne indifférent. 

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Des tableaux d'artistes de renommée internationale, y sont exposés en permanence.

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Dans cette grotte, lieu magique, taillé à même la roche, il est possible d'y faire des réceptions privées, aussi bien que professionnelles. 

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En Provence, le beau temps permanent, la région sauvage, et l’abondance du public, encouragent les expositions d’art à ciel ouvert.

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Au point que la concentration de jardins de sculptures, y est sans aucun doute la plus élevée de France.

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Merci d'avance pour votre visite et commentaires, à bientôt. 

 

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23 avril 2018

Les carrières des Baux de Provence

 

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Quelle ne fut pas notre stupéfaction de découvrir, lors de notre balade, dans le Val d'Enfer, au coeur des Alpilles, une gigantesque carrière de roche calcaire, laissée à l'abandon. Ces carrières, sont situées en contrebas du village des Baux de Provence, village né de la pierre, sur laquelle il a été construit

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En arrivant devant la carrière, abandonnée, nous nous trouvons face à une haute et vaste porte, creusée dans la roche calcaire, ouverte au ciel. Nous sommes comme transportés en Egypte, le long du Nil, dans la vallée des Rois. Dans ce lieu plein de mystère, j'ai  l'impression de découvrir une civilisation enfouie, du côté de Louxor ou d'Assouan.

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La pierre qui en est extraite possède nombre de qualités qui ont fait sa renommée, bien au-delà des limites du territoire des Alpilles : c’est un calcaire coquillé, assez tendre, facile à extraire, mais très résistant à l’écrasement. La couche de calcin qui se forme rapidement à sa surface, lorsqu’il sèche le rend imperméable. 

DSC_3211L’entrée de la carrière, en galerie : une ouverture béante dans le sous-sol.

Cette pierre calcaire, est appelée communément "molasse", l'origine de cette dénomination provient du latin "mola = la meule"

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Nous passons, ensuite, dans une immense salle, comportant des piliers de cinq à dix mètres de base. Ces piliers de roche sont maintenus, pour éviter  que le "toit" de la salle ne s’effondre.

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 Les grandes entrées amènent de la lumière partout dans la carrière, sans avoir à éclairer, ce qui est très appréciable.

DSC_3208Les blocs sont débités de l’ensemble du front de taille

Ces carrières ont été ouvertes, autrefois, par des carriers, à la main, à "l'escoudo" comme le faisaient autrefois les égyptiens. Avec la même technique, la même peine, et la même perfection. Les blocs étaient chargés sur des wagonnets, grâce à un quai de chargement, où se trouvait une voie ferrée. 

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Le carrier était propriétaire de ses outils, achetés en foire, ou fabriqués, et entretenus par le forgeron du village. Le savoir faire du carrier c'est aussi la bonne connaissance des matériaux. C'est ainsi qu'on parle du front de taille, de veines, de pieds, et de jambages etc ...

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La colline porte, encore, les empreintes du travail des carriers. Leurs activités furent tellement intenses, qu’elles modifièrent pour toujours le paysage. 

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On peut encore admirer, dans cette carrière abandonnée, les traces de l’extraction de la pierre en blocs. Le développement y était très faible, une centaine de mètres, mais le gigantisme de ce lieu est très attractif. 

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Ces galeries portent de nombreux témoignages du passage des carriers qui les ont "habitées", notamment des dessins réalisés au noir de fumée, à l’ocre ou au charbon, des sculptures ou de simples graffiti. Il ne reste plus de matériel d'extraction visible en ces lieux. 

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Cette "pierre des Baux" est à l'origine formée par des dépôts marins , sédimentations des mers miocènes, de l'ère tertiaire, entre moins 25 millions et moins 5 millions d'années. Ces mers occupaient alors tout l'espace de la future Provence. 

DSC_3229Ancien front de taille d’une carrière 

L’extraction de cette pierre remonte à des temps lointains. Ce serait les Gaulois, suivis des Grecs, qui auraient débuté l’exploitation, des carrières, des Baux de Provence, au IIe siècle av. J-C.   Son extraction intensive, pour la construction des édifices, date de 1720. Ainsi, plusieurs dizaines de carriers furent actifs jusque vers 1900. Ces sites étaient surpeuplés d'ouvriers, de travailleurs de la pierre (journaliers, carriers, maîtres-carriers, tailleurs de pierre, transporteurs ...) .

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Les carrières les plus importantes, abandonnées ou en activité, sont situées au nord de Baux. L’éperon qui supporte le village a été exploité souterrainement et le matériau a servi à l’édification des maisons. 

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L'exploitation des carrières, qui s’effectuait principalement en « salles » ou en galeries », décline après la première guerre mondiale. La roche calcaire, de couleur blanche, à dorée, ne sera plus le matériau numéro un, pour construire les édifices, comme les maisons, les bâtiments, ou les usines. 

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La pierre calcaire connaît un déclin irréversible, à partir des années 1930, notamment du fait de la concurrence du ciment, du béton, et de l'acier. La plupart des carrières de la région des Baux de Provence, fermeront leur porte à cette époque là.

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Exploitées depuis l'Antiquité, ces carrières ont fourni les matériaux à de grands chantiers médiévaux, comme : l'édification de la ville des Baux de Provence, le site archéologique du Glanum, à St Rémy-de-Provence,  ainsi que la cité antique d’Arles.  

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La seule carrière, actuellement en cours d’exploitation, est celle de « Sarragan », son ouverture remonte à 1840. Les parties extraites forment des « salles ou galeries », mesurent de 18 à 30 m de hauteur sur 10 m de large. Le matériau est un calcaire, à grain fin, assez tendre, et fossilifère. 

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Les carriers travaillent la pierre calcaire blonde, de haut en bas, par ablation. Ils font ressurgir des colonnes, de 20 à 25 mètres de haut, des monolithes de 800 tonnes.

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L’extraction de blocs de roche nécessite une diversité d’outils propres à la découpe de la pierre, à son extraction, à son transport. 

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Les blocs extraits peuvent ensuite être à nouveau découpés en blocs plus petits, grâce à diverses scies, dont les dents sont plus dures que la roche à découper. Cette roche d’aspect blanc est un "calcaire coquillé".

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Les blocs peuvent être remis entre les mains des tailleurs de pierre, qui grâce à leurs outils, modèleront le bloc rocheux en fonction des commandes.

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Aux Baux on extrayait, aussi, de la Bauxite, minerai découvert en 1821, le fameux aluminium rouge qui a donné son nom au village. Mais Baux vient aussi de Bau, qui veut dire falaise, escarpement rocheux. 

Aujourd'hui, beaucoup de ces carrières, abandonnées depuis la fin des années 30, sont recolonisés par la végétation. Ils sont à l'état de "friches éco—industrielles" si l'on peut dire. La menace d'oubli qui pèse sur eux est d'ailleurs inscrite en filigrane dans le cahier des charges d'une carrière, qui doit rendre, après l'extraction, le site à la "nature" et laisser un paysage se reconstituer. 

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Juste à côté,  une ancienne carrière est reconvertit en lieu d’exposition : 'la carrière des Lumières".

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Fermée en 1935, elle reprend vie grâce à Jean Cocteau qui succombera au charme de ses carrières et y tournera quelques séquences de son film le "Testament d'Orphée" en 1959.  En 1977 naît "Cathédrales d'Images", le projet d'Albert Précy, alors rédacteur en chef du Parisien, pour la projection de spectacles audiovisuels, uniques au monde ! Et on comprend que ce lieu soit parfait, vous naviguez dans plus de 4000m², entrecoupé de piliers larges de 5 m et haut de 14 m. Pour y accéder, il faut poursuivre la route après le village. 

DSC_3281Entrée Jean Cocteau.

Chaque année un grand spectacle inédit est proposé présentant les plus grands noms de l'histoire de l'Art. Ces spectacles sont projetés sur les immenses parois, les piliers et les sols de la carrière.

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Ils vous transportent en musique dans des mondes colorés. Une nouvelle mise en lumière des Carrières vous fait découvrir le caractère unique et insolite du lieu et révèle sa beauté minérale.

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On se retrouve totalement immergé dans l'image projetée, sur toutes les surfaces de la pierre. Le nombre de vidéoprojecteurs a été doublé, afin de couvrir deux fois plus de murs.

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Quant au sol, il est intégralement recouvert et devient un immense tapis d'images. 

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Connaissez vous la carrière des Lumières ? Merci d'avance pour vos commentaires, à bientôt pour de nouvelles aventures en Provence !

 

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Le Val d'Enfer, aux Baux de Provence

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En contrebas du village des Baux de Provence, le val d’Enfer, dans les Alpilles fut le but de notre balade du weekend. 

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La météo avait prévu un temps mitigé pour cette journée, elle ne s’était pas trompée, un ciel brumeux, mais une très chaude journée, pour un mois d’avril (28°).

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Moins connu que le village typique des Baux de Provence, c’est un site étrange et fantastique, qui excite l’imaginaire, depuis la nuit des temps. 

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Le vallon mystérieux, tient son nom de l’étrangeté de ses formations rocheuses, et a été habité dès l'âge du bronze. 

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Creusé dans le plateau, ce site exceptionnel est un monde minéral et chaotique, chargé de légendes.

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Il nous permet d’admirer un étonnant paysage de falaises, percées de grottes, de ravins, et d’étranges roches calcaires, aux formes étranges, sculptées par le vent et l’eau.

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 Ce paysage insolite prend un caractère fantastique, avec les jeux d’ombre et de lumière.

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Dans le Val d'Enfer, gardé par des monstres de pierre, les légendes et les poètes y logèrent sorcières et fées. 

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Ce paysage torturé, a passionné de  nombreux  poètes, qui y logèrent sorcières et fées. Dante s'inspira du val d’enfer, pour écrire  sa Divine Comédie. 

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Frédéric Mistral en parlait comme d’un « cataclysme de pierre », Cocteau y tourna son Testament d’Orphée. 

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L'érosion a creusé de nombreuses grottes dans les rochers du Val d’enfer. Certaines sont aujourd’hui célèbres comme : l’antre de Taven, la sorcière de l’œuvre de Frédéric Mistral, ou le spectaculaire trau di Fado (trou des Fées). 

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Le Val d’Enfer est l'endroit choisi par Richelieu pour établir son camp en 1631 afin d'anéantir la forteresse des Baux. 

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Ce sera l'ultime guerre livrée par le château. Après 27 jours de siège, il tombera aux mains de Louis XIII.

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Site touristique par excellence, le village des Baux-de-Provence compte parmi les plus beaux de France. 

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Le vert de la végétation, le gris et le blanc des pierres calcaires, le bleu intense du ciel lumineux de la Provence, les variations de roses des toits forment un magnifique camaïeu de couleurs et de beauté.

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Sa nature sculptée dans la pierre, son village, son panorama sur la Provence...

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mais aussi ses oliveraies...

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et encore sa citadelle, font des Baux de Provence, un site incontournable !

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 Pour résumer ce site extraordinaire, je n'ai rien trouvé de mieux que cette citation de : T. Fréchier :

« Nul ne traverse les Baux sans éprouver une nostalgie réelle car ici, l’œuvre du temps, plus qu’ailleurs, montre ce que deviennent les entreprises les plus ambitieuses : ruines de murailles et trouées sur le vide. Le soleil et le vent dévorent les pierres des orgueilleuses constructions des hommes. Seules demeurent les traces de leurs ambitions, de leur peur et leur solitude ». 

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 Merci pour votre visite et vos commentaires, à bientôt pour de nouvelles aventures.

  

 

 

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21 avril 2018

Venasque

 

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Malgré un temps incertain, nous sommes partis au coeur du Luberon, direction Venasque, un des plus beaux villages de France. Situé plus précisément entre le Mont Ventoux et les plateaux du Vaucluse, Venasque a un passé historique très important au point de donner son nom a toute une région : Le Comtat Venaissin. Il y a des villages où l'on a plaisir à revenir, particulièrement au printemps, lorsque les cerisiers sont en fleurs, et qu'ils colorent le paysage. C'est le cas du village de Venasque. 

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Ces cerises des Monts de Venasque, connus comme le diamant rouge de la Provence, sont cultives depuis le XVII siècle et sont réputés par leur excellente qualité gustative et visuelle.

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Perché sur le sommet d'un rocher escarpé, Venasque domine la vallée de la Nesque et la plaine de Carpentras. C'est un pittoresque village, classé parmi les 126 "plus beaux villages de France". Au sommet de son rocher abrupt, loin de l'agitation des villages touristiques, ce pittoresque bourg médieval a conservé son authenticité, comme en témoignent ses maisons et ses monuments historiques. 

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Notre balade au coeur du village commence par les ruines des remparts antiques et les tours dites Sarrasines, dont les soubassements, gallo-romains, ont été reconstruits à l'époque médiévale, pour protéger le village des invasions.

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Sa situation stratégique lui a valu un passé historique mouvementé et peu banal. Protégé depuis les temps les plus anciens, Venasque a su conserver dans son patrimoine les témoignages de son histoire.

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Nous poursuivons notre balade dans les ruelles étroites et sinueuses, jusqu'à l'hôtel de ville. Les façades des belles maisons en pierres, les belles fontaines et les terrasses des cafés nous invitent à nous poser et à profiter du cadre de vie, un vrai bonheur ! 

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En plein coeur du village l'Auberge et Salon de thé "La Fontaine", ajoute encore plus de charme ...

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Sans parler de la belle vue sur le mont Ventoux qui régale les yeux ...

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Nous avons même eu le plaisir de  rencontrer, de nouveau, l'énigmatique chat qui était déjà la lors de notre première visite .

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Pour un moment de détente et une savoureuse escale gastronomique, un petit restaurant sympa : le restaurant "les Remparts", recommandé par le Petit Fute, dans une rue montante et qui emplie l'air d'une odeur gourmande.

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La place de la Planete ouvre ses portes sur une magnifique vue sur le Mont Ventoux et sur les Dentelles de Montmirail, à couper le souffle. 

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Fontaine "la Planette", 1891, dressée a l'occasion du centenaire du rattachement du Comtat à la France.

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En arrivant à l'église Notre Dame, à gauche de la grande porte de l'église, se situe le baptistère de Venasque, un très bel édifice religieux datant du VIème siècle, un des plus vieux édifices religieux de France. 

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Classé aux  Monuments Historiques, nous y ferons une petite visite, précédemment. Relié autrefois à l'église cathédrale par un couloir voûté en plein cintre, le baptistère est un très bel édifice. Son plan est en forme de croix grecque, l'espace central s'ouvre sur quatre absides en cul de four. Dans le sol se trouve l'emplacement très ancien de la cuve baptismale d'origine qui est octogonale. Le baptistère est invisible de l'extérieur car il est, à ce jour, inclus dans des constructions depuis le XIIIe siècle.

DSC_2608Intérieur du Baptistère.

L' église du XII° et ses trois tours Sarrasines classées, ont aussi retenu toute notre attention. 

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Depuis l'esplanade des Tours, un panorama superbe nous est offert sur le Nord du Comtat, jusqu'à la barrière des Dentelles de Montmirail et du Mont Ventoux (1.912 m).

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Autour du village, nous avons remarqué les vestiges des remparts qui entouraient jadis le village, de très belles chapelles sont aussi à découvrir dans la campagne. 

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Nous avons apprécié cette atmosphère particulière, teintée de douceur de vivre, en nous promenant dans ses agréables ruelles.

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 Les amoureux des vielles pierres seront vraiment séduits...

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Comme l'ont été une dizaine d'ateliers de peintres et artistes qui ont ouvert leurs portes au village.

DSC_2572Maison avec décorations en trompe l'oeil.

Vous l'aurez compris , ce village typique de Provence, et plein de charme, nous donne  envie d'y revenir souvent.

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A bientôt pour de nouvelles découvertes. Merci d'avance pour vos commentaires.

 

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20 avril 2018

Barbentane

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Par une belle journée d’hiver, nous décidons d’aller revoir le beau village de Barbentane, situé dans les Bouches du Rhône. 

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Son territoire se partage entre une plaine formée par le Rhône et la Durance, et le Massif de la Montagnette.

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Avant de visiter le village, une petite balade nous mène au moulin de Bretoule. Situé à l'extrême nord de la Forêt de Barbentane, il était idéalement placé pour prendre les vents du nord, quand ils soufflaient. 

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Notre Mistral a dû souvent le faire travailler, aussi.

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Il a été construit en 1774, par Louis Berlandier, qui était originaire de Boulbon et Pierre Deurrieu...

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Le village est bâti sur un éperon rocheux, qui domine la vallée. La roche ayant de tous temps été exploitée par différentes carrières, le sous-sol est percé de multiples galeries. D'ailleurs Barbentane possède toujours, de nos jours, deux quartiers en grande partie troglodytes.

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Au centre de Barbentane, nous pouvons voir l'hôtel de ville, qui possède un caractéristique beffroi de fer forgé qui abrite une cloche de 250 kgs. C’est un monument du XVIIe siècle appelé Hôtel des Barons de Chabert. Il est le siège de la mairie depuis 1888.

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Durant les étés chauds et secs, les  splendides platanes apportent une ombre salutaire.

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Les ruelles du village nous permettent de monter jusqu'au château de Barbentane, "Le Petit Trianon de Provence ", un bâtiment qui date de 1674. Classé monument historique, il est entouré de terrasses à l'italienne et domine un parc majestueux ; on peut le visiter tous les jours en juillet, août et septembre. Le château est toujours, à l'heure actuelle, habité par le Marquis de Barbentane.

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Autre monument historique, la maison des Chevaliers de Malte, une maison seigneuriale du XIIe siècle, restaurée durant l'année 2000. C'est sans nul doute la plus belle maison de Barbentane !

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Nous poursuivons notre route en direction de la grande tour de Barbentane, ou encore tour Anglica. 

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C’est le principal vestige d'un château du XIVe siècle, construit en 1365 par le cardinal Grimoard, frère du pape Urbain V.

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Bien préservée, elle domine toujours de ses 28 m de haut, cette belle petite ville des bords du Rhône.

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Elle se termine par une tourelle ronde, ou Tourillon, surmontée d’un pavillon avec pour devise "Piu forté nel aversita" (Plus fort dans l’adversité) et les armoiries Papales (Tiare, plumet, clés).

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Elle reste le grand témoin de l’époque médiévale. Classée Monument Historique depuis 1925, elle a été chantée par Frédéric Mistral dans les Iscles d’Or.

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Elle était la propriété du fief de Barbentane et servait de défense avancée pour la cité papale d’Avignon.

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Il subsiste aussi des vestiges de l'enceinte urbaine dont des portes fortifiées.

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Edifices également remarquables, la Porte du Sequier. C'est l'entrée Sud des remparts. 

DSC_8702porte calendale

Elle reste le témoin de la ceinture fortifiée du IXème siècle. Sur sa face extérieure était sculpté le blason de Barbentane, celui de François 1er (Il avait été réalisé après le passage, en 1524, du roi qui se rendait en Italie).

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Au cœur de la cité, l’ église romane, en plein centre, du XIIe s, possède un porche en forme de manteau de cheminée, classé Monument Historique, de même que le clocher.

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Cette journée me rappelle la chance que j'ai de vivre dans une région aux paysages grandioses, avec de jolis villages authentiques ... Partir à leur découverte est toujours une expérience extraordinaire. Connaissez-vous Barbentane ? N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires...

 

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19 avril 2018

Saint Rémy de Provence : site du Glanum

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Impossible de se rendre à St Rémy de Provence et de ne pas visiter, en passant, le Mausolée et l’Arc de triomphe du Glanum ! Particulièrement bien conservés, ces monuments, à l’entrée de la cité,  se situent à l’extérieur du plateau des Antiques. L’on peut les voir, du bord de la route, sans visiter le site du Glanum.

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A la sortie de la ville en direction des Baux de Provence une page d'histoire s'ouvre à nous, un livre ouvert sur la vie de nos ancêtres. Ces monuments romains exceptionnels, sont les symboles majestueux des premiers temps de Saint-Rémy-de-Provence. Ils sont classés monuments historiques depuis 1840.

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Universellement connus sous le nom des Antiques, leurs formes imposantes et harmonieuses ont attiré, durant des siècles, promeneurs, peintres et photographes, voyageurs et érudits, qui en firent l’emblème de Saint-Rémy bien au-delà de nos frontières.

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Mausolée des Jules :

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C’est un des monuments funéraires les mieux conservés du monde romain. Haut de 17 m, c’est l'un des plus beaux, avec ses scènes de batailles et de chasses, flanqué d'un arc au décor sculpté d'une qualité exceptionnelle, marquant l'entrée du Glanum. 

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Il fut édifié dans les années 30-20 av. J.-C. par les descendants d’un notable local qui s’était engagé dans les armées de César et s’y était illustré. 

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Particulièrement bien conservé, il doit sa célébrité à sa structure particulière et unique dans l’architecture romaine : 

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un socle rectangulaire aux quatre faces magnifiquement sculptées, surmonté d’un arc de triomphe, sur lequel est érigé un petit temple rond abritant les effigies des deux membres de la famille gallo-romaine des Julii, à qui est dédié ce monument exceptionnel.

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L’Arc de Triomphe :

Il a été élevé à l’entrée de la ville, dans les années 20 après  J.C. Il a perdu le fronton qui surmontait la voûte.

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Il est orné de très beaux reliefs illustrant la conquête des Gaules par César et de fruits et feuillages, symboles de l’abondance, sculptés sous la voute.

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Il mesure actuellement 8 mètres de hauteur. L’Arc a été conçu sur un schéma très proche de celui d’Orange, bien qu’il ne présente qu’une seule baie.

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Cité antique du Glanum 

Durant plus de 16 siècles, ils furent les seuls éléments visibles de la cité gréco-romaine, de Glanum, oubliée de tous. La découverte de la cité est particulièrement récente puisque ce n’est qu’en 1921 que le site fait l’objet de fouilles archéologiques sous l’initiative de Jules Formigé, architecte des monuments historiques et de Pierre Brun qui dirigea les travaux. 

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Il était recouvert par un champs d’oliviers, ce qui lui a permis de passer 17 siècles au frais. Les vestiges sont ainsi bien conservés et l’on n’a pas de mal à s’imaginer l’organisation de la cité en se promenant dans la rue principale pavée, entourée de maisons, d’échoppes, du forum et bien sûr des thermes. 

DSC_2893Vestiges d'un temple.

Les fouilles ont permis de mettre à jour un système de canalisations et d’égouts plutôt ingénieux pour l’époque. Il suffit de tendre l’oreille pour s’apercevoir que la source guérisseuse s’écoule toujours en-dessous de la cité. Dans la ville, on remarque également les arches de temples, les bassins des thermes, les colonnes de sanctuaires. 

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Les chapiteaux sont sculptés avec des feuilles de vigne, ce qui marque un style corinthien. Un beau masque de pierre a également été retrouvé dans les thermes. Il servait à faire jaillir de l’eau par sa bouche.

DSC_2894Cette statue, des termes de la cité antique, décorait l’arrivée de l’eau.

 

On a également retrouvé des statues parées de bijoux et notamment de torques, le collier emblématique de l’époque celte. En bronze ou en argent, il était le témoin de la richesse de son propriétaire, qui en commandait à l’orfèvre, dès qu’il avait gagné une certaine prospérité. Les romains ont continué à en porter par la suite, c’est la raison pour laquelle de nombreuses statues ont le buste orné d’un torque. 

DSC_2895Vua panoramique de la cité de Glanum, sur le plateau des Antiques

Merci de votre visite et de vos commentaires, à bientôt.

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18 avril 2018

La Provence : un autre pays de la Tulipe

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Ce spectacle de champs de tulipes est tellement joli que j'en ai profité pour faire quelques clichés. Voici mes souvenirs de cette balade au milieu des tulipes : un jeu de lumière, de couleurs et de lignes...

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Nous ne sommes pas en Hollande mais bien dans le Vaucluse, sur la commune de Jonquières, près d'Orange. En ce mois d'avril, elle s’est parée de ses plus belles couleurs, avec plusieurs hectares de tulipes.

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Bien caché aux regards, le spectacle enchanteur des floraisons de tulipes, attirent l'oeil curieux de ceux qui arrivent à les trouver.

DSC_1973Nombreux locaux ou promeneurs n'hésitant pas à s'arrêter à proximité des champs pour admirer, photographier ou immortaliser ce paysage digne d'un tableau de Vincent Van Gogh. Roses, rouges, mauves, toutes plus belles les unes que les autres, les tulipes de Provence ne laissent personne indifférent. Mais attention, ce paysage enchanteur étant éphémère, il faudra rapidement en profiter.

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Des centaines de milliers de tulipes, de toutes les couleurs, sont en fleurs dans un tout petit périmètre.

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Ces derniers jours, les anges ont colorié les champs, un dessinateur a délimité des portions à décorer et les artistes du ciel ont pris leurs plus beaux crayons de couleur.

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Les fleurs sont comme les cordes d’un luth, dans cette nature éblouissante. Elles sont individuellement superbes, et ensemble, elles vibrent de la même harmonie. 

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Bien sûr, la Provence n’arrive pas à rivaliser avec les Pays-Bas, pays emblématique de la tulipe. Les sols drainés et humides des polders, et les longs printemps hollandais, font la joie de cette fleur importée au XVIe siècle, de l’empire ottoman.

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Pourquoi des tulipes en cette saison en plein Luberon ? L'explication est simple : Ces champs de tulipes , emblème de la Hollande, ne sont ni cueillies, ni vendues. Les horticulteurs hollandais,  sous-traitent, avec les agriculteurs de Provence, pour faire grossir leurs oignons de tulipes, et devenir "adultes". 

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Quand les fleurs sont à maturité, ils coupent les têtes, mais laissent les tiges. Ensuite, ils arrosent fortement leurs cultures et lorsque les feuilles sèchent, c'est le signe que les bulbes sont assez gros pour les récolter.

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Les bulbes sont ensuite acheminés par camion en Hollande, afin de pouvoir vendre des tulipes primeurs. Un commerce qui fait aussi plaisir aux yeux !

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Comme on peut le voir, les fleurs sont, ensuite, cassées et détruites. Vous trouvez des champs identiques dans la région de Manosque. 

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Et c'est ce qui explique qu'au bout d'un chemin, on peut tomber sur un spectacle irréel : un feu d'artifice de couleurs, au cœur de la Provence !

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Les terrains où sont cultivées les tulipes sont très doux, très sablonneux, avec peu de cailloux. La culture est bien sûr mécanisée, avec des machines particulières, comme cette "machine à couper les têtes".  

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Mais, il reste beaucoup de travail qui se fera à la main...Passer la journée courbé, sous le soleil ou sous la pluie, s’avère très fatigant. 

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Ici aussi, il y a une hiérarchie dans les fonctions. On ne peut qu'admirer la maîtrise de ces experts venus récolter la semence des fleurs arrivées à maturité... 

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Le territoire du parc naturel régional du Luberon abrite un patrimoine végétal de première importance.

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L'on y recense une grande diversité végétale avec plus de 1 500 plantes et fleurs, soit plus du quart de la flore française : tulipes, iris, pivoines, narcisses… 

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Il faut se dépêcher d’admirer ces tableaux, de fleurs, car elles sont éphémères, d'ici quelques jours toutes les fleurs seront coupées. Un arc en ciel, en pleine terre, qu'il  ne faut pas manquer ! Un spectacle éblouissant de couleurs qui fait le bonheur des visiteurs actuellement. Merci d'avance pour votre visite et vos commentaires ! A bientôt. 

 

 

 

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07 avril 2018

Cucuron

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Cucuron est un village typique du Luberon, qui respire l'art de vivre à la provençale. Il est situé au pied du Mourre Nègre, le sommet le plus élevé du Grand Luberon.

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Charmé par la consonance, Alphonse Daudet en fit le village de Cucugnan dans ses lettres de mon moulin. Pendant un rêve, le curé trouve ses ouailles en Enfer et non au Paradis, il entreprend de les confesser et de leur faire retrouver le chemin de Salut.

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Entouré de trois enceintes de remparts, le petit bourg conserve de beaux témoignages de son passé : deux portes fortifiées médiévales...

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...des demeures du 17 et 18e s., avec fenêtres à meneaux, des tours, des chapelles…

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Un beffroi,  surmonté d'un joli campanile, à quatre piliers de pierre et d’un donjon, est le seul vestige de l'ancien château médiéval. 

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Il évoque l'importance du village dès Moyen Age.

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Il émerge au-dessus des toits du village, aux tuiles provençales. Nous restons quelques instants à admirer le paysage.

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Des remparts, il ne reste qu’une tour ronde et quelques murs insérés dans les maisons.

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Des vestiges d'habitations du Néolithique et des villas romaines ont été retrouvés dans les environs. 

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Le village a été bâti au 11e s. autour du château féodal : le « Castrum Cucurone ». 

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Au centre du village le typique bassin de l'étang, est un endroit paisible. A l’origine, c’était une mare alimentée par des sources du Luberon dont l’eau faisait tourner les moulins à farine. Au début du XIXe siècle, elle fut aménagée en bassin sur l’emplacement actuel. L’Etang devint le lieu des rassemblements et des fêtes.

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Avec de nombreux poissons rouges, ce bassin est un endroit rêvé pour déjeuner. Une oasis inattendue, en plein coeur de Cucuron, où l'on peut s'offrir un brin de conversation, à la fraîche. Ce bassin n'est pas un étang sauvage, mais une pièce d'eau d'une soixantaine de mètres, délimitée par un muret maçonné. Un bassin à faire pâlir d'envie les villages voisins de ce pays où l'eau est rare.

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Tout autour se déploie la couronne feuillue des platanes. Ces arbres monumentaux, très appréciés pour leur ombrage, se mirent depuis près de deux siècles dans les eaux cristallines. Ils ont été plantés dans les années 1810, à l'époque où la Provence eut le coup de foudre pour les platanes.

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Cucuron décida d'ourler son plan d'eau d'un chapelet de ces arbres providentiels. Ils ont aujourd'hui plus de 30 m de haut, et contrairement à nombre de leurs congénères provençaux, ils ont été à ce jour épargnés par la maladie. Il faut dire que les gens de Cucuron sont aux petits soins pour eux. Ils ne les rabaissent jamais, ce qui porterait atteinte à leur silhouette majestueuse.

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Ici, dans la quiétude hivernale, on n'entend que le balancement léger des branches de platanes et le frémissement du jet d'eau du bassinTous les mardis matins le marché s'installe autour du plan d'eau.

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Cucuron peut être un point de départ pour faire une randonnée jusqu'au Mourre Nègre (par le vallon de la Glacière), point culminant du Luberonn, à 1125 m.

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A Cucuron, le bonheur à la provençale est toujours au rendez-vous. 

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Merci de votre visite et de vos commentaires. A très bientôt.  

 

 

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06 avril 2018

Lourmarin : trésor du Luberon

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C'est toujours avec beaucoup de plaisir que nous arpentons les ruelles étroites du village typique de Lourmarin, classé parmi les plus beaux villages de France.

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Il se niche dans un décor magnifique d’oliviers, de vignes et d’amandiers.

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Labellisé «un des plus beaux villages de France», on y cultive un art de vivre à la provençale avec ses terrasses de café ombragées, ses restaurants...

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... ses boutiques...

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...ses passages couverts...

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Nous avons flâné dans les ruelles étroites et sinueuses en admirant les belles maisons anciennes, aux façades restaurées.

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Au détour d'un chemin, toujours une petite placette ombragée, avec une jolie fontaine.

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Comme pour beaucoup de villages du Luberon, des artistes renommés ont associé leur nom à Lourmarin.

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Albert Camus,  y a élu domicile, et est enterré dans le cimetière du village.

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Henri Bosco, l’écrivain auteur de « L’Enfant et la rivière » est aussi un célèbre lourmarinois.

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Nous avons découvert un imposant  château  datant du 15ème siècle.

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Il se dresse face au village dans un cadre exceptionnel.

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Il s’agit du premier château Renaissance de Provence, construit en 1526, par la famille d’Agoult.

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Lors d'une précédente visite, ,nous avons pu admirer, à l'intérieur, une riche collection de mobilier et d’objets d’art.

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Ce dont je me souviens, le plus, est l'imposant escalier d’apparat, à vis, une curiosité à ne pas manquer, tout comme les appartements richement meublés.

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Une belle journée ensoleillée, où nous avons pu nous imprégner de cette douce atmosphère de la belle Provence !

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Vous pouvez aussi me laisser un petit mot en bas, dans les commentaires, cela me fera plaisir !

 

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03 avril 2018

Saignon

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Le Luberon, au fil des siècles, s'est couvert d'un fin manteau de villages perchés. Les habitants, jadis, venaient trouver dans ces villages fortifiés un refuge sûr.

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Les voyageurs actuels, en des temps plus paisibles, y découvrent une Provence authentique, comme dans le joli village de Saignon (près d'Apt, dans le Vaucluse).

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Comme ce week-end d'avril nous donnait un jour de plus pour profiter du soleil, aucun de nous ne s'est fait prier pour refermer la porte derrière nous et passer encore de longues heures dehors.

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Nous nous sommes donc rendus à Saignon, près d’Apt, dans le Vaucluse, il mérite vraiment qu'on s'y attarde.

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Il est classé 2ème dans le top des 10 villages préférés du Luberon par le site provence-mag.fr.

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Ce village sentinelle de 1000 habitants, qui veillait autrefois sur l’entrée du Pays d’Apt, illustre à merveille « la Provence près du ciel » de Giono.

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Il est étrangement conçu entre deux rochers, l’un portant l’église...

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...et l’autre les vestiges du château.

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Ses ruelles étroites, sa placette avec la fontaine et le lavoir...

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...ses bâtisses aux belles portes ouvragées, ces cadrans solaires, en font un village superbe.

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Tout en haut du rocher, nous avons contemplé un très beau panorama sur la plaine et les montagnes du Luberon, avec, en plein mois d'avril, des abricotiers et péchés  en fleurs.

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Le village de Saignon, hors des principales routes touristiques du Luberon, a su conserver un charme authentique.

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En déambulant dans le vieux village, nous profitons d’une quiétude bien méritée. 

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Les ruelles étroites offrent une ombre bienvenue, l'été, et les façades des maisons anciennes semblent inviter à la flânerie.

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Je ne me lasse pas de cet endroit et de la vue que nous offre le belvédère est magnifique. C'est un dépaysement total à deux pas du vieux village médiéval.

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Saignon est un village perché peu connu, qui mérite à rester confidentiel. Vous aurez ainsi l’impression d’être des privilégiés, gardiens d’un secret précieux.

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Il existe encore, dans le Luberon, des villages préservés qui se réservent à ceux qui empruntent les chemins de traverse.

 

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Ces drôles de cabanes en pierre, qui évoquent des igloos méridionaux, ont longtemps constitué un abri pour les bergers. Ils y ont trouvé un toit, un abri contre le vent et le froid. Ils sont nombreux près de Saignon. 

 

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01 avril 2018

Uzès : Le Musée du Bonbon Haribo

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Le thème des RDV mensuels de "En France Aussi", pour le mois d'avril est : « gourmandises… », choisi par Pierre Guernier, du blog : https://mon-grand-est.fr  A cette occasion, je vous emmène, pour cet évènement interblogueurs, organisé par Sylvie du blog : "le coin des voyageurs", faire un tours au Musée du Bonbon Haribo, à Uzès.  

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Avant d’arriver à Uzès dans ce musée incontournable du Gard, nous souhaitions redécouvrir les plaisirs acidulés de notre enfance, et leurs secrets de fabrication. Couleurs, saveurs, bonheur : voilà comment résumer notre visite au Musée du Bonbon Haribo ! 

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C'est généralement en famille que les visiteurs viennent dans ce musée, le seul du genre en Europe, pour découvrir l'histoire de cette marque créée en 1920 et de ses bonbons connus de tous. A l’extérieur, nous sommes accueillis par des sculptures de bonbons géants dans un charmant jardin.

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La visite du Musée Haribo, dédiée à la découverte du monde des bonbons  Haribo, est l’occasion pour nous de découvrir tous les secrets de nos friandises préférées. C’est aussi, plus de 2 millions de visiteurs depuis son ouverture en 1996.  

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Régulièrement agrandi et rénové, le musée Haribo, bâti sur les fondations d’un moulin du XIIème siècle, s’étend aujourd’hui sur plus de 1.200 mètres carrés.

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 Il comprend trois étages et fait la place belle aux espaces ultra-colorés et interactifs. 

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L’histoire de la marque Haribo, née en Allemagne, retrace le parcours impressionnant de Hans Riegel, le fondateur des célèbres confiseries. Haribo c’est aussi une fusion avec le français Ricqlès-Zan, une union permettant à la marque de se positionner en tant que leader dans le domaine. C’est amusant de découvrir les boîtes, les machines, les moules utilisés autrefois, ainsi que les premières boites de réglisse Zan fabriquées à Uzès et qui comptent parmi les plus anciens bonbons.

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Un espace dédié à la publicité : Le Musée des Bonbons Haribo c’est aussi l’occasion de découvrir les campagnes publiciataires. Précurseur dans la publicité, Haribo vous offre un beau voyage dans le temps avec des affiches du XXème siècle peintes à la main par de grands illustrateurs de l’époque.

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Cet espace retrace l’évolution du conditionnement, du savoir faire, des tendances visuelles et de l’univers de la marque. La première pub TV pour Haribo diffusée en 1962 en Allemagne.   

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Un espace dédié à la production : permet de découvrir les secrets de fabrication de nos bonbons préférés : maîtrise de la cuisson du sucre, coulée dans les moules, aromatisation, dragéification, découverte des ingrédients et des arômes.

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Grâce à de superbes installations vidéos, nous sommes invités au cœur des ateliers, pour suivre le bonbon, à tous ses stades de fabrication.

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Le clou du spectacle : Après avoir entendu l’histoire de la marque, admiré les formes et les couleurs, senti les arômes, une petite pause sucrée dans la salle des machines s’imposait. La nouveauté est la mise en place d'une troisième ensacheuse : Dragibus.

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Dans une salle des machines entièrement relookée, les visiteurs peuvent voir sous leurs yeux, grâce à son jeton donné à l'entrée, un paquet se remplir de bonbons, puis se découper, pour lui arriver en main. Et après avoir pu obtenir des Car-en-sac et des Floppy, deux bonbons de la marque, les visiteurs peuvent maintenant savourer un paquet de Dragibus. Ce qui semble ravir de nombreux visiteurs, dans cet univers totalement festif !  

ensacheuseEnsacheuse Dragibus.

L’espace dédié aux jeux : La salle de jeux plaira forcément au plus petit, comme au plus grand.

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On arrive sur un plateau interactif, un espace très coloré et lumineux avec une série de manipulations, et de jeux issus des gestes de la production : choix des arômes, pesée, convoyage des palettes, roue à bonbons… De nombreuses bornes électroniques, viennent compléter les explications, et permettre aux enfants d’apprendre en s’amusant.

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Nous découvrons les étapes de fabrication de la fraise TAGADA, ou des DRAGIBUS, en assemblant les pièces d’un puzzle !

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Avec le « chef d’atelier », petits et grands peuvent s’amuser ensembles autour  d’une grande tablette tactile, entre jeu et déduction.

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En actionnant les labyrinthes du «process fabrication», les jeunes enfants s’amusent à déplacer des billes entre impasses et embranchements pour trouver les bonnes étapes de la fabrication.   

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L'espace boutique : Après la visite et la dégustation, place à l’ensorcelante boutique HARIBO !  L’on y retrouve plus de 110 références. Vous n’en croirez pas vos yeux, ils sont tous là : les gélifiés, les réglisses, les acidulés, les croquants, les dragibus, les  chamalows... 

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Que de variétés : des grands classiques aux nouveautés, chacun trouvera, à coup sûr, sa friandise préférée. C’est ici que vous trouverez le plus grand choix de bonbons Haribo ! 

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Bien que les plus grands consommateurs de bonbons en Europe soient les Suédois, suivis des Danois, c’est en France, à Uzès, que l’unique Musée du Bonbon Haribo a trouvé sa place. Le visiter, c’est surtout mettre tous ses sens en éveil et se plonger dans un univers gourmand avec une dégustation dès l’entrée. Une visite haute en couleurs vous attend, où les bonbons feront toujours partie de la fête !   

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Pratiques :

Tarifs : Adulte : 7 €   -  Enfant de 5à 15 ans : 5 € 

Horaires et jours d’ouverture 6/7 jours, ouverts de 10h à 13h et de 14h à 18h. (19 h en saison) - Fermé le lundi

Accès  Musée du Bonbon Haribo Pont des Charrettes 30700 Uzès -  Tél : +33 (0)4 66 22 74 39  

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Parler du musée du bonbon à Uzès, sans parler de sa ville qui l'accueil, ne serait pas juste, car elle le mérite amplement ! Belle et élégante, simple et authentique, la ville d’Uzès égrène un patrimoine architectural exceptionnel. Située à seulement 25 km de Nîmes et à 35 km d’Avignon, elle porte fièrement le titre de premier Duché de France.

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Ceinturée par le boulevard Gambetta, la ville médiévale est un dédale de ruelles sinueuses, aux façades ornées de balcons en fer forgé, de places ombragées, bordées d'hôtels particuliers du XVIIè et XVIIIè siècle. 

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On ne saurait parler d’Uzès sans évoquer la divine place aux Herbes, vestige médiéval en plein coeur de la cité. Célèbre pour la beauté de ses arcades et sa fontaine, c’est l’endroit idéal pour prendre un café au petit matin, à l’ombre des platanes.

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Sous les arcades et dans les rues avoisinantes se tient chaque samedi un marché dont la réputation a depuis longtemps franchi les limites de la région. Nous y trouvons une profusion de produits du terroir, dans l'atmosphère chaleureuse et colorée des marchés de Provence. 

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Le Palais Ducal, édifié à partir du XIe siècle, domine, encore aujourd'hui, la ville. Cet imposant ensemble se trouve sur le point culminant de la ville et appartient toujours aux ducs d’Uzès. De l'extérieur, nous admirons ses tours, ses échaugettes, ses logis, sa chapelle, dépassant le haut mur d'enceinte.

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Nous en profitons pour visiter, ce jour-là, le Château et sa chapelle gothique (superbes vitraux), ainsi que le cellier. Une partie des appartements est décorée de mobilier Louis XIII à Louis XVI,  avec de belles boiseries, lustres, tapisseries et peintures.

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Courageux nous montons, même, au sommet de la Tour Bermonde, donjon primitif du XIe siècle, (135 marches, étroites, à gravir !). 

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Une vue, superbe, sur toute la ville d'Uzès nous attend, au sommet, en récompense.

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L'Hôtel de Ville date du XVIIIe siècle, terminé en 1773, il a conservé sa façade méridionale d'origine, ornée de pilastres, tandis que la façade septentrionale a été refaite en 1900. La cour intérieure sert de cadre à des concerts estivaux.

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Nous poursuivons notre chemin vers la cathédrale romane Saint-Théodorit, qui fut reconstruite, après plusieurs destructions, au XVIIe siècle. Elle possède une façade de style néo-roman, datant de 1873. Autre symbole d'Uzès, la Tour Fenestrelle : unique exemple en France de clocher cylindrique. C'est le seul vestige de l'ancienne cathédrale, détruite en 1563, par les protestants. La promenade sur l'esplanade offre une belle vue sur la région.

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A l'intérieur, les reliques de Saint-Firmin et un trésor : le buffet d'orgues, un des plus anciens du pays, il date de 1670. Encadré de volets peints du XVIIe, c'est l'un des plus beaux de la région.

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Peu de villes en France peuvent se targuer de posséder un patrimoine architectural aussi riche, et aussi bien conservé, que celui d'Uzès. Une ville incontournable, dans le Gard, en région Occitanie !  

Ce mois-ci, on a un guide Gallimard à faire gagner : l'encyclopédie du voyage Lyon-Rhône (visuel ci-dessous) 

Règlement ici : http://www.lecoindesvoyageurs.fr/reglement-concours-enfranceaussi-guide-gallimard.html

 

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29 mars 2018

Hommage au poète René Char

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ll y a 30 ans disparaissait le grand poète René Char. Afin de rendre hommage au grand poète qu’il fut, voici un article que je lui ai consacré. (photos prises, cet hiver, à Fontaine de Vaucluse, et au Partage des Eaux). 

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René Char est né à l’Isle-sur-la-Sorgue, en 1907, où tournent, inlassables, de grandes roues moussues, sur les multiples bras de la Sorgue, qui traverse la ville.

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Qui d'autre était mieux placé que ce poète, pour évoquer notre Provence éternelle, avec tendresse, amour, fraternité et mystère ! Une partie de son œuvre est habitée par ce pays de Provence, et y prend sa source.

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La Sorgue est celle qui traversera la vie et l’œuvre de René Char. Celle qui donne son nom à l’un des poèmes les plus marquants du XXe siècle, s’ouvrant sur ces vers célèbres : 

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« Rivière trop tôt partie, d’une traite, sans compagnon / Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion / Rivière où l’éclair finit et où commence ma maison, / Qui roule aux marches de l’oubli la rocaille de ma raison »...  « J’avais dix ans, la Sorgue m’enchâssait », écrira-t-il.

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La Sorgue est devenue un synonyme de « rivière » à force de se démultiplier, en une série de cours, dont les eaux rejoignent, tôt ou tard, après plus ou moins de détours, le vaste Rhône. 

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Il faut guetter, de pont en pont, les accélérations de la Sorgue, goûter la fraîcheur égale de son eau, treize degrés à peine, tout au long de l’année, y lire ou y relire les écrits de René Char.

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C’est donc en rêveur, plutôt qu’en biographe, qu’il faut suivre le cours de la Sorgue, se laisser emporter par son chant et plonger dans l’œuvre vivifiante de René Char, en s’ouvrant à cette part de poésie que l’on porte tous en nous.

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Le «  Partage des Eaux », appartient à la géographie intime de l’écrivain. Un lieu-dit en retrait de l'Isle sur la Sorgue, où l’on assiste à la séparation : une partie des eaux poursuit sa route vers L’Isle-sur-la-Sorgue, puis Entraigues ; l’autre se laisse glisser vers la gauche, en direction du Velleron.

DSC_7877Le Partage des Eaux.

Attablé à une guinguette, on caresse l’idée de se laisser filer, sur l’eau,  à bord d’un « nego chin », petite  embarcation typique à fond plat, que l’on manie au moyen d’une longue perche. On s'imagine, aussi, aidé par la présence d’un pêcheur sur la berge, tout un monde secret se mouvant sous la surface.

DSC_7943En arrière plan, une guinguette.

Nous  reviennent aussi les propos de René Char racontant,  comment, enfant, torse à l’air, le bord de ses culottes de courtil relevé, il fouillait l’eau trop froide, pour en sortir d’entre les herbes, à mains nues, un mulet cabot au ventre palpitant.

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Le « spectacle pour une toile des pêcheurs » nous ramène à la source, dans l’un des recueils de René Char : un « retour en amont ».

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Nous voici donc tout au bout de la vallée, à Fontaine-de-Vaucluse, là où la Sorgue prend son élan et emprunte à l’herbe,  son irréelle teinte émeraude.

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Les mystères de la source : Nous cheminons entre les flancs de la colline, pour nous pencher au-dessus du gouffre.

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Passé l’impétuosité et le bouillonnement du printemps, le flux de la Sorgue est, à dire vrai, inversement proportionnel à celui des touristes.

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 Mais la rivière naissante n’en conserve pas moins sa part de mystère.

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Car aujourd’hui encore, on ne saurait dire avec certitude d’où viennent ces eaux qui, au terme d’une longue traversée au creux de la roche, « surgissent » ici au grand jour, (Sorgue, proviendrait de « surgere », qui signifie « surgir » en latin).

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On ne sait pas, on ne saura peut-être jamais quels souterrains empruntent ces eaux, quels souterrains empruntent les mots. 

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D’où l’hommage du poète à la source, symbole du désir, de la pureté  et d’une inspiration sans cesse renouvelée.

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Une partie de l’enfance de René Char, et de son adolescence, se déroulent à l’Isle-sur-la-Sorgue.  Parti pour Paris, il adhère, en 1929, au mouvement surréaliste. Il publie notamment une série de poèmes écrits en collaboration avec Paul Éluard et André Breton.

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Pendant la guerre, l’écrivain s’engage dans la Résistance sous le nom de Capitaine Alexandre. Un chapitre de sa vie qui va nourrir,  entre souffrance et espérance, son recueil : les Feuillets d’Hypnos, parus en 1946. 

René Char6

Proche de Camus, René Char a poursuivi jusqu’à sa mort en 1988 une œuvre abondante, l’une des plus riches de la poésie française. Son ami Albert Camus a écrit de lui : « Je tiens René Char pour notre plus grand poète vivant […].

Camus

Foudroyé par une crise cardiaque, René Char s'éteint à Paris le 19 février 1988 ; il avait 81 ans. L’immense poète repose dans la sépulture familiale du petit cimetière de l’Isle-sur-la-Sorgue, (Vaucluse). L’hôtel Campredon ou « maison René Char » à l'Isle sur la Sorgue, propose au public une collection de manuscrits, dessins, peintures et objets d’art ayant appartenu à René Char.

René Char9

Pour lui, en son hommage et avec respect, un lierre en fleurs. Parmi les herbes aromatiques, on peut lire cette inscription, extraite de son Poème pulvérisé : “Si nous habitons un éclair, il est le cœur de l’éternel”.

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Mes citatations préférées, de René Char :

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René Char4

René Char5

Et vous, quelle est votre petite phrase magique, la citation qui vous fait du bien au quotidien, que vous vous répétez souvent ? Pour en savoir plus sur la biographie de René Char :

René Char - Wikipédia

René Émile Char est le benjamin des quatre enfants issus des secondes noces, en 1888, d'Émile Char, négociant né en 1863 à L'Isle-sur-la-Sorgue, et de Marie-Thérèse Rouget, sœur de sa première épouse, Julia Rouget, morte en 1886 de tuberculose un an après leur mariage.

https://fr.wikipedia.org

N'hésitez pas à commenter, cela fait toujours plaisir, à bientôt !

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L'Isle aux trésors

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Je souhaitais partager avec vous ce poème, qui parle de notre belle Venise Provençale. Je suis tombée sous le charme de ce joli texte, de Rodyrose,  dédié, avec amour, au "Partage des Eaux". C'est ici que la Sorgue, dont la source est à Fontaine de Vaucluse, se sépare naturellement en deux branches,  avant d’entourer la vieille ville de l'Isle-sur-la-Sorgue, agrémentée par ses belles roues à aube.

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L’isle aux trésors : « L’Isle sur la Sorgue » de Rodyrose

La Venise Provençale t’a-t-on surnommée !
Flottante sur les eaux glaciales de la Sorgue partagée
Semblable à une rumeur d’océan lointain

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Miroir d’antiquités
Navigant sur des eaux cristallines
Paysage venu du « milieu où coule une rivière »

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Une poésie, à la René Char
Une symphonie de Sylphides
Un chant d’oiseau échappé du Jardin des Hespérides

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Où un Cygne majestueux a bâti son nid
La lueur d’un regard égaré dans l’obscurité
Un sortilège, un envoûtement

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Une traversée du désert
Qui mène à ta source mystérieuse : Fontaine du Vaucluse 

Vestige insaisissable

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Retour aux sources antiques et authentiques
Chanson d’amour pleine d’espoir
Un présage de matins plus calmes

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Havre de paix dans les tourments
Refuge des âmes perdues et retrouvées
Source d’inspiration pour les âmes en peine

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Terre d’accueil pour une Madone
Un souffle nouveau qu’on déniche dans ton silence éclatant
Émotions et « Partage des eaux » que tu communiques ! 

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Magique que tu es mon Isle déserte
Mais peuplée de personnages d’un conte venus de l’Eau-delà
Empreinte Napoléonienne, indélébile, dans tes chutes d’eau

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Dans tes eaux, foisonnent des truites vivaces de couleur saumon
Une douceur inéluctable dans ton paysage verdoyant

Mon nouvel amour

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Ma nouvelle source, dans laquelle j’étanche ma soif
Mon refuge de quiétude et de sérénité
Ma réconciliation avec les ambitions déçues

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Mon nouveau départ vers une échelle humaine
Ma terre promise dont j’ai longtemps rêvé
Ta Sorgue coule à présent dans mes veines.  Poème de Rodyrose.

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Le "Partage des Eaux" , est toujours pour moi un vrai bonheur, un véritable moment de détente pour me ressourcer, apprécier la quiétude et la beauté des bords de la Sorgue....un vrai petit paradis, relaxant, pour décompresser ! S’évader, en pleine nature, le temps d’un instant, pour oublier ses soucis, loin de tous les bruits de la civilisation. D'autres photos du Partage des Eaux que j'ai prises à différentes périodes de l'année :

Le Partage des Eaux - Martine Passion Photos

Dans ce petit billet je vais vous parler d'un endroit, qui me tient à cœur car se trouvant, en plus, dans ma ville d'adoption : le Partage des Eaux, à l'Isle sur la Sorgue.

http://photosvillages.canalblog.com

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Roussillon : le Sentier des Ocres

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Après notre passage dans les ocres de la Bruyère, nous poursuivons l’ambiance "Grand Canyon", par le sentier des Ocres, de Roussillon,  appelé aussi : la  « Chaussée des Géants » (Vaucluse).

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L’entrée qui se situe dans la partie haute du village, à proximité du cimetière. Pour un prix dérisoire de 2,50 €/personne, un petit plan vous sera remis, par la même occasion.

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Les sentiers sont tellement bien indiqués qu’il nous est impossible de nous perdre !

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Deux boucles sont proposées. Comptez 35 mn pour la boucle courte, et 1 h pour la boucle longue, qui mène jusqu'aux spectaculaires paysages de la "Chaussée des Géants".

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Véritable curiosité géologique, nous redécouvrons, par une belle journée d'hiver, les magnifiques paysages ocreux, aux teintes chaudes, que nous aimons tant !

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Un sentier balisé nous conduit au milieu des cheminées de fées, et monticules, sculptés par l'eau, le vent et la main de l'homme.

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Nous descendons, progressivement, dans une sorte de canyon dont les formes sont le fruit du travail d'érosion, du vent et de l'eau.

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Longtemps exploité en carrière, puis rendu à la nature, le Sentier des Ocres, véritable labyrinthe multicolore reçoit, chaque année,  de nombreuses personnes, émerveillées par ce site grandiose !

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Dans ce mini canyon, on se croirait dans un autre monde ! Ces paysages, à couper le souffle, nous font penser au far West, à l'Arizona ou le Colorado (en miniature, bien sûr), ou les terres rougeâtres du désert australien.

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Dans cet endroit, hors du temps, des dunes, et rochers, aux couleurs extraordinaires, apparaissent devant nous. Les différents tons d'ocre se juxtaposent pour former un décor surprenant !

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L'origine de cette étonnante couleur ocre, remonte à des centaines de millions d'années, lorsque la Provence était couverte par la mer. 

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Pour en savoir plus sur la formation de l'ocre, des panneaux explicatifs jalonnent le parcours.

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La promenade aménagée à travers les anciennes mines d'ocre, rivalise de beauté avec le site du Colorado Provençal, de Rustrel, tout aussi beau !

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Avec le soleil, rien de plus magnifique, que cette palette de couleurs, qui explosent, entre ciel et terre !

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Ces carrières, aux multiples couleurs naturelles, comportent encore quelques  vestiges d'extraction d'ocres, avec leurs machines, derniers témoignages du temps passé de l'ère industrielle. 

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Même si nous connaissions déjà bien le site, nous ne nous en lassons pas. Nous prenons le temps, loin des foules, de la période estivale, pour nous balader sur un sentier très bien aménagé, et pour faire quelques photos.

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Du site des ocres, nous avons une vue exceptionnelle sur le village de Roussillon, les Monts du Vaucluse et le Mont Ventoux.

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Prévoir des chaussures qui ne craignent rien, l'ocre est très salissant et part difficilement. Une balade, haute en couleur, comme je les aime, qui vaut le détour et qui a l'avantage d'être facile aussi pour les enfants.

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Retrouvez dans l' article, ci-dessous, que j'ai rédigé, le joli village de Roussillon et le Conservatoire des Ocres, juste à côté.

Roussillon : une palette de peinture - Martine Passion Photos

Je vais partager avec vous, dans cet article, un village typique du Vaucluse, où je peux revenir, indéfiniment, sans jamais avoir l'impression de le connaître : Roussillon. Nous y retournerons, avec des amis, le 1er janvier de cette nouvelle année. Ce petit village a quelque chose d'indescriptible qui rend véritablement unique chacune de mes visites.

http://photosvillages.canalblog.com

 

 

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26 mars 2018

Les carrières d'ocres de la Bruyère

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Nombreux, en Provence, sont ceux qui ne connaissent que le Colorado Provençal, de Rustrel. Pourtant la région du Luberon, entre maquis et forêts renferme, au sein de ses collines, d'autres terres d'ocre à découvrir,  au fil des nombreux sentiers.

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A l’écart des sites très fréquentés, le massif des ocres de la Bruyère,  est un lieu privilégié pour une randonnée, au cœur d’une exploitation ocrière abandonnée. Loin des secteurs connus, c'est un condensé de merveilles naturelles et de patrimoine rural, entre pays des ocres, cultures, chênaies et garrigues.

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Un curieux voyage, des couleurs plein les yeux, et une balade au milieu de paysages à vous couper le souffle ! Situés entre  le  célèbre Colorado Provençal de Rustrel, et les falaises de Roussillon, le site des ocres de la Bruyère, est moins connu, mais tout aussi spectaculaire. C’est grâce au travail d’habitants et de randonneurs bénévoles de Villars que certaines sections de vieux sentiers, ont pu être récemment mises en valeur. Leur combinaison permet d’offir un itinéraire qui traverse le massif ocrier, de La Bruyère, et chemine ensuite au pied des Monts-de-Vaucluse

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Pour mémoire, l’ocre est composé d’argile et d’oxyde de fer ou de manganèse. Cette précision chimique ne rend pas compte de cette beauté de la nature. Les coloristes comme Van Gogh ne s’y sont pas trompés, ces couleurs sont magnifiques et le contraste saisissant !

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Comme un conte de fée, nous partons à la découverte des vestiges des anciennes carrières, ayant servi il y a quelques années de champignonières.

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On se fait tout petit  devant l’entrée d’une « cathédrale », les anciennes galeries des carrières sont aussi hautes que les voûtes gothiques de Notre-Dame.

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On pénètre dans les entrailles des différentes galeries, aujourd'hui abandonnées, dans la pénombre… on foule les transepts, on chemine à la lueur des torches. 

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Nous sommes devenus des petits explorateurs, intimidés devant tant de beauté…Nous n'osons pas nous aventurer trop, à l'intérieur, en raison du risque d'effondrement. 

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Ces paysages, parmi les plus remarquables du département de Vaucluse, sont aussi l’expression de la mémoire de l’exploitation par l’homme, de ces ressources naturelles, importantes pendant tout le XIXe siècle. 

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En effet, les parois qui marquent le paysage ne sont pas, en général, naturelles. Elles sont le résultat de l’exploitation passée de l’ocre, en carrières à ciel ouvert. Un paysage façonné par la main de l’homme, et sur lequel la nature reprend progressivement ses droits. 

_DSC_8476 carrières de Trabaillon

Ce sont des sédiments, d’origine marine, datant du Crétacé, qui, par lessivage et altération, sous un climat de type tropical, ont donné naissance aux ocres. Ils sont formés à 90 % de sables et d’un pigment, présentant des propriétés colorantes, inaltérables, dont l’utilisation remonte à la plus haute Antiquité. 

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La nature, au cours des millénaires, a transformé les sédiments en un matériau : l'ocre,  que l'homme a su utiliser depuis les temps les plus anciens, jusqu'à nos jours.

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Même si aujourd'hui les colorants de synthèse, moins onéreux, ont entrainé la disparition de cette industrie, les carrières d'ocre abandonnées, resteront longtemps dans les mémoires.

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Nous nous enfonçons, ensuite, dans un petit canyon, aux multiples couleurs !

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Un peu plus loin, nous surplombons un cirque d’ocre, étonnant !  

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Nous sommes, ici, en présence d’un paysage insolite, qui étonne par ses couleurs chaudes de la terre, avec toutes les
nuances, pouvant aller, du jaune au rouge, en passant par le blanc, ou le vert.

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Les mille nuances de l'ocre, sous le soleil de Provence, et sa lumière dorée, intensifie les contrastes entre le bleu du ciel et le vert intense de la végétation naturelle ou des cultures.

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Nous nous retrouvons devant des buttes, étonnantes, sculptées par l'érosion et le temps. 

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Imposantes, aux lignes ondoyantes, on croirait des animaux préhistoriques endormis !

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Au détour d'un chemin, nous tombons sur les vestiges d'une ancienne exploitation, une industrie qui fut très prospère, à l'époque...

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Au milieu d’espèces végétales telles que les cistes à feuilles de sauge, ou à feuilles de laurier, nous trouvons des pins sylvestres, avec leurs cimes rougeoyantes, et des pins maritimes, qui s’élancent droit vers le ciel. Certaines années de grande sécheresse, certaines espèces peuvent même ne pas apparaître. En revanche, la moindre précipitation entraîne une explosion de vie !

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De nombreuses espèces, souvent protégées, comme les amphibiens, fréquentent le site dans la mare, du lieu-dit « le trou des américains ». Ce point d'eau, artificiellement créé du temps de l’exploitation des gisements d’ocre, est aujourd’hui un lieu idéal pour contempler la faune sauvage, dès lors que l'on s'arme de patience et de discrétion...Ce secteur de sables, ocres et gypses, est l’un des plus riches du département en amphibiens, sur le plan de la diversité et de la rareté des espèces abritées. 

DSC_0939"Le trou des américains".

Il est très fréquent de voir des traces de chevreuils et de sangliers, dans les sables colorés.

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Nous observons, aux alentours, le vol de quelques guêpiers. Ces oiseaux ont trouvé, dans les falaises sableuses et ocreuses, un endroit idéal pour y creuser leurs nids.

guêpier

Au retour nous admirons les superbes vues sur Saint Saturnin les Apt et les Monts de Vaucluse.

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Encore une journée, haute en couleur, un spectacle inoubliable, loin de la foule des touristes, dont on ne se lasse pas !

 

 

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Les gorges de Véroncle et ses moulins

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Nous partons à la découverte des superbes gorges de la Véroncle, et de leurs trésors oubliés. Nous débutons cette rando, quelque peu sportive (4 h de marche), à partir de la station de pompage, à proximité du village de Murs. 

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Le sentier  permet de marcher à même le lit de la rivière de Véroncle, sur la presque totalité de son parcours, dans un décor magnifique. Il offre l'avantage de pouvoir y rencontrer les vestiges et les traces  d'une dizaine de moulins, construits sur son court itinéraire. 

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Ils furent utilisés jusqu'au XIX° siècle par quelques familles de meuniers. Cette randonnée des moulins de la Véroncle présente un bel intérêt au plan : culturel, architectural et technique. 

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Nous prenons le sentier du  GR, qui se faufile à travers une végétation dense, et nous amène rapidement vers les gorges et le lit de la Véroncle. Nous arrivons, ensuite, à la hauteur du moulin des Etangs, début du parcours des moulins. Inaccessible, car privé et habité, il est surmonté du barrage des Etangs, aujourd'hui comblé, et quasi à sec.  

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Un peu d'histoire : Entre 1546 et 1584, Aymard d’Astouaud, alors Seigneur des terres de Murs, fit édifier au débouché de la combe de la Véroncle, un barrage destiné à fermer le ruisseau. Cet ouvrage, désigné sous le nom de Barrage des Étangs, laisse des traces encore visibles aujourd’hui. Son barrage formait à la fois un petit lac de pêche, et servait à stocker de l’eau, servant à alimenter, en énergie, les dix moulins lors des périodes négatives en pluviométrie. Deux énormes murailles de pierre retenaient les eaux pour réguler le débit du ruisseau. Sur les dix moulins, il n’en reste aujourd’hui que des ruines, à l’exception de deux :  celui des Étangs, pour ce qui est de l’amont, et du moulin des Grailles, pour l’un de ces derniers en aval. Ces deux vestiges du passé, proches aujourd’hui d’une voie de circulation, ont été réhabilités en des habitations.     

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Plus loin encore, et dans cette partie les gorges, se cache le moulin de Dévissé, qui comportait trois étages : la chambre des eaux, la chambre des meules, et au dernier le logement du meunier, mais servant aussi de grenier à grains. Le linteau porte la date 1573.

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La question reste posée quant à savoir comment les meules ont été acheminées dans ces moulins, dont la plupart sont coincés entre des falaises, ne laissant la place qu’à un sentier seulement praticable par les hommes, ou mulet. Nous n’y avons pas vu, non plus, de trace de carrières qui auraient permis des extractions, sur place, ou à proximité des lieux.

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Comment étaient donc transportées ces meules, dont le poids pour chacune doit dépasser largement la centaine de kilos ? Même si à cette époque les mulets étaient capables d’évoluer sur des sentes étroites, il est impensable de les imaginer porter de telles charges. La fonction de ces animaux, était plus l’acheminement des céréales vers les moulins.

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On y trouvait de l’orge, du seigle, du froment, et d’épeautre, cultivés sur les grandes surfaces du plateau, qui dominent de part et d’autre les gorges. Ces installations meunières broyaient également les récoltes des villages de Gordes de Joucas, de Murs et sans doute de bien d’autres encore. Toutes sortes de farines, en sortaient,  allant du grumeau à la plus fine pour la pâtisserie.

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La suite du sentier, est à flanc de falaise, avec des paysages à couper le souffle !  Il nous ramène, rapidement, dans le fond des gorges, au niveau du moulin de Charlesse. 

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Le fait de savoir que voilà, moins d'un siècle, les ruines des moulins que l'on croise, grouillaient d'activités intenses, une bonne partie de l'année, procure un sentiment affectif au lieu. Nous pouvons encore nous imaginer l'histoire rude de ces paysans, des meuniers, mais aussi celle des artisans, qui ont construit cette dizaine de moulins, au fin fond de ces gorges encaissées. 

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Bien que très ruiné, le moulin Charlesse témoigne encore d'un passé chargé d'histoire. En fouillant dans les pierres, nous retrouvons les vestiges de la machinerie. Contrairement aux moulins de Gordes qui appartenaient chacun à des particuliers, ceux de Murs étaient la propriété du Seigneur des lieux. Les moulins de la Véroncle avaient en commun de fonctionner selon le système de ‘’l’éclusée’’. Leur arbre de transmission était vertical. 

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La plupart servaient à moudre des céréales qui étaient cultivées sur le plateau.   

DSC_1282                        Modèle d'une entrée d'eau plongeante, au moulin de la Charlesse.

Nous arrivons tout près de l'aven de Cata, un gouffre dans le lit du ruisseau, probablement en relation avec l'exsurgence de Fontaine de Vaucluse. Ce trou noir et "sans fond" est bien visible au milieu d'une mare verdâtre.

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Nous sommes ici, face au parcours purement sportif, au sens athlétique du terme. Bien que sécurisé, la progression dans les gorges nous met face à quelques difficultés. 

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Le sentier passe sur le côté gauche, une roche extrêmement glissante, entourée de vase est heureusement équipée d'une corde, pour aider au passage raide. 

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Il est possible de continuer,  sachant qu'un peu plus loin, nous allons devoir faire face à un passage assez délicat, une goulotte étroite à franchir, voire difficile pour certains (comme pour moi). 

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La grande difficulté reste la montée, inattendue, à travers une vieille chute d'eau, pour remonter une goulotte étroite, sur plusieurs mètres.

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Une corde à nœud aide bien, mais les épaules touchent, le sac à dos râcle la pierre, il faut caler les pieds au mieux et...tirer sur les bras. Claustrophobes s'abstenir ! 

DSC_1350le canon d'alimentation du moulin passage obligé à moins de faire le détour.

Le lit du ruisseau devient ensuite très étroit, les lacets du cours d'eau ont creusé la roche sur les côtés. Courbe harmonieuse, taillée par l'eau, en un temps lointain !

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Notre progression nous permet d'arriver, ensuite, au moulin Jean de Mare 1, qui servait aussi d'habitation à l'année.

DSC_1288Moulin Jean de Marre.

Sur le porche est gravé 1727, mais il a certainement été bâti au XVIème siècle, et restauré ensuite au XVIIIème.

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Puis c'est le moulin, Jean de Marre 2, que nous découvrons juste après. Ce moulin est appelé "gruaire", car il fabriquait la fine fleur de la farine.

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Datant du XVIème siècle il a été restauré au début du XIXème, comme en témoigne le porche gravé. A la vue des vestiges, cette très belle bâtisse, sur plusieurs étages, devait aussi servir d'habitation à l'année.

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Ce moulin est l’un des plus représentatifs,  il témoigne de l'ingéniosité des familles Vaudoises du XVIème siècle. Ces moulins sont de type horizontal, des canalisations naturelles ou bâties, amènent l'eau dans une conduite forcée, le canon,  qui va accélerer le débit de l'eau, laquelle  va actionner une roue à aubes rudimentaire, entrainant un axe, qui met en rotation une meule de pierre. 

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Les grains seront broyés entre la meule qui tourne et la meule dormante. 

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La finesse de la mouture étant réglée par le meunier en agissant sur l'écartement des deux meules par un ingénieux système de leviers. (voir schéma).

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Deux types de meules pouvaient être utilisées, soit en calcaire monolithique de la région, "molasse", soit en silex importé, dans ce cas elles seront en plusieurs morceaux assemblés par du fer.

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Ces différents moulins nous montrent le travail des hommes, qui sans liaison routière, ont acheminé des tonnes de matériaux, pour la construction de toutes ces bâtisses, édifiées en pierres de taille. Les vestiges de ces ouvrages présentent toutes les qualités et les soins apportés aux plus belles maisons. Les linteaux, l’encadrement des ouvertures sont ciselés, en ouvrages divers, alors qu’il ne s’agissait que de lieux de travail saisonnier, à l’exception du moulin de Jean de Marre qui était habité, et auquel jouxtait une petite exploitation agricole.

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Nous poursuivons notre route dans le lit de la Véroncle qui est de plus en plus large, avec des falaises de plus en plus hautes. Nous sommes, maintenant, dans le canyon, au niveau du Grand Méandre. Il est assez facile de cheminer dans ces superbes gorges, le lit du ruisseau est complètement à sec, il en serait bien autrement après un bel orage !  

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Bien que surprenant, au constat que l’on peut en faire aujourd’hui, la Véroncle fut dans un passé proche, un ruisseau rapide, autant dire un torrent et ce jusqu’en 1887. Suite à un premier tremblement de terre, ses eaux disparurent partiellement. Son quasi assèchement remonte à 1909. Les secousses fissurèrent la dalle calcaire du fond de son lit, provoquant ainsi la perte de ses eaux dans le sous sol. 

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La conséquence qui s’en suivit, condamna définitivement le fonctionnement des moulins, et l’irrigation des cultures, qui permettaient à une petite colonie de paysans de vivre en ces lieux, malgré la pauvreté des sols et l’étroitesse de la vallée. Plus tard, sur les hauteurs de Saint Saturnin d’Apt en particulier, des moulins à vent sont venus palier à ce manque.  

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Le nom des 10 moulins, du plus haut, au plus bas :  Le moulin des Étangs ( Murs ) - Le moulin du Dévissé ( Murs ) - Le moulin de la Charlesse Murs ) - Le moulin du Puits de Cata (Murs ) - Le moulin Jean de Marre I (Gordes ) - Le moulin Jean de Marre II ( Gordes ) - Le moulin Cabrier ( Gordes ) - Le moulin des Grailles I ( Gordes) - Le moulin des Grailles II ( Gordes ) - Le moulin des Cortasses  (Gordes ).

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Attention certaines parties de la rando, décrite, sont difficiles et absolument à éviter si :

- pas assez d'expérience en passages aériens et verticaux, mais contournement possible sur les hauteurs (falaises)

- passages équipés d'échelons, échelles, chaînes, cordes.

- pluie ou risque d'orage, nous sommes dans le lit d'un torrent : (danger absolu !)

- pas de chaussures de rando adaptées, car roches glissantes. 

- déconseillé pour les enfants de moins de 7/8 ans et chiens.

Une grande partie de ces gorges est propriété privée, il est donc important pour que le visiteur puisse en profiter longtemps, de respecter les lieux et la tranquilité des riverains, le moulin des Etangs en est le plus bel exemple.

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Sur notre chemin du retour, nous rencontrons de beaux chevaux, toujours un moment émouvant de pouvoir s'en approcher et les carresser !

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J'espère que cette balade vous aura plu ! N’hésitez pas à partager vos impressions et les coups de cœur, de vos balades dans le Luberon, en commentant cet article ! A bientôt !

 

 

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19 mars 2018

Les ocres de Mormoiron

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Nous découvrons, lors d'une randonnée, une exploitation d’ocre, sur la commune de Mormoiron, à deux pas des contreforts du Mont Ventoux et de la belle ville de Carpentras (Vaucluse).

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Moins spectaculaires que le Colorado Provençal, le site est tout de même très intéressant et surtout bien moins fréquenté. 

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Découvrez, dans ce petit reportage, consacré aux ocres, des beautés créées par les mains de l’homme, et par la nature, que vous ne verrez, nulle part ailleurs. J'ai eu plaisir de les photographier, lors de cette balade, haute en couleurs ! 

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Nous y trouvons les traces d’anciennes exploitations d’ocres, en particulier celles des anciennes constructions, et galeries d’exploitation. Le site partiellement caché par la végétation est exceptionnel. Nous admirons, au passage, de belles arches d’ocres jaune,  et des galeries interminables sous terre, (un vrai labyrinthe de galeries qui partent dans tous les sens).

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Un projecteur est indispensable, mais attention de ne pas vous perdre dans ce véritable labyrinthe de galeries souterraines croisées, car une fois dedans, on ne voit pas la sortie. Il faut être très prudent, quand même !

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Les artistes locaux ont,  en de mains endroits, laissé libre cours à leur inspiration, certaines de ces « gravures » sont forts bien réussies.

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La végétation est très diversifiée, chênes, pins, châtaigniers et vignobles sur des sols aux riches couleurs.

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Après un cabanon en ruines, nous prenons un sentier qui s’enfile dans un petit vallon boisé.

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Nous arrivons, ensuite, dans un ravin, haut en couleur, où l’ocre rouge et pourpre domine. 

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C’est un petit canyon étroit et impressionnant, qui se faufile sur 250 m.

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Nous y découvrons, à nouveau, de nombreuses sculptures et gravures d’artistes, sur les parois. 

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Au bout du canyon, le sentier nous amène à un petit cirque, avec une source (filet d'eau), aux concrétions calcaires recouvertes de fougères. 

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Un pan de la falaise est recouvert de plantes grimpantes, qui donnent l’impression d’une cascade dévalant la falaise. C’est un lieu magique, silencieux, sans issue, le bout de ce petit monde.

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Nous y croisons des étrangers , médusés, comme nous, par la beauté du site !

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Quatre entreprises ont exploité ce site d’ocre, de Mormoiron, entre 1887 et 1967, dont la dernière était la « Compagnie des Ocres française ».  

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Des vestiges de cette industrie sont encore visibles. Le site, laissé à l’abandon, a fait l’objet d’une réhabilitation par la création d’un sentier de découverte, réalisé par le village de Mormoiron.

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Le gisement d’ocre est ici composé de 90 % de sable, et de 10 % d’ocre. Il est, de ce fait, moins riche que ceux de Rustrel ou Roussillon.

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Le site présente l’originalité d’avoir conservé les vestiges de toute la chaîne d’extraction de l’ocre. Nous pouvons y voir les fronts de taille des carrières à ciel ouvert ou en galerie, puis les installations de lavage, de décantations et de séchage.

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Les briques d’ocre, séchées, étaient ensuite acheminées vers le moulin de Saint Croix, ou à l’usine de Canadel, à Villes-sur-Auzon.

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L’ocre y était broyée, tamisée, puis conditionnée en tonneaux et plus récemment en sac. Ceux-ci étaient expédiés dans une autre usine à Apt, où l’ocre était mélangée ou cuite avec d’autres ocres pour obtenir les couleurs et nuances désirées. Depuis la fin de l'exploitation, la nature reprend peu à peu ces droits. 

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La végétation dominante est composée de pins maritimes et de bruyères. Ces plantes trouvent sur ce terrain, pauvre en calcaire, un terrain favorable à leur croissance. La pinède recouvrant le site a fait l'objet d'un reboisement.

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La végétation originelle, composée de chênes verts, de chênes blancs, et de buis, reconquiert cependant du terrain, sauf à l'ouest du site, où ont été accumulés les sables, déchets du lessivage des ocres.

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Au retour, nous nous arrêterons sur une petite route de Mormoiron, pour contempler le début de floraison des premiers abricotiers, de la saison.

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Une vieille charrette, témoin d'une autre époque, entreposée dans un champ d'olivier, près d'un vieux mas, s'en est allée doucement, au fil du temps. 

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Elle semble prendre un repos bien mérité, au fond d'une belle terrasse herbeuse. Un bel engin qui a fait son temps et qui représente toute une époque bien révolue !

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Pour terminer notre balade d'un jour, nous visitons, au passage, le joli village de Flassan, tout proche,  accroché aux flancs du Mont Ventoux.

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La randonnée, si vous y goûtez, vous ne pourrez plus vous en passer, que de belles découvertes à chaque fois ! 

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A la clé toujours ce spectacle de la nature, ces magnifiques panoramas, et surtout… le calme, loin des foules des grandes villes ! 

DSC_8717Vue sur le Mont Ventoux.

DSC_8748Vue sur les Dentelles de Montmirail.

Activité sportive saine, au grand air, nous y avons pris goût depuis de nombreuses années, comme nos chiens aussi, qui en redemandent à chaque fois !

 

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Echapper au stress de la vie quotidienne, le temps d’une journée, ou davantage, rien de meilleur pour la santé ! 

 

 

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08 mars 2018

Sentier des Capitelles d’Aramon

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Situé sur les hauteurs d’Aramon, (Gard),  le sentier des capitelles dévoile, au cours d’une balade, ponctuée par de belles vues, un patrimoine autrefois consacré à la culture de l’olivier. La proximité du Rhône et la présence d’un petit port faisaient d’Aramon un lieu idéal pour le commerce de l’huile d’olive.

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La culture de l’olivier y connut son apogée du XVI au XVIIIème siècle. Les collines avoisinantes étaient alors couvertes d’oliveraies. Les récoltes étaient stockées dans des pilles (pierres creusées de forme rectangulaire), puis pressées dans l’un des nombreux moulins que comptait la cité. L’huile était ensuite acheminée par bateau vers Lyon, plaque tournante fluviale entre la méditerranée et le nord de l’Europe.

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Les catastrophes climatiques du XVIIIème siècle : gels, inondations, sécheresses, ont stoppé l’extension de cette culture, qui connut ensuite un déclin progressif jusqu’à son abandon complet.

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La restauration du site débuta au printemps 1999 sous l’égide de l’office de tourisme. Elle déboucha sur la création d’un sentier de 6 km qui permet de visiter ce patrimoine au cours d’une balade de 2h30 environ, de capitelle en capitelle, à travers un paysage de garrigues, jusqu’à une table d’orientation située au dessus du Rhône.

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Le sentier des Capitelles débute au parking en haut du chemin de Sainte Suzanne. Pour s’y rendre, au rond point de la capitelle, nous passons sous la voie de chemin de fer, tournons à gauche, puis à droite et remontons jusqu’au bout du chemin Sainte Suzanne.

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Nous commençons notre visite en longeant un champ d’oliviers. 

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A la borne d’orientation, nous prenons à gauche, pour accéder à la capitelle de la Combe, entourée de murs de pierres sèches, prolongée par une terrasse à laquelle on accède par un petit escalier. La capitelle, gardée par des cyprès, se fond dans les rocher.

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Nous contournons la capitelle et remontons de suite à droite le sentier. Nous prenons par la gauche l’escalier qui la contourne et arrivons sur une esplanade qui surplombe la garrigue, le Rhône et en arrière plan la Montagnette.

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Au fond, à droite, un sentier se faulife entre les chênes kermès, vers la capitelle au  toit arrondi, dotée d’un enclos.

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Nous descendons ensuite dans la combe, vers la capitelle des Iris.

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La promenade continue par un sentier qui serpente au milieu de la garrige et sa végétation luxuriante et odorante : laurier thym, chêne kermès, lavande, romarin, genévrier, thym...

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Nous poursuivons notre route, et 80 m plus loin empruntons à droite un chemin fléché. Un sentier s’élève à droite, nos efforts seront récompensés par une vue magnifique sur la Provence, le Mont Ventoux, la Montagnette, les Alpilles, Avignon, le Rhône et la Durance.

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Sur le chemin du retour, on chemine entre 2 collines. Le paysage s’élargit sur notre droite pour dominer une plaine verdoyante et cultivée. Au loin le village de Théziers sur son promontoire et, à l’horizon le Pic St Loup.

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Plus loin, à la borne, nous montons vers la capitelle du Belvédère qui domine le Rhône et le village d’Aramon. Nous nous dirigeons ensuite vers une capitelle dont la porte est encadrée de 2 cyprès. 

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Nous poursuivons la montée, jusqu’au sommet, pour atteindre une table d’orientation, avec vue sur le village et les collines d’Aramon devant nous.

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Le sentier descend ensuite vers la capitelle des Cyprès et remonte ensuite vers la capitelle de l’Enclos.

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A quelques pas de là, nous arrivons à la capitelle des "Terrasses du Rhône" qui a son entrée au Nord.

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Par des escaliers nous rejoignons le fond du vallon. Le sentier du retour, balisé, nous ramène, ensuite, au parking du départ.

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Nous avons découvert, sur les hauteurs  d’Aramon un patrimoine riche en capitelles. Il en existe bien d’autres, restaurées ou non, que l’on peut rencontrer au cours de belles promenades.

Merci d'avance pour vos commentaires qui me font toujours plaisir ! A bientôt.

 

Posté par Martine84000 à 16:54 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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