Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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16 juin 2019

Que serait la Provence, sans la lavande ?

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Comment ne pas aimer avec passion, la Provence, aux parfums d’été :  ses éclaboussures de violet à perte de vue, ses nuances du tendre au sombre, ce pays du soleil, de vent et de contrastes, ce vert des oliviers et des cyprès ...

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Ce vaste plateau d'Albion, évoqué par Jean Giono, dans ses romans : "La lavande est l'âme de la Haute Provence",  nous saisit par sa successions de paysages, sauvages, d’une  grande beauté ! Vous êtes exactement au point de rencontre du réel et de l'imaginaire, chez Giono. Prenez le temps de humer cet air, de suivre la courbe de ces collines teintées de mauve, et d'or, de découvrir ces cabanes de berger au pied des arbres morts. 

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Quand vous aurez eu votre soûl de sensations, redescendez alors doucement sur terre, sans vous presser. Retrouvez la route de Sault, une visite de la vieille ville s'impose !

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Lavande, blé, petit épeautre(*), sauge sclarée, ou encore moutarde, safran, sont autant de cultures dont les couleurs composent une véritable palette de peintre.

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* Pour ceux qui ne connaissent pas le petit épeautre, que l'on renconte un peu partout, dans le Val de Sault, c'est un blé rustique, dont les archéologues ont retrouvé la trace dans des couches datées de 9 000 ans avant notre ère. Cette céréale se complait dans des sols pauvres, et accepte des hivers longs et froids. Cette culture, très populaire sur le plateau d'Albion et les pentes du Ventoux jusqu'au XIXe  siècle, a été reprise dans les années 1980. 

DSC_7792Du petit épeautre.

DSC_7907Du blé du Plateau d'Albion.

Une balade, au départ de Sault nous conduira à la découverte des grands espaces du plateau d'Albion, connu pour ses paysages magnifiques colorés, où le temps semble s’être arrêté. 

DSC_7901Route panoramique de Lagarde-d'Apt

Ces véritables patchworks, plaisant à regarder, s’étendent entre les monts de Vaucluse, le Mont Ventoux et la Montagne de Lure.  

DSC_7863Un véritable patchwork de couleurs.

La principale culture du Plateau d’Albion, est la lavande fine ou vraie, avec notamment 4.800 ha de culture, pour cet «or bleu », si symbolique en Provence !

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 Histoire, la ruée vers l’Or Bleu :

La culture de la lavande en haute Provence n’est le fruit ni du hasard, ni d’une évidence agronomique. Elle correspond essentiellement à une opportunité économique saisie par les habitants de la région de Sault. Autrefois, cueillie à l'état sauvage, la petite fleur bleue apportait un revenu d'appoint aux paysans provençaux, et fut un facteur de frein à l'exode rural.  

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Dès l’Antiquité, dans les civilisations grecques et romaines, la lavande est déjà citée pour ses usages actuels. Au Moyen Age, c’est toujours comme plante médicinale ou essence aux précieuses vertus que l’on retrouve la lavande : elle s’avère très efficace dans la lutte contre la Grande Peste.

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Au début XXe, l’expansion, à Grasse, des industries de la parfumerie provoque une forte progression de la demande de plantes à parfum. La cueillette de l’aspic et de la lavande fine se généralise et s’organise. Au milieu du XXe s, la mécanisation et la meilleure productivité des plants favorisent l’intensification de la culture de la lavande. De nombreuses familles agricoles vivent essentiellement de la lavande.

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La fin du XXe siècle marque un tournant. Dans un marché très tendu, le nombre de lavandiculteurs décroît, de même que la surface cultivée. Dans les années 2000, l’apparition de nouveaux débouchés, notamment celui du « bien-être », permet de maintenir le nombre de producteurs, et tend à encore améliorer la qualité de la production. L’épisode de sécheresse de 2003, joint à un problème sanitaire accélérant le périssement des plants, a failli mettre en péril la production de lavande. Presque dix ans plus tard, la situation s’avère contrastée.

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La lavande a perdu la moitié de ses surfaces, retirant à notre pays sa position de leader au profit de la Bulgarie. Heureusement, pendant ce temps, le lavandin, lui, se porte comme un charme. Mais pour l’essentiel, les exploitations ne sont jamais monocultures et couplent souvent la lavande avec du lavandin,  des céréales (blé, petite épeautre),  ou de l'élevage. 

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Utilisation : Le lavandin part majoritairement dans les lessives, déodorants et autres produits ménagers, tandis que la lavande, à la culture plus artisanale, part pour la cosmétique et le parfum.

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Au milieu de ces champs de lavande, de nombreux apiculteurs produisent du miel de lavande, protégé par un label rouge. Dans cette nature complexe et riche, la biodiversité est importante, l'abeille cruciale ; car le destin de l'humanité est lié à celui des pollinisateurs. Si l'une est en danger, l'autre l'est aussi. 

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Pesticides, insectes et acariens parasites, vident les ruches, la mécanisation aussi. Lors du passage de la machine, les tiges sont relevées pour être coupées et les abeilles restent piégées dans la fleur. Voir explications de ce kit "Chasse Abeilles", peu cher, et qui n'impose pas de gênes, de la mécanique simple.

Un kit pour éviter que les abeilles ne meurent pendant les récoltes

Par Laure Gareta / Vidéo : Stéphane Duclet S i l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre." Cette citation apocryphe d'Einstein ne laisse pas de place au doute. Dans cette nature complexe et riche, la biodiversité est importante, l'abeille cruciale ; car le destin de l'humanité est lié à celui des pollinisateurs.

https://www.laprovence.com

Le fléau de la lavande : depuis plusieurs années, la lavande sujette aux maladies, responsable de son dépérissement, a fortement régressé. La citadelle est un insecte devenu ennemi public n°1 des producteurs et distillateurs de lavande. Il est vecteur d'une bactérie et infuse inéluctablement la maladie appelée « phytoplasme du Stolbur ». Ce fléau est source de terreur sanitaire, et c'est une lutte, de tous les instants, à laquelle se livrent les producteurs.  Amplifié par le réchauffement climatique, le phénomène fragilise les équilibres économiques des exploitations. Et pour couronner le tout aucun traitement efficace n'a pour l'instant été trouvé.Vous verrez souvent des parcelles en cours de renouvellement. 

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Randonnées dans le plateau d'Albion : très prisé par les amateurs de nature, qui souhaitent trouver du soleil, mais qui ne veulent pas se risquer à s’approcher des plages saturées de plaisanciers, l'été. Ici, pas de problème, c'est la tranquillité assurée, idéal pour se ressourcer !

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Bien sûr, les champs de lavande, les chants des cigales, et les bories, attirent les touristes, à eux seuls, mais il serait réducteur d’en rester là. 

Sentier des lavandes : C'est, aussi, l'endroit idéal,  pour faire de belles balades, aussi bien à pieds qu’à VTT. 

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Depuis Sault, capitale de la lavande, un "sentier des lavandes", aménagé, nous permet de découvrir, au moment de la floraison, toutes les facettes de ce symbole provençal et ce, en toutes saisons. 

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Une boucle pédestre, de 5 km, soit 1 h 40 de marche, et 80 m de dénivelé. Cette balade, pour ses fragrances, se fait avec le nez !

DSC_7877Le "Chemin des Lavandes", à Sault.

Sur un fond bleu pur, parsemé de quelques nuages blancs, et de montagnes vert foncé, le plateau de Sault est un spectacle enchanteur, avec ses bouquets bien taillés, ses allées rectilignes fuyant vers l’horizon : une véritable oeuvre d’art !

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Ces paysages magnifiques, nous font découvrir de grands espaces, occupés par la culture de la lavande, le blé, et par l’élevage ovin, au milieu desquels se dressent des villages perchés typiques, semblant poser fièrement avec leurs églises, chapelles et leurs châteaux ! 

DSC_7890Le petit village perché, d'Aurel, au milieu des champs de lavande.

Ne pas oublier, avant de partir, d'aller visiter le charmant petit village d'Aurel, au nord de Sault, entouré de champs de lavande, un vrai décor de cartes postales !

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Le Plateau d’Albion regroupe des villages provençaux de petites tailles, la population approximative, en 2017, est proche de 4.000 habitants pour ces sept communes : Sault, Aurel, Saint-Trinit et Saint-Christol (Vaucluse), Ferrassières (Drôme), Revest-du-Bion et Simiane-la-Rotonde (Alpes-de-Haute-Provence).

DSC_7754Le village de Sault perché sur son piton rocheux.

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L'élevage : Par ailleurs, les vastes champs, du Plateau d'Albion, favorisent l’élevage ovins et porcins, notamment le porc du Ventoux, élevé en plein air.

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La spéléologie : Pour les amateurs de sensations fortes, le Plateau d’Albion, considéré comme un des plus importants massifs karstiques de France, est un haut lieu pour la pratique de la spéléologie grâce à de nombreux avens. La géologie, particulière, favorise l’infiltration des eaux de pluie, qui alimentent la rivière d’Albion,  avant de ressortir à la célèbre résurgence de Fontaine de Vaucluse. 

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Une balade karstique, (voir plan ci-dessous), de 2 km, au départ du centre du village de St Christol d'Albion, évoque ce relief particulier et vous permet d’approcher, au plus près, de l’entrée de quelques avens.

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Une centrale solaire photovoltaïque : Le plateau d'Albion est également connu pour avoir hébergé, sur son territoire, le site de lancement des missiles nucléaires entre 1971 et 1996. On trouve aussi une importante base militaire, un centre de radars et une centrale solaire photovoltaïque, construite sur un ancien silo, destiné au lancement de missiles nucléaires. 16 400 panneaux sur 3 hectares produisent 1,2 MWc pour les besoins de 600 foyers.

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Un observatoire astronomique : Toujours sur le Plateau d'Albion, au milieu des champs de lavandes, à Lagarde d'Apt, un ancien camp militaire a été transformé en observatoire pour "Nuits étoilées", pour notre plus grand plaisir ! Il abrite, à 1000 m d'altitude, l'observatoire astronomique SIRENE, depuis mai 2001, dans une atmosphère pratiquement pure. Grâce à un téléscope, et divers instruments, il est possible de faire des observations célestes (étoiles, lune, Saturne, galaxies ... ).  

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Une reconversion bien réussie pour un ancien silo militaire. Sur la route qui y mène,  l'on peut même rencontrer des animaux : sanglier, renard, chevreuil.  

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Coup de coeur : 

« Les Routes de la Lavande », Philippe Lemonnier, Bruno Colliot, Ouest France Publishing, 144 pages, € 16.50 

 N'hésitez pas si vous avez besoin de plus de renseignements, de me laisser un commentaire, j'y répondrai volontiers, à bientôt !  Pour plus d'infos sur le Luberon, je vous invite à suivre ce lien :

Destination Luberon avec l'Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des randonnées, un patrimoine et une gastronomie remarquable

https://www.luberoncoeurdeprovence.com

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15 juin 2019

Arcos de la Frontera : un village qui se mérite

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Niché sur un éperon rocheux à 67 km de Cadix, entre Jerez de la Frontera et El Bosque, Arcos de la Frontera est l'un des plus beaux et plus connus villages blancs d'Andalousie.

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Perchée à près de 200 mètres de hauteur, la petite cité, bordée par l'impressionnant précipice formé par le río Guadalete, domine la vallée.

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Ces pueblos blancos se situent au sud de Séville et à l'est de Jerez de la Frontera. Ils doivent leur surnom à leurs maisons blanches perchées : une tradition mauresque. 

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Rien ne semble avoir bougé depuis des siècles. Typique de l’Andalousie la découverte de ces villages andalous est un vrai régal !

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Nous ferons une halte dans ce charmant village blanc, d’Arcos de la Frontera,  dans la province de Cadix. C’est de nos jours, une petite cité, à flanc de colline, vivante et commerçante.

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L’histoire de la ville n’est pas banale puisqu’elle aurait été créée après le Déluge par le petit fils de Noé. Depuis, toutes les civilisations s’y seraient succédées attirées par sa position stratégique, sur un piton abrupt à l’origine de son nom tiré du latin Arx, forteresse. La notion de « Frontera » datant du XIIIème siècle, quand les troupes de Castille repoussaient les maures et installaient des villes-frontières.

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Si la vue sur le village, depuis la route est splendide, partir à l’assaut des ruelles escarpées et étroites s’avère plutôt périlleux en voiture. Il est conseillé de laisser son véhicule dans la partie récente (en bas du village), avant de se lancer à la découverte des quartiers plus anciens. Évitez de chercher à vous garer tout en haut, car déjà une, le petit parking sur la place de l’hôtel de ville affichera complet, de plus, vous vous épargnerez des sueurs froides en frôlant les murs des maisons avec votre jolie voiture. 

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Nous choisissons donc de stationner, notre camping car, en contre bas du village et prenons votre courage à deux pieds. Dites-vous bien qu'avec  cette grimpette vous allez éliminer tous les tapas avalées la vieille.

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Si vous avez des enfants, préparez-vous à les entendre râler et souffler. A la fois dans les montées plutôt raides, mais aussi dans les descentes, qui du coup le sont tout autant.

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Je constate que le dénivelé est phénoménal et mes genoux commencent à souffrir. Mais comment font les personnes âgées pour aller faire leur course dans le centre ville, car je constate que plusieurs « mémés », très chargées, descendent les ruelles escarpées. 

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J'ai remarquée que les gens d'ici prennent, souvent, des valises sur roulettes pour faire leur provisions, cela leur évite de tout porter à bout de bras.

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Mais passé tous ces efforts, nous pouvons déambuler tranquillement et admirer ce petit village au mur recouvert de chaux blanches. Un grand dépouillement règne dans cette petite ville, ce qui doit accentuer cette impression de fournaise à la belle saison. Ici les murs sont aussi lisses que les pavés !

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Lorsque l’on pénètre dans ce paisible village, il est difficilement imaginable qu’au 11e S. Arcos de la Frontera fût la capitale d’un petit royaume berbère. Reprise en 1264 par Alphonse X, le village servira longtemps d’avant-poste frontalier. Au 19e S. la culture de l’olivier, de la vigne et l’élevage de chevaux se développent permettant ainsi au bourg de prospérer. 

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Dans les rues on commence à se préparer pour les processions de la Semaine Sainte.

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Le temps menace sérieusement de pleuvoir, heureusement rien de bien impressionnant, 3 gouttes d'eau, qui auront bien du mal à mouiller les pavés. 

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Comme tout bon village blanc d’Andalousie, Arcos de la Frontera est situé au sommet d’un promontoire rocheux.  

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Ce village, aux superbes maisons blanchies à la chaux, accroché sur la sierra, abrite de nombreux miradors, nous offrant une vue panoramique à couper le souffle sur les environs.

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L'héritage arabe de cette bourgade saute aux yeux. Nous perdons dans un dédale de ruelles étroites. 

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Sur la plaza del Cabildo, on aperçoit encore les murs et les créneaux du château, derrière la façade blanche de la Mairie, installée ici depuis 1634. Le  Castillo était déjà un poste militaire à l’époque musulmane. Il prend cette allure de château fort au XVème siècle. Il sera la résidence des seigneurs d’Arcos de la Frontera, propriété privée il ne se visite pas. La cité abrite un Parador de turismo, situé dans l'ancienne maison du Corrégidor.

DSC_3991;Le Parador de turismo et le château.

Sur cette grande place, une grosse église qui fait écho au château, même allure massive et mêmes matériaux ; c’est l’église Santa Maria de la Asuncion, construite dans le style plateresque, au début du XVIème siècle à l’emplacement de l’ancienne mosquée.

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C’est dommage que la grande place soit envahie par un parking, ça anéantit complètement le charme historique de cet ensemble. Voici maintenant l’église San Pedro et sa jolie façade baroque du XVIIIème siècle, les murs, eux, datent du XIVème, ils sont construits sur l’ancienne forteresse musulmane.

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Demeures seigneuriales Renaissance, ou baroques, et maisons blanches aux fenêtres grillagées, cohabitent dans d'étroites ruelles pavées qui forment un véritable labyrinthe. 

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Osez pénétrer dans les patios typiquement andalous. 

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Ils sont plein de charme, ne trouvez-vous pas ? 

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Étant donné le climat sec et chaud de l'Andalousie, les habitants des villes, tout d’abord les romains et plus tard les musulmans, ont adapté le type de maison populaire aux besoins en concentrant les chambres tout autour d’une cour (un patio), au centre, une fontaine et, quelques fois, un puits. 

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Pour maintenir la sensation de fraîcheur, ils ajoutaient des plantes, des pots de fleurs (des géraniums, des oeillets et du jasmin), accrochés aux murs blanchis à la chaux.

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Nous retrouvons, tout en haut du village, des rues un peu plus animées, je veux dire avec des commerces, des boutiques de souvenirs, des restaurants… 

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Pour nous remettre de cette belle montée, nous irons manger dans un petit restaurant à tapas :

Entrée + tapas + dessert + 1 bouteille de vin (pour 2) : 12 € par personne. 

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Après notre repas copieux, nous reprendrons la descente vers notre parking, tout en bas de la ville, descente encore plus périlleuse que la montée, les pavés, étant bien lisses et mouillés d'autre part. Dans certaines rues, il y a même une main courante pour freiner la descente de ceux qui s'y aventurent… ça nous amuse !!!

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Quelques minutes plus tard après s’être perdus, avoir demandé notre chemin et erré comme des naufragés, dans ce labyrinthe de ruelles, … on va s’aider de cette rampe pour descendre la pente … au propre, … au figuré, nous sommes au fond du désespoir ! Après avoir bien cherché notre chemin du retour, nous voici à nouveau à notre parking. Ouf !!!

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Le mot de la finArcos de la Frontera est la porte d’entrée de la route des villages blancs et plante parfaitement le décor. Je ne peux que vous recommander d’inclure la visite d’au moins l’un d’entre eux lors de votre séjour en Andalousie.

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Si Ronda reste le plus célèbre d’entre eux, la région en compte bien d’autres tout aussi beaux et bien moins fréquentés. Alors, n’hésitez pas à vous rabattre sur d’autres, plus petits, comme Arcos de la Frontera,  Grazalema (pour ses ateliers de tisserands), et Zahara de la Sierra (pour son site exceptionnel : prochain article).

Suite Zahara de la Sierra

 

 

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Dans les coulisses de Pagnol, dans le Luberon #EnFranceAussi

 

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Le Luberon a beaucoup servi de décor pour le Cinéma, et bien souvent pour des films qui ont marqué le public. Les cinéastes ne s'y sont pas trompés, et bon nombre d'entre eux ont été attirés par les nombreux paysages, qu'offre le Luberon, et par l'authenticité pittoresque de ses villages. Pour ce  rendez-vous de juin  2019, de l’événement #EnFranceAussi, le thème choisi par Solène, du blog : solcito est : "dans les coulisses de....". Ce RDV interblogueurs, initié par Sylvie, du blog :  lecoindesvoyageurs.fr   a pour but de nous faire découvrir les merveilles de notre belle France. Je vais donc vous présenter, aujourd'hui, avec un peu de retard, les lieux mythiques immortalisés par le films de Marcel Pagnol. 

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Le Luberon, ses beaux villages authentiques et ses paysages, d'une beauté remarquable, ont depuis longtemps inspiré les producteurs de films de cinéma ou de télévision. 

jean-de-floretteScènes du film de Jean de Florette.

Le Luberon ne compte plus les belles histoires qui l'ont choisi comme écrin. 

jean-de-florette2Scènes du film de Jean de Florette.

Etant une admiratrice de Marcel Pagnol,  je vais vous parler des lieux, où ont été mis en scènes ses  films. Tournés dans ce bout de Provence, et en particulier dans le Luberon, à côté de chez moi, il m'était donc plus facile d'en parler ! 

jean-de-florette-intScènes du film de Jean de Florette, avec D.Auteuil et Y. Montand.

Je me souviens très bien des films de Pagnol, que nous avons vus au cinéma, il n’y a pas si longtemps,  à écouter la grosse voix du narrateur, avec son accent bien du Sud, avec comme fond  le chant des cigales.  

Jean de Florette Daniel AuteuilFilm Jean de Florette avec Daniel Auteuil.

Dans les films de : "Manon des Sources" et "Jean de Florette" ils ont utilisé, comme décors, certains villages et paysages du Vaucluse, comme : Vaugines, Ansouis et Mirabeau. Dans les films du :  "Château de ma mère" et la Gloire de mon père", c'est le village de Grambois qui a été choisi.

manon des sourcesDaniel Auteuil et Yves Montand.

Résumé des quatre films de Marcel Pagnol :

Jean de Florette : Dans un petit village de Haute Provence, Jean de Florette vient s'installer sur le terrain dont il vient d'hériter, et rêve à de merveilleuses cultures. Mais Ugolin a lui aussi un projet pour ce terrain : y faire pousser des oeillets. Le vieil oncle Papet va l'y aider...

Jean de Florette Gérard DepardieuFilm Jean de Florette avec G. Depardieu.

Manon des sources : Dix ans plus tard. Manon vit dans la grotte de Baptistine, dans les collines, tandis que Ugolin culpabilise, amoureux fou de la belle. Elle va découvrir la source qui alimente le village et la détourner. Elle tient enfin sa vengeance. Peu à peu les langues du village se délient. La loi du silence est rompue et le Papet et Ugolin sont accusés d'avoir tué le père de Manon, Jean de Florette. Pour le Papet une autre terrible vérité éclate...

manon des sourcesScène du film "Manon des Sources".

- La Gloire de mon père : Le jeune Marcel Pagnol part en Provence, avec toute sa famille, pour les vacances d'été. Enfant de la ville, c'est la découverte de la nature, des grands espaces et la fierté d'avoir un père grand chasseur. Des vacances qui marqueront à jamais ses souvenirs d'enfance. 

la gloire de mon pèreScène du film la Gloire de mon père.

Le château de ma mère : L'adolescence de Marcel, sa découverte de l'amour, son retour à l'amitié et les grands départs pour ses chères collines où, pour arriver plus vite, toute la famille passe en cachette sur un domaine privé.

chateau-de-ma-mereScène du film le château de ma mère. 

Mais bien d'autres films ont été tournés sur des lieux insolites ou authentiques du Luberon.

Lieux de tournage des films de Pagnol, dans le Luberon :

- GRAMBOIS :

Sa visite nous offre un dépaysement total et nous transporte à travers le temps et l'histoire. On le croirait taillé, à même la colline, qu'il couronne, avec sa magnifique architecture, aux murs tout de pierre de taille vêtus. 

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Chaque ruelle, chaque monument, nous parlent de la Provence. Pour comprendre le sens du mot "typique", rien de tel qu'une ascension vers ce village perché. 

DSC_2783La fontaine aux Bartavelles.

Faisant partie du Parc Naturel Régional du Luberon, on comprend que l'ensemble du lieu,  ait attiré le cinéastre Yves Robert. 

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Il  a utilisé Grambois, en 1990,  pour tourner plusieurs scènes de ses films : « La Gloire de mon père » (1990), et le « Château de ma Mère », tirées du célèbre roman éponyme de Marcel Pagnol. 

chateau-de-ma-mere2Scène du film le Château de ma mère.

Grambois représentait le village de la Treille, et ses places servaient de cadre à la partie de boules, (la Gloire de mon père)...

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...et au retour de la chasse aux bartavelles, (la Gloire de mon père).

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Le vrai village qu’a connu Pagnol pendant ses vacances, c’était celui de la Treille, juste au nord de Marseille.

Grambois la fontaine aux BartavellesLa fontaine aux Bartavelles (la Gloire de mon père).

VAUGINES 

Je vous propose aujourd’hui de vous replonger dans cette richesse cinématographique, en parcourant le village emblématique de Vaugines, et son paysage bucolique. 

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Aux contreforts du grand Luberon, c'est un village très ancien, qui a su conserver toute son âme provençale, avec ses ruelles paisibles, ornées de belles maisons traditionnelles, en pierre du pays, ses charmantes placettes et ses escaliers voûtés..

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C'est à Vaugines, (500 hab), que certaines scènes, de Marcel Pagnol, ont été tournées.... enlevant pour quelques temps la tranquillité des lieux, et attirant du coup les amoureux de la Provence pittoresque.  La nature sauvage et authentique de Vaugines,  a d'ailleurs été célèbrée dans les films de "Jean de Florette" et "Manon des Sources", de Claude Berri.

- "Jean de Florette", film de 1989 pour les scènes au cimetière. 

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- "Manon des Sources", film de 1989, scènes extérieures à l’église St Barthélémy (XIIe s.) du mariage de Manon.

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L'église, où au même moment sortent Manon et tous les invités pour la photo de mariage.

photo de mariage ManonPhoto du mariage de Manon des Sources, devant l'église de Vaugines. 

DSC_8566Eglise St Barthélémy, de Vaugines.

Le Papet qui porte des oeillets sur la tombe d’Ugolin. Les platanes y semblent être de la même époque que la chapelle. Le coeur, qui date du 11ème siècle est d'une grande sobriété, voir même dépouillé. 

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 - ANSOUIS :

Situé en plein Luberon, Ansouis est un  autre lieu, où ont été mis en scènes les films de Pagnol. Classé parmi les plus beaux villages de France, Ansouis est blotti au pied de son château médiéval.

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Dressée sur le versant Sud du piton, l’église surplombe le village, une position qui lui assurait un rôle défensif.  Englobée dans l’enceinte du château, qui la jouxte, elle fut un temps la cour de justice du château. 

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C’est dans cette église, d’Ansouis, qu’a été tourné la scène de mariage de Manon des Sources...

mariage de manon

...et où le curé y fera son sermon... 

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...ainsi que la messe de Noël, dans le film de "Manon des Sources".

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- MIRABEAU : 

C'est dans le village vauclusien de Mirabeau, situé dans le sud Luberon, que le réalisateur Claude Berri a posé ses caméras à l'été 1985. Dans les deux films, Manon des Sources et Jean de Florette, Mirabeau devient le village des Bastides blanches.

mirabeau3Le château de Mirabeau.

Scènes au Café de la Fontaine et dans la cour d'école, où Manon accuse de vive voix le Papet et Ugolin d'avoir gardé confidentiel le secret de la source dans la maison de son père. 

Yves Montand MirabeauYves Montand assis près du café de la Fontaine à Mirabeau.

Scène où Ugolin court sur la place de Mirabeau pour prévenir les habitants que l'eau ne coule plus dans son puits et bientôt de la fontaine ...

Ugolin MirabeauUgolin, sur la place de Mirabeau, film Manon des Sources.

Scène de la célèbre fontaine, dont l'eau ne coule plus à cause de Manon qui a bouché la source en amont dans la montagne, pour venger la mort de son père, Jean de Florette (Gérard Depardieu)... Ugolin et le Papet constatent qu'il n'y a plus d'eau dans la fontaine.  Le petit bar à côté de la fontaine s'appelle "Chez Galinette"...c'est ainsi que le Papet surnommait Ugolin !

Résultat de recherche d'images pour "le mariage de manon des sources"La fontaine qui ne coule plus dans Manon des Sources.

Scène d'Ugoli (Alain), à l'âge de 10 ans, en gros plan dans Manon des Sources et à l'âge de 42 ans, assis sur la fontaine de Mirabeau.

Alain, 10 ans, en gros plan dans Manon des Sources / Alain, 42 ans, assis sur la fontaine de Mirabeau (capture écran / Photo 2017) - Radio FranceUgolin à 10 ans et à 42 ans, dans Manon des Sources.

Aujourd'hui la fontaine existe toujours sur la place de Mirabeau, bloquée entre quelques commerces et maisons provençales. Village où ont été tournées, aussi, les scènes  des parties de boules.

mirabeau4La célèbre fontaine de Mirabeau.

Mirabeau Manon des SourcesEnterrement du père de Manon, Jean de Florette

Les souvenirs du tournage sont encore bien précis chez les habitants. Imaginez qu'en l'espace de quelques semaines, le village s'est transformé en véritable studio de cinéma. 

Manon des sources2Scène du film "Manon des Sources".

Des façades en polystyrène, par exemple, ont été installées devant les vraies façades, de certaines maisons, pour assurer l'ambiance des années 20.  

fontaine mirabeauLa célèbre fontaine de Mirabeau. 

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Le succès de ces 4 films, de Marcel Pagnol : Il y a 30 ans, Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart recevaient chacun un César, pour leurs rôles, dans les films Jean de Florette et Manon des Sources, tournés à l'été 1985 dans le Vaucluse. Ces deux chefs-d’œuvres ont marqué l’histoire de ces communes. Les deux films ont totalisé, à eux seuls, sept nominations. Par contre, la fin du tournage a été douloureuse, pour Yves Montand. Son épouse, Simone Signoret, est décédée à la fin du mois de septembre. Deux ans plus tard, le Papet sera également très vexé de ne pas recevoir un César. 

Yves MontantYves Montand

Pour conclure sur quelques mots de Marcel Pagnol : " De mourir, ça ne me fait rien, mais ça me fait de la peine de quitter la vie". Tout est là, dans ces quelques mots d’un amoureux de la vie, et de la nature, dont l’émerveillement enfantin ne s’est jamais démenti.

tombe de Marcel PagnolTombe de Marcel Pagnol, enterré au cimetière de la Treille.

J'espère vous avoir donné envie de visiter ces 4 charmants villages, où ont été tournés des scènes de films de Pagnol : Grambois, Vaugines, Ansouis, Mirabeau. Vous trouverez, en détail, chacun de ces villages, dans le menu Vaucluse, tout en haut, rubrique "région Lourmarin". 

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Si vous souhaitez plus de précisions sur ces villages du Luberon, n'hésitez pas à me mettre un commentaire, j'y répondrai avec plaisir ! A bientôt !

 

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14 juin 2019

Niebla : la ville au 46 tours

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La ville médiévale de Niebla, proche de Séville et dans la province de Huelva, mérite que l'on s'y attarde. C’est une ville andalouse, tellement petite, que tout se fait à pied. Elle invite autant à la détente, qu’à la découverte historique, avec de nombreux vestiges.  Ici l’immersion est garantie !

 

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L ’occupation de Niebla remonte à l’époque romaine. La ville prit une grande importance durant le Moyen Âge. 

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De cette époque médiévale s'en est suivie la construction de fortifications de défense et de tours de gardes. 

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Ses ruelles toutes en pierre, sont chargées d’histoire.

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Là, le visiteur ne peut qu'être émerveillé par l'harmonie subtile de ces lieux, au charme insoupçonné, où se conjuguent simultanément le passé et l'avenir. 

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Dans ce village andalou, inchangé depuis sa fondation, la tranquillité, le silence et l'histoire semblent avoir, comme par miracle, traversé le temps !

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Niebla a l’aspect des villes maghrébines fortifiées, ce qui est dû à l’échange d’influences culturelles entre les deux rives de la Méditerranée.

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Pour vous situer un peu, les fortifications, datant de l'époque mauresque, font  2  kilomètres de long, et sont dotée de 5 portes d’origine et de 46 tours.

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On pense que la plus grande partie de l’enceinte fut construite entre 1125 et 1130, lors de l’institution en Andalousie du « tatib », impôt levé pour la reconstruction de la muraille. En 1262, la ville fut conquise par les chrétiens. 

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La ville de Niebla a préservé un nombre remarquable de monuments de l'Antiquité, et de l'époque médiévale, comme son château.

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 L’Alcazar du Xe siècle fut remplacé au XVe par l’Alcazar de los Guzmanes ; il se dressait à l’angle nord de l’enceinte, le plus sécurisé. On peut monter sur ses remparts, pour jouir d'une vue imprenable sur la ville et les alentours.  La visite coûte 4.50 €. 

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Sans doute d’origine romaine, il ne fut transformé, en forteresse, qu’à l’époque mauresque, et renferme deux cours ouvertes. 

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Le musée de la torture installé dans le cachot, en bas, donne la chair de poule. On y trouve aussi l’office du tourisme.

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Ses murailles furent surmontées de merlons afin de renforcer le système défensif préexistant ; ils constituent l’élément le plus remarquable de l’emprunte islamique.

DSC_4880De nombreux orangers bordent les remparts.

Les murailles bénéficient au sud et à l’est de la défense naturelle du fleuve le Tinto. Au nord et à l’ouest, elles sont dotées d’un fossé et de tours défensives.

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L’ensemble comprend en tout 46 tours carrées et deux octogonales ; ces dernières sont des tours massives arasées au niveau du chemin de ronde, héritage de l’architecture califale. La muraille est percée de cinq portes d'accès et des poternes, de facture islamique.

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La ville recèle, aussi, bien d'autres trésors comme ses églises.

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L’église de San Martin : située au niveau de la Puerta del Socorro, principale porte d’accès à la vieille ville.

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 De style gothico-mudéjare, elle est scindée en deux sur la place.

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Une autre merveille que nous découvrirons lors de notre visite est l’église de Santa Maria de Granada. Dominant le centre de la place de Santa Maria, cette magnifique église était à l’origine une cathédrale wisigothique. 

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Elle devient au IXe s. une mosquée, puis au XVe s. une église de style gothico-mudéjar. 

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Une vraie pause dans le temps, qui permet ensuite de faire une ballade au fil de l’eau en passant le pont.

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L'Andalousie regorge de petits bijous, comme cette petite cité médiévale, un périple unique à travers des paysages naturels et un patrimoine culturel et architectural, d'une remarquable diversité.

 

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13 juin 2019

Séville : Tour del Oro - Palacio de San Telmo

 

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- La Tour del Oro :

Plongez-vous dans le passé maritime de la ville et les récits des voyages de Christophe Colomb lors de votre visite de la Tour del Oro,  (Tour de l'or), structure défensive, âgée de 800 ans. 

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Située sur la rive est du fleuve Guadalquivir, c'est une tour d'observation militaire et de défense. Elle faisait partie des murs fortifiés qui protégeaient autrefois la ville.

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La Tour de l’Or est une tour almohade, elle comprend trois niveau :

- le premier, dodécagonal, (12 faces), fut construit entre  1220 et 1221, pour protéger les quais des attaques ;

- le deuxième, construit par ordre du roi Pedro I, le cruel, au XIVème siècle.

- La partie supérieure, le niveau circulaire à son sommet, fut construite en 1760. La porte d’entrée présente deux canons en bonze. Vous pourrez monter les escaliers en spirale, jusqu'à ce niveau, pour profiter des vues sur le fleuve et la ville.

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La raison de sa construction est la nécessité de renfoncer les murailles de l’Alcazar. Les Maures, pour bloquer la circulation du fleuve Guadalquivir, tendaient une grosse chaîne qu’ils reliaient à une autre tour sur l’autre rive, Triana. En 1248, une nef cuirassée avec les marins de Ramón de Bonifaz, réussi à briser la chaîne permettant ainsi l’accès au port et à la ville de Séville. C’est à ce moment là que commença la Reconquête.

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Après 1248, date de la prise de la ville par les chrétiens, la tour est devenue une chapelle, ainsi qu'une prison, et d'entrepôt de poudre à canon, puis d'après des sources incertaines, une sorte de coffre fort pour les trésors ramenés d'Amérique.

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L'origine du nom de cette tour, de 36 mètres de hauteur, n’est pas très claire. Il est probable qu’il soit dû à l’éclat doré qui se reflétait sur le fleuve et qui brillait au soleil à cause de sa décoration extérieure avec des carreaux dorés. Une autre possibilité; c’est la conservation dans son intérieur des richesses des bateaux; qui revenaient d’Amérique. La troisième théorie, c’est que le roi Pedro I tomba amoureux d’une femme, aux cheveux d’or, Aldonza Coronel et, profitant que son mari était parti à la guerre, il l’enferma dans la tour où il allait la voir.

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Depuis 1944, la tour restaurée héberge un musée maritime. On y découvre l'histoire navale de Séville et l'importance du fleuve Guadalquivir. Sont exposés des modèles des trois navires utilisés par Christophe Colomb, lors de son voyage de 1492 vers le Nouveau Monde, les Amériques, dont une réplique de la Santa Maria, le navire commandé par l'explorateur italien. 

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On peut y voir un canon du XVIe s., de nombreux des documents, des gravures, des drapeaux, des cartes, des maquettes, des documents liés à la découverte de terres étrangères, ainsi que des instruments de navigation : Séville était en effet un port très important pendant le siècle d'or, et le commerce avec l'Amérique était florissant.

DSC_4583Gravure.

Jours et horaires de visite : du Lundi au  Vendredi, de 09h30 à 18h45 ; Samedis et dimanches de 10h30 à 18h45. Fermé : les jours fériés. Entrée : 3 € tarif. Lundi : gratuit.Tarif spécial : 1,50 € pour les enfants (6-14 ans), les étudiants et les retraités. 

- Le Palais de San Telmo :

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C’est l’un des bâtiments les plus élégants de la ville de Séville. 

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Il a été construit sur plan rectangulaire et possède quatre tours et un grand patio central. 

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Son portail, datant du XVIIIe siècle, est l’œuvre de Leonardo de Figueroa et sa façade latérale est décorée de sculptures d’Antonio Susillo dédiées à des personnages illustres de Séville.

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Le Palais était, déjà à l'époque, doté de l'eau courante, de salles de bains, de l'électricité, du télégraphe et d'un embarcadère individuel donnant accès au Guadalquivir.

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Ses jardins de style versaillais, qui occupaient plus de dix-huit hectares, deviendront plus tard le Parc de Maria Luisa.

 

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 À sa mort, en 1897, Doña María Luisa fit don du Palais à l'Archevêché. 

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En 1901, il devint le Séminaire Diocésain. Pendant cette période, il subit d'importantes modifications, en particulier au niveau de l'aile sud et de la cour de l'entrée. Après des travaux de réhabilitations dans diverses zones, il retrouve son statut de palais pour pouvoir accueillir en avril 1992 le siège de la Présidence du gouvernement autonome d'Andalousie.

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Pour conclure sur Séville : Elle  possède un très riche patrimoine culturel : L'Alcazar, la Cathédrale, la Giralda, la Tour de l'Or, la Plaza de España, les arènes... La liste des sites culturels exceptionnels à Séville est très longue. Un climat plus qu'agréable ! Visiter Séville, c'est l'assurance d'avoir du beau temps. Au programme un grand soleil, un magnifique ciel bleu et de la chaleur. Rassurez-vous, même si la chaleur peut rapidement devenir insupportable, il y a à Séville de nombreux parc et espaces verts pour se mettre à l'ombre. Séville c'est plus de 310 jours de soleil par an, de quoi définitivement vous convaincre !

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Voilà c'était mon dernier article sur Séville, j'espère vous avoir donné envie de visiter cette ville, incontournable, de l'Andalousie. Elle est bien plus qu'une ville de passage, c'est l'une des plus belles villes d'Espagne, mais aussi l'une des plus animée. Séville attire aussi bien les amoureux, les familles que les voyageurs en solo. Et vous connaissez-vous Séville, quels sont les monuments qui vous ont le plus plu ?

 

 

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12 juin 2019

Séville : et ses plus beaux parcs

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De retour de notre road trip, de quelques semaines, en Andalousie, j'ai eu un véritable coup de foudre pour Séville, dont vous avez pu déjà voir un aperçu dans mes quelques articles précédents.

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Elle nous dévoile les multiples facettes d’une ville d’Espagne, matinée de culture chrétienne, arabe, gitane mais aussi et surtout andalouse. Je l’ai parcouru à pied, la meilleure façon d'appréhender cette ville haute en couleurs ! 

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Elle est à l’image de ses habitants : authentique, colorée et passionnée. Fort de son climat tropical, Séville offre aux visiteurs une végétation luxuriante, donc normal qu’il y ait tant de jardins.

 

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Mais ce qui frappe surtout dans ces endroits de ravissement, c’est le talent démontré par les Espagnols pour aménager leurs patios, leurs jardins et leurs parcs. 

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Dans presque toutes les villes visitées, nous avons été émerveillés. D’une ville à l’autre, notre émerveillement fait place à la fascination.

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Le Parc de María Luisa :

L'un des plus beaux parcs, où nous sommes passés, est certes le Parque de Maria Luisa à Séville. Outre ses bassins d’eau agrémentés de superbes fontaines, ses magnifiques jardins, ses plantes exotiques, ses fleurs étonnantes et sa flopée d’oiseaux, le parc Maria Luisa possède également de superbes places, entre autres : les places d’Espagne et d’Amérique, dominées par de majestueux édifices en briques et en céramique. 

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Impossible de faire le tour des 40 hectares du parc, qui offre fraîcheur et luxuriance, mais l’occasion de prendre un bon bol d’air aux portes du centre-ville. 

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Il constitue à la fois un havre de paix pour les locaux, un terrain d’entraînement pour les sportifs et une zone prisée des touristes venus chercher un peu de quiétude. Nous avons adoré l’ambiance romantique et bucolique qui se dégage de ces jardins. 

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Le Parc de María Luisa est le jardin public le plus célèbre de Séville et l’un de ses principaux poumons verts. Il se trouve  au sud de la vieille ville de Séville. C'est un magnifique jardin, parsemé d’allées ombragées, de sculptures romantiques, et de bassins.  

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Laissez moi vous dire que ma passion pour les jardins et parcs est éternelle, les fleurs font partie de ma vie, et le temps s'arrête quand je suis auprès d'elles. Alors aujourd'hui, j'aimerais attirer votre regard sur cette diversité et inépuisable richesse du Parc Maria Luisa. A ne pas rater,  surtout au printemps, pour cette explosion de couleurs, et myriades de fleurs, lorsque l'on vient à Séville ! 

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Un cadeau de l’infante Maria LuisaEn 1893, l’infante d’Espagne, la duchesse Maria Luisa, offre le parc à la ville de Séville, qui portera son nom. Le site est agrandi et entièrement réaménagé à partir de 1911 pour l’exposition ibérico-américaine de 1929. C’est un français, Jean Claude Forestier, qui se charge d’en dessiner les plans.

DSC_4384Photos ci-dessus : Le monument hommage à Maria Luisa.

Le parc est planté d’une végétation luxuriante : de palmiers, de ficus géants, de cycas, de bananiers, de dattiers, de magnolias, d’eucalyptus, d'orangers et de dizaines d'essences exotiques.

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Il est agrémenté de places de charme, de fontaines, parsemés d'étangs, de bassins, de gloriettes, ainsi que de beaux édifices célébrant la culture hispano-américaine. Sans oublier quelques belles statues honorant les grands noms de la littérature espagnole.

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En été il doit constituer une agréable promenade au frais, cependant nous n’avons été à Séville qu'au printemps, mais le parc reste très fréquenté, même à cette période ! 

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Un écrin de verdure au coeur de Séville : Le côté paisible du parc est encore accentué par la présence de cygnes, canards, pigeons, colombes,  évoluant dans les bassins tandis que des colonies de perroquets ajoutent une note exotique, qui fait écho à la végétation tropicale.

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C’est avec délice qu’on se promène dans cet immense jardin baigné d’une atmosphère romantique, entre fontaines et essences exotiques.  Chaque allée, chaque croisement est l’occasion d’une nouvelle surprise, comme :

- la fontaine des grenouilles :

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- la fontaine des lions, qui affiche une jolie forme octogonale. Elle est ornée d’un grand nombre d’azulejos et de quatre lions de pierre expulsant un jet d’eau. 

 

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- la petite île des canards et son pavillon, une très belle gloriette.

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- et pour parfaire l’enchantement : une profusion d’azulejos, élément décoratif andalou par excellence. Que dire de plus, je suis en extase devant ces magnifiques bassins... tout simplement subliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime !!! 

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Si vous êtes sportif, vous pouvez découvrir le parc à vélo et continuer ensuite vers la place d’Espagne. Si vous êtes d’humeur romantique, faites une balade en calèche. Le parc comprend également de nombreuses aires de jeux pour les enfants.

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J'espère que cette visite du parc Maria Luisa, aura été un réel bonheur pour vos pupilles. N'hésitez pas à y aller, car pour moi ce parc est un véritable tableau d'artiste, chaque coin est une scène où tout est en harmonie ! 

La Place de America :

Située dans le sud du parc Maria Luisa, la Plaza de América est entourée de bâtiments édifiés pour l’exposition de 1929. Sur cette place, magnifique, se font face le musée archéologique dans un bâtiment néo-Renaissance, et le musée des arts et traditions populaires dans un très beau bâtiment néo-mauresque. 

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Une occasion unique de faire de belles photos devant ces deux palais aux allures de Palais des Mille et Une Nuits. Ils furent créés lors de l’Exposition et restent malheureusement peu fréquentés, alors qu’ils sont pourtant gratuits pour les européens !

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Le musée archéologique comporte dix-huit salles au rez-de-chaussée, consacrées à l’époque romaine, l’Antiquité tardive à l’époque moderne, et dix salles en sous-sol, dédiées à la population de la province de Séville, durant la préhistoire et la protohistoire. 

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Le musée des arts et traditions populaires montre des reconstitutions d’intérieurs traditionnels, de vieux métiers, de la dentelle de Séville, de la céramique… 

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Les pavillons de l’Exposition universelle et ibéro-américaine

En 1929, le parc María Luisa accueillit l'Exposition ibéro-américaine. Elle a laissé la ville parée comme vous ne l’auriez jamais imaginé. Pour l'occasion, l'architecte Aníbal González conçut de majestueux édifices, dont le pavillon d’Espagne. Quelque mille hommes ont participé à la construction de la place d'Espagne. Les travaux ont commencé en 1914 pour se terminer en 1928.

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L’exposition de 1929 comptait une trentaine de pavillons. Quelques uns subsistent encore aujourd'hui, dont celui de la place d'Espagne qui est devenu depuis le siège du gouvernement autonome d'Andalousie. La capitale andalouse a accueilli, par la suite, l’exposition universelle de 1992.  Pour en savoir plus sur la place d'Espagne, un clic sur le lien :

Séville : la Plaza de España - Martine Passion Photos

Lors de notre précédente visite de Séville, nous étions tombés amoureux de la Plaza de España ! Immense, spectaculaire et chargée d'Histoire. Nous voulions revenir sur cette visite incontournable de notre escapade à Séville. Venez je vous y emmène. L'Histoire de la Plaza de España : Avant de commencer, petit retour en arrière pour mieux comprendre la Plaza de España.

http://photosvillages.canalblog.com

 

Pour l'exposition, chacun des pays invités a construit un pavillon rappelant la culture de leur pays. 

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Grâce à cela, la ville, en plus de son expansion vers le sud, a gagné en richesse architecturale. 

DSC_4369La place d'Amérique et le musée archéologique.

Il n’est pas toujours aisé de les repérer, à vous de chercher !  

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On en trouve une bonne partie vers l’avenue de Maria Luisa. Parmi cette exposition, citons par exemple le pavillon immense de la Place d'Espagne :

DSC_4435La place d'Espagne.

 - le merveilleux pavillon de la Colombie (aujourd’hui consulat du pays),

DSC_4352colombiePavillon de la Colombie.

- le pavillon d’Argentine qui est devenu une école de danse,

DSC_4422 pavillon argentinePavillon d'Argentine

- le pavillon du Chili, devenu une école d’arts appliqués,

DSC_4420 pavillon du ChiliPavillon du Chili

- le pavillon du Pérou, devenu le Conseil Supérieur d’Investigations Scientifiques,

DSC_4423 pavillon PérouPavillon du Pérou

- celui du Mexique

DSC_4351 pavillon MexiquePavillon du Mexique

- le casino, devenu le Théâtre Lope de Vega etc....

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Partez à la découverte de la capitale andalouse, terre de voyages et de mystères qui émerveille petits et grands... Séville est vraiment une ville magnifique, où il fait bon vivre, et où l’émerveillement est à chaque coin de rue. 

 

 

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11 juin 2019

La Semaine Sainte en Andalousie

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Au printemps, nous avons visité l’Andalousie, pendant la période de la “Semana Santa” (la Semaine Sainte), du Dimanche 14 Avril 2019 au Dimanche 21 Avril 2019. Nous n’avons pas spécifiquement planifié notre voyage en fonction de l’évènement, mais nous sommes tombés par hasard, dessus,  au même moment que nous y passions.

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Pâques est la plus importante fêtes de la religion chrétienne. Elle commémore la résurrection de Jésus selon la bible. Les célébrations  de Pâques sont beaucoup plus longues, et plus importantes en Espagne, que dans le reste du monde. DSC_4280

En effet cela dure 1 semaine, que l’on appelle ici "Semana Santa". Les fêtes les plus représentatives, et à découvrir, sont situées dans les différentes villes de l’Andalousie, dans le sud de l’Espagne.

DSC_4281Procession à Jerez de Frontera.

Tout au long de ces sept jours, les processions de la Semaine Sainte en Andalousie, comme en Espagne, sont vécues d’une manière très particulière et intense parce que seulement ici vous pourrez profiter de l’émotion de la traditionnelle “madrugá” de Séville. Ce n´est pas du folklore, c´est quelque chose de sérieux, et les gens ici, en Espagne, sont profondément traditionnels. 

DSC_4299Procession à Jerez de Frontera.

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Mais il n´est aussi pas nécessaire d´être Andalou, pour trembler en écoutant une saeta s´élever d´un balcon, ou pour sentir la ferveur de la foule. Il faut je pense un minimum d´investissement personnel pour en saisir quelque chose. 

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Lorsque les vacances de Pâques arrivent dans le sud de l’Espagne, il suffit de se laisser emporter par ses propres sens, et profitez de l’arôme qui flotte autour de vous, un mélange de fleur d’oranger et d’encens. Il faut s’émotionner en écoutant une saeta, et le silence d’une foule respectueuse … 

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Les processions :

L’attraction principale de la Semaine Sainte en Espagne est la procession. Elles ont lieu chaque jour et dans certaines villes, elles ont même lieu plusieurs fois par jour (une par fraternité). Elles sont extrêmement fréquentées par les locaux et les touristes. 

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L´expérience la plus forte sera sans doute de suivre les "pasos", dans la nuit du jeudi au vendredi saint, et d´assister à ces processions.  

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Les pasos sont les statues qui défilent  durant la Semaine Sainte, transportées mécaniquement, ou portées par des hommes. Ils reçoivent des noms différents en chaque lieu, selon la tradition.

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Ils sont impressionnants (et un peu effrayants, je dois avouer), du fait du nombre de personnes impliquées dans la procession (enfants et adultes).

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Le parcours de la procession est particulièrement dur pour les porteurs, puisque certains trônes peuvent peser jusqu’à cinq tonnes, plus de 250 hommes étant nécessaires pour le lever. Les chars, baladés à travers la ville, sont très imposants. 

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Ces trônes d’une grande beauté,  sont faits de bois, recouverts d’or et de fleurs, et chacun représente une scène de la Bible. Ils sont transportés par des hommes (parfois même des femmes), à la force des muscles de leur dos, posés sur un coussin fixé sur leur tête.  

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Des Vierges, des Christs, des Nazaréens, ou des Crucifiés représentent lors de chaque procession la Passion et la mort de Jésus de Nazareth. La procession est accompagnée de tout un cortège, et dans les rues se retrouvent tous les habitants du village, pour voir ce cortège et prier.

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Si vous êtes passionné d’art, vous ne pouvez pas manquer cette manifestation religieuse qui présente des sculptures des meilleurs tailleurs espagnols, ainsi qu’une excellente collection d’orfèvrerie. 

DSC_3669Char exposé dans une église.

Les femmes en mantille :

Une des images les plus significatives de la Semaine Sainte est celle des femmes vêtues de mantille lors de la procession, un habit typique espagnol utilisé spécialement pour les jours de Passion du Christ afin de montrer le deuil et la douleur.

DSC_4308Femmes en mantille.

Une robe noire, signe de respect, accompagne la mantille de la même couleur. Il s’agit d’une sorte de grand ornement pour les cheveux recouvert d’un voile de dentelle. La beauté de ce costume traditionnelle est une des raisons pour lesquelles vous ne devez pas manquer la Semaine Sainte. 

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Les nazaréens :

Ce sont les fidèles des différentes confréries religieuses, qui accompagnent leurs images durant la procession. Le costume n’est autre qu’une tunique et une cape accompagnées d’une “cagoule”, c’est-à-dire un type de chapeau à la forme conique qui dans la majorité des processions, couvre le visage.

DSC_4306Les nazaréens

Ils sont également connus comme pénitents, ils sont chargés de précéder les images, en portant des bougies et de l’encens. Ce sont des symboles de la Semaine Saintes auxquels vous devrez prêter une attention spéciale.

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Les chants des saetas :

Destinées aux images de la procession, c'est sans doute l’une des manifestations culturelles les plus significatives de la Semaine Sainte. Il s’agit d’un chant typique religieux qui se réalise durant ces jours de Passion, et qui ressemble au flamenco. Le “saetero” doit avoir une voix forte, et puissante, chargée de sentiments, puisque ce chant se réalise sans accompagnement musical. Le trône s’arrête devant le chant d’une saeta, ou ralentit le pas. Vous ne pouvez pas passer à côté de cette manifestation culturelle, si vous venez en Andalousie pour la Semaine Sainte. C’est un des moments les plus émouvants des processions. 

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La cire et l’odeur de l’encens :  

Une des caractéristiques qui en Espagne nous fait savoir que la Semaine Sainte est arrivée est l’odeur de l’encens et les restes de cire dans les rues. Les plus jeunes profitent tout spécialement de ce moment, durant la procession, puisqu’il n’est pas rare de voir des enfants derrière les nazaréens en train de ramasser la cire qui tombe des bougies pour faire de grandes boules. Une image tendre qui accompagne chaque procession.

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Groupe de musiciens :

Chaque trône et chaque procession possède son accompagnement musical. Tout au long de l’année les différents groupes répètent les mélodies aux tons funèbres traditionnelles de la Semaine SainteLes cornets et les tambours sont les instruments les plus caractéristiques. Cet élément est très important pour toutes les processions à l’exception de celles “de silence”. Lors de ces dernières, on entend seulement les pas des nazaréens et le bruit des trônes en mouvement. Ce sont des processions très solennelles qui provoquent un grand respect.

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Les représentations :

Les processions  ne sont pas les seules manifestations culturelles, et religieuses de la Semaine Sainte. Il existe également des villages d’Andalousie et de Castille qui représentent de façon théâtrale, la Passion et la mort du Christ. 

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Certains s’habillent en romains et d’autres en juifs et représentent dans les rues du village les différents épisodes de cette histoire religieuse. L’arrestation, le jugement, la flagellation, la charge de la croix et la crucifixion, voici quelques uns des épisodes bibliques représentés dans les rues. 

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Les desserts :

La Semaine Sainte est liée à l’élaboration pâtisseries différentes du reste de l’année. Si vous choisissez de passer la Semaine Sainte en Andalousie, vous ne pouvez pas repartir sans avoir goûté à la mona de Pascua, sorte de brioche. C'est un dessert typique contenant du chocolat, dont vous trouverez de nombreuses déclinaisons, dans les vitrines de toutes les pâtisseries de la région. La tradition veut que le parrain offre la mona à son ou sa filleul(e), et que la famille se réunisse autour de ce dessert. Mais même si votre parrain n’est pas là, faites-vous plaisir ! 

DSC_4317La mona de Pascua

​Les ​torrijas sont une autre option pour vous régaler. Très simple à fabriquer, les torrijas sont les cousines ibériques de notre bon vieux pain perdu français. Ce sont des desserts typiques, élaborés avec des toasts de pain mouillés dans du miel et du lait, panés avec des œufs et frits à la poêle.  

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Les pestiños et les beignets peuvent également se trouver dans toutes les maisons. Le Pestiño est un type de pâtisserie, spécialement réalisée pendant les fêtes de Noël ou Pâques, typique d’Andalousie, ainsi que d'autres régions de l'Espagne. Sur une base de farine et de sésame, la pâte est ensuite frite dans de l'huile d'olive, puis passée dans du miel ou du sucre. N’hésitez pas à goûter à ces délices. 

DSC_4318pestiños

Mon sentiment  à l’égard de ces évènements de la Semaine Sainte (comme toujours quand on parle de religion, je dois dire). J’ai ressenti de l’admiration pour la dévotion de ces pénitents, marchant pieds nus, ou portant les chars, et en même temps de la crainte. C'est une célébration intéressante à voir pour comprendre une facette différente de la culture espagnole, et de la dévotion d’une région, pour la religion catholique.

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Donc, cela vaut-il le coût de visiter l’Andalousie pendant la Semaine Sainte ? Ma réponse est mitigée, il faut  peser le pour et le contre. Oui, je pense que c’est à voir au moins une fois dans sa vie que l’on soit croyant ou pas. On est comme porté, par le bruit sourd des tambours, le silence quand la musique s’arrête, et hypnotisé par tous ces pénitents. 

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Le pour : Nous avons vécu une magnifique expérience culturelle. Je peux encore entendre les sombres marches jouées dans les cortèges et voir les femmes en noir coiffées traditionnellement, avec le peigne et le voile (très émouvant)…

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Le contre : Mais pensez que cela vous empêchera de profiter d’un certain nombre d’autres choses, à cause des célébrations (magasins, cathédrales, églises fermés). En général les restaurants et musées sont ouverts. L'inconvénient, aussi, c'est que de nombreuses personnes  envahissent les rues des villes, pendant la Semaine Sainte et qu'il est très difficile de se garer pendant cette période là.

Et vous, avez vous déjà assisté à la Semaine Sainte en Andalousie, si oui, qu'en pensez-vous ?

 

 

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10 juin 2019

Séville : quartier Santa Cruz

Séville vue

De nouveau  je vous accompagne, en Andalouise, dans une promenade inoubliable, à travers l'une des plus belles villes d'Espagne : Séville.

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Capitale de l'Andalousie, je souhaitais la revoir depuis longtemps, ainsi que ses lieux mondialement célèbres, (la dernière fois remonte à 20 ans).  C’est une très belle ville, à la hauteur de se réputation. Son travers est qu’elle soit très touristique, au risque de perdre un peu de son authenticité. Nous avons visité les incontournables de la ville et quelques petits plus.

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Après vous avoir fait découvrir il y a quelques semaines, dans des précédents billets, la Giralda (la cathédrale) :

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La Giralda à Séville - Martine Passion Photos

Si vous vous préparez à partir à Séville en Andalousie, ne manquez pas la visite de la Giralda de Séville, célèbre élément de la cathédrale. Ce monument impressionnant, qui abrite d'ailleurs la sépulture de l'explorateur Christophe Colomb, a été construit à l'emplacement de l'ancienne Grande Mosquée de Séville.

http://photosvillages.canalblog.com

et la plaza de Espana : 

Séville : la Plaza de España - Martine Passion Photos

Lors de notre précédente visite de Séville, nous étions tombés amoureux de la Plaza de España ! Immense, spectaculaire et chargée d'Histoire. Nous voulions revenir sur cette visite incontournable de notre escapade à Séville. Venez je vous y emmène. L'Histoire de la Plaza de España : Avant de commencer, petit retour en arrière pour mieux comprendre la Plaza de España.

http://photosvillages.canalblog.com

... c'est, aujourd'hui,  le quartier de Santa Cruz, coeur historique de Séville, dont je vais vous parler.

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On y trouve ses monuments les plus emblématiques tels que : l’Alcazar (le château),  la cathédrale et sa Giralda, les Archives des Indes,  le palais épiscopal,  ainsi que le jardin de Murillo. 

Le quartier juif :

Au Moyen-Âge le quartier Santa Cruz devint le quartier des juifs, (juderia). Autrefois, Séville avait la plus grande communauté juive d'Espagne.

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Depuis la reconquête de la ville par Ferdinand III de Castille, en 1248, sur les Almohades, Ferdinand III attribua ce quartier aux Juifs. Dans ce quartier, ils pouvaient vivre en relative liberté.

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Au 15ème siècle, les choses tournèrent mal : une période commença où la communauté juive fut chassée, et même assassinée, si les pratiquants refusaient de se convertir au Christianisme.

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Après que tous les juifs de la ville furent chassés en 1492, ils laissèrent derrière eux ce magnifique quartier, qui tomba quelque peu à l’abandon.

DSC_4523Déguisement dans les rues, lors de la semaine Sainte.

Il est aujourd’hui tout ce qu’on peut s’imaginer de l’Andalousie des cartes postales : des ruelles pavées aux maisons blanchies à la chaux, des fenêtres aux barreaux de fer forgé, des jolies placettes aux bancs de céramique où les orangers embaument l’air de leur doux parfum.

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Le quartier, de Santa Cruz, est un labyrinthe de ruelles, colorées, et de passages étroits, où vous pouvez vous balader agréablement ou vous délecter dans l'un des nombreux restaurants, ou sur les places pleines d'ambiance. On peut y admirer de nombreux artistes, plus étonnants les uns que les autres.

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De nos jours, ce quartier, avec ses nombreuses maisons blanches, constitue le centre touristique de Séville. 

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Vue depuis le minaret de la Giralda :

Un incontournable ! Il faut monter au sommet du célèbre minaret-clocher de la Cathédrale de Séville, et profiter de l'impressionnante vue sur les toits de la ville. 

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Essayez de repérer l'Alcázar, et la Plaza de España, dans ce dédale de ruelles du bario Santa Cruz. Vous serez largement récompensé de votre ascension avec un panorama exceptionnel sur la ville. 

DSC_4563Vues sur Séville depuis la tour de la Giralda.

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Pour la petite histoire du minaret : La grande mosquée de Séville fut édifiée sous le califat des Almohades, une dynastie musulmane d’origine berbère, elle aussi devenu l'emblème de la ville. Ces adeptes d’un Islam rigoriste furent à l’oeuvre à Marrakech, avec la mosquée de la KoutoubiaEn 1184, un minaret en briques est annexé à l’ensemble. Construit avec des pierres de monuments antiques, il mesurait 94 mètres de hauteur et était coiffé de 4 sphères en cuivre. 

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Le minaret était en réalité composé de deux tours emboîtées l’une dans l’autre. Elles étaient reliées entre elles par des rampes inclinées pour permettre au muezzin d’en faire l’ascension à dos d’âne. A cette époque, la grande mosquée était l’un des monuments les plus admirés de la péninsule ibérique. En 1184, un minaret en briques est annexé à l’ensemble. Construit avec des pierres de monuments antiques, il mesurait 94 mètres de hauteur et était coiffé de 4 sphères en cuivre.

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La mosquée est détruite lors d’un tremblement de terre en 1356. Le minaret, en partie préservé, reste en l’état jusqu’au 16ème siècle. En 1558, des travaux sont entrepris pour transformer la partie supérieure de la tour en campanile dans le style renaissance. Une statue de la foi victorieuse en bronze couronne l’ensemble qui culmine alors à plus de 100 mètres de hauteur. Le nom de Giralda provient de cette statue qui sert de girouette, « El Giraldillo », transformé au fil du temps en « Giralda ».

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Jardins de Murillo :

Nous continuerons à explorer la zone du bario de Santa Cruz, en nous baladant dans les jardins de Murillo, offerts à la ville par le roi Alphonse XIII.

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Un de ces arbres que tout le monde devrait admirer, en visitant Séville, est le majestueux arbre des lianes.

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J'ai été étonnée de sa taille incroyable, qui peut atteinder les 30 m de haut, comme de la vigueur de son tronc, de ses branches et de ses racines  aériennes, qui ressemblent à des lianes, (d'où son nom).

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Situé à côté de l'Alcazar, ce jardin constitue un espace serein entre le quartier juif et le périphérique de la ville.

DSC_4518murillo

Au centre des jardins se trouve une impressionnante fontaine dédiée à la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Le jet rafraîchissant de la fontaine, en fait un espace idéal pour se détendre par une journée chaude.

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Murillo était un peintre espagnol du 17ème siècle. Sur la photo, ci-dessous, vous pouvez voir aussi le monument imposant, en l'honneur de Christophe Colomb.

DSC_4509murillo

DSC_4560 Murillo

Alcazar - Palais royal de Séville : 

Notre prochain arrêt sera le palais royal de Séville : l'Alcázar, qui signifie château.

DSC_4583L'Alcazar et la Giralda.

Son style architectural est un mélange des influences des cultures maure et chrétienne. C'est l'attraction touristique principale de la ville. 

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L’histoire de sa construction est assez similaire à l’Alhambra de Grenarde. 

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Il s’agit d’un palais fortifié construit par les musulmans, puis réaménagé et complété par les catholiques, lorsqu’ils ont récupéré la ville.

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Il s’agit d’un site, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987,  aussi sublime, qu’immense. Il est à noter que la famille royale espagnole occupe toujours une partie du palais. 

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Le Palais Episcopal :

C'est sur la plaza Virgen de los Reyes, près de la fontaine, des orangers et des calèches qui attendent les touristes que l'on trouvera le palais de l'archevêché, aux couleurs rouge et ocre pâle, si caractéristiques des constructions baroques sévillanes. 

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Ce palais, bâti essentiellement aux XVIIe et XVIIIe  siècles, est l’un des meilleurs représentants de l’architecture baroque,  de la ville, et forme avec la Cathédrale,  dont il est voisin, un des plus beaux paysages urbains de Séville. Il est le siège de l'archidiocèse de Séville, et est actuellement la résidence de l’archevêque Carlos Amigo Vallejo. 

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Si durant de nombreuses années, il fallait se contenter de l'admirer de l'extérieur, c'est désormais de l'histoire ancienne puisque depuis septembre 2017 l'archevêché a ouvert ses portes aux visites. Connu pour la qualité de son architecture, il renferme également un volumineux fond documentaire. 

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Il a accumulé, aussi, une grande collection d'oeuvres d'art : plus de 300 au total, allant du XVIe au XXe siècle, surtout de la période baroque. Faisant de ce lieu la troisième pinacothèque de Séville, après le musée des beaux-arts et la cathédrale.

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Le palais des archives des Indes :

Passionnée par la conquête des Indes par les espagnols, il faut savoir que c’est à Séville que se trouvent les archives générales des Indes.  Cet endroit concentre toutes les archives de 400 ans de navigation.

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Les archives des Indes, (ancienne bourse du Commerce), est un magnifique palais situé entre la cathédrale et l'alcazar. Il  date de la fin du XVIe siècle, servait d'abord de maison commerçante, mais en 1785 Charles III décida d'y établir les Archives des Indes, avec la volonté de fusionner les archives qui étaient déjà à Cadix. 

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Il s’agit de salles immenses recouvertes de documents. Un bijou historique qui a encore des secrets à dévoiler. Dans la partie du musée, on peut y voir des documents signés par Colomb, de Magellan, Vasco Nunez de Balboa ou encore Pizarro et Cortes ! 

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Conclusion :

La ville de Séville a un nombre infini d'endroits à parcourir, afin de découvrir la diversité culturelle qui se cache dans ses rues.

 

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Mon prochain reportage sur Séville, parlera de l'étonnant Parc de Maria Luisa et de la Place de America et de la tour d'Oro. De belles surprises vous attendent. A bientôt.

 

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08 juin 2019

La forteresse de Sant Ferrán, à Figueres

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Après la visite du musée-théâtre de Salvador Dali, à Figueres, nous irons visiter, à 1 km du centre ville, le Château de San Fernando, ou castell de Sant Ferrán, en catalan. 

DSC_1065La forteresse vue du ciel.

Déclaré d’intérêt culturel et classé Monument historique et artistique,  il a été construit au XVIIIe siècle, et est considéré comme la plus grande forteresse bastion, d’Europe. 

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Ce nom a été donné en l'honneur du roi Fernando VI d'Espagne. 

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Le château a été impliqué dans des événements politiques et militaires importants dans l'histoire, comme le siège de plus de trois mois, en 1811, ou la célébration de la dernière réunion en Espagne, du Parlement républicain en 1939.

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La forteresse occupe une superficie de 32 hectares, pour un périmètre de 3.120 mètres et pouvait accueillir plus de 6000 hommes

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La forteresse fut inaugurée en 1766, pour contenir les invasions constantes des troupes françaises

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Il était très vite clair que l’endroit choisi pour sa construction n’était pas du tout adéquat, car la possibilité d’attaquer la forteresse depuis les collines, et les montagnes proches, en faisait une fortification totalement vulnérable. 

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À cause de cette mauvaise situation, la garnison s'est rendue, sans résistance, à deux reprises face aux Français (1793 et 1808).

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La forteresse, avec de grandes ouvertures, et de grands glacis, possède une immense place d'armes. 

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Cette place centrale, de 12 000 m2, d'une dimension de 149 x 80 m, permet de faire défiler 5 garnisons en même temps. Elle est entourée par un ensemble de 9 bâtiments à 2 étages qui sont les logements des familles d'officiers, avec l'église pas terminée.

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Sa forme pentagonale, irrégulière, est une splendide étoile faite de 5 remparts, de 3 km de périmètre.

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Ce sont des murailles  de pierres et de briques, hautes de 12 m au niveau des fossés, capable de résister aux tirs de canons les plus tendus. 

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Des fossés larges et profonds d'une longueur de 5 km protègent une superficie de 320 000 m2.

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Les 4 citernes, qui se trouvent sous la place d'armes, peuvent contenir 10 millions de litres d'eau. L'eau et les réserves de nourritures sont conçus par une installation unique en Europe qui permet de tenir un siège de plus d'un an. 

DSC_1122Citernes.

On a détourné, par un canal souterrain long de 4 km, la source du ruisseau Llers, pour approvisionner l'édifice.

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C'est un spectaculaire ouvrage d'ingénierie hydraulique, aujourd’hui partiellement détruit, dont certains tronçons sont faits d’arcs en plein ceintre.

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L'écurie : Du coté ville, vers l'entrée, des entrepôts de 300 m de long sur 23 m de large, soit 6 900 m2, ont été construits et ont servi d'écuries, d'une capacité de 500 chevaux. 

DSC_1088Les écuries.

Aujourd'hui, seule la moitié est conservée, le reste a disparu lors de l'explosion de 1939. Sous les voûtes latérales on gardait le fourrage ; elles faisaient également office de sellerie.

DSC_1093Les écuries.

Ils sont également accolés aux réserves des magasins, peuvent stocker de la nourriture pour 10 000 personnes bloquées pendant un an.

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Les casemates : ces pièces sont typiques des forteresses bastionnées.

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Leur fonction principale était de loger la troupe. Le fait de bénéficier de voûtes à épreuve de bombes les transformait en abris sûrs, aussi bien temps de paix, que durant les sièges. On peut y voir des latrines publiques,  terme utilisé pour désigner l'espace, le lieu où les gens pouvaient se retirer pour faire leurs ablutions.

DSC_1085Les latrines.

 

Les voûtes à épreuve de bombes : Ces voûtes en briques étaient recouvertes par des couches de pierre et de terre. Ce style de construction était parfaitement efficace face à l'impact des projectiles explosifs de l'époque. La totalité des toits furent construits au moyen de système coûteux.

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Au Nord se trouve l'hôpital et un bunker d'artilleur. Au Sud se situe l'arsenal, la boulangerie et les fours pour modeler le verre et la poterie.

DSC_1097Le foyer du soldat, la plus petite des 3 poudrières de la forteresse.

L'insalubrité de la forteresse de Sant Ferrán était réputée, car les émanations des plaines marécageuses dégagaient des odeurs répugnantes. Cette puanteur était si forte que la garnison de la forteresse devait souvent se réfugier dans la ville.

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Ce bastion offre des vues panoramiques remarquables, de la zone frontière de l’Alberta, entre la France et la baie de Roses. Par temps clair et calme vous pouvez voir les chaînes de montagnes du : Montgrí, Montseny, Rocacorba, l’Alta Garrotxa, le massif du Canigou, les Salinas, l’Alberta, la Sierra de Rodes, et la baie de Roses. 

DSC_1071;Vue sur les montagnes et la ville de Figueres au 1er plan.

Aprés avoir été utilisé comme une caserne militaire et comme prison, au début du XXe s.,  le château a été ouvert aux visites publiques,  en 1997.

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2 types de visites : Comme les dimensions du château sont exceptionnelles, les visites au château de Sant Ferran sont regroupés en deux types : la visite "classique", où l'on suit un parcours précis à travers la forteresse, équipé d'un audio-guide (français disponible, durée : environ 1 heure).

DSC_1119Le pénitencier.

Plus originale et active, la visite intitulée "la cathédrale de l'eau", car la forteresse abrite d'immenses citernes. On part en 4X4 tout équipé de casques, et tenues de chantier,  pour parcourir les fossés, en direction des galeries sous-terraines des contre-mines, pour finir par une petite navigation en zodiac directement dans les impressionnantes citernes (durée 2 heures, réservation conseillée). 

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Par ses dimensions gigantesques, par la complexité technique de sa construction, à l'ingénierie militaire de l'époque et par son excellent état de conservation, cette immense forteresse, de Figueres, vaut vraiment la peine d'être visitée. 

 

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07 juin 2019

Le Théâtre-musée Dalí, à Figueres

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Si vous passez dans la région de Barcelone, dans la Costa Brava, nous vous conseillons de prendre une journée entière pour visiter le Théâtre-Musée de Salvador Dalí, à Figueres, ainsi que sa ville. 

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Dans ce bâtiment spectaculaire sont exposées les meilleures œuvres de cet artiste catalan excentrique, l’un des plus connus au niveau international. 

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Je vous emmène sur les traces de cet artiste hors norme. C'est ici qu'est exposé la plus grande collection européenne de Salvador Dali, alors imaginez vous que le site attire les foules (+ de 1 million de visiteurs par an).

DSC02767La façade du musée.

Après une queue interminable, nous voici enfin dans LE « Teatre-Museu Dali », bien plus qu'un musée, ce lieu constitue un véritable univers surréaliste, (pensez à réserver en ligne, pour éviter le temps d'attente).  Ce n'est pas un hasard de pouvoir admirer cette merveille, la dernière oeuvre majeure du maître, à Figueres, puisque c'est là qu'il est né en 1904, et y a exposé ses premières toiles. Il décide à la fin de sa vie de créer une œuvre d'art, monumentale, à part entière, à sa gloire.

DSC02750la scène du musée de dali

Il choisit comme lieu, l’ancien théâtre de Figueres (à 100m de sa maison natale, et en face de l’église où il a été baptisé).

DSC_1201L'église où Dali a été baptisé.

Ravagé par les flammes durant la guerre civile espagnole, il sera en ruine. C’est à ce moment-là que Dalí choisit d’y héberger la plus grande collection d’œuvres :

 

DSC02770Le fantôme de Dali est partout, même dans les vitrines de la ville.

 

« Je veux que mon musée soit un bloc unique, un lieu grandiose surréaliste, où les gens qui viennent le voir partiront avec la sensation d’avoir fait un rêve théâtral ». Dali.

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Il travaillera une dizaine d’année à la restructuration du bâtiment et à l’élaboration de ce qui sera à jamais, le plus grand objet surréaliste, inauguré en 1974 par le maître lui-même. Le génie de l’Empordà transformera chaque détail du musée en une œuvre d’art, passera ses dernières années dans la tour Galatea, et sera enterré dans la crypte du musée. 

 

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Que pouvons-nous vous dire au sujet de Salvador Dalí ? Il a créé un monde surréaliste, à travers des peintures, des sculptures, des installations monumentales, des vêtements, des pièces de théâtre, des scènes de films, des objets impossibles, des  livres et des photographies.

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Il s’est converti en un génie incontesté, avec un air de folie qui ne manque pas de séduire. Une des constantes dans son travail est son épouse, et sa partenaire de vie Gala, que l’on retrouve sur les murs du musée,  et dans ses pièces les plus emblématiques.

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Les façades du musée Dali à Figueres :

Au centre de la ville, le musée déploie aujourd’hui des façades étonnantes : Une partie est avec des murs de couleur rouge brique, recouverts de petits pains catalans jaune. Le tout est surmonté d’œufs géants et de statues dorées qui ornent le pourtour supérieur du musée. 

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L’expression classique de toute la symbolique dalinienne de la vie et de la perpétuation de l’espèce humaine.  

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L’autre côté du musée Dali de Figueres, pour la façade de l’entrée, Dali a choisi une couleur grise et a agrémenté cette façade classique de scaphandriers et de baguettes de pains, avec des personnage aux bras levés qui vous accueillent chaleureusement dans ce musée.

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la visite du Musée Dali de Figueres :

L’ensemble de la visite est étonnante à voir ! Quelques éléments majeurs pour vous donner envie de visiter le Musée Dali à Figueres :

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La coupole :

Un des détails architecturaux les plus originaux du Théâtre-musée Dalí,  est la coupole réticulaire. 

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C’est une gigantesque illustration sculpturale, et une expression du monde, à la surface transparente, pour mettre en communication les univers extérieurs et intérieurs.

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La cour après l’entrée du musée :

Cet endroit est absolument magique, avec des sculptures dorées, de style art déco, intégrées dans les anciennes loges du théâtre observant les visiteurs. D'autres œuvres de Dali décorent les murs du patio dont des monstres grotesques, accompagnés de tiroirs, rappelant les sculptures du parc de Bomarzo près de Rome.

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Cet endroit est un choc quand on pénètre dans le théatre musée de Dali. On peut voir la Cadillac de Gala dans le patio-jardin du théâtre-musée.

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Ce véhicule historique, exposé par Dali en 1938, est appelé "taxi pluvieux", car on peut y faire pleuvoir moyennant une pièce d'un euro.  

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Il est surmonté de diverses sculptures et d'une barque, et fait partie, selon Dali, du plus grand monument surréaliste du monde. Dali a placé, au-dessus du capot, une sculpture d'Ernst Fuchs : "La grande Esther" qui tire une colonne "trajane" de pneus. 

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La scène du musée Dali de Figueres :

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Ne loupez surtout pas « Gala nue regardant la mer... » sans oublier de prendre du recul... Cette toile de 18 mètres laisse apparaître le president Lincoln avec ses effets de pixellisation qui permet d’avoir deux images que l’on se tienne près ou loin de la toile.

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La salle May West :

Cette installation a été créée et pensée spécifiquement pour le musée Dali de Figueres. Célébrissime, culte ! À ne manquer sous aucun prétexte. Si vous vous positionnez bien dans la Salle May West, vous pourrez découvrir son portrait en face de vous. La file d’attente est parfois un peu longue.

DSC_02724 la salle my west

La salle du palais du vent :

Et ne manquez pas le plafond du palais du vent,  pour éprouver un vrai vertige dans cette peinture en perspective. On peut y voir le portrait mystico-nucléaire de Gala.

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DSC02768 chambre du palais du ventLa chambre de Dali et Gala.

Les salles d'exposition Dalí·Bijoux :

Inaugurées en 2001, avec les trente-sept bijoux en or, et pierres précieuses de l'ancienne collection Owen Cheatham,  et les dessins préalables réalisés par le peintre. 

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Toutes les autres galeries :

Elles comprennent des œuvres majeurs de Dali, comme l'autoportrait mou, avec du lard grillé, le Christ, le Buste de femme rétrospectif ou la Tête de Vénus.

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Les conseils pour visiter le Musée Dali de Figueres :

Réserver à l’avance vos places pour le Musée Dali de Figueres. Le ticket coupe-file est indispensable si vous ne voulez pas faire la queue pendant de longues heures.

DSC02740La coupole du musée.

Ou bien, prévoyez d’arriver extrêmement tôt. C’est le musée le plus visité de Catalogne.

DSC_1151Une pile de pneus, à l'entrée du musée.

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Pour réserver vos places, et acheter vos tickets, allez sur le site de la fondation Dali. Pensez à faire aussi un petit tour dans les rues de la ville de Figueres, de nombreuses surprises vous y attendent !

DSC_1172 Le Casino de Figueres. 

DSC_1173Les rues piétonnières.

Adresse du musée-théâtre de Dali :

Place Gala - Salvador Dali, 5
E-17600 FIGUERES

 

 

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06 juin 2019

La Côte Vermeille

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La Côte Vermeille, située à l’extrême sud-est des Pyrénées Orientales, est délimitée à l’est par la Méditerranée, à l’ouest par le massif des Albères, et au sud par la frontière avec l’Espagne. Elle s’étend sur 20 km de littoral, du Racou (au sud d’Argelès sur Mer) à Cerbère.  Vous découvrirez que la Côte Vermeille ne ressemble en rien au reste du littoral de la région Languedoc-Roussillon.

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Les immenses plages de sable fin, des stations balnéaires comme : Saint-Cyprien, Canet-en-Roussillon, Argelès-sur-Mer, cèdent la place à des plages de galets et à une côte fortement découpée. La côte Vermeille présente une succession de caps, limitant de magnifiques petites anses, entre des falaises atteignant 30 à 100m de hauteur. Vous verrez successivement, l'anse de Sainte Catherine, au pied du phare du cap Béar, la plage de Balanti, la plage de Bernardi et l' anse de Paulilles.

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Je vous emmène aujourd'hui visiter en 1er, le Cap Béar, avec ses merveilleuses petites criques, au sud-est de Port Vendres, sur la Côte Vermeille. Nous y découvrons un littoral Catalan authentique, et préservé !  

Cap-BearLe Cap Bear

La route, pour s'y rendre, est bordée d'une falaise de 50 m tombant à pic dans la mer, donc mieux vaut rouler très lentement, surtout en camping-car, car on rencontre, souvent, de nombreux tournants, sans visibilité. Nous en profiterons pour admirer la vue sur tout le littoral catalan, ainsi que les vignes à perte de vue.

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Cette pointe rocheuse illustre à merveille les paysages grandioses dont vous pouvez profiter le long de la Côte Vermeille. Les côtes schisteuses découpées plongent de manière abrupte dans la mer Méditerranée. Vous pourrez observer d’anciennes terrasses, témoins d'une proche activité agricole, aujourd'hui recolonisées par un maquis plus ou moins dense.

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Arrivés au Cap Béar, nous garons notre camping-car. En pleine saison, le stationnement est extrêmement difficile, (peu de places), au niveau du phare du Cap Béar. Nous y trouvons le sémaphore de Béar, construit en 1861, à 800 m d'altitude.

113450934Fort de la Marine Nat., ou sémaphore

C'est un fort appartenant à la Marine Nationale qui servait à contrôler le trafic maritime et à établir des prévisions météorologiques.

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A l'extrémité de la pointe Béar, se dresse un phare inscrit aux monuments historiques. Mis en service en 1905, c’est un miraculé : le 19 août 1944, les Allemands avaient déposé 200 kg de dynamite pour le détruire. Heureusement le dispositif de mise à feu n’a jamais fonctionné. Depuis, il continue à remplir sa mission à 70 mètres au-dessus du niveau de la mer, au milieu des aloës, fouetté par les vents qui peuvent atteindre ici jusqu’à 200 kilomètres/heure.

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Un lieu qui, après avoir surmonté un destin funeste, se bât contre un environnement hostile, en se mettant au service des bateaux en détresse.

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Attention aux vents violents qui peuvent surprendre si vous empruntez le superbe sentier en balcon qui vous fera découvrir une partie de la côte Vermeille. Sur notre chemin nous rencontrons de magnifiques plantes grasses, fleuries, qui nous offrent leurs plus belles parures.

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Proche de l'Espagne, que nous connaissons déjà très bien, le cap Béar est l'endroit idéal pour se baigner, au calme, loin de la foule, et des grandes plages touristiques de St Cyprien, ou Argelès. 

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Nous y trouvons de petites criques entre les rochers, idéales pour un bain de soleil ou pour admirer la beauté du paysage de la Côte Vermeille. 

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Nous empruntons, ensuite, un petit sentier, au milieu de la garrigue, qui nous mène à l'anse Sainte-Catherine. 

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La crique de Sainte-Catherine se situe à proximité du Cap Béar en contrebas du phare et du sémaphore.

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Cette petite crique de galets demande à être plus connue, car son cadre y est paradisiaque, et la vue grandiose sur le sud de la Côte Vermeille.

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Ici pins et cactus peuplent les petites criques, à l'abri du vent  (Tramontane). 

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Pour cette jolie  randonnée, en bord de mer, chaussez-vous d'une bonne paire de baskets, le terrain étant parfois accidenté.

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Nous poursuivons notre route, un peu plus loin, et arrivons à la plage des Paulilles. 

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Sur cette plage une ancienne dynamiterie Nobel, usine d'explosifs française, a été réhabilitée de manière remarquable en 2008, grâce au Conservatoire du Littoral et au Conseil Général des Pyrénées Orientales.

Paulilles - Usine vers 1920

Elle a fonctionné de 1870 à 1984.Au plus fort de la production, elle employait 300 ouvriers qui fabriquaient 4 000 tonnes de dynamite par an.

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Une partie de l'ancienne usine a été transformée en musée, dans le cadre du plan de réhabilitation de la baie, mené par le Conservatoire du littoral.  Il met bien en valeur le patrimoine industriel du Roussillon. 

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L'aménagement est réussi sans dénaturer l'environnement. L'histoire de ce lieu se doit d'être connue, pour tous ces hommes et femmes qui ont travaillé dur dans cette usine.

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Un hommage aux travailleurs de l'usine...

Travailler dans une fabrique d'explosifs est souvent synonyme d'accidents et de morts. À Paulilles, la liste chronologique de chaque explosion mortelle, et des employé(e)s morts des suites directes ou indirectes de leur métier, est affichée dans la salle d'exposition et une plaque commémorative rend hommage à leur mémoire.

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On peut y voir des témoignages et vidéos sur la vie de l'usine ainsi que des maquettes. 

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Un atelier de restauration de barques catalanes, s'est installé dans les murs de l'ancienne usine. Nous avons passé un certain temps dans ce bâtiment : Une passerelle vous fait entrer dans l'atelier, au-dessus des artisans en plein travail. 

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Les portes grandes ouvertes laissent voir les squelettes de ces barques anciennes puis tout le processus de restauration, parsemé de morceaux de bois, qui conduit à leur donner une seconde vie. 

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La richesse de son histoire, la beauté de ses paysages, l'esprit du lieu, font de la plage des Paulilles l'un des sites les plus appréciés du département des Pyrénées Orientales.

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Du cap Béar, à la charmante plage de Paulilles, bijou de la côt catalane, voilà un itinéraire encore pas trop fréquenté, afin de découvrir de belles criques isolées. 

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Le cadre y est paradisiaque et la vue grandiose sur le sud de la Côte Vermeille.

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Nous faisons une petite escale, en passant, à Port Vendres.

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Situé aux portes de l'Espagne, nous découvrons un port naturel typiquement Catalan.

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Ne pas manquer l'arrivée des bateaux de pêche et le débarquement des poissons pour la criée. 

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Tout proche du port, une jolie balade nous attend, avec d'anciennes fortifications. 

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DSC_0454Anse des tamarins.

Le sentier du littoral grimpe et contourne un fortin : la redoute Bear.

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...puis conduit à une ancienne batterie, sur un promontoire : on découvre le fort Mailly, 

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Des ruines témoignent de la présence du port originel de Port-Vendres. Nous redescendons ensuite vers la zone portuaire de Port-Vendres.

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La Côte Vermeille est un lieu touristique, aux paysages splendides, des vignobles d'exception, des criques merveilleuses, rien de tel pour être comblés. 

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Sans aucun doute, c'est une halte incontournable qui a su nous émerveiller. En attendant bonne découverte si vous ne connaissez pas cette magnifique région et si vous décidez d'y passer vos vacances  !

 

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Collioure : entre mer et montagne

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De nouveau, je vous accompagne dans une promenade inoubliable à travers la Côte Vermeille, une région mondialement connue pour ses vins célèbres, mais aussi pour ses petits villages typiques, comme Collioure, à 20 km de l'Espagne.

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En descendant la route qui mène à cette station balnéaire, nous tombons en admiration devant le site surprenant : une admirable baie,  nichée au pied des Pyrénées. 

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Déjà le site était occupé dès le moyen âge. 

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Parmi les lieux à visiter à  l’un de mes préférés fut la citadelle, ancienne résidence d’été des rois de Majorque et d’Aragon au XIIème siècle. C’est une vraie forteresse dans laquelle on a adoré se perdre, d’escaliers, en ponts, en couloirs, un vrai labyrinthe… 

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Forteresse de Wisigoths au VII° siècle, le château fut construit pour protéger le village antique bâti au sommet d'un cap où accostaient les navires.  

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Entièrement rénové par les rois de Majorque au XIIIème siècle, il accueillait la famille royale catalane lors de ses voyages entre les îles Baléares et le continent.

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Maintes fois renforcé, le château a été transformé en citadelle au XVIIème siècle, puis en prison en 1939. Il servit de camp d’internement pour les réfugiés espagnols de la guerre civile. 

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Forteresse médiévale dressée sur son rocher battu par les vagues, le château royal est situé en plein centre-ville. Il est indissociable de Collioure, comme la ville ne peut-être séparée de la mer.

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Propriété du Département des Pyrénées-Orientales, le Château Royal est un superbe bâtiment classé dont la visite, très intéressante, offre un joli point de vue sur la ville.

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Collioure a toujours été source d'inspiration pour les artistes. 

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Ecrivains, poètes, chanteurs, peintres, tous ont été séduits, comme nous, par la magie de cette belle station balnéaire et le paysage d’une rare beauté. C’est un véritable chef-d’œuvre de la nature. 

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Se perdre dans Collioure, c’est découvrir des petites rues qui débouchent sur des jardins privées, c’est rencontrer un musicien, au détour d’une ruelle. C’est une ville tellement petite que tout se fait à pied. En ce début avril la ville est pleine de monde, je n’ose imaginer ce que cela doit être en plein été. 

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Le lieu incontournable, que l'on voit sur toutes les cartes postales, est l’église Notre-Dame des Anges. Son clocher, qui était à l’origine le phare du port, trouve ses racines dans l’histoire maritime de la ville. 

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Lorsque Vauban fait raser l’ancienne église pour ses travaux de protection, les habitants obtiennent la construction d’un nouveau lieu de culte.

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Le havre voisin de Port-Vendres étant privilégié par la marine, le phare est désaffecté et transformé en clocher…Entourée d’eau, Notre-Dame des Anges est devenue le symbole de la ville, que l’on retrouve sur de nombreux tableaux de peintres. 

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Une vraie pause dans le temps, qui permet ensuite de faire une ballade au fil de l’eau.

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La curiosité du centre-ville, reste ses différentes façades colorées. Ici, toute une palette de couleurs : les ocres, les orangés, les roses, et d’autres teintes chaudes et lumineuses, recouvrent les maisons de cet ancien port de commerce.

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Nous sommes éblouis par le ciel bleu et les maisons baignées de couleurs qui nous invitent à la promenade et à la rêverie. 

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Dans les ruelles typiques, inondées de lumière, nous aurons le plaisir de découvrir des restaurants, des ateliers de peinture, des boutiques offrant des produits régionaux… On se sent complètement dépaysés après une petite visite dans les ruelles du centre-ville.

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Ce village typiquement catalan s’offre à nous, avec d’un côté le château royal des Templiers, et de l’autre le port avec ses barques catalanes multicolores.

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L’endroit est très touristique, et recèle bien d’autres trésors, comme ses plages. 

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 Comment résister à ses plages de galets ou de sables qui nous invitent à la baignade.

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A Collioure, on parle catalan, on n’oublie pas la sieste et on pêche. La grande spécialité de Collioure c’est l'anchois. Car après le clocher qui fait l’admiration de tous, l’anchois reste naturellement le patrimoine, la culture, l’économie, la gastronomie de notre célèbre petit port de pêche.

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La pêche y remonte au moyen âge. Jusqu’aux années 1950, c’était l’activité essentielle de la ville.

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Aujourd’hui, sur les nombreuses entreprises de salaison installées dans la ville-port jusqu’au milieu du XXème siècle, seules deux subsistent. Maintenant les anchois diminuant, l’on est obligé d’en importer.

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C’est plutôt le tourisme qui fait tourner l’économie de cette petite ville balnéaire, même si l'anchoi reste un produit d’exception et reconnu.

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DOLPHY, Le dauphin du patrimoine de Collioure :

 

Depuis cinq étés, Dolphy, un dauphin femelle, est devenue la star du port de Collioure, où elle se «produit» spontanément deux à trois fois par jour. Nous aurons la chance de pouvoir l'admirer sur la plage de Collioure, l'été 1993, une vraie chance pour nous.

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En fait, tout a été dit sur Dolphy : elle mesurait plus de deux mètres et pesait probablement près de 250 kg. Cet animal est rejeté de son groupe, c'est une femelle stérile, un dauphin ambassadeur, c'est à dire un dauphin qui pour des raisons difficiles à définir, vient au contact des humains, un peu comme l'ambassadeur d'un autre pays, d'où ce nom. Sa légende est peut-être née d'une disparition, celle de sa maman. 

 

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A chaque fois que le plus gros des bateaux de Collioure, faisait son entrée dans une anse du petit port de la cité médiévale, c'est cent à deux cents curieux qui guettaient l'arrivée de Dolphy, c'était une vraie célébrité ici. Pas de surprise, comme chaque matin, le dauphin était là, dans le sillage du navire. Avec élégance, il se laissait porter par la vague et surfait sur l'écume soulevée par l'étrave du bateau le plus large de Collioure.

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Rançon de la gloire : le dauphin faisait désormais partie du patrimoine de Collioure, au même titre que le château élevé par les rois de Majorque ou le fort Saint-Elme érigé par Charles Quint. Pour protéger le cétacé, le conseil avait pris un arrêté visant à interdire de détruire, de nuire ou de capturer le dauphin, mais aussi de le toucher ou de s'accrocher, dans le cadre d'une baignade, à l'aileron de Dolphy. 

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Un petit train touristique propose une très jolie balade le long de la corniche et permet même de rejoindre Port Vendres, en longeant la côte. 

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Entre France et Espagne, la route des vins suit la côte vers le sud. Les virages s’enchaînent, accrochés à la montagne.

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D’un côté les vignes en terrasse, et de l’autre la Méditerranée avec des déclinaisons de bleu et de vert. 

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Trait d'union entre mer et montagne, le vignoble de Collioure-Banyuls demeure sans conteste l'un des plus beaux de France.

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Les prix démesurés des vins d’appellation Collioure et Banyus sont dus souvent à l’accès difficile pour vendanger les vignes, et au courage des hommes pour dompter ces vignobles escarpés. 

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Notre escapade en terre catalane, ne vaut peut être pas les rizières du Viet nam, quoique ayant une  ressemblance, mais elle vaut largement le détour. Rares sont ceux qui peuvent résister aux charmes de ces paysages, à la fois sauvages, et façonnés par l'homme.  

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De notre escale à Collioure, nous garderons de très bons souvenirs, tout en ayant découvert, par la même occasion, d'autres merveilles sur le littoral Catalan.

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Merci de votre visite et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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05 juin 2019

Cadaquès : mon coup de coeur

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Je vais vous présenter, aujourd'hui, des photos du village de Cadaqués, sur la Costa Brava, avec ses façades à la blancheur éclatante. Il a été mon véritable coup de cœur, il y a quelques années, et j'espère parvenir à vous le transmettre ici. 

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Il a gardé toute son authenticité et sa simplicité.  Là, le visiteur ne peut qu'être émerveillé par l'harmonie subtile de ces lieux au charme insoupçonné. 

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Un paysage immuable depuis des siècles, et où les richesses, tant humaines que culturelles, n'ont rien à envier à celles des grandes villes.

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La route qui y mène est sinueuse, et bordée d'oliviers, plantés sur des terrasses. Perdu en contrebas du Cap de Creus, Cadaqués nous donne une impression de bout du monde.   

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Dans ce village tourné vers la mer, et inchangé depuis sa fondation, la tranquillité, le silence et l'histoire semblent avoir, comme par miracle, traversé le temps ! 

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Nous avons commencé notre visite de la ville sans programme particulier, on s'est baladé, en prenant notre temps, au hasard des ruelles pentues et fleuries.

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L'histoire de Cadaqués est tout aussi passionnante et son centre-ville plein de charme, tout en arborant aussi fièrement quelques bâtiments de tailles, comme l'église Santa Maria, du XVII siècle.

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Entourée par des nombreuses ruelles, elle se situe au centre du village. Lorsqu'au détour d'une rue, on aperçoit son très haut clocher, l'émerveillement commence.

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Elle contient un autel de baroque, remarquable par sa taille (23 m de haut), fait en l'honneur de la Vierge de l'Espérance, dont les piliers sont soutenus par quatre géants.

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Le panorama de la place de l'église, sur le village et la mer, est magnifique.

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Menant vers la plage ces venelles typiques donnent à Cadaqués son charme pittoresque, une invitation à la flânerie où l'on aime se perdre.

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Nous avons pris un véritable plaisir à nous faufiler dans ce dédale où les maisons aux volets bleus et aux motifs marins rappellent sans cesse que Cadaqués fut avant tout un modeste village de pêcheurs.

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Dans le vieux quartier historique, nous trouvons  un grand nombre de restaurants, de galeries d'art, toutes sortes de boutiques et des magasins artisanaux… c'est votre carte bleue qui va se faire plaisir ! C'est un lieu idéal pour déguster une bonne glace, sur un banc de la plage, après une visite. On s'arrête ici pour profiter de l'ambiance, on prend un apéritif sur l’une des terrasses et on observe le défilé entre touristes et locaux. 

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La maison Serinyena, édifiée en 1910, est sans nul doute la plus belle illustration du modernisme à Cadaqués.

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C'est à cette époque que les habitants de Cadaqués décidèrent de partir faire forture en Amérique (à Cuba). A leur retour à Cadaqués ils se sont fait construire de belles demeures.

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Elle est devenu mondialement renommée et a hébergé de nombreux d'artistes, comme : Dali, Matisse, Picasso, Duchamps... et de nombreux autres aussi.

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Non loin de là, à Port Lligat,  se trouve la maison du grand maitre du surréalisme : Salvador Dali. Lieu insolite et fascinant. On peut visiter sa maison, (devenue musée), un ensemble de cabanes de pêcheurs, au creux d'une petite crique, réaménagées en atelier de peinture. 

111892654_oMaison de Salvador Dali.

Ce petit paradis, au bord de la mer et des rochers du Cap de Creus a été pour lui une source de lumière et d'inspiration infinie.  

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La baie de Cadaqués, où en été amarrent des bateaux de toutes les dimensions, est le plus grand port naturel de la Catalogne, à l'abri des vents.

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Grâce à sa situation, Cadaqués étant entouré  par les montagnes, est moins exposée aux vents (Tramontane),  que les villages alentours.

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Le climat y est  doux et même supportable en plein été. Pendant la haute saison les cafés de plage et les bars sont très fréquentés, donnant de l'animation au village.

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Ressemblant à la Grèce, ce célèbre "village de pêcheurs" est un joyau des villages de la Costa Brava, le plus beau pour moi.

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Vraiment Cadaqués,  tout proche de la frontière française, aura été notre plus belle trouvaille, que nous ne manquerons pas de vous recommander, mais de préférence hors saison, car les parkings sont très petits. Arrêtez-vous-y, et profitez de ce magnifique village catalan, aux maisons blanches blotties les unes contre les autres. 

 

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Ce village est un incontournable pour ceux qui veulent découvrir le nord de ce beau pays qu’est l’Espagne. Merci de votre visite et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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04 juin 2019

Bages : petit village de pêcheurs

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Il est de ces endroits encore secrets que les touristes ignorent, c'est toujours un plaisir de les découvrir !

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Je vais vous parler de Bages parce que j’ai adoré ce village de pêcheurs, méconnu, de quelques 800 âmes, à quelques encablures de Narbonne et de la Méditerranée. Préservé du tourisme de masse, ce petit bourg médiéval, avec vue imprenable sur l'étang, et le petit port, est l'un des plus beaux villages du littoral audois ! 

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Il y a des jours où j’aimerais être cinéaste et avoir le talent de Claude Lelouch pour raconter le hasard d’une belle journée, comme celle-ci.

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Ce petit village de pêcheurs, hors du temps, est situé au bord de la lagune qu'ici on appelle "étang de Bages" tout simplement. 

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Datant du 11ème siècle, il se situe au sud de Narbonne, et fait partie du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise. 

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Le littoral audois reste aujourd’hui assez préservé, malgré la construction de quelques stations balnéaires, de vastes étendues sableuses demeurent. 

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12 000 ha, c’est la taille de ces étendues entre terre et mer, entre eau douce, eau saumâtre et eau salée. Plusieurs villages occupent les rivages des étangs dont celui  de Bages.

 

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Nous empruntons  les ruelles du quartier médiéval de Bages, aux noms évocateurs : rue des pêcheurs, rue du cadran, du castel … pour ensuite s’offrir l’un des plus beaux panoramas du coin depuis le belvédère des remparts avec vue sur les étangs, la montagne catalane du Canigou au loin. 

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Arrivée au coeur du village, on tombe sur une très belle place avec une fontaine, et une porte surmontée d'un cadran solaire. La petite place si tranquille, en cette saison, devient très, très animée en pleine saison touristique.

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Par la porte du cadran solaire nous apercevons les ruelles étroites, où les vieilles demeures tentent de garder la fraîcheur l'été.

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Le cadran solaire fut offert au village, par Louis XIII, pour remercier les villageois d'avoir accueilli et soigné les soldats blessés, au retour de la guerre d'Espagne.

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Cette porte fut pendant de longs siècle la principale entrée du vieux village fortifié. La porte franchie, nous pénétrons dans la rue du Cadran Solaire, où l'on trouve les maisons les plus anciennes de Bages (quartier médiéval) : murs en pierre calcaire, hourdée à la chaux et au sable, bois utilisé avec parcimonie. Accolées les unes aux autres, les constructions s'étagent en respectant la topographie du site, et en lui donnant cet aspect pittoresque.

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La rue des remparts : au Moyen-Age, cette ligne de maisons, dominant la falaise faisait office de rempart. Ceux-ci couraient de la porte du Cadra Saolaire au Portanel, puis suivaient le bord de la falaise jusqu'à l'église.

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Il fait bon déambuler au hasard des ruelles étroites et des placettes, en apercevant ça et là un petit bout de l’étang…

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A l'intérieur du village, nous trouvons deux galeries d'art contemporaines, la maison des arts, le syndicat d'initiative, plusieurs restaurants et gîtes, ancien lavoir, aire de jeux, aire de pique-nique...Nous découvrons, aussi, des sculptures,  le lieu étant très prisé par les artistes. Rien d’étonnant, vu l'emplacement exceptionnel du site !

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N'hésitez pas à monter jusqu'à l'église du XIIIe s., pour admirer le panorama sur l'étang. Elle se situe tout en haut du village, et culmine à 35m d'altitude au-dessus du niveau de la mer.

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La pêche artisanale, sur les étangs est toujours l'activité principale : loups, daurades, soles, muges (ou mulets) et surtout … l’anguille, la star locale ! 

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Elle est cuisinée, ici, en civet, ou en bourride notamment. Voici une bonne adresse pour déguster l’anguille sous toutes ses formes : le restaurant le Portanel à Bages. Il existe d’ailleurs un menu spécial anguille où celle-ci est déclinée en 9 recettes, avec les meilleurs vins du Languedoc qui vont bien avec.

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Pour terminer la visite, nous descendons le bel escalier, pour nous retrouver sur les bords du lac où des sentiers de promenade sont aménagés. Nous trouvons ça et là des barques de pêche, sans moteurs, car interdits sur l'étang.

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Des filets sont accrochés aux pieux par les pêcheurs.

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La région est un paradis pour les véliplanchiste. C’est très venté, mais quand la tramontane ne souffle pas il y a des possibilités de balades sur l’étang en canoë ou autre embarcation pour aller sur des petites îles désertes. 

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Il est possible de faire une super balade, qui part dès terrain de pentanque. Celle-ci fait le tour du lac en passant sur des pontons sur pilotis, surplombant ou longeant l’étang, et des chemin de randonnée traditionnels. 

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Plusieurs possibilités de balades pour s'aventurer dans cette nature aux parfums sauvages, presque mystiques. 

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En partant, nous verrons des cigognes, et des flamants pas très roses...ne pas faire de bruit, car ils sont très craintifs ! Un moment inoubliable, dont la magie du lieu nous a émerveillés. 

DSC_1675Des flamants roses.

DSC_1662;Des cigognes.

Ce petit village est un incontournable ! Un lieu tranquille (début avril), l'occasion rêvée de rencontrer les habitants et les pêcheurs d'anguilles de l'étang, tout en flânant dans les ruelles de ce village. À ne pas faire, par contre, en juillet/août, mais hors saison ce n'est que du bonheur à se balader dans les petites ruelles. En principe garer sa voiture sur les parkings au bord de l'étang, mais en cette saison on peut trouver une petite place dans les ruelles du village .

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N'hésitez pas non plus à vous aventurer à l'étang du Doul, différent mais tout autant magique. Il se trouve juste à côté de Bages, accessible depuis le village de Peyriac (il y a des sentiers bien indiqués). Et il faut se jeter à l’eau, vous verrez, il paraît que l'on flotte. Hé oui, l’étang possède une salinité comprise entre 50 et 60 grammes de sel, par litre, soit environ deux fois celle de la mer ! Normal, ce sont des anciens salins…Voir lien de mon précédent article sur cette belle balade au fil de l'eau :

La saline de Peyriac-de-Mer - Martine Passion Photos

En voici une facile et douce, que nous avons faite, dans une ancienne saline de Peyriac-de-Mer, un petit territoire entre terre et eau. C'est une promenade bucolique, dans un environnement protégé, et sauvage, au milieu d'une ancienne saline. (voir différents parcours sur le plan).

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03 juin 2019

Le château de Salses

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Lors de nos vacances, nous sommes passer devant  la Forteresse Espagnole de Salses-le-Château, un incontournable dans la région. Elle est située à une quinzaine de minutes de route au nord de Perpignan.

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Mais pourquoi avoir construit une telle forteresse à près de 50 km au nord dela frontière ? C’est ce que vous découvrirez en visitant la Forteresse de Salses-le-Château, ou en lisant cet article !

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C'est à Salses, petit village du Nord du Roussillon que se dresse le plus bel exemple d'architecture militaire dite "de transition".

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Pour y aller il faut suivre les panneaux lorsqu'on est en ville, ils vous font contourner une partie du centre pour aborder le château par le Nord-Est. L’accès à la forteresse de Salses est assez bien fléché. Nous nous sommes garés au parking conseillé situé à quelques minutes de marche du site.

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La visite du château de Salses donne une impression assez étrange. On ne peux pas dire qu'il est médiéval puisqu'il date du début du XVe siècle. Il n'est pas non plus comme ces châteaux renaissances,6 qui arrivent en France quelques décennies plus tard. Lorsqu'on s'en approche on s'aperçoit qu'il est encore plus massif qu'on le pensait initialement. Il faut dire que le fait qu'il ait été construit enterré, y est pour quelque chose.

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La forteresse a été construite de 1497 à 1504, par les rois catholiques espagnols, pour barrer l’accès du Roussillon aux troupes françaises, qui parvinrent cependant à la conquérir définitivement en 1642.

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Seul exemple de l'architecture espagnole sur le territoire français, cette forteresse a une architecture spécifique de son époque, une période de l'histoire qui venait de voir l'apparition de l'artillerie à base de boulets métalliques, ce qui modifiait considérablement les techniques de guerre. Parfaitement conservé, il est un très bel exemple du patrimoine militaire roussillonnais.

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Si un château a été construit en ce lieu c'était pour une raison historique évidente. A la fin du XVe le Roussillon appartenait au comté de Catalogne, un comté aux allures d'Empire tellement la mainmise des Catalans était grande sur la Méditerranée, ses côtes et ses îles.

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Sur la frontière Nord du comté se trouvait la France, rival ayant déjà pris le Roussillon quelques siècles avant. Or c'est à la fin du XVe siècle justement qu'eut lieu la fusion entre le royaume d'Aragon (le royaume officiel du comté de Catalogne) et la Castille, formant la base de la future Espagne. La frontière Nord devenait donc franco-espagnole et revêtait alors un intérêt encore plus grande.

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Il fut donc décidé de la protéger en construisant une forteresse moderne, capable de résister aux nouvelles armes que l'Europe découvrait alors : le boulet métallique.

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Le choix de l'emplacement de la forteresse de Salses fut évident. Géographiquement le Nord du Roussillon est fait de moyenne collines calcaires, les Corbières. Elles forment une barrière infranchissable pour une armée lourdement équipée, car si les fantassins et même les cavaliers arrivent à les passer sans trop de problèmes, les canons, les chariots qui fournissent l'intendance ne peut pas grimper sur ces étroits sentiers.

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Le chemin normal, c'était donc de suivre la côte. C'est d'ailleurs par là que passent tous les axes de communication modernes, du TGV à l'autoroute. Construire une forteresse à la sortie de ce passage était idéal, en une place-forte on pouvait défendre la totalité de la plaine du Roussillon. Et c'est ce qui fut fait.

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D'un point de vue général l'architecture du château de Salses est relativement simple. Il s'agit d'un fort de forme rectangulaire (115 mètres de long sur 90 de large) possédant une tour cylindrique à chaque angle. Les murs ont une épaisseur de 10 à 12 mètres de maçonnerie pleine et sont entourés d'une galerie d'escarpe, et d'une galerie de contre-mine.

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L'intérieur est divisé en deux parties. La plus grande est à l'Est, elle représente la vie quotidienne du fort. Elle est centrée autour d'une vaste place d'armes, qui permettait les regroupements militaires mais surtout les activités variées, possédait (et possède toujours) un puits, au centre. La seconde, à l'Ouest, est dominée par la tour-donjon, que l'on appelle la "tour de l'hommage".

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Une des principales curiosités du château est la présence de nombreux couloirs construits dans l'épaisseur des murailles. 

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Le château de Salses était avant tout une fortification d'artillerie. Il était équipé de 24 canons, en partie de taille moyenne et en partie de grande taille, disposés sur les tours d'angle; et les trois bastions avancés. 

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C'était une construction moderne pour l'époque, ses défenses prenaient en compte l'évolution récente des techniques militaires, dont la principale était l'invention du boulet en métalPour contrer les boulets ennemis, ils donnèrent une forme arrondie aux murailles. Les boulets avaient tendance à ricochet, ils rebondissaient plus, qu'ils impactaient les murs. 

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Ensuite, le sommet des murs étaient en brique. La brique absorbe le choc, le mur s'effrite donc peu à peu au lieu de se lézarder, puis se fendre. La destruction était donc beaucoup plus longue. 

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Ce qui nous a surpris c’est de constaté que la Forteresse est partiellement enterrée. Rien ne dépasse, ou presque, et d’ailleurs, on ne l'aperçoit pas de loin. Surprenant pour une forteresse ayant pour objectif de défendre le territoire…

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En fait, elle fut construite dans une dépression naturelle qui a été exclavée pour correspondre aux plans. L'idée était qu'il soit au centre d'un trou, protégé par de hauts fossés non inondés.

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 Le fossé était le principal moyen de défense du château. Large de 12 à 15 m, profond d'une bonne dizaine de mètres, il était entouré d'un glacis qui permettait aux défenseurs de voir arriver l'ennemi de loin.

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Les assaillants devaient alors descendre dans le fossé où un double tirs d'armes individuelles les attendaient. 

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Il faut savoir que le fossé  n'a jamais été conçu comme une douve, c'est à dire qu'il n'était pas inondable. La seule fois où ça a été le cas c'est en 1639, mais ce n'était pas volontaire, c'était dû à de fortes précipitations qui ont faits monter le niveau de l'eau. D'ailleurs le fond du fossé avait une rigole qui permettait de drainer les eaux loin du château pour éviter que le fossé ne se transforme en marécage, ce qui aurait nuit aux hommes y vivant.

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Cette forteresse, à mi-chemin entre forteresse et bastion, est une belle découverte, qui mérite un petit détour. Prenez le temps d'en faire le tour pour admirer son architecture  étonnante, et surtout l'un des seuls châteaux de la région encore debout.

 

 

 

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31 mai 2019

Les cabanes de pêcheurs de Canet

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Il existe plusieurs sites, dans les Pyrénées Orientales, où l'on peut voir des cabanes de pêcheurs traditionnelles, mais l'endroit le plus grand est le village de pêcheurs de l'étang de Canet. 

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Entre mer et étang, ces "paillottes"  posées sur une lande aménagée, permettent une promenade en pleine nature. 

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Pour y aller c'est très simple, il suffit de prendre la route allant de Canet à St Cyprien, et on  voit les cabanes de pêcheurs, à quelques mètres de la route. Il y a un petit parking pour se garer et le site se visite à pied.

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Entre mer et étang, avec les Pyrénées et le Mont Canigou en fond de carte postale, c'est une image inoubliable que de photographier ce site.

DSC_1485;Le Mont Canigou qui se reflète dans les eaux de l'étang de Canet

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Si vous venez au printemps et que le Canigou est enneigé ou bien s'il est un peu ennuagé, au coucher de soleil, et se mire dans les eaux de l'étang, vous aurez l'un des plus beaux souvenirs de la région !

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La pêche a modelé l'activité humaine du littoral, ce qui est évident, mais c'est dans le Nord des Pyrénées-Orientales qu'elle a eu le plus d'impacts.

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 Les pêcheurs se sont installés progressivement en bord de mer, créant une nouvelle ville : Le Bacarès.

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Les pêcheurs travaillaient avec des barques traditionnelles, et devaient entreposer leurs matériels sur place. Pour éviter la manutention quotidienne, ils ont donc construit des abris pour cet usage. La pêche sur les étangs de Canet et Salses a été pratiquée depuis fort longtemps. 

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Les premières traces de cette activité datent de 1265. Le principal étang était bien sûr le plus exploité, celui de Salses. Celui de Canet était lui aussi utilisé couramment, et plus curieusement il y en avait un à Bages, au Sud de Perpignan, qui était aussi un village de pêcheurs.

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Ce petit village de pêcheurs est superbe, on peut y voir des vielles coques par ci par là que le temps a patiné.  

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Les  cabanes de pêcheurs sont de nos jours des éléments du patrimoine local. Elles sont faites en sanils, des roseaux marins qui pullulent dans les étangs. Les murs forment une pièce rectangulaire d'à peu près 20m2, le toit, est en sanil aussi, et monte assez haut.

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Elles sont quasiment toujours orientés de façon à avoir le moins de prise au vent possible, et elles étaient souvent entourées d'un petit enclos.

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L'utilisation de sanil est particulièrement judicieux : C'est bien sûr un matériau disponible, facile à travailler, souple, et surtout étanche. Cette dernière caractéristique permet, en plus d'être à l'abri de la pluie, de conserver la fraicheur de la nuit durant la journée.

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Plus fraiche, la cabane est moins sujette à l'incendie. Il faut dire qu'en plus d'être des lieux de stockage, elles servaient parfois d'habitation, donc elles étaient équipées de cheminées. Certaines de ces cabanes de l'étang de Canet disposent encore de cette cheminée.

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Il existe quelques cabanes de pêcheurs réhabilitées dans la région. Les plus connues sont celles de l'étang de Canet, elles ont été refaites en 1993 après destruction des 11 cabanes en tôles ondulées qui existaient. Un parcours pédestre de deux kilomètres et demi a été aménagé pour les découvrir. 

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Il faut savoir qu'elles sont toujours utilisées de nos jours par quelques pêcheurs locaux qui exercent leurs activités en été, ramenant une quarantaine de tonnes d'anguilles. L'une d'elle sert d'accueil du public.

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La saison du printemps se prête  à l'arrivée des flamants roses, que l'on pourra observer avec une bonne paire de jumelle. On aime aussi y aller pour méditer, loin des foules. Ce sentier le long de l'étang de Canet est franchement super ! 

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Belle ballade avec une vue splendide sur le lac d’un côté, la Méditerranée de l’autre, l'image flamboyante du Mont Canigou,  en toile de fond, des camaïeu de bleus que tout photographe appréciera. A voir absolument au coucher du soleil, c'est sublime !

 

 

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La saline de Peyriac-de-Mer

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Le littoral narbonnais regorge de belles balades, à fleur de mer et d'étangs.

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En voici une facile et douce, que nous avons faite, dans une ancienne saline de Peyriac-de-Mer, un petit territoire entre terre et eau. 

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C'est une promenade bucolique, dans un environnement protégé, et sauvage, au milieu d'une ancienne saline. (voir différents parcours sur le plan).

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Cette étape mérite très largement un détour, avec traversée des étangs de Bages-Sigean, l'étang du Doul et la Saline.

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Nous aurons la chance de trouver, à proximité de la ville de Peyriac-de-Mer, au stade, une aire de camping car, pour notre bivouac nocturne (5 €).

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La municipalité a très intelligemment fait construire une promenade à fleur d’étangs, avec passages sur des passerelles sur pilotis, ceci afin de mettre en avant son patrimoine lagunaire et son passé lié à la récolte du sel.

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Petite histoire de la saline :

Les Peyriaquois (les gens de Peyriac-de-Mer), ont construit les salins vers 1600. C'est Henri IV qui a donné l'autorisation d'exploiter le sel. 

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Les artisans ont creusé avec des pelles, pour retirer la vase. Ils ont mis au fond 50 cm d'argile imperméable pour que l'eau ne parte pas dans le sable, et que les saletés restent au fond de la terre sinon elles auraient pu salir le sel. 

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L'eau rentrait dans les salines par le canal, puis arrivait dans le Doul. On ouvrait les vannes, pour que l'eau se jete dans la saline.

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Quand l'eau s'évaporait, le niveau de l'eau baissait, on ouvrait à nouveau les vannes. L'eau passait dans les différents bassins. 

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Les sauniers qui récoltaient le sel, les Peyriaquois, étaient appelés avec une cloche. La saline était gardée par un gardien. 

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Le sel était mis dans une grange qui s'appelait la salorge. 

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C'était le roi et l' Etat qui vendaient le sel.

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Les cabanes et les pontons ont été fabriqués en 1957 avec de profondes fondations .

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On a cessé d'exploiter la saline en 1960, parce qu'il n'y avait plus de quoi payer les sauniers, la saline était petite, 40 hectares, elle n'était plus rentable. 

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A cette époque, le sel était  important, parce qu' on se servait du sel, pour conserver les aliments, et pour payer la gabelle.  

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Cette promenade, très agréable en soi, est un prélude à un tour qui offre une vue incroyable sur les alentours, les étangs et la saline de Peyriac-de-Mer. 

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Le site est juste magnifique, une promenade sur le ponton est un must, inutile de faire des km, vous marchez au milieu de l'eau. 

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Je ne saurais vraiment définir mon impression, mais je suis toujours envahie par un sentiment de calme dans ces endroits là. 

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Peut-être, est-ce le fait de marcher longuement sur les caillebotis.

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Car je crois que le clapotis de l’eau sous les pieds procure une bien agréable sensation de bien être.

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Les anciens marais salants sont devenus une réserve pour la faune sauvage, notamment des flamants roses, et des cigognes. Sinon, on rencontre bien évidemment des goélands, cormorans, mouettes et quelques hérons également.

DSC_1662;Des cigognes

La nature autour de la Saline et l’Étang du Doul se compose de garrigue odorante, come le thym et le romarin. Les marais, emplis de salicorne, qui entourent les étangs, sont une zone protégée de nidification.

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La visite s'effectue sur des pontons et dure 2 heures et demi. Cette petite randonnée est à faire absolument, si vous passez dans la région. 🙂

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J’étais déjà très épris de cette région et de ce fantastique département qu’est l’Aude, voici encore une balade supplémentaire, qui vient confirmer tout le bien que génère cet endroit en moi, à chaque visite.

 

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30 mai 2019

Port-Leucate et son centre conchylicole

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Si vous passez vers Port-leucate, dirigez vous vers le centre conchylicole, un lieu étonnant à voir, qui existe depuis presque 35 ans.  

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Il est situé juste au-dessus de Perpignan, à l’étang de Salses-Leucate.

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A cet endroit, les producteurs vendent directement, ou font déguster, sur le site, leurs productions d'huîtres qu’ils ont directement pêchées dans l’étang de Leucate.

DSC_1581L'étang de Leucate

DSC_1593Port Leucate.

Cet espace est un site unique et atypique. Il existe depuis  le début des années 1960. 

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Vingt-quatre cabanes sont alignées le long du chenal.

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Au premier abord, le visiteur non aguerri peut penser qu’il s’agit d’une lignée de simples restaurants. Mais il n’en est rien.

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 Derrière chaque établissement s’étend à perte de vue le chenal, et un peu plus loin, l’étang de Leucate, où chaque producteur pêche ses propres huîtres.

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La zone conchylicole en quelques chiffres, c'est : 64 concessions, sur une surface de 550 hectares d'étang, partagée par une trentaines d'entreprises familiales.

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La vente est directe à 80 % sur l'espace conchylicole au Grau de l'étang et dans les villages environnants. 

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Si vous passez par le petit port des ostréiculteurs de Port Leucate, la dernière cabane que trouverez est celle de La Cabane des Tontons, allez-y !

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Ouverte en saison estivale, vous pourrez y acheter leurs huîtres, palourdes, praires et des moules à emporter ou à consommer sur place.

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Cul d'Oursin, alias Christophe Guinot, est un amoureux de son métier, n'hésitez pas à le questionner, il se fera un plaisir de vous expliquer les techniques qu'il emploie pour rendre ses huîtres si belles et si charnues.

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Patron Ostréiculteur charismatique aimant les belles histoires, il n'hésite pas à parfumer l'eau de ses parcs de romarin cueilli dans la garrigue toute proche ou à ouvrir sur ses huîtres quelques bouteilles de champagne... 

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L'huître de Leucate, la très célèbre " Cap Leucate ", est une huître aux vertus reconnues : elle est bien creuse et sa chair est très ferme avec un goût prononcé de noisette. 

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Les huîtres collées et les moules arrivent à taille commerciale au bout d’environ 1 an, et 15 mois pour les huîtres en pignes.

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Les conchyliculteurs de Salses Leucate produisent donc par an de 600 à 800 tonnes d’huîtres.

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Mais l'huître n'est pas la seule vedette de l'étang, également riche en palourdes, moules (200 tonnes par an), et autres coquillages !

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Cet environnement naturel exceptionnel est à découvrir, au moins pour le plaisir des yeux !

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Llançà et son îlot de Castellar

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La ville de Llançà, sur la Costa Brava, est la plus importante du littoral nord du cap de Creus

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Son port, intégré au centre-ville , dispose d'un bassin de pêche et d'un bassin de plaisance. 

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 Nous passons devant la plage, avec ses barques typiques.

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Le  but de notre promenade, avant de passer en France, sera l’ancienne île de Castellar. 

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Nous  admirons au passage, la Plage de la Gola. 

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Elle est bordée au nord par le rocher de Castellar et au sud par une autre grande masse rocheuse, derrière laquelle se trouve le chemin de ronde du littoral, qui nous permet d'arriver à d’autres plages.

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 Nous montons, ensuite, sur le chemin ronde qui nous mène au sommet de l'îlot de Castellar.

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Tout en haut nous pouvons admirer le magnifique belvédère, à 360°, sur :

Le village de Llançà,  le port, 

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...la plage de la Gola, le Cap Creus, et le début de la côte française (au nord).

DSC_1305;Le Cap Creus

Nous en apprendrons un peu plus sur la longue histoire de ce morceau de terre, une ancienne île annexée à la terre.

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Les fouilles qui ont été menées sur l’ancienne île, confirment l’existence d’une tour, du VIIIe siècle, sur son sommet, de période carolingienne.  La tour de Castellar avait servi, avant l’arrivée des Arabes, de point de défense contre les attaques normands, alors la principale menace navale, à l'époque.

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Un autre aspect fascinant de cette ancienne île est que plusieurs siècles plus tard elle a servi comme lieu de quarantaine, en particulier dans le temps du choléra.

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Autrement dit, dans cette île, étaient confinés pendant des semaines les visiteurs de l’extérieur arrivant par la mer (avant d’autoriser leur entrée), pour voir si pendant ce temps, ils avaient développé une maladie contagieuse.

DSC_1273L'îlot de Castellar

On a trouvé aussi sur la montagne les restes d’un boulet de canon, des clous de fer et de bronze… raison par laquelle nous pensons qu’elle fut aussi, à un moment donné de son histoire, un lieu défensif. 

 

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