Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

Posté par Martine84000 à 14:11 - Commentaires [35] - Permalien [#]


01 décembre 2022

Calatayud : ville mauresque

DSC_5904

Bonjour les amis (es), me voici de retour de vacances en Espagne, qui m'ont fait beaucoup de bien. J'espère, que de votre côté, vous allez  bien, et que vous avez commencé à préparer les fêtes de Noël. C’est  un grand plaisir pour moi de vous retrouver sur mon blog.

DSC_5903Calatayud

Nous avons regagné notre maison qui nous semble tout à coup immense après avoir séjourné quelques temps dans notre  petit fourgon aménagé.

DSC_5908

Pour ces vacances, nous ne cherchions pas le bord de côte, mais plutôt les régions désertiques, du nord, au sud de l’Espagne, le dépaysement en quelque sorte. Il me fallait du calme, pour pouvoir fermer la porte sur le monde turbulent dans lequel nous vivons. Là aussi l’Espagne a répondu à toutes mes attentes.

DSC_5900

Avant de mettre au travail, je vais vous présenter les lieux que j’ai eu l’occasion de visiter pendant mon voyage en Espagne. Certains paysages sont vraiment typiques et valent le coup d’être vus !

DSC_5913

Notre voyage a débuté dans l’Aragon,  nous irons aujourd’hui à Calatayud. 

DSC_5910

Les routes passant autour de Calatayud nous font découvrir une grande diversité de paysages.

DSC_5893

La quatrième ville d'Aragon, au centre d'un riche potager, Calatayud jouit d'un emplacement privilégié sur la route reliant Saragosse à Madrid.  

DSC_5897

Sa vieille ville conserve quelques édifices caractéristiques de l'architecture mudéjare d'Aragon.

DSC_5922

Les Romains ont déjà pris conscience de leur situation avantageuse et ont fondé Bilbilis, dont il reste encore d’importants vestiges sur son site, situé à cinq kilomètres du centre-ville, ou dans le musée archéologique.

DSC_5902

Calatayud, ville monumentale, et mauresque, s’étend au pied de l'enceinte fortifiée arabe, datant du IXe siècle. Il s’y concentre les vestiges de cinq châteaux :

DSC_5912Chateau de Calatayud

Celui de Ayub, de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts, le dernier est le plus ancien.

DSC_5906

 

 

La muraille de quatre kilomètres qui unit l’ensemble est en partie conservée.

DSC_5896

De l’ère islamique nous découvrons le château d’Ayub, d’où il tire son nom. 

DSC_5905

À ses pieds descend le quartier juif, constitué de rues étroites et tordues. 

DSC_5918Le quartier juif

 

DSC_5917

Fruit de la longue présence des musulmans dans la ville, Calatayud montre fièrement ses empreintes mudéjares, classées au patrimoine mondial de l'Unesco : la tour, l’abside et le cloître de la magnifique collégiale de Santa María, déclarée monument national.

DSC_5960La collégiale Santa Maria

DSC_5961Porte retable de Santa Maria

... l’église et la tour de San Pedro de los Francos ; ainsi que l’église et la tour de San Andrés, élancée de style mudéjar, qui se détache sur le reste de la ville. La tour, de forme octogonale, est richement décorée à l’extérieur.

DSC_5919Eglise San Andrés

Il faut entrer dans l’église de San Juan el Real pour admirer les pétoncles de son dôme, peints par un jeune Goya. 


DSC_5932Eglise San Juan el Real

Datant du XIVe, XVe ou XVIe siècle, des tours élancées rappelant l’architecture des minarets arabes, jalonnent la ville.

DSC_5947

 

De plus, nous avons pu voir certaines des portes qui donnaient accès à la ville, telles que la Puerta de Terrer, 

DSC_5890

... avec sa Fuente de los Ocho Caños (Fontaine de huit robinets),

DSC_5891

ou la Puerta de Zaragoza (Porte de Saragosse). La Plaza Mayor abrite la mairie et le Mesón de la Dolores, une institution dédiée à la femme légendaire qui a inspiré les célèbres coplas (chansons populaires).

DSC_5928

DSC_5929

 

Posté par Martine84000 à 20:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

07 octobre 2022

Fontaine-de-Vaucluse : couleurs d'automne

 

DSC_1827

Je vous emmène aujourd'hui dans un village du Vaucluse, que j'aime beaucoup : Fontaine-de-Vaucluse, et sa célèbre résurgence.

DSC_5173

Au bout d’une profonde gorge verdoyante, au pied d’une formidable falaise sculptée par l’érosion, jaillit la plus belle rivière du département : la Sorgue.

DSC_1833

Lorsque l'on visite ce charmant village provençal, il ne faut pas oublier de pénétrer, par un discret passage couvert, dans le jardin du musée Pétrarque, (poète italiens du XIVeme). Ce parc, avec ses platanes multi-centenaire, est situé exactement sur l’emplacement de la maison du poète, qui fit de nombreux séjours à Fontaine de Vaucluse.

DSC_1852                                                                                      Musée Pétrarque

D'autres artistes renommés,sont venus aussi en pèlerinage sur les traces du poète, comme : Lamartine, Châteaubriant, George Sand, Stendhal… La bibliothèque musée met en avant également le poète René Char, né à l’Isle sur la Sorgue et dont la nature du Vaucluse a inspiré les écrits.

DSC_1849

Dans le parc, six platanes monumentaux semblent y danser une folle sarabande, les branches disposées vers le haut, comme pour faire la ronde. Estimés à 200 ans, ils sont énormes et l'été, quand leur feuillage est abondant, ils procurent à ce lieu ombre et fraîcheur. 

DSC_5139

Malgré les ravages du chancre coloré, ces platanes qui émergent du lieu, sont remarquablesavec des formes extravagantes, et fantasmagoriques (comme des mains tendues vers le ciel !). 

DSC_1848

Bercé par le cadre romantique, et le bruit de l'eau, où les canards curieux passent en contre bas, on se laisse à rêvasser. 

DSC_1844

DSC_1846

DSC_1884

Un lieu calme, où règne la sérénité et la poésie, dont la simplicité n'a d'égale que la douceur, bordé par un cours d'eau assagi, après ses tumultes aux abords de la résurgence.

DSC_1862

DSC_5172

Laissez-vous emporter par votre imagination et par la "présence" du poète, Pétrarque, qui semble ne jamais avoir quitté les lieux. 

DSC_1853

DSC_1870

Historien, archéologue, chercheur de manuscrits anciens, Pétrarque fut le premier des grands humanistes italiens de la Renaissance. Il s'installe à Fontaine de Vaucluse de 1337 à 1353, où il écrivit ses plus beaux sonnets.

DSC_1856
DSC_1855
DSC_1873

L'histoire rapporte qu'il rencontra pour la première fois Laure de Noves, le 6 avril 1327, à l'église Ste Claire à Avignon. Il écrivit en italien son " Cansonere" composé de 306 poêmes, dédiés à la belle, à qui il vouait une passion platonique. Pétrarque quittera le Vaucluse vers 1353 pour l'Italie ou il mourru à Arqua, en 1374.

DSC_9189Le buste de Pétrarque

Notre cheminement, à l'ombre de vieux platanes, accompagné par le fracas, de plus en plus assourdissant des eaux, nous conduit, ensuite, au pied d'une falaise impressionnante, dominant un trou, tantôt béant, par temps de sècheresse, sombre et profond comme les enfers, 

20181101_170005

... ou empli d'une eau incroyablement limpide, couleur émeraude, après une averse. L’exsurgence de la Sorgue, véritable siphon de 308 mètres de profondeur, dont 223 sous le niveau de la mer, reste aujourd’hui encore un mystère pour les scientifiques.

20181101_171421Le gouffre de la Sorgue, au printemps dernier

Cette eau, qui déborde, court au milieu du dédale des rochers et finit par s'écouler paisiblement ensuite.  

DSC_1877

L'intense beauté de ce site naturel attira depuis très longtemps écrivains, et poêtes, comme :Pétrarque, Boccace, Chateaubriand, Frédéric Mistral , René Char, Dante , Voltaire .....et beaucoup d'autres aussi s'enthousiasmèrent pour cette vallée en forme d'écrin.

DSC_1870

DSC_1840

J'ai beaucoup aimé ce jardin entre la fraîcheur et le bruissement de la Sorgue, un lieu calme et agréable sur la rive gauche, moins fréquenté que la rive droite, avec le chemin qui mène à la source.

DSC_1831

Fontaine de Vaucluse ce n’est pas que la source, elle est aussi le berceau de la vie à la provençale. En vous baladant dans ses ruelles, vous découvrirez de nombreux magasins provençaux, des terrasses ensoleillées, les pieds dans l'eau,

Les santons de la boutique de Fontaine de Vaucluse - Santons et Crèches de Provence

 

... et aussi la galerie marchande du fameux moulin à papier, à ne rater sous aucun prétexte. 

DSC_1858

Depuis la Place de la Colonne, on peut voir les ruines du Château des Évêques de Cavaillon, témoin de la riche histoire de Fontaine de Vaucluse.  Perchées sur l’immense piton rocheux qui cerne la résurgence de la Sorgue, ces ruines forment un tableau des plus romanesques. Le château daterait du début du XIIIe siècle, et appartenait aux évêques de Cavaillon.  

DSC_1871

Une autre solution pour profiter de la rivière de la Sorgue, est de louer des canoés dans les centres de loisirs installés en bordure de la Sorgue et de descendre jusqu’à l’Isle sur la Sorgue. Une balade de 8km accessible à toute la famille.

DSC_1851

Si vous n’êtes encore jamais allés à Fontaine de Vaucluse, prenez le temps d'une journée, d’aller explorer ce petit village si particulier. A découvrir hors saison pour  vraiment en profiter, lors d'un séjour dans le sud de la France. 

DSC_9170

Bonne soirée à tous et merci pour vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup de plaisir ! 

 

Posté par Martine84000 à 20:57 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 octobre 2022

Oppède le Vieux : un retour dans le passé

DSC_1947

Ce weekend nous voulions retourner dans un village perché du Luberon que nous aimons beaucoup : Oppède-le-Vieux. Ce village a toujours été sur la liste de mes préférés, un véritable coup de coeur ! 

DSC_1952
Si vous souhaitez faire un voyage dans le temps,  c'est ici qu'il faut venir 
DSC_1930

Un bel endroit que je vous laisse juger, à travers les photos que j'ai prises. 

DSC_1894

À mi-chemin entre Avignon et Apt, dans le Vaucluse, il est construit au sommet d'un éperon rocheux, envahi par une superbe végétation, avec en toile de fond, un cadre sauvage de forêts, de combes et de rocs. 

DSC_7896

Le village n'est pas accessible en voiture, par contre, sur d'anciennes terrasses de cultures, un parking est aménagé, (payant), ainsi qu'un beau jardin paysagé. Quatre vingt espèces rustiques, plantes herbacées, arbustes et arbres du Luberon y poussent. 

Ce parc arboré, procure de belles vues sur les étranges demeures, s'accrochant à la montagne, un peu dispersés, mais regardant tous vers le nord. 

DSC_1948

J'ai toujours eu le coup de foudre pour Oppède le Vieux, ce village authentique, qui se reconstruit petit à petit, au fil des années. 

DSC_1893

A chaque fois c'est avec un plaisir, renouvellé, que j'y retourne !

DSC_1937

Nous nous arrêtons, en chemin devant une aire de battage, qui servait à la transformation des céréales.  C'est là que l'on dépiquait les céréales après les moissons. Les grains récupérés sur l'aire étaient ensuite ventilés, la paille brassée puis rassemblée en meules et stockée dans les greniers.

114569443Aire de battage des céréales.

Hors des sentiers battus, nous y avons passé une bonne partie de notre après-midi, à arpenter les ruelles médiévales.

C'est un vrai village, authentique, pas de boutiques de souvenirs, à tous les coins de rues.

114569434

C'est l'exemple type du village martyr qui ne s'est jamais relevé. Raymond de Turenne le saccagea et l'incendia à la fin du 14ème siècle.  

DSC_1907

DSC_1908Vue de l'église, tout en haut du village

Il répond à tous les critères du village, ou de la petite cité médiévale pleine de charme !

Ancienne tour, incorporée dans les remparts.

Chaque ruelle tortueuse, presque torturée, de ce village très "chargé", mène d'un lieu mystérieux, à un endroit étrange. 

DSC_7858

DSC_1897

Le passage voûté, sous la tour de l'horloge, nous permet d'accéder dans les hauteurs du village.

DSC_7849

Un chemin caladé, en pente, aux pavés inégaux, nous mène, à la collégiale et aux ruines du château d'Oppède le Vieux.

114569762

Chemin montant dans les hauteurs, vers la collégiale.

Après avoir arpenté les ruelles du vieux village d'Oppède, où subsistent encore quelques habitants, on découvre, tout en haut, la belle collégiale, Notre-Dame d'Alidon, du XIIème siècle.

DSC_7861

Juste derrière la collégiale,  nous découvrons les ruines de l'ancien château médiéval. La forteresse d'Oppède-le-Vieux, datant du 13e siècle, il n'en reste que quelques ruines de pierre blanche, en cours de restauration. 

114570991

Pour des raisons de sécurité, le site a été fermé, mais une association de bénévoles "Forteresse d'Oppède", créée en 2013, procède à la résurrection et la sauvegarde de ces ruines majestueuses.

La première étape du projet est la sécurisation du site, une étude archéologique et historique pourrait ensuite être réalisée pour déterminer les travaux à engager pour rendre sa splendeur à ce site exceptionnel. Murs, arcs, salles voûtées et fenêtres, nous permettent d'imaginer la grandeur passée de ce site.

114570959

La collégiale et le château, sont un ensemble spectaculaire, niché dans un écrin de verdure. Michel Leeb, célèbre habitant du village, en plus d'être populaire,  remue ciel et terre,  pour sauvegarder le patrimoine local, dont la belle collégiale. Chaque année, il crée un festival et mobilise des artistes, pour restaurer cette chapelle, perchée au sommet d'un village de vieilles pierres. 

DSC_7872

En 20 ans, l'église, petit joyau, niché sur un contrefort du Lubéron a déjà retrouvé de sa superbe. Mais comme il y a toujours à faire, il faut à présent s'occuper des problèmes infiltrations, dont est victime la collégiale Notre-Dame d'Alidon.

Pas de quoi, toutefois, décourager le comédien Michel Lebb : "C'est difficile à gérer, mais à partir du moment où on a la volonté de le faire, on prend le temps qu'il faut, on le fait et elle va être j'espère asséchée rapidement, et à partir de là on pourra refaire les oeuvres, à l'intérieur".

 

De plus, en grimpant jusqu'au sommet, nous avons été récompensés,  par un panorama magnifique à 360°.  Je ne me lasse pas de cet endroit et de la vue que nous offre le belvédère, en haut du village, c'est un dépaysement total à chaque visite.

DSC_7856

De nombreux artistes, comme l'humoriste : Michel Leeb, écrivains et célébrités ont été séduits par la beauté du site et son caractère authentique. 

DSC_7880

DSC_1902

Toutes ces maisons en pierres, médiévales et Renaissance, restées d'époque, créent une ambiance intemporelle.

DSC_7877

Vous aussi, sans doute, si vous aimez le charme des vieilles pierres, vous aurez un véritable coup de cœur pour  ce vieux village perché du Luberon. DSC_7875

DSC_7879

 

A Oppède le Vieux, le dépaysement est total !

DSC_7881

Ce n'est plus la Provence riante, mais une descente dans les profonds mystères du passé. C'est une véritable remontée dans le temps qui vous attend ! 

DSC_1936Table originale faite avec le devant d'un tracteur.

Bonne soirée à tous, et merci pour vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup de plaisir !

 

Posté par Martine84000 à 21:05 - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 octobre 2022

Exilles, village en toits de lauze

DSC_1459

Après le fort d'Exilles, que je vous ai montré dans le précédent article, c'est dans le village médiéval du même nom que nous nous rendrons aujourd'hui.

DSC_1451

C'est un joli petit village perché sur une colline, entre patrimoine et nature, au plein cœur du Piémont, situé proche de Suse et Turin. 

DSC_1453

 Il attire le regard d'abord grâce à sa spectaculaire forteresse.

DSC_1364

Une journée à Exilles, c’est partir à la rencontre de décors architecturaux majestueux, qui font de cet endroit l’un des plus beaux villages de la région.

DSC_1458

Appareil photo en main, nous sommes prêts à découvrir les trésors du patrimoine de ce village médiéval. On vous livre tous ses secrets, ou presque ! 

DSC_1441

Une fois dans le village, nous sommes transportés dans le temps à la vue des bâtisses aux murs colorés, et des toits imposants en lauze.

DSC_1437

Si les maisons avec les toits en lauze nous rappellent que nous sommes bien dans le Piémont, en Italie, l’ambiance d'Exilles nous invite à flâner le long des ruelles pavées.

DSC_1442

DSC_1450

Il est plein de charme,  avec ses passages voûtés... un véritable voyage dans le temps !

DSC_1454

 

Dans le centre-ville, passage obligatoire par le joyau du village : son église  romane.

DSC_1427

DSC_1436

Toujours accompagnés de notre appareil photo, nous avons déambulé dans les petites rues du village, entourés des maisons typiquement piémontaises, qui présentent chacune une particularité, avec leurs vieilles portes en bois massif.

DSC_1438

DSC_1452

Nous remarquerons au total  trois lavoirs, dont un très coloré, qui nous rapelle que nous sommes bien en Italie. 

DSC_1418

Derrière l'église nous en découvrons un lavoir, avec une fontaine, dont l'eau est potable, comme en atteste, selon la coutume, une tasse en fer ancienne.

DSC_1430

DSC_1435

DSC_1431

Le plus typique est celui à la sortie du village, près de la chapelle, avec sa belle toiture en chêne.

DSC_1461Lavoir à la sortie du village.

DSC_1462

On admirera les façades peintes en orange, ou de bleu et, pour certaines de figures religieuses

DSC_1419

La particularité de ce village vient de ses toits de lauze, ces pierres plates disposées en écailles sur les toits, formant comme une peau de reptile endormi. 

DSC_1362

Ce savoir-faire n’est pas donné à tout le monde. Transmis de génération en génération, la construction des toits de lauze demande une excellente technique et précision. 

DSC_1417Petite chapelle d'Exilles en toit de lauze

En pierres calcaires taillées directement sur le toit et empilées soigneusement entre des lattes de châtaigniers, un travail de titan quand on apprend qu’elles pèsent entre 600 et 800 kg au mètre carré ! Un travail méticuleux qui peut durer 100 ans sans bouger, mais qui se perd, car une toiture en lauze coûte deux  à trois fois plus cher que de la tuile.

Des toitures qui ont donné une véritable identité à tout le territoire du Piémont, depuis plusieurs siècles, allant même jusqu’à façonner le paysage. 

DSC_1363

En continuant notre marche, nous avons vu qu’il y avait une jolie chapelle, à la sortie du village, au pied d'une petite cascade.

DSC_1460

DSC_1463

DSC_1464

Ne manquez pas de venir découvrir ce joli village typiquement piémontais, lors de votre passage dans la région, il vaut vraiment le détour, ainsi que son impressionnant fort. 

DSC_1465

Une découverte fascinante ! Bonne soirée à tous et merci pour vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup de plaisir !

DSC_1434

 

Posté par Martine84000 à 21:16 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


02 octobre 2022

Le fort d'Exilles : une immense fortification

DSC_1365

Chaque fois que nous passions dans la région du Piémont, l'envie de faire une halte au fort d'Exilles nous prenait... mais le temps insuffisant et d'autres destinations nous en empêchaient ! 

DSC_1386

Cet été, au retour de Suse, nous nous sommes arrêtés enfin pour la visite du fort, situé à 70 kms de Turin.

DSC_1371Chapelle en bas du fort.

Posée sur son promontoire rocheux, cette citadelle impressionne par ses murailles massives. Elle semble répondre aux forts conçus par Vauban, et rappellent le passé tourmenté de la région.

DSC_1378

Elle veille comme une sentinelle sur le très beau village d'Exilles, que nous visiterons ensuite (prochain article).

DSC_1415

Passer à côté de ce fort, sans s'y arrêter serait une erreur. C'est sans savoir ce que nous allions y trouver que nous avons passer la porte de ce lieu.

DSC_1412

DSC_1388

Première surprise, l'entrée est gratuite, sauf si l'on prend un guide, difficile a croire quand on voit les aménagements faits.

DSC_1389

Tout est rénové, et des ascenseurs facilitent l'accès. Dommage qu'il n'y ait pas de visites proposées en anglais et en français (seulement en Italien). Cependant, un plan nous est délivré à l'entrée.

DSC_1408

Je suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au sommet et de descendre par le pont-levis. La descente par la rampe d’accès, par contre est impressionnante !

DSC_1384L'ascenseur

Deuxième surprise, l'édifice regroupe plusieurs expositions, avec une vue sur la vallée de Suse, à couper le souffle.

DSC_1385

Forte Di Exilles - Tripadvisor

On prend grand plaisir à déambuler librement entre chaque salle (souvent vides). Par contre à l'intérieur du fort, ce serait bien d'avoir quelques panneaux explicatifs supplémentaires.

DSC_1404

Un parcours nous entraîne dans le dédale des différents niveaux de la forteresse : souterrains, galeries, écuries, escaliers escarpés.

DSC_1390

Le fort accueille aussi des expos, un musée national de la montagne, et des concerts durant la saison touristique. 

DSC_1407

Un petit rappel historique :

Le fort des Exilles,  ouvert au public depuis 2000, appartient au parcours des Sentinelles, ces forteresses militaires qui défendaient les intérêts stratégiques des régions frontalières, dont le Piémont.

DSC_1400

Place-forte d'origine celte perchée sur un piton rocheux, elle fut construite sur ordre du comte d'Albon au XII afin d'asseoir son pouvoir sur les habitants de la vallée. Rasé fin XVIII après conflit avec les français, il fut reconstruit sur commande du roi de Sardaigne, à la fin du 19ème siècle.

DSC_1374

Il fut utilisé par l'armée italienne jusqu'en 1943. L'Etat piémontais l'a acheté plus tard et a commencé la restauration. Le fort a une histoire intéressante puisque l'homme au masque de fer a été emprisonné ici. 

DSC_1401

Si vous passez dans le coin ce serait dommage de ne pas visiter ce site trés interressant, en plus gratuit, juste pour la montée en ascenseur cela vaut le détour.

Forteresse d'Exilles dans le Piémont, Italie | Franks Travelbox

Ensuite les expos permanent sont intéressantes, aussi, mais dommage en italien.

DSC_1409

Par contre, les murs des pièces sont tellement épais que l'on apprécie la visite l'été, par forte chaleur.

DSC_1417

Bon dimanche à tous, merci beaucoup pour votre fidélité, pour votre gentillesse et pour tous vos commentaires qui me font tellement plaisir ! A très bientôt pour la suite de nos aventures dans le Piémont, avec le petit village d'Exilles.

 

Posté par Martine84000 à 14:47 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

27 septembre 2022

Suse : "Porte de l'Italie"

DSC_1239

La petite ville que je veux vous présenter aujourd'hui, toujours dans la belle région du Piemont, en Italie, se nomme Suse. J'avais envie de vous emmener un peu avec moi faire ce petit voyage et vous faire découvrir cette petite cité romaine, pas forcément connue, mais fort agréable à visiter. 

DSC_1172

Suse,  (environ 6000 habitants), qui se prononce Susa en Italien, est tout proche de Turin,  puisqu'il y n'y a que 53 kilomètres de distance. Elle est surnommée « Porte de l’Italie », car elle est se situe à l’intersection des routes du Mont-Cenis (vers Modane et Chambéry) et de Montgenèvre (vers Briançon). Elle est dominée par la cime du Rocciamelone (3538 m).

DSC_1229

A 500 mètres d'altitude, elle occupe un site magnifique au pied des Alpes, et son patrimoine avec ses monuments antiques est très intéressant.

 

DSC_1171

Toutes ces petites villes me font penser à des décors de cinéma, avec leurs dédales de rues, leurs balcons fleuris, etc...
DSC_1230
Au 1er siècle av JC et jusqu'en 63 de l'ère chrétienne la  cité a été la capitale d'un royaume alpestre : le royaume de Suse.
DSC_1248Palais municipal
DSC_1174
Il fait bon se promener dans les parcs et jardins environnants aux multiples fleurs, les rues piétonnes bordées de balcons fleuris, sous les arcades gothiques et de pousser jusqu'au vestiges préhistoriques et romains.

DSC_1247

L'église Madonna del PonteCette petite église toute blanche a été construite au Moyen Age, à la fin du XIIIe et au début du XIVe siècle, sur les rives de la Dora Riparia.
DSC_1168
DSC_1169
Située à côté d'un pont, d'où son surnom d'église de la "Madone du Pont". 
DSC_1162Eglise Madonna del Ponte DSC_1234
Elle est dédiée à la Vierge de la Paix. L'église abrite de nombreuses œuvres d'art, peintures à l'huile et fresques.

DSC_1164

DSC_1237

Dans le centre, la porte de Savoie date de la fin du IIIe siècle lors de l’édification de remparts durant le Bas-Empire.
DSC_1182Porte de Savoie

Juste à côté, la cathédrale romaine de Saint Just remonte au XIe siècle, mais a été agrandie en style gothique au XIVe siècle. Elle fut consacrée le 18 octobre 1027. C'est jusqu'au XVIIe siècle une  abbaye bénédictine. 

DSC_1185La cathédrale Saint JustDSC_1181

Elle est située dans le centre historique de la ville, sur la Piazza Savoia, à côté de l'ancienne porte de Savoie, et des remparts romains.

DSC_1182

L'édifice garde de nombreuses traces des décorations de fresques qui se sont succédées au fil du temps. A l'extérieur, on observe une intéressante frise romane.

 L'intérieur de la cathédrale St Just, en forme de croix latine, avec trois nefs, est de style néo-roman. 

DSC_1188Intérieur cathédrale de Suse

DSC_1187

Le côté sud donne sur la place San Giusto, et son beau campanile roman.

DSC_1178

A l’extérieur du centre, l’arc d’Auguste est le plus ancien monument de la ville. Il remonte au VIIIe siècle avant J.-C.

Statua Cesare Ottaviano Augusto - Foto di Arco di Augusto, Susa - Tripadvisor

Tout proche d’autres vestiges antiques, comme un aqueduc romain du IVe siècle et des rochers celtiques en forme de coupelles datant du VIe siècle avant J.-C., employés par les druides pour des sacrifices…

DSC_1154

Au sud de la ville, assez excentré, un amphithéâtre a été érigé au IIe siècle.

DSC_1153

Le château de la comtesse Adélaïde : Du haut du rocher de Suse, ce château a été le témoin d’une histoire millénaire. En 1046, la comtesse Adelaïde y accueillit son époux, Odon, comte de Savoie, lui offrant en dot le marquisat de Suse et le comté de Turin. Le château, qui porte les traces des travaux effectués à différentes époques, accueille aujourd’hui un musée récemment ouvert au public.

DSC_1177Château de la comtesse Adelaïde

Cette petite ville est connue pour son marché qui se tient le mardi matin. Pour y être allée cet été, je confirme qu'il est très bien achalandé, avec des prix défiant toute concurrence. 

Faites vos courses comme un toscan (Aux meilleurs marchés alimentaires du monde) | Gourou Toscan

Suse a su garder un charme discret pour les passionnés d'histoire, et d'architecture, mais aussi être moderne en s'ouvrant au tourisme. Cette petite ville propose de très bons restaurants, notamment des pizzerias et des boutiques avec les dernières nouveautés italiennes, en matière de mode.

DSC_1261

Y rester un weekend est fort agréable et c'est l'assurance de se retrouver dans une atmosphère bon enfant tout en restant proche de la frontière française. Une bonne approche de l'Italie qui regorge d'innombrables villes, plus belles les unes que les autres. 

DSC_1241

Bonne semaine à tous, merci beaucoup pour votre fidélité, pour votre gentillesse et pour tous vos commentaires qui me font tellement plaisir ! A très bientôt pour la suite de nos aventures dans le Piémont !

 

Posté par Martine84000 à 17:25 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 septembre 2022

Avigliana : dans son écrin de verdure

DSC_1139

Avigliana, dont je vais vous parler aujourd'hui est une petite cité médiévale, située dans le Val de Suse, dans un véritable écrin de verdure.

DSC_1134

Authentique joyau médiéval, elle est entourée par le "Grand Lac" et le "Petit Lac", qui font partie du Parc Naturel des Lacs Avigliana.

DSC_1133

DSC_1138

La ville, à une vingtaine de kilomètres de Turin, est traversée par la rivière Dora Riparia, un affluent du Pô.

DSC_1149

Elle est située dans un amphithéâtre morainique, entre le mont Pirchiriano, sur lequel se dresse la chapelle Sacra di San Michele, et la colline de Rivoli.

DSC_1218

Sacra di San Michele avec des offres, des remises de dernière minute, des rabais et des promotions

C'est avec plaisir que nous découvrons les beautés du centre historique, avec ses trésors architecturaux médiévaux, et ses trois belles places principales : la place Don Germena, la place del Popolo, la place Che Guevara.

DSC_1191

DSC_1212

La place Piazza del Popolo, était autrefois appelée « Pra de la fera », car des foires, et des marchés s’y déroulaient, (de nos jours, tous les jeudis matin).

Domeniche pedonali in piazza Conte Rosso • AVIGLIAN@ notiziePlace Piazza del Popolo (place du peuple)

DSC_1207

DSC_1184

Elle nous permet de nous immerger immédiatement dans les rues médiévales étroites d’Avigliana.

DSC_1203

DSC_1209

La place Che Guevara nous permet de découvrir une vue panoramique magnifique sur le château, avec la Sacra di San Michele en arrière-plan.

DSC_1186

DSC_1163Castello e Borgo

Nous découvrons les premières traces d’un mur construit avec la technique dite du chevron, datant d’environ 1300, probablement une partie des anciens murs de la ville.

DSC_1199Ancien murDSC_1206

 

DSC_1201Tour d'enceinte

L'église San Giovani :

Édifiée au XIIIe siècle, l’église paroissiale San Giovanni à Avigliana présente un plan à nef unique avec des chapelles latérales qui remontent au XVIIe.

DSC_1168

DSC_1169

DSC_1171fresques dans le porche

Probablement déjà à l’époque l’édifice original possédait le chevet plat qu’on observe encore aujourd’hui tandis que le plan primordial devait être en croix latine. 

DSC_1172

DSC_1174

L’église paroissiale doit son importance aux œuvres qu’elle conserve encore : une chaire du XVIe, des tableaux de Defendente Ferrari (fin XVe -début XVIe), des retables, des triptyques et de nombreuses œuvres

DSC_1179

DSC_1180

Puits :

On peut admirer dans la ville de  nombreux puits pour l’approvisionnement en eau, de différentes périodes de construction, de différentes profondeurs.Le plus connu et le plus important est certainement le puits monumental datant du XIVe siècle situé juste à côté, presque au centre de la Piazza Conte Rosso, réputé pour sa grande profondeur : 45 mètre, et pour l’abondance d’eau.

DSC_1188Puits monumental

La Tour de l'horloge :

Elle était autrefois incorporée dans l’enceinte fortifiée du XIVème siècle de Borgo Nuovo, fut construite vers la fin de ce siècle. 

Château D'avigliana Et église De San Pietro Photo stock - Image du trappe, moyen: 212027038

la Tour de l'Horloge

De forme octogonale, riche en décorations, elle est ornée d’une rangée de petits arcs, et s’élargit vers le haut, en formant un mirador en briques, ajouré par huit fenêtres en ogive. 

Cortile e Torre di Avigliana – Borgo Medievale Torino

Riches décorations

Sanctuaire de la Madonna du Lac :

A l'extérieur de la ville fut construit, entre 1622 et 1642, le Sanctuaire de la Madonna du Lac. 

DSC_1141

Il se dresse sur les rives du Lac Grande d’Avigliana, justement dans le lieu où autrefois on trouvait une colonne votive, objet de nombreux pèlerinages déjà au XIVe siècle.

SANTUARIO DELLA MADONNA DEI LAGHI | Turismo Torino e Provincia

DSC_1150

Confiée à l’origine à l’Ordre des Capucins, en 1892 l’église passe aux mains des Salésiens, (une congrégation religieuse composée de prêtres et de laïcs consacrés).

DSC_1153

DSC_1154

À l’intérieur on peut retrouver des toiles de divers artistes, dont une Assomption glorieuse de Marie.

DSC_1157

DSC_1160

Voilà j'espère que vous avez apprécié cette petite escapade italienne, et que ces quelques photos vous donneront envie d'aller visiter cette petite cité médiévale et ses 2 lacs, où règne la douceur de vivre, dans un cadre magnifique !

DSC_1146

Bonne soirée à tous, et merci pour vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup de plaisir !

 

Posté par Martine84000 à 21:00 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

24 septembre 2022

Frossasco : petite cité médiévale

 

DSC_1114

C’est avec grand plaisir aujourd’hui que je vous invite à me suivre dans un très joli village du Piémont, bienvenue à Frossasco. 

DSC_1117

Une visite qui ne pas pas de charme pour faire le plein de couleurs, et égailler votre week-end, actuellement pluvieux dans le sud !

DSC_1119

Fondée par les Romains, la petite cité médiévale de Frossasco, à deux pas de Turin, est caractérisée par ses remparts, tour, et ses quatre portes, donnant accès à la ville.

DSC_1115

Nous avons pu y admirer de belles demeures gothiques, aux nombreuses fenêtres à meneaux,  décorées de belles fresques.

 

DSC_1096

Elles sont les témoins d'une époque qu'elles ont traversée et du talent des artisans qui ont bâti ces villages, et villes.  

DSC_1094

Elles semblent avoir bien des récits à nous conter, comme cette belle demeure. 

DSC_1095

Inspirée d’un bâtiment historique, dans le quartier de Pinerolo, cette ancienne maison nous montre son aspect commerciale et artisanale, avec un grand porche au rez-de-chaussée.

DSC_1091

Les fenêtres à meneaux lumineuses du premier étage soulignent sa fonction résidentielle.

DSC_1090

Les couleurs des matériaux de construction, ainsi que des revêtements, caractérisent cette belle demeure. Sur les tympans des fenêtres à meneaux, on peut admirer le Père éternel avec un manteau. 

DSC_1092

Les fresques, et les cadrans solaires sur les façades des maisons privées, sont de toute beauté ! Sur la place principale, deux jolies bâtisses du XVe siècle, retiennent notre attention, avec des ornements en terre cuite sur les fenêtres gothiques, et des fresques du XIVe siècle, représentant des motifs géométriques.

DSC_1095

Le village présente de nombreux reste de fortitication avec d'anciennes portes, ainsi qu'une belle tour, bien conservée. Un vrai plaisir de se balader le long des ruelles du centre historique, où les pittoresques maisons de pierres se parent fleurs.  

DSC_1116

L'église de San Donato, datant de 1220, contient deux anciennes fresques représentant Saint Christophe et la Vierge à l'Enfant. 

DSC_1113

Le clocher, ancienne tour de guet de la fortification voisine, a été construit en 1830 à côté de la sacristie. 

DSC_1098

Agrandie dans la seconde moitié du XIIIe siècle, l'église actuelle possède trois nefs, et est couverte d'un plafond peints, et de fresques sur les murs, découvertes récemment.

DSC_1106


DSC_1111

DSC_1102

DSC_1103

DSC_1104

Le musée de l'émigration, qui rappelle le passé des migrations en provenance d'Italie, et en particulier du Piémont, mérite une visite. Dominée par son imposante église, cette petite ville ravira les amateurs de vieilles pierres, et de patrimoine médiéval.

https://www.torinoggi.it/typo3temp/pics/F_1d8034107d.jpg

Bon week-end à tous et merci infiniment pour votre fidélité pour votre gentillesse et pour tous vos commentaires qui me font tellement plaisir ! @mitiés.  

 

Posté par Martine84000 à 14:34 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 septembre 2022

Traverses : village authentique du Piémont

DSC_0971

Nous poursuivons notre route dans le Piémont, en Italie, plus précisément dans le charmant petit village de Traverses, qui a gardé tout son authenticité.

DSC_0952

 

Ce village, du bout du monde, avec ses chalets en bois et toits de lauze, est situé dans la Vallée de Cluson, tout proche du parc naturel de Troncea, dont je vous ai parlé dans le précédent article.

DSC_0949

Cerné par d'imposantes montagnes de 3000 m, Traverses a su garder le charme d’une station-village à taille humaine.

DSC_0967

DSC_0968

Ce village montagnard, traditionnel, a gardé son âme d'antan, tout est resté authentique, dans la simplicité et la tradition ! 

DSC_0938

Se promener dans ses ruelles c'est un peu comme se promener dans une carte postale... 

DSC_0942

DSC_0951

DSC_0943

 

Toujours un plaisir d'admirer ces beaux cadrans solaires. Véritables miroirs du temps qui passe, ces cadrans solaires révèlent bien des facettes de la vie dans le Piémont autrefois.

DSC_0970

Un regard attentif saura les dénicher sur les nombreuses églises et chapelles des villages, sur la façade d'une belle demeure, sur le crépi usé d'une modeste ferme de montagne, et en bien d'autres lieux inattendus.

 Ces " maistres-cadranyers " du Piémont ont élevé ces cadrans solaires au rang de patrimoine à part entière. 

Qu'il soit peint à même l'enduit, qu'il soit gravé sur une pierre, une lauze d'ardoise ou une épaisse planche de bois, chaque cadran est personnalisé par sa forme et par son contenu. 

DSC_0927

DSC_0939

Un petit arrêt dans la charmante église s'imposait. 

DSC_0936

DSC_0965

Les fresques à l'intérieur sont de toute beauté !

DSC_0957

DSC_0958

Ce village du Piémont a réussi le pari d’associer rusticité, nature, et convivialité.

DSC_0944

DSC_0946

Ici les charpentes en mélèze soutiennent les toits de lauzes, dont la pause est un art, tant il faut pouvoir assurer l'étanchéité, et l'esthétique à la fois. 

ouille du midi Archives - Les Vadrouilleurs : blog voyage et tourisme en France et ailleurs

DSC_4589

Autrefois ces hommes et ces femmes ont vécu loin du monde extérieur, dans des conditions extrêmement difficiles, poursuivant un modèle ancestral voué à l'agriculture pastorale de haute montagne.

DSC_0966

A Traverses, de longs mois d'hiver au cours desquels les familles et les bêtes se terraient au plus profond de leurs demeures pour endurer un hiver interminable, et terriblement froid. 

DSC_0955

DSC_0947

Cinq mois d'enfer, de mai à septembre, passés à tenter d'arracher à la terre, aux prix d'efforts inhumains, les maigres ressources qu'elle pouvait donner, et à constituer des réserves de nourriture pour l'hiver. 

DSC_0953

C'était la période de la fenaison et de l'alpage, des semailles et des récoltes. Ces longs isolements ont formé des hommes à part, des hommes plein de courage !

DSC_0935

Si vous passez dans la région du Piémont, je vous invite à aller découvrir ce village, rempli de charme, et hors du temps ! Bonne soirée à tous, et merci pour vos commentaires qui me font toujours plaisir ! 

 

Posté par Martine84000 à 20:17 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

18 septembre 2022

Le parc Troncea : la "vallée des fleurs"

 DSC_0916

Je vous emmène cette fois ci dans le Piémont, en Italie, à quelques kilomètres de Turin, visiter le magnifique parc naturel de Val Troncea, qu'on surnomme la  « vallée des fleurs ».

DSC_0923

Il s'étend en amont de Pragelato, dans la Vallée Chisone, et s'apparente à un véritable paradis alpin.

DSC_1013Village de Pragelato et ses petits chalets en bois

DSC_1014

DSC_1016

Ce territoire du Parc, créé en 1980, est inclus aujourd’hui dans le Réseau Natura 2000. 

DSC_0919

Ici la nature y est préservée, pas de voitures, rien que des promeneurs, des cyclistes, dans un environnement bien entretenu.

Refuge Troncea 1915 m (gîte d'étape)

Pour nous y rendre nous traverserons le charmant village de laval.

DSC_0932

DSC_0929

DSC_0925

DSC_0931

DSC_0927Cadran solaire en bois

Une grande forêt de mélèzes et pins cembros, avec des prairies alpines,  bordent  un torrent de montagne aux eaux cristallines, encadré de sommets alpins. Sur les berges de la rivière,  poussent des saules. 

DSC_0976

DSC_0977

Au dessus de la forêt, s’ouvre le monde fabuleux de la flore alpine, d’où  son appellation de « Vallée fleurie ». 

DSC_0917

DSC_0922

Sur le versant opposé des parois rocheuses, rudes, et imposantes, semblent se précipiter dans le torrent Chisone de la vallée.

DSC_0981

DSC_1009

Les roches de la vallée Troncea sont nées il y a 225 millions d’années et dérivent de la transformation d’argiles, de marnes et de calcaires qui se sont sédimentés sur le fond de l’océan marin. 

La faune offre un nombre assez élevé d’espèces qui ont subi dans le temps des changements radicaux dus à la présence de l’homme. En 1840 les derniers loups ont été abattus (mais ils sont revenus de façon spontanée au début de 1995).

DSC_0982

Le chamois, le bouquetin (réintroduit dans les années 1980), le chevreuil, le cerf et le sanglier, la marmotte, la fouine, la martre, le blaireau, le campagnol des neiges, mais aussi la belette,  le renard et l’hermine sont typiquement représentés. 

DSC_1008

le gypaète  est un  vautour qui fréquente aussi le Val Troncea, tout comme un couple d’aigles royaux qui a choisi cette vallée comme territoire de chasse ainsi que pour y nicher. 

DSC_0975

On peut y faire de belles balades à pied, en raquettes, ou ski de fond l'hiver. Tenir les chiens en laisse pour ne pas perturber la faune protégée .

DSC_0985

Dans le parc il est même possible de s'arrêter aux anciennes fonderies. 

Aree protette Alpi Cozie | Percorso didattico FONDERIA LA TUCCIA

Deux pistes olympiques, héritage des JO d'hiver de Turin au début des années 200, et un circuit touristique d'une quinzaine de kilomètres dans la forêt. Le site est aussi à proximité immédiate du vaste domaine de ski alpin de Sestrière par télécabine. 

DSC_1020Pistes olympiques

Nous ferons un petit marché d'artisans, typique, à Pragelato, avec de jolies créations.

DSC_1028

DSC_1026

DSC_1030

DSC_1031

Quelque kilomètres plus loins nous visiterons le charmant village de "Traverses", resté authentique. Il conserve le charme d'une culture rurale. (dans un prochain article).
Bon dimanche à tous, et merci encore pour vos commentaires qui me font à chaque fois très plaisir !

Posté par Martine84000 à 09:20 - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 septembre 2022

Le Col du Lautaret : sur la route des Grandes Alpes

DSC_0667

Dans cet article, je vais vous parler de deux grands cols des Alpes, qui me tiennent à coeur, où nous sommes encore retournés cet été : le col du Lautaret et celui du Galibier.

DSC_0673

DSC_0695

Le col du Lautaret

Le col du Lautaret, où nous ferons une petite escale le temps d'une randonnée, est un col des Hautes Alpes (05), très connu puisque c'est tout simplement le tremplin pour arriver au sommet mythique des Alpes : le col du Galibier. 

DSC_0777

Deux beaux sites, aux panoramas extraordinaires, que je vous laisse juger, à travers la randonnées que nous avons faites, et les photos que j'ai prises. 

DSC_0696

A 2058 m d'altitude, c'est le plus haut col français ouvert à la circulation routière toute l’année. 

DSC_0770

Balayé par des vents constants, dans un paysage dégagé désertique et magnifique, nous y trouvons de véritables paysages de cartes postales, quelques soient les saisons. 

DSC_0767

On peut admirer depuis le col du Lautaret le chaînon de la Meije, au sud-est, celui du Grand Galibier au nord, et plusieurs sommets du massif des Ecrins.

DSC_0781

C’est le point de passage entre l’Oisans et le Briançonnais, et la frontière séparant les Alpes du Nord des Alpes du Sud, entre les massifs des Ecrins et des Arves.

Chapelle des fusillés au col du Lautaret

 Le col du Lautaret permet de relier Bourg d'Oisans à Briançon.

DSC_0775

DSC_0699

Il est réputé comme étant le col de plus de 2000 m, le plus facile de France, à franchir par les cyclistes.

DSC_8546

DSC_0765

A la fois passage et haut-lieu du tourisme haut alpin, le col du Lautaret, est riche de ses diversités géologiques, et de ses influences climatiques.

DSC_0681

DSC_0683

Situé dans un environnement de haute montagne, le col du Lautaret est dominé par des sommets prestigieux, et offre une vue panoramique, grandiose, sur les glaciers de la Meije, et les pentes enneigées.

DSC_0693

DSC_0679

Ce lieu de transit alpin remonte à la plus haute antiquité. Vers l'An mille avant J.C., les habitants du lieu étaient des transhumants, passant par le col en colporteurs et s'arrêtant, soit pour faire paître leurs troupeaux, soit pour chasser.

DSC_0684

DSC_0686

Leur histoire a pu être reconstruite, grâce à de nombreuses découvertes faites dans toute la région, d'objets divers, de l'âge du bronze.

DSC_0690

DSC_0691

Sur ce col, les constructeurs de l'ancienne voie romaine ont édifié un petit temple, ataretum, d'où le nom de l'Autaret, devenu ensuite Lautaret. Cet ancien temple a été transformé en hospice puis est devenu un hôtel.

 

Le jardin alpin du Lautaret, à quelques pas du col,  est un lieu de destination privilégié, alliant beauté, diversité et recherche scientifique.

DSC_0670Chardons bleus des Alpes en haut du col du Lautaret

DSC_0674

Je vous en avais déjà parlé dans cet article il y a quelques mois : 

Le jardin alpin du Lautaret ! - Martine Passion Photos

Je tenais aujourd'hui à vous faire profiter d'un beau parc dans les Hautes Alpes : le jardin alpin du Lautaret. Ce jardin est implanté dans le cadre grandiose du col du Lautaret. L'un des plus anciens en Europe, il combine, depuis plus d'un siècle, accueil du public, et recherche sur les plantes alpines, ainsi que leurs adaptations aux conditions extrêmes de la haute altitude.

http://photosvillages.canalblog.com

Devenu haut-lieu du tourisme, depuis le milieu du XIXème siècle, le site du col du Lautaret est également un point de départ pour de nombreuses randonnées. Nous en profiterons pour nous promener dans ces espaces vierges, 

DSC_0692

DSC_0677

C'est, aussi, un passage obligé à vélo pour gravir ensuite le Galibier, ou rallier l'Oisans et l'Alpes d'Huez, mais aussi un spot de kitesurf l'hiver.

kitesurf

Dans cet article je vous avais montré aussi des photos du Col du Lautaret, une journée d'hiver, pour revoir les photos c'est ici :

Le Col du Lautaret, une journée d'hiver - Martine Passion Photos

Connaissant ce col du Lautaret en plein été, nous souhaitions le voir en plein hiver, sous une bonne couche de poudreuse. Situé à 2058 m, dans les Hautes Alpes, c'est le plus haut col français ouvert à la circulation routière toute l'année.

http://photosvillages.canalblog.com

Le col du Galibier :

Un peu plus haut le col du Galibier, est à cheval entre la Savoie au nord et les Hautes-Alpes au sud. Il relie la Grave et Briançon, via le col du Lautaret. C'est un col mythique, extrêmement difficile à gravir par les cyclistes.  Il offre en contrepartie une vue imprenable, du haut de ses 2645 mètres d'altitude. Il relie la vallée de la Maurienne en Savoie (St Michel de Maurienne), à celle de la Guisane (Briançon), dans les Hautes Alpes. C'est le quatrième plus haut col routier des Alpes françaises. 

DSC_8589

Dans un décor sauvage, et minéral, le Galibier impressionne, il fait frémir les cyclistes les plus entraînés, mais les souvenirs de l'avoir gravi restent à jamais gravés dans leur mémoire... Au sommet, on se sent un peu les rois du monde, tout en contemplant à la fois les Alpes du Nord, d'un côté, et les Alpes du Sud de l'autre. 

Le décor est tout simplement splendide des deux côtés, et le sommet offre une vue imprenable sur les montagnes environnantes, avec notamment les glaciers de la Meije et des Ecrins.

DSC_8581

Une piste muletière le traversait autrefois, empruntée par l'armée, les bergers transhumants, les voyageurs, les contrebandiers.

DSC_8588

Une route carrossable est ouverte en 1879. Les derniers lacets de la route sont très étroits, et les hauteurs de neige rendent l'accès au col difficile. En 1886, l'armée perce alors un tunnel juste avant le sommet, à 2556 mètres d'altitude. 

En 1976, le tunnel est fermé du fait de risques d'effondrement. La route menant au sommet est alors élargie, et permet le franchissement du tunnel aux seules voitures.

Le tunnel sera réouvert au printemps 2002. Le tunnel actuel mesure 370 mètres de long sur 4 de large. La circulation dans le tunnel se fait de manière alternée. Les cyclistes ne peuvent pas l'emprunter. 

DSC_0771

Le col du Galibier est ouvert chaque année à partir du 1er juin, après 20 jours d'un travail fastidieux de déneigement. Il reste ouvert jusque septembre. 

DSC_8583

N'hésitez pas à faire un petit détour pour voir ces 2 cols, mais c'est au printemps que les pâturages sont les plus beaux, avec cette multitude de fleurs. 

Photos prises au printemps dernier au col du Lautaret

Bonne semaine à tous, merci de me suivre, et à très bientôt pour la suite de nos aventures dans les Alpes ! 

 

Posté par Martine84000 à 15:44 - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

12 septembre 2022

Une lieu préservée : la vallée du Crévoux

DSC_0655

Le Crévoux :

Retour dans les Hautes Alpes, à la découverte du charmant  village de Crévoux, situé à proximité du lac de Serre-Ponçon, la deuxième plus importante retenue artificielle d'Europe. Labellisée "Village de Montagne", le Crévoux trône à 1600 mètres d'altitude.

Partons à la découverte de ce riche patrimoine, et immergez-vous dans le passé montagnard qui anime encore ces hameaux. L’occasion de profiter de tout ce que peut offrir la destination, à commencer par un bon bol d’air frais et de la détente… Mais pas que !

DSC_0604

Qui dit séjour à la montagne en été, dit forcément paysages à couper le souffle, et repas savoureux…

DSC_0606

C’est la deuxième fois que je me rends dans cette région pour profiter des joies de « la montagne », mais ce qui m’a tout particulièrement touché c’est la gentillesse des habitants.

DSC_0605

Perché à 1600m d’altitude et entourés de sommets flirtant avec les 3000m, Crévoux est le plus haut village de la région de Serre-Ponçon, un peu plus de 130 habitants y vivent à l’année. Au cœur du massif du Parpaillon, il a conservé le charme d’un simple village de montagne.

DSC_0639

Ses habitants ont su préserver cet écrin de nature sauvage et leur tranquillité sans céder aux sirènes d’un tourisme de masse. La station de ski de Crévoux est pourtant l’une des plus anciennes des Alpes, on y accueille touristes et skieurs depuis 1937. 

DSC_0649

Elle est l’héritage de l’époque de l’accès aux congés payés et d’un projet de tourisme social qui a profondément marqué l’histoire du village. Historiquement dédiée au ski en famille, la station de ski de Crévoux a su évoluer avec le temps.

DSC_0623

Autrefois la vallée de Crévoux était très autonome et communiquait très peu avec l'Embrunais, c'est pour cela que les hameaux disposaient de nombreux bâtiments fonctionnels qui leur permettaient de fabriquer tout ce dont ils avaient besoin (beurre, fromage, pain, …)

DSC_0646

Aujourd’hui, la vallée de Crévoux puise ses atouts dans son authenticité et dans son attachement à son histoire. Désormais, elle attire également les amateurs de freeride qui trouvent ici un immense terrain de jeu naturel sur le versant nord des arêtes de la Ratelle.

DSC_0643

Sur la place du village, n’oubliez pas de lever les yeux pour observer le clocher à bulbe de l'église St Marcelin. Sa forme est unique dans la région. Un peu plus haut, un musée rural retrace la vie d’autrefois dans la vallée. Nous y trouvons l’essentiel des commerces.

Nous y découvrons un véritable havre de paix, où le dépaysement et la tranquillité sont assurés. Une parenthèse nature, très loin de la frénésie et de l’agitation de notre quotidien…

DSC_0644

L’agriculture est encore très présente dans la vallée de Crévoux et c’est toute la richesse de son terroir. Plusieurs élevages bovins et ovins animent et entretiennent la montagne durant l’été. 

DSC_0576

DSC_0577

En fond de vallée, ce hameau fait partie des 4 hameaux de Crévoux. C'est la porte d’entrée de fantastiques randonnées en été.

DSC_0657

Il faut passer le village de Crévoux, pour se rendre au fond de la vallée, au hameau "La Chalp", départ de nombreuses randonnées.

DSC_0580

Le sentier des fées :

Le sentier qui fait la boucle de la promenade se nomme "Le sentier des fées" (dont je vous avait déjà parlé dans un précédent article). 

Le Parcours des Fées dans la vallée de Crévoux - Martine Passion Photos

Le Parcours des Fées est un parcours artistique et poétique, sur un sentier de randonnée en vallée de Crévoux, au cœur des Hautes-Alpes, avec au départ de magnifiques vues sur le lac de Serre Ponçon. Partir sur le parcours des fées c'est faire le choix d'un voyage où l'art s'intègre dans la nature sauvage et préservée de la vallée de Crévoux .

http://photosvillages.canalblog.com

Pour ceux qui n'auraient pas vu l'article ce parcours des Fées est un parcours artistique et poétique, sur un sentier de randonnée en vallée de Crévoux,  avec au départ de magnifiques vues sur le lac de Serre Ponçon. 

DSC_0588

DSC_0599

A chaque pas c’est une multitude de sentiments qui se mêlent : on passe de la surprise à l’enchantement d’œuvre en œuvre. 

DSC_0584

Et ce paysage grandiose : la nature à l’état pur !

Du printemps à l’automne, cette randonnée familiale s'effectue dans un cadre grandiose, avec  la cascade de Razis en fond de décor.

Nous longeons le torrent du Crévoux, qui prend sa source au col de Parpaillon,  pour finir sa course dans la Durance. 

DSC_0572

DSC_0593

Hameau la Chalp :

Au retour de notre balade, sur le sentier des fées, nous prenons le temps de flâner dans les ruelles du hameau de la Chalp. 

DSC_0635

La route forestière met en valeur le cadre naturel de ce village.

DSC_0612

Les amoureux de somptueux paysages  tomberont sous le charme de cet l'endroit idéal, pour se mettre entre parenthèses et pour oublier l'agitation des grandes stations.

DSC_0618

DSC_0610

Dépaysement et tranquillité assurés !

DSC_0624

Dans la chapelle on peut  découvrir une croix fabriquée par un berger de la vallée, constituée de 365 branches de bois. Juste derrière la chapelle se trouve le four banal.

DSC_0629

L’association des Amis du Pain proposent des visites du hameau et la cuisson du pain au four banal le dimanche en été et en hiver.

DSC_0630

De part sa situation, en fond de vallée, à 1700 mètre d'altitude, et son exposition (plein nord), le domaine nordique de Crévoux/La Chalp bénéficie généralement d'un bon enneigement.

DSC_0625

En plein cœur du massif du Parpaillon, nous sommes tombés sous le charme de Crévoux et ses trois hameaux (la Chalp, Praveyral et Champrond), situés dans un cadre unique, et exceptionnel, pour un retour vers l'authenticité, la nature et le calme.

DSC_0621

Bonne soirée à tous, et merci pour vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup de plaisir !

Posté par Martine84000 à 21:11 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

09 septembre 2022

Le Massif du Dévoluy : un écrin sublime

IMG_20220810_203320_edit_12440114126746

Je vais vous parler aujourd'hui, d'un massif qui me tient à coeur que nous aurons la chance de visiter lors de nos vacances cet été : le Dévoluy.

IMG_20220810_203021_edit_12597771317347

C'est un massif calcaire de type karstique, qui est situé au cœur du département des Hautes-AlpesIl se distingue par son caractère minéral, marqué par de vastes éboulis calcaires.

DSC_0535

Sa géologie spécifique lui a donné le surnom de « Petites Dolomites ». Ancien plateau calcaire, le massif du Dévoluy offre un paysage atypique, riche en contrastes, entre falaises imposantes, combes profondes et plateaux d’altitude étonnants. 

DSC_0502

La randonnée pédestre est une merveilleuse façon d’accéder à des endroits sauvages, et encore vierges de la présence humaine.

DSC_0530

DSC_0516

Véritable citadelle défendue par plusieurs « géants » : le Pic de Bure, l’emblème phare du Dévoluy, le Grand Ferrand, l’Obiou et la Tête de Claudel, tous avoisinant les 3000 mètres d’altitude.

DSC_0529

Le Dévoluy et ses 300 km² partage son territoire avec la Drôme et l’Isère. C'est le relief idéal pour les nombreux troupeaux de moutons en alpage. 

DSC_0510

De par son isolement géographique, qui est formé par le rempart des falaises, la région a conservé une flore unique à la rencontre des climats continentaux et méditerranéen.

DSC_0521

Les hivers sont rudes et froids et on y trouve les épicéas les plus méridionaux d’Europe.

DSC_0526

Au col de Festre, nous pourrons admirer une belle statue de la Vierge à l'enfant, avec en arrière-plan la crête des Aiguilles.

DSC_0490Panoramique la vierge à l'enfant au col du Festre, entourée des montagnes du massif du Dévoluy

DSC_0491

Nichées entre 1500 et 2500 mètres d’altitude, les 2 stations de : Superdévoluy, et La Joue du Loup, offrent aux amoureux de la nature sauvage, des activités de sport, de découverte, de détente et de glisse pour profiter pleinement de la destination. 

IMG_20220810_203051_edit_12563127796519Coucher de soleil à la Joue du Loup

Les stations se différencient chacune par leur architecture et leur ambiance :

  • Superdévoluy, créée en 1966, est la station ski au pied, avec un centre sportif et dont 2 bâtiments (Le Bois d’Aurouze et Les Issarts) sont classés Patrimoine architectural du XXe siècle ;

Devoluy

  • La Joue du Loup, station créée 10 ans après, en 1976, est composée de chalets cosy, et du nouveau centre de bien-être O’dycéa, les bains du Dévoluy.

IMG_20220810_203104_edit_12536208512668La station la Joue du Loup

IMG_20220810_203352

Le massif compte de nombreux villages de montagne ; territoire rural et touristique, Le Dévoluy a su garder son caractère et son authenticité, tout en vivant au rythme des saisons.

IMG_20220810_204305_edit_12371926992902Coucher de soleil à la Joue du Loup

Une petite église, appelée Mère-Eglise, située dans le village de Saint-Disdier, attirera notre attention. Cette petite église, oubliée de tous, et pourtant si belle, si pure,  mérite que l'on s'y attarde.

DSC_0453

Les chemins muletiers qui conduisaient dans le Dévoluy ont protégé très longtemps cette contrée. Les routes du Dévoluy n'existent que depuis les années 1840. La ville de Gap (60 km) était évangélisée depuis les années 200, en raison des voies romaines.

DSC_0457

Donc l'évêque de Gap, en l'an mille, envoie des moines, les Cordeliers, pour enseigner la bible aux dévoluards. Quand ces moines eurent fini leur tâche, l'évêque leur demanda de bâtir une église avec un toit en lauze, et deux absides en chaume. A cet endroit il existait les vestiges d'un camp gallo-romain.

DSC_0454

Cette église fut baptisée Mère-Eglise car ce fut la première à être construite dans cette contrée. L'édifice est d'une grande simplicité, son style fait partie de l'art roman pur. En cours de rénovation, nous ne pourrons pas visiter l'intérieur.

DSC_0456

En période estivale, les amoureux de la montagne trouveront, dans le massif du Dévoluy, des panoramas à couper le souffle. 

DSC_0537

Les moins sportifs sauront se divertir grâce aux nombreuses animations, et événements proposés dans le massif.

DSC_0506

Que l’on soit grand randonneur, ou simple curieux, il existe différentes façons de partir à la découverte du massif du Dévoluy, tout le monde y trouvera son compte ! Bonne soirée à tous, et merci pour vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup de plaisir !

 

Posté par Martine84000 à 19:58 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

04 septembre 2022

Le lac du Mont Cenis, et ses prairies en fleurs

113994064_o

Pour cette belle journée de dimanche, voici quelques clichés, de paysages sublimes, que j'ai pris au lac du Mont Cenis, en Savoie, à 1974 m d'altitude, à proximité de la frontière italienne et des Hautes Alpes.

DSC_8695

Ce jour-là, une brume vaporeuse s'élevait au dessus du lac, rendant le lieu encore plus irréel. 

DSC_8710le lac sous la brume

DSC_8743

Parce que les photos parlent plus que mille mots, voilà une petite sélection de clichés, que ces quelques photos, peuvent donner de la beauté de ce lac sublime ! 

DSC_8692-2

DSC_8688-2

Niché entre Alpes du Nord et Alpes du Sud, au milieu d’une grande variété de roches, ce site, où l'homme n'est que de passage, cache une nature étonnante, parfois exubérante, attirant aussi bien les alpagistes, que les botanistes.

DSC_8737

DSC_8740

D'entrée, nous sommes submergés par une quantité de fleurs de différentes espèces.

DSC_8750

Je savais que le Mont Cenis était réputé pour ses fleurs, mais pas à ce point. 

DSC_8697

Chaque pas nous fait découvrir de nouvelles variétés.

DSC_8766
DSC_8774-2

Les nuages venus du Piémont italien roulent sur le Col du Mont-Cenis, débordent sur le lac. En fond de décor les sommets alpins se détachent dans le  ciel. 

DSC_8718

Le soleil déchire brusquement la brume, illumine les champs de fleurs, où règnent les marmottes, et les troupeaux de vaches.

DSC_8715-2

Des siècles durant, pèlerins, soldats, marchands, princes, truands ou colporteurs se mêlèrent aux convois de mulets, et de charriots, pour franchir cette voie de passage.

DSC_8744-3Nombreuses fleurs du lac du Mont Cenis.

De nos jours, les familles sont nombreuses et l'accent italien résonne sur les sentiers. 

DSC_8713-2

Nous rencontrons de nombreuses marmottes, tout au long du chemin, mais difficile de les approcher de près, tellement elles sont peureuses. 

Marmotte aux aguets

Le chemin serpente dans les alpages et nous fait découvrir le lac dans toute sa longueurb et sa magnifique couleur bleu turquoise.

DSC_8711-2

Un sentier mal indiqué  nous conduira jusqu'à la chapelle en forme de pyramide, et au jardin alpin, avec un dénivelé de 100 mètres. 

DSC_7088

Nous arrivons au plan des Fontanette, relais très fréquenté, où se dresse la chapelle, à l'aplomb de l'ancien hospice, noyé sous le lac. 

DSC_8731

Le jardin alpin nous permettra de mettre un nom sur les fleurs que nous aurons rencontrées durant la balade.

DSC_7091Le Jardin alpin

Fleurs du jardin alpin

En prenant notre temps, en nous arrêtant à plein d'endroits pour profiter des points de vue, la route dominant le lac du Mont Cenis, nous a permis de saisir la beauté des paysages environnants. 

DSC_8792

Ce fut une très belle journée, pleine de  fleurs, avec de belles rencontres, et un lac omniprésent, tout au long de notre randonnée. Nous en avons véritablement pris plein les yeux !

DSC_8703Belle rencontre lors de notre randonnée.

DSC_8691

J'espère que cette petite balade, alpine, vous aura plu, et vous donnera l'envie d'y aller prochainement ! Merci de me suivre, et pour vos commentaires, bon weekend @ tous ! 

 

Posté par Martine84000 à 17:02 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

02 septembre 2022

Grand'Croix, hameau au pied du barrage du Mont Cenis

DSC_1302

Le village de Grand-Croix, que nous sommes allés voir lors récemment, au barrage du Mont-Cenis, est un village en grande partie abandonné. Il est situé en Maurienne, en Savoie, à 1974 m d'altitude, à quelques kilomètres en amont de la frontière, entre la France et l'Italie.

DSC_1298

C'est le seul village de l'ancien Mont-Cenis à avoir évité la noyade par le barrage. Il sert, de nos jours, de village d'alpage  l'été. 

A l'exception de la chapelle Notre-Dame des Neiges (1626) restaurée en 1992, tous les autres bâtiments de Grand'Croix sont restés à l'abandon, donnant au village son aspect "fantôme" singulier, et assez pittoresque.

DSC_1320

Dernier hameau, il domine le plateau de Saint-Nicolas, à quelques encablures de la frontière italienne, 2 km en contrebas. De par sa localisation il est coupé du reste de la commune pendant toute la saison hivernale.

DSC_1331

Le bourg se voit réuni à la France à la suite du traité de Paris, de 1947 permettant au territoire de la province de Maurienne, de s'agrandir d'une superficie de 81,79 km2Ce nouveau tracé frontalier englobe désormais le col et la combe du lac du Mont-Cenis, et voit ainsi le bourg revenir dans le giron savoyard.

DSC_1338

Lors de la construction du barrage en 1968, le village situé au pied de la digue a été progressivement abandonné par ses habitants.

DSC_1319

L'ouverture du tunnel autoroutier du Fréjus scellera définitivement son sort, avec une chute drastique du trafic routier.  Le poste de douane français se situe à l'entrée du village.

DSC_1321

Longtemps point de passage sur la route reliant la France à la péninsule italienne, le bourg connaîtra son apogée entre 1868 et 1871 date à laquelle la localité servit de point ravitaillement sur la ligne ferroviaire construite entre Saint Michel et Suse. 

DSC_1304

Le chemin de fer passant par le col du Mont Cenis, suivait pratiquement le tracé de la route actuelle. On voit encore de nos jours au pied du village les restes du tunnel percé à flanc de montagne pour y faire transiter le train, avec une chute drastique du trafic routier.

DSC_1308

Grand-Croix (appelé à l'époque Gran Croce) fut détaché de la commune de Lanslebourg lors de la mise en application du traité de Turin, de 1860 et fut détachée du duché de Savoie, pour être rattaché à l'Italie. 

DSC_1325

De possibles raisons que Grand-Croix soit aujourd'hui un village fantôme, est que le col du Mont Cenis  est fermé en hiver, et  que Benito Mussolini avait exproprié les citoyens français, officiellement pour des raisons militaires. Cependant cela ne fut qu'un prétexte et était un acte d'hostilité vis-à-vis de la France.

DSC_1301

De ce côté des Alpes, la route s'arrêta longtemps à Lanslebourg. Il est surprenant de constater que le trafic continuait l'hiver en dépit du froid, de la neige, du mauvais état des routes. Pour franchir le col on utilisait le service de passeurs ou marrons. En Haute Maurienne, ils étaient appelés "les marrons".

DSC_1337

Il leur revenait la rude tâche d'entretenir la piste, de guider les voyageurs, de les secourir en cas de malheur et de récupérer les morts lors de fort nombreux accidents.

DSC_1295

Lors de notre randonnée nous ferons la connaissance de ce charmant border collie, qui ne voulait plus nous quitter, et prenait un malin plaisir à ce qu'on lui lance son jouet préféré. 

DSC_1318

Nous aurons la chance de pouvoir contempler aussi quelques marmottes ce jour-là. Quelque soit l’endroit, comme en Maurienne, au lac du Mont Cenis, le mieux c’est de partir tôt pour les observer en toute quiétude. 

DSC_1327

Vous avez très certainement déjà entendu un sifflement au beau milieu des montagnes ! En levant les yeux vous avez sans doute aperçu une ou plusieurs marmottes vous surveillant ! 

DSC_1324

On les rencontres surtout l’été, aux abords des sentiers ou sur les pentes herbeuses, ensoleillées et parsemées de rochers.  Elles peuplent les alpages situés entre 1800 m et 2700 mètres d’altitude.

DSC_1335

Le champ de vision de la marmotte est de 300 degrés et ses yeux orientés vers le haut l’aident à se protéger des prédateurs, en particulier de l’aigle.

DSC_1330

Elle vit en groupes familiaux autour des terriers dont elle ne s’éloigne guère. Elle passe six mois d’hiver en hibernation, d’octobre à avril. Les marmottons, trois ou quatre par portée, naissent en mai et ne sortent qu’au début du mois de juillet.  

DSC_1328

J'espère que cette petite balade, au milieu d'une nature encore préservée, vous aura plu et vous donnera l'envie d'y aller prochainement. Contente de vous retrouver après cette absence qui nous a permis de recharger un peu les batteries. En espérant que de votre côté vous avez passé de belles vacances. A très bientôt !

 

 

Posté par Martine84000 à 19:44 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

09 août 2022

Le Col de l'Izoard : un désert de pierres

 

DSC_9298

Nous allons prendre un peu d'altitude aujourd'hui, en grimpant à l'étonnant col de l'Izoard, et la Casse déserte. Je dois l'avouer ce col mythique est mon préféré, je vous dis pourquoi dans cet article ! 🙂 En plus un peu de fraîcheur par ces temps caniculaires, ne nous fera pas de mal !

DSC_9293

Ce n'est pas vers un endroit verdoyant, que je vous conduis, mais plutôt un endroit très inhospitalier, que certains, cyclistes confirmés, ou amateurs du Tour de France, connaissent déjà : le Col d'Izoard. Il est également réputé pour le paysage désertique de la Casse déserte,  le passage le plus légendaire de ce grand col. 

DSC_9273

Il se situe donc dans les Hautes Alpes, et permet de passer du Briançonnais, au massif du Queyras. Son altitude, 2361m exactement, le rend impraticable pendant 6 longs mois par an. Ce col est, depuis le Briançonnais, la porte du Queyras.

DSC_9270

Du haut du Col, nous avons une belle vue sur les montagnes environnantes : Le Queyras et l'Ubaye, à commencer par la vallée d'Arvieux, Le massif des Ecrins et le Pelvoux, Les Alpes Suisses et la Savoie (Mont-Blanc).

DSC_9258

Le col de l'Izoard a acquis sa notoriété grâce au Tour de France (un sommet labellisé Route du Tour), mais pas que, car il est inscrit aussi sur la "Route des Grandes Alpes".  

DSC_9289

Tous les adeptes du Tour de France cycliste connaissent bien sûr car fréquemment emprunté. Le Tour de France qui l'a déjà mis 33 fois au programme de son circuit, lui donne chaque année une nouvelle notoriété, très méritée. En 2019, le tour de France est encore passé au sommet du col d'Izoard. 

DSC_9274

De nombreux coureurs cyclistes célèbres s'y sont illustrés en le franchissant en tête du peloton comme Jean ROBIC en 1947. C'est Louison BOBET qui a laissé la plus forte empreinte des coureurs français en passant 4 fois en tête. Bernard Thévénet est le dernier français vainqueur de ce col, c'était en 1975. Depuis Briançon, une ascension de 19,2 kilomètres attend les courageux cyclistes.

DSC_9276

Une stèle à la mémoire de Louison BOBET et Fausto COPPI est érigée près du sommet et régulièrement fleurie pour célèbrer leurs exploits. Les pentes atteignent 11% de dénivelé par endroits.  

DSC_3457

C'est son versant méridional, la Casse Déserte, qui est le plus étonnant à voir !  Le contraste en aval n'en n'est que plus saisissant. Sec et rocailleux, ce paysage lunaire et désertique, ne laisse personne indifférent ! Des crêtes rocheuses surgissent des éboulis. D'imposants monolithes subsistent par endroits.

DSC_9262

Au-dessus de ce cirque linaire, hérissé de cheminées de fées (vestiges de fortes érosions) se succèdent des steppes, des forêts, des tapis floraux.

DSC_9259

Cet environnement minéral très atypique résulte de la nature des roches présentes : le gypse (on en fait le plâtre) et  les cargneules (jaunes et orangées). 

DSC_9265

Au cours de la formation des Alpes, les couches calcaires reposant au fond de l'océanTéthys, et datant du Trias (250 millions d'années), et du Crétacé (140 millions d'années), se sont inversées. En glissant l'une sur l'autre, il y a 40 millions d'années, les calcaires ont été broyés donnant naissance à ces roches peu compactées et friables.

DSC_9264

Les eaux riches en sulfate ont ensuite dissous les calcaires triasiques et les ions en solution ont précipité pour former un ciment qui consolide ces roches.

DSC_9268

L'ouverture de cette voie de communication entre le Queyras et le Briançonnais a permis de faciliter le passage des villages du Queyras avec les massifs voisins français. En effet, jusque là, il était plus facile de passer en Italie par le col d'Agnel, que de venir à Briançon la voisine . 

129905875_o

Le versant nord est moins rocailleux. On découvre rapidement le refuge Napoléon. C' est l'un des 6 refuges construits sous Napoléon III, grâce au leg de Napoléon Ier, pour y accueillir les malheureux surpris par la tourmente, ou arrêtés par les avalanches.

DSC_9296

Ces Refuges furent construits sur les principaux cols des Hautes-Alpes. Aujourd'hui il n'en reste plus que quatre, dont le Refuge du Col d'Izoard, qui est le plus haut des 6 refuges (2290 mètres d'altitude).  

129905747_o

La route du col est fermée à la circulation dès les premières neige (fin octobre). Il est alors réservé aux fondeurs et passionnés de rando en raquette ou ski de randonnée. 

DSC_9267

Elle est rouverte à la circulation au printemps (mi-mai), donnant le feu vert aux cyclistes, motards et voitures et permettant aux queyrassins de gagner quelques minutes pour se rendre à Briançon (au lieu de faire un détour par le bas, à savoir par Guillestre). 

DSC_9315

On entre ensuite dans une jolie forêt dense de mélèzes. La différence de paysage entre les deux côtés du col est frappante, verte et boisée au nord, sèche et rocailleuse au sud.  

DSC_3407

DSC_9309

Au pied du mythique col de l'Izoard, Cervières est un petit village resté authentique où les activités agricoles font partie du quotidien des habitants. 

DSC_9307

DSC_9311

Le village au Moyen-âge était implanté sur les hauteurs, puis se déplaça vers la rive gauche de la Cerveyrette. 

DSC_9302
129907866_oLa Cerveyrette

En 1944 des bombardements ont détruit une grande partie du bourg, mais on peut encore en voir un ancien quartier au bord de la rive droite où village a été reconstruit avec des maisons plus vastes et espacées.

DSC_9316

Cervières, c'est aussi une station de ski de fond où, grâce à son altitude, l'enneigement est de première qualité et offre 2 sites exceptionnels. 

129907905_o

Le col de l'Izaord est indéniablement un grand site, ce n'est pas pour rien qu'il est situé sur l'itinéraire de la Route des Grandes Alpes ! Un vrai coup de coeur ! 

DSC_9312

J'espère que vous avez aimé cet article, si c'est le cas, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, et à vous abonner à ma Newsletter,  c'est la meilleure façon de m'encourager à continuer d'écrire des articles.

 Belle journée @ tous ! 

 

 

Posté par Martine84000 à 14:33 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , , ,

08 août 2022

Ristolas, et ses hameaux du bout du Monde.

DSC_9116

Je vous propose, aujourd'hui, une parenthèse dans le petit village  préservé de Ristolas, et ses hameaux, dans le Queyras (Hautes Alpes). 

DSC_9175

En retrait des grands axes et presqu’isolé en hiver, le Queyras est l’un de ces bouts du monde, où il fait bon redécouvrir l’authenticité montagnarde.

DSC_9162

Il est située à 1600 mètres d'altitude, aux sources du Guil, et au coeur de paysages majestueux, avec en toile de fond le majestueux Mont Viso, (3841 m).

DSC_9135

 

DSC_9133

Le Seigneur des Alpes du Sud, totalement italien, trône en majesté au fond d’une haute vallée, dans un paysage immaculé et vierge de tout équipement.

DSC_9127

Son territoire jouxtant l'Italie, le village de Ristolas a été pendant de nombreux siècles une voie de passage importante vers l'Italie, via le Col Lacroix.

DSC_9113Pont à Ristolas traversant le Guil

C'est la grande route du Piémont qui permettait aux Italiens, et Français de se retrouver au marché d'Abriès, sachant que les troupeaux français partaient l'hiver dans les fermes du Piémont.

DSC_9114

La station village de Ristolas se compose du chef lieu Saint-Marcellin et deux hameaux : La Monta (qui n'a pas survécu à la seconde Guerre Mondiale), et L'Echalp. 

DSC_9146

L'Echalp

Ces villages ont su conserver leur âme, loin des autoroutes à touristes, qui d’ailleurs sont étrangères à l’ensemble des Hautes Alpes. Et c’est tant mieux ! C’est là tout le secret du massif du Queyras, à la fois tranquille, et très alpin.

 

DSC_9138

Entre les guerres, les avalanches et les inondations, la peste, les bombardements, ces villages ont souffert au cours du temps. Que de calamités n'ont-ils pas dû supporter pendant des siècles !

DSC_9180

Ils ont résisté à tout, ils n'ont pas baissé les bras, mais un jour, bien malgré eux, on a déclaré que la montagne les avait vaincus. A la Monta, seuls l'église, et la douane témoignent aujourd'hui de ces temps révolus.  

DSC_9174Eglise de la Monta

 

L'Echalp à 1695 m d'altitude, qui veut dire : champs en pente, ou pâture, a conservé son charme d'antan, malgré les avalanches meurtrières qui a détruit une grande partie du village en 1948. Subsiste l'église de l'assomption de Marie et plusieurs maisons/chalets.  Des projets sont en cours pour rénover les canaux et le four banal.

DSC_9142Eglise de l'Echalp

Musées : La maison de la nature constitue un espace pour informer et sensibiliser le public sur la Réserve Naturelle du Haut Guil.

DSC_9118

La richesse exceptionnelle de la faune et de la flore autour du Mont Viso est présentée. 

DSC_9177Ristolas

Patrimoine : Le village de Ristolas, et ses hameaux, furent évacués lors de la Seconde Guerre Mondiale, et à leur retour les habitants ne retrouvèrent principalement que des ruines.

DSC_9159ruine à l'Echalp

DSC_9254

Le patrimoine est principalement constitué par l'église Saint-Marcellin au niveau du chef-lieu, 

DSC_9117

... l'église Saint-Laurent à La Monta, et la chapelle Saint-Sébastien à l'Echalp.

Mais le patrimoine le plus riche de Ristolas reste surtout la nature, préservée et magnifique.

DSC_9136

Relief : De nombreux sommets dépassent ou tutoient les 3000 mètres d'altitude. Le point culminant est l'Asti (Mont Aiguillette) (3287 m), le Pain de Sucre (3208 m), le Grand Queyras (3114 m).

DSC_9129
Activités : Bienvenue au paradis des randonneurs. La randonnée la plus prisée est celle du Mont Viso. Le départ se situe au niveau de la Roche Ecroulée qui marque la fin de la route carrossable de la vallée du Guil. 

DSC_9188

Le site de la Roche Ecroulée résulte d'un effondrement d'une partie de la montagne voisine, à tel point que les habitants de la commune crurent alors à un tremblement de terre. 

DSC_9124

Vous accèderez alors rapidement au Petit Belvédère du Mont Viso, puis au belvédère du Mont Viso.

DSC_9126

La faune et la flore sont exceptionnels, ce qui explique pourquoi la commune a pu créer des espaces de protection (la Réserve nationale Ristolas Mont-Viso) et fait partie de son territoire du label Natura 2000.

DSC_9134Le Guil

 La commune comprend la plus grande réserve de chasse du Queyras (crée en 1948). 

DSC_9151

DSC_9153Vaches et chèvres, dans le hameau de l'Echalp

DSC_9168

DSC_9172

L’ensoleillement, qui n’est pas une légende, la pureté de l’air, et le faible taux d’humidité ont permis la conservation de nombreux vestiges du passé, comme ces fameux cadrans solaires qui recouvrent bon nombre des murs des villages Queyrassins. Ces œuvres populaires racontent l’histoire des habitants des villages et ne manquent pas, avec leur sentence parfois funeste, de nous rappeler que le temps passe… 

DSC_9145

Voilà note balade se termine avec un temps qui semble pourtant figé dans ce massif du Queyras, et qui mélange à merveille douceur de vivre, et haute montagne ! Bon début de semaine, et bonnes vacances à tous ceux qui ne sont pas encore partis. Pour ma part c'est dans les Alpes que nous allons chercher un peu de fraîcheur, par ces temps caniculaires.

Posté par Martine84000 à 16:53 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

04 août 2022

Chèvre de Rove, dans le Queyras

DSC_9053

En nous promenant du côté d'Abriès, dans le Queyras, (Hautes Alpes), quelle ne fut pas notre surpise de découvrir, en fin de journée, ces belles chèvres de Rove, avec leurs énormes cloches, pâturant tranquillement.

DSC_9024Abriès dans le Queyras

Je n'ai pu résister de les prendre en photo, avec leur immenses cornes torsadées, en forme de lyre, 

DSC_9058

Elle est reconnaissable entre toutes, avec ses cornes majestueuses, d'une envergure d'un mètre cinquante.

DSC_9056

Originaires d'un village près de Marseille, dans les Bouches du Rhône, elles ont bien failli disparaitre, mais des éleveurs font renaître cette race, rustique, réputée pour sa viande, et son lait.

DSC_9054

Rove, ce petit village près de Marseille, est le berceau historique de cette race rustique. La légende raconte qu'un bateau grec, chargé de ces chèvres, aurait  échoué dans la baie de Marseille.

DSC_9051

C'était il y a 4000 ans. Aujourd'hui, ces caprins gambadent toujours en semi-liberté, dans les collines de Provence, et dans les Hautes Alpes. Pourtant cette race a bien failli disparaitre à cause de leurs cornes quelque peu encombrantes.

DSC_9061Pâturages d'Abriès

De nos jours, la transhumance des troupeaux s'effectuent par camions, et leurs grandes cornes s'avèrent handicapantes pour leur transport. Des cornes pourtant bien utiles pour se défendre, ou se battre dans les collines.

DSC_9036

Cette race qui était en voie d'extinction, est rustique. Ces chèvres produisent en ne mangeant que de l'herbe, et sont en plus d'excellentes marcheuses tout-terrains ! 

DSC_9050

C'est dans le bassin méditerranéen que se concentre l'élevage de cette race rustique, qui a l'avantage de vivre dehors toute l'année, et qui est bien adaptée aux climats chauds et secs . On la retrouve donc aussi dans les Hautes Alpes.

DSC_9040

Elle présente une très bonne résistance physique aux parcours accidentés et parvient pour satisfaire ses besoins, à trouver une alimentation sur des terrains pauvres.  Les chèvres peuvent manger tout ce qui se situe à leur hauteur, lorsqu'elles se mettent sur leurs deux pattes arrière : romarin, argelas, chêne kermes, chêne vert… 

DSC_9043

L'appétit de la Rove pour les broussailles l'a rendue sympathique auprès des collectivités  pour défricher ou entretenir les zones inaccessibles devant être nettoyées contre les incendies.

DSC_9039

Cette chèvre a un rendement fromager important. Quelques éleveurs utilisent son lait pour la fabrication du fromage : "la Brousse du Rove". Elle est répertoriée dans la liste des races pour l'élaboration des fromages AOC : le Pélardon, le Picodon, le Banon. Souhaitons que cette race locale, étonnante, soit préservée encore longtemps, très utile aussi dans la lutte contre les incendies. 

DSC_9044

Si vous aimez les Hautes Alpes, n'hésitez pas à vous inscrire à ma Newsletter. Belle journée à tous, et merci à ceux qui me suivent, et pour vos commentaires qui me font toujours plaisir ! 

Posté par Martine84000 à 17:02 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 août 2022

Hommage à mon petit Shih Tzu Tibétain

image0
La maison est vide depuis ton départ, Cadix, mon petit Shih Tzu tibétain. Un vide immense, une présence irremplaçable a pris la place de ta joie de vivre.

DSC_7060

Même si deuil est difficile à surmonter, en partant au paradis des chiens, tu as emmené une partie de mon cœur.
image5
Tel que je te l‘avais promis, j’ai tenu ta patte, jusqu’à ce que tes yeux se ferment pour la toute dernière fois. Tu étais gravement malade, tu avais un cancer, la prostate...

DSC_6597

 

... en plus, tu étais devenu aveugle, sourd, et tu  ne tenais même plus sur tes pauvres petites pattes, nous avons préféré abrèger tes souffrance. 

DSC_6619

Je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler, mes lèvres de trembler. Tu as toujours été là pour nous, pendant 15 années de ta vie, je te devais au moins cela, rester à tes côtés jusqu’à la fin, te rassurer avant ton départ pour ce long voyage sans retour. 🐶

image2

Je garderai toujours ton souvenir dans mon cœur ! Pour nous tu n’étais pas juste un chien, tu faisais partie de notre famille, comme un membre à part entière.
DSC_6534
Je crois qu’avec nous, tu as eu une belle vie, tu n’as jamais manqué d’amour, et cela me console un peu ! Je pense à toi tout les jours, et je n'oublierai jamais tous les beaux moments que tu as apporté à ma vie, quand j'étais au plus mal ! Tu étais comme ma béquille, mon soutien ! 

image1 (1)

Tant que l'on a pas vécu avec un chien, on ne peut pas comprendre la tristesse que l'on ressent à la perte de notre ami. Ce petit être sait nous porter un amour inconditionnel. Cela dépasse toute la raison humaine !

DSC_7020Jinko et Cadix

Ils nous aiment malgré nos défauts, malgré la maltraitance de certains maîtres. Ils ont bons cœurs et devraient montrer l'exemple à bien des personnes.
 
DSC_2930
Bien que leurs vies soient courtes, l'espace qu'ils prennent dans nos vies est énorme, et les souvenirs que nous gardons d'eux sont éternels. Même si je suis triste, je sais qu'un petit ange gardien à quatre pattes veille sur moi, de là où il est.

DSC_6527

 

Et vous chers amis, comment avez vous déjà vécu le deuil de votre petit animal de compagnie ? Comment avez vous surmonté votre douleur ?

 

Posté par Martine84000 à 13:46 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,