Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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01 août 2018

Lieux de tournage des films de Pagnol, dans le Luberon

Lieux de tournage des films de M

Le Luberon a beaucoup servi de décor pour le Cinéma, et bien souvent pour des films qui ont marqué le public. Les cinéastes ne s'y sont pas trompés, et bon nombre d'entre eux ont été attirés par les nombreux paysages, qu'offre le Luberon, et par l'authenticité pittoresque de ses villages. 

La-gloire-de-mon-père

Le thème des RDV mensuels de "En France Aussi", pour le mois d'août est, vous en doutez, maintenant : « Lieux de tournage », choisi par Mathylde, du blog https://morduedevoyages.com - A cette occasion, je vous emmène, pour cet évènement interblogueurs, faire un tour dans le Luberon, sur les lieux de tournage des films, de Marcel Pagnol.  Attention, il y a un cadeau à gagner à la fin du reportage !

 

jean-de-floretteScènes du film de Jean de Florette.

Le Luberon, ses beaux villages authentiques et ses paysages, d'une beauté remarquable, ont depuis longtemps inspiré les producteurs de films de cinéma ou de télévision. Le Luberon ne compte plus les belles histoires qui l'ont choisi comme écrin.

jean-de-florette2Scènes du film de Jean de Florette.

Etant une admiratrice de Marcel Pagnol,  je vais vous parler des lieux, dans ce bout de Provence, où ont été mis en scènes ses  films. Tournés en Provence, et en particulier dans le Luberon, à côté de chez moi, il m'était plus facile d'en parler ! 

jean-de-florette-intScènes du film de Jean de Florette, avec D.Auteuil et Y. Montand.

Je me souviens très bien des films de Pagnol, que nous avons vus au cinéma, il n’y a pas si longtemps,  à écouter la grosse voix du narrateur, avec son accent bien du Sud, avec comme fond  le chant des cigales.  

Jean de Florette Daniel AuteuilFilm Jean de Florette avec Daniel Auteuil.

Dans les films de : "Manon des Sources" et "Jean de Florette" ils ont utilisé, comme décors, certains villages et paysages du Vaucluse, comme : Vaugines, Ansouis et Mirabeau. Dans les films du :  "Château de ma mère" et la Gloire de mon père", c'est le village de Grambois qui a été choisi.

manon des sourcesDaniel Auteuil et Yves Montand.

Résumé des quatre films de Marcel Pagnol :

- Jean de Florette : Dans un petit village de Haute Provence, Jean de Florette vient s'installer sur le terrain dont il vient d'hériter, et rêve à de merveilleuses cultures. Mais Ugolin a lui aussi un projet pour ce terrain : y faire pousser des oeillets. Le vieil oncle Papet va l'y aider...

Jean de Florette Gérard DepardieuFilm Jean de Florette avec G. Depardieu.

- Manon des sources : Dix ans plus tard. Manon vit dans la grotte de Baptistine, dans les collines, tandis que Ugolin culpabilise, amoureux fou de la belle. Elle va découvrir la source qui alimente le village et la détourner. Elle tient enfin sa vengeance. Peu à peu les langues du village se délient. La loi du silence est rompue et le Papet et Ugolin sont accusés d'avoir tué le père de Manon, Jean de Florette. Pour le Papet une autre terrible vérité éclate...

manon des sourcesScène du film "Manon des Sources".

- La Gloire de mon pèreLe jeune Marcel Pagnol part en Provence, avec toute sa famille, pour les vacances d'été. Enfant de la ville, c'est la découverte de la nature, des grands espaces et la fierté d'avoir un père grand chasseur. Des vacances qui marqueront à jamais ses souvenirs d'enfance. 

la gloire de mon pèreScène du film la Gloire de mon père.

- Le château de ma mère : L'adolescence de Marcel, sa découverte de l'amour, son retour à l'amitié et les grands départs pour ses chères collines où, pour arriver plus vite, toute la famille passe en cachette sur un domaine privé.

chateau-de-ma-mereScène du film le château de ma mère. 

Mais bien d'autres films ont été tournés sur des lieux insolites ou authentiques du Luberon.

Lieux de tournage des films de Pagnol, dans le Luberon :

- GRAMBOIS :

Sa visite nous offre un dépaysement total et nous transporte à travers le temps et l'histoire. On le croirait taillé, à même la colline, qu'il couronne, avec sa magnifique architecture, aux murs tout de pierre de taille vêtus. 

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Chaque ruelle, chaque monument, nous parlent de la Provence. Pour comprendre le sens du mot "typique", rien de tel qu'une ascension vers ce village perché. 

DSC_2783La fontaine aux Bartavelles.

Faisant partie du Parc Naturel Régional du Luberon, on comprend que l'ensemble du lieu,  ait attiré le cinéastre Yves Robert. 

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Il  a utilisé Grambois, en 1990,  pour tourner plusieurs scènes de ses films : « La Gloire de mon père » (1990), et le « Château de ma Mère », tirées du célèbre roman éponyme de Marcel Pagnol. 

chateau-de-ma-mere2Scène du film le Château de ma mère.

Grambois représentait le village de la Treille, et ses places servaient de cadre à la partie de boules, (la Gloire de mon père)...

la-gloire-de-mon-pere partie de boules

...et au retour de la chasse aux bartavelles, (la Gloire de mon père).

La-gloire-de-mon-père

Le vrai village qu’a connu Pagnol pendant ses vacances, c’était celui de la Treille, juste au nord de Marseille.

Grambois la fontaine aux BartavellesLa fontaine aux Bartavelles (la Gloire de mon père).

- VAUGINES : 

Je vous propose aujourd’hui de vous replonger dans cette richesse cinématographique, en parcourant le village emblématique de Vaugines, et son paysage bucolique. 

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Aux contreforts du grand Luberon, c'est un village très ancien, qui a su conserver toute son âme provençale, avec ses ruelles paisibles, ornées de belles maisons traditionnelles, en pierre du pays, ses charmantes placettes et ses escaliers voûtés..

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C'est à Vaugines, (500 hab), que certaines scènes, de Marcel Pagnol, ont été tournées.... enlevant pour quelques temps la tranquillité des lieux, et attirant du coup les amoureux de la Provence pittoresque.  La nature sauvage et authentique de Vaugines,  a d'ailleurs été célèbrée dans les films de "Jean de Florette" et "Manon des Sources", de Claude Berri.

- "Jean de Florette", film de 1989 pour les scènes au cimetière. 

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- "Manon des Sources", film de 1989, scènes extérieures à l’église St Barthélémy (XIIe s.) du mariage de Manon.

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L'église, où au même moment sortent Manon et tous les invités pour la photo de mariage.

photo de mariage ManonPhoto du mariage de Manon des Sources, devant l'église de Vaugines.

 

DSC_8566Eglise St Barthélémy, de Vaugines.

Le Papet qui porte des oeillets sur la tombe d’Ugolin. Les platanes y semblent être de la même époque que la chapelle. Le coeur, qui date du 11ème siècle est d'une grande sobriété, voir même dépouillé. 

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 - ANSOUIS :

Situé en plein Luberon, Ansouis est un  autre lieu, où ont été mis en scènes les films de Pagnol. Classé parmi les plus beaux villages de France, Ansouis est blotti au pied de son château médiéval.

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Dressée sur le versant Sud du piton, l’église surplombe le village, une position qui lui assurait un rôle défensif.  Englobée dans l’enceinte du château, qui la jouxte, elle fut un temps la cour de justice du château.

 

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C’est dans cette église, d’Ansouis, qu’a été tourné la scène de mariage de Manon des Sources...

mariage de manon

...et où le curé y fera son sermon... 

sermon curé

...ainsi que la messe de Noël, dans le film de "Manon des Sources".

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- MIRABEAU

C'est dans le village vauclusien de Mirabeau, situé dans le sud Luberon, que le réalisateur Claude Berri a posé ses caméras à l'été 1985. Dans les deux films, Manon des Sources et Jean de Florette, Mirabeau devient le village des Bastides blanches.

mirabeau3Le château de Mirabeau.

Scènes au Café de la Fontaine et dans la cour d'école, où Manon accuse de vive voix le Papet et Ugolin d'avoir gardé confidentiel le secret de la source dans la maison de son père. 

Yves Montand Mirabeau

Yves Montand assis près du café de la Fontaine à Mirabeau.

Scène où Ugolin court sur la place de Mirabeau pour prévenir les habitants que l'eau ne coule plus dans son puits et bientôt de la fontaine ...

Ugolin MirabeauUgolin, sur la place de Mirabeau, film Manon des Sources.

Scène de la célèbre fontaine, dont l'eau ne coule plus à cause de Manon qui a bouché la source en amont dans la montagne, pour venger la mort de son père, Jean de Florette (Gérard Depardieu)... Ugolin et le Papet constatent qu'il n'y a plus d'eau dans la fontaine.  Le petit bar à côté de la fontaine s'appelle "Chez Galinette"...c'est ainsi que le Papet surnommait Ugolin !

Résultat de recherche d'images pour "le mariage de manon des sources"La fontaine qui ne coule plus dans Manon des Sources.

Scène d'Ugoli (Alain), à l'âge de 10 ans, en gros plan dans Manon des Sources et à l'âge de 42 ans, assis sur la fontaine de Mirabeau.

Alain, 10 ans, en gros plan dans Manon des Sources / Alain, 42 ans, assis sur la fontaine de Mirabeau (capture écran / Photo 2017) - Radio FranceUgolin à 10 ans et à 42 ans, dans Manon des Sources.

Aujourd'hui la fontaine existe toujours sur la place de Mirabeau, bloquée entre quelques commerces et maisons provençales. Village où ont été tournées, aussi, les scènes  des parties de boules.

mirabeau4La célèbre fontaine de Mirabeau.

Mirabeau Manon des SourcesEnterrement du père de Manon, Jean de Florette

Les souvenirs du tournage sont encore bien précis chez les habitants. Imaginez qu'en l'espace de quelques semaines, le village s'est transformé en véritable studio de cinéma. 

Manon des sources2Scène du film "Manon des Sources".

Des façades en polystyrène, par exemple, ont été installées devant les vraies façades, de certaines maisons, pour assurer l'ambiance des années 20.  

fontaine mirabeauLa célèbre fontaine de Mirabeau. 

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Le succès de ces 4 films, de Marcel Pagnol : Il y a 30 ans, Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart recevaient chacun un César, pour leurs rôles, dans les films Jean de Florette et Manon des Sources, tournés à l'été 1985 dans le Vaucluse. Ces deux chefs-d’œuvres ont marqué l’histoire de ces communes. Les deux films ont totalisé, à eux seuls, sept nominations. Par contre, la fin du tournage a été douloureuse, pour Yves Montand. Son épouse, Simone Signoret, est décédée à la fin du mois de septembre. Deux ans plus tard, le Papet sera également très vexé de ne pas recevoir un César. 

Yves MontantYves Montand

Pour conclure sur quelques mots de Marcel Pagnol : " De mourir, ça ne me fait rien, mais ça me fait de la peine de quitter la vie". Tout est là, dans ces quelques mots d’un amoureux de la vie, et de la nature, dont l’émerveillement enfantin ne s’est jamais démenti.

tombe de Marcel PagnolTombe de Marcel Pagnol, enterré au cimetière de la Treille.

J'espère vous avoir donné envie de visiter ces 4 charmants villages, où ont été tournés des scènes de films de Pagnol : Grambois, Vaugines, Ansouis, Mirabeau. Vous trouverez, en détail, chacun de ces villages, dans le menu Vaucluse, tout en haut, rubrique "région Lourmarin". Si vous souhaitez plus de précisions sur ces villages du Luberon, n'hésitez pas à me mettre un commentaire, j'y répondrai avec plaisir ! A bientôt !

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Concours : comment gagner un guide Gallimar

Le thème, de ce mois-ci, étant "Lieux de Tournage", Gallimard, partenaire du rendez-vous #EnFranceAussi, nous offre un cartoguide de Marseille. Deux gagnants seront désignés : un parmi les lecteurs, un parmi les blogueurs participant au rendez-vous.

téléchargement

Comment participer ?

- Il suffit de laisser un commentaire ci-dessous, ou sur un blog participant à l’opération (entre le 1er et le 30 du mois).

-Commenter sur la page Facebook du rendez-vous : https://www.facebook.com/groups/EnFranceAussi  (en indiquant le blog sur lequel vous avez laissé votre commentaire).  

Le règlement : http://www.lecoindesvoyageurs.fr/reglement-concours-enfranceaussi-guide-gallimard.html

Le tirage au sort aura lieu le dernier jour du mois, et les gagnants seront annoncés sur la page Facebook #EnFranceAussi. 

 Bonne chance à tous !

 

 

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27 juillet 2018

Lacoste : village plein de mystère

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Aujourd’hui, c’est une escapade des plus locales que je vous propose. Je vous emmène dans le petit village, de Lacoste, au coeur du Luberon, dont l’occupation remonte à l’époque gallo-romaine.

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Avec ses 400 âmes, il siège en maître des lieux sur la plaine. Voici donc le récit de cette belle journée, pendant laquelle j'ai eu le plaisir de retourner, dans un coin de notre région que j'affectionne tout particulièrement.

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Qu’on le regarde depuis la plaine, ou qu’on se promène à l’intérieur de ses remparts, Lacoste possède un charme inimitable, celui de l’authenticité et du mystère ! Bien serrées, ses maisons s'enroulent au pied des ruines du Château. Son emplacement, particulier, en fit longtemps un poste d´observation.

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Le château du célèbre Marquis de Sade, avec son aspect ruiniforme, surplombe ce pittoresque, et mystérieux village. Un attachement, extraordinaire, lie le fameux Marquis à cette forteresse, dans laquelle il trouvera refuge à plusieurs reprises.

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Pierre Cardin, célèbre couturier reprend le château, alors en ruine, en 2001.

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Il entreprend des travaux de consolidation, de sécurisation du site et en restaure une partie pour l'habiter. Il s'y rend tous les étés, et y a créé “le festival d’art lyrique et de théâtre de Lacoste”, où se produisent les plus grandes voix.

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En période estivale, il est possible de visiter les appartements du Marquis de Sade, de découvrir des meubles de la collection privée de Pierre Cardin, ainsi que des œuvres, d’art contemporain, sélectionnées par le couturier.

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Autrefois, les soldats, dans les tours de guets, pouvaient voir l’envahisseur arriver à des kilomètres à la ronde. Les douves menant à la partie résidentielle du château, protègent l’accès au site. 

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Près de l’entrée du château, sur une grande esplanade, sont érigées trois  belles statues contemporaines.

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Nous restons, quelques instants, à admirer le panorama imprenable, depuis l’esplanade du château sur : le Luberon,  le Mont Ventoux, la vallée du Calavon, et les villages perchés qui s’offrent à nous. La ville a conservé de son époque prospère un patrimoine architectural que nous avons eu le plus grand plaisir à admirer.

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Le Portail des Chèvres, (14e s.), intégrant une tour ronde, avec meurtrières, constitue l’entrée haute du village. 

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Nous prenons la rue caladée, qui descend du château, en passant par le Portail de la Garde, reconstruit en même temps que l’enceinte du village.

porte de la GardePortail de la Garde.

Un peu plus loin, nous traversons un superbe portail roman, en plein cintre.

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Nous continuons vers la rue du Four, en passant devant l’ancienne boulangerie et ses pavés patinés par le temps.

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Impossible de ne pas photographier, encore une fois, ces façades en pierre, que j'aime tant, et où j'ai toujours autant de plaisir à venir marcher !

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Nous avançons devant le Temple (salle des fêtes), où un panneau retrace l’histoire des Vaudois, dans la région.

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Des passages voûtés et souterrains, d’époque romane, descendent sous les anciens remparts. (14e s.). En longeant les façades du XVIe, nous arrivons devant le surprenant Beffroi, médiéval (1550).

9Le beffroi, un des joyau de Lacoste.

Couronné d’un campanile, il marque l’entrée de l’espace seigneurial.

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Au fur et à mesure que nous progressons dans les ruelles caladées, nous découvrons de nouveaux points de vue sur la plaine du Luberon.

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Cette balade, dans les petites ruelles médiévales, pleines de mystères et de charme, nous a permis d’admirer les architectures des anciennes demeures. Intégralement faites de pierres de taille, elles sont toutes d’époque. Leurs façades ont de belles fenêtres Renaissance, à meneaux et croisillons, et des portes ciselées. 

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Il faut dire que ses maisons en pierre, dans l'enceinte du village, ne peuvent laisser personne indifférent. Toutes ces demeures anciennes ont évidemment leur part d'histoire à raconter, mais elles ont surtout un charme fou !

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Plusieurs maisons du village sont classées au patrimoine historique et sont fleuries avec beaucoup de goût. Un vrai bonheur pour les yeux ! 

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Pendant notre balade, chaque coin de ruelle caladée, semblait cacher de nouvelles merveilles.

 

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L’église Saint Trophime (XIIe-XIIIe siècle), située à l’extérieur de l’enceinte médiévale renferme les sépultures des anciens seigneurs de Lacoste, issus de la puissante famille de Simiane.

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C’est un édifice d’époque romane, remanié à plusieurs reprises.

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Encore un village plein d’authenticité, où la vie des villageois, est souvent réglée sur celle des touristes. 

boulangerie

Ce village mérite vraiment le détour, pour ses petites ruelles pleines de charme.

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Le village a su conserver ses traditions, et ses habitants  ont su accueillir et intégrer de nombreux artistes peintres, sculpteurs.

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Il y avait pas de vent, pas de voitures à circuler, rien que le bruit de nos pas sur les pavés, et nos commentaires enthousiastes sur ce paisible village. Avec beaucoup de discrétion, nous nous sommes appropriés les lieux, le temps de notre promenade. 

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Je vous conseille de visiter  ce petit village, hors saison, si vous pouvez, c'est un véritable havre de paix ! Vous serez coupés du monde le temps d’une journée !

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La région vaut aussi le détour rien que pour ses petites routes, et ses paysages pittoresques, avec ses châteaux du Moyen-Age, sur fond de vignes, d’arbres fruitiers et d’oliviers. 

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Merci à vous aussi de passer régulièrement sur mon blog, pour suivre nos aventures ;)  À bientôt !

 Plus d'informations sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

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26 juillet 2018

Pas belle la vie en plein air !

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Après la visite des champs de lavande, sur les grandes étendues du plateau d’Albion, une autre curiosité nous attire :  des cochons impassibles, qui vivent en plein air et qui prennent l’ombre, sous des arbres ou abris. L'odeur, bien sûr était beaucoup moins agréable que les champs de lavande ! Vous me direz, quand on ne s'y attend pas, s'est surprenant tout de même, de voir ces animaux en pleine nature, alors que l'on a souvent l'habitude de les voir enfermés dans de grands bâtiments !

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Nous les voyons gambader et venir notre rencontre, lorsque nous nous attardons près de leur domaine.  Elle n'est pas belle la vie de cochon ? Pas craintifs du tout, en plus  ! A la façon des troupeaux ovins, les grands espaces sont leur domaine, ils peuvent disparaître au regard, puis réapparaître.

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Sur les plateaux du Ventoux, du côté de St Christol, Sault et d’Aurel, la silhouette rose et rondelette, des porcs de plein air, fait désormais partie du paysage, au même titre que les moutons. Au coeur d'une nature préservée, ils vivent, tranquillement, dehors, en pleine nature, au gré des saisons, dans de grands parcs. Des petites cahutes ont été fabriquées à leur intention, qui les protège du froid, des intempéries, ainsi que de la canicule.

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A peine 1% des cochons sont élevés en plein air en France. L’écrasante majorité des porcs est élevée dans des systèmes intensifs, sur caillebotis intégral, et sans possibilité d’exprimer leurs comportements naturels. C’est en partie pour rendre leur dignité aux cochons que des éleveurs du Ventoux ont décidé  de se lancer dans l’élevage porcin en plein air. 

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Ici on est loin de l'élevage intensif de certaines régions du sud ouest de l'Espagne, qui élèvent jusqu'à  1O cochons au mètre carré, avec une alimentation à la chaine, sur tapis roulants. Sur le Plateau d'Albion on élève les porcs à l'ancienne, avec environ 80 bêtes par hectare. Leur menu se compose d'aliments composés, de farines végétales, de tourteau de soja et de céréales. Il ne faut pas croire, mais un cochon ça mange bien !

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Le cochon a toujours été chez lui dans le Ventoux. En un temps où l’autosuffisance était la règle, chaque famille avait le sien. Cet omnivore facile à nourrir trouvait sa pitance dans les forêts de chêne. Les résidus de la consommation familiale venaient compléter les festins de glands. Une fois l’an, dans les fermes, on tuait le cochon.

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Sa viande, sa graisse, ses boyaux, son sang, tout était employé, transformé en charcuterie, en boudin, en gras de cuisine. Ce personnage familier des campagnes avait fini par disparaître avec la transformation des modes de vie.

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Les porcs du Ventoux sont de solides gaillards à la chair dense, qui respirent l’air de la montagne, vivent en plein air sur de grands espaces, à une altitude de 600 à 1 000 mètres, avec des cabanes en guise d’abris. Sans aucun doute, cela produit des effets bénéfiques sur la qualité de la viande de porc. La zone de production en est bien délimitée, dans un rayon de 100 km autour de Sault, dans les Monts de Vaucluse, au sud du Ventoux.

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Les animaux doivent être nés, élevés et abattus en France. Les porcelets naissent le plus souvent dans la plaine pour échapper au froid du plateau. A l’âge de deux mois, ils rejoignent le plateau. Leur alimentation est constituée, exclusivement, de céréales, herbes ou encore petites racines. 

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Pas d’accélérateurs de croissance au menu, ni de produits d’origine animale, ni d’OGM. Les porcs du Ventoux prennent leur temps pour engraisser : 180 jours. Ils pèsent alors 105 à 110 kilos.

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Les éleveurs du Ventoux ont le souci permanent de leur environnement. Ils ont établi un système de rotation permettant de mettre en culture ou en herbe chaque parcelle de terre une année sur trois. Cela permet d’éviter la pollution et les nuisances olfactives en exportant, grâce au cycle végétal, les éléments contenus dans les excréments de porc. 

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Il faut cependant être bien conscient de ce que ça signifie d’avoir ses cochons toute l’année en plein air. Il faut notamment contrôler chaque jour et par n’importe quel temps toutes les installations d’affouragement et d’abreuvement, mais aussi les clôtures et les bêtes, et, pour éviter que les éléments nutritifs apportés par les déjections soient mal répartis, il faut régulièrement déplacer les abris et les aires d’alimentation.

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Un label de qualité : Les éleveurs-engraisseurs du Ventoux produisent 3 600 porcs par an, au rythme de 60 porcs par semaine. Ils étaient trois au départ, ils sont quatre depuis l’installation d’un jeune exploitant en 2009. 

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Avantage du plein air : Pour beaucoup de consommateurs, les cochons en liberté incarnent les élevages respectueux des animaux. Cette solution peut être une alternative intéressante pour la production porcine de certaines fermes biologiques. L’élevage en plein air nécessite peu d’investissements: une place truie coûte cinq fois moins cher en plein air qu’en stabulation. Des études font état de frais de vétérinaire, inférieurs de 50 % à ceux des élevages en porcherie, parce que les animaux sont en meilleure santé. 

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Le plein air confère à cette viande un goût et une saveur incomparables ! Les porcs bénéficient ainsi d’un gras blanc et peu épais qui nourrit idéalement la viande à la cuisson. Une gamme de charcuterie typique est élaborée à partir de cette viande goûteuse, dans le respect des recettes traditionnelles de Provence. L’échine du Porc du Ventoux, notamment, est très recherchée, car elle est finement persillée, c’est à dire parsemée de filaments graisseux, ce qui donne du goût de la viande. Demandez cette partie à votre boucher, et faites en un beau rôti lardé, avec un bon paquet de romarin. Un régal !

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Si vous vous décidez à prendre la route du plateau d'Albion, pour admirer les champs de lavande, ou ces cochons à la silhouette rondelette, ou si vous avez déjà visité la région, n'hésitez pas nous mettre des commentaires et  à nous faire partager vos carnets de bord, photos et anecdotes de voyages. Merci et à bientôt !

 

 

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Le "Partage des Eaux" se pare de mille couleurs

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Dans ce petit billet, pleins de couleurs, je vais vous parler d'un endroit, qui me tient à cœur, car se trouvant, en plus, dans ma ville d'adoption : le Partage des Eaux, à l'Isle sur la Sorgue. 

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Voici quelques belles photos que j'ai prises, de cet endroit sublime, hier soir, à la tombée de la nuit  ! Au soleil couchant, nous nous sommes attardés sur cette vue, sur la Sorgue, qui s'offrait devant nous. 

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Quel spectacle, unique, chaque soir, où le ciel s'embrase, avant que le soleil s'en aille de l'autre côté ! À ce moment de la journée, le ciel avait viré au rose, et nous sommes sont restés longtemps à contempler les beaux reflets dans l'eau.

DSC_8490Les belles couleurs ocre, de la lumière du soir,  se reflètent sur la Sorgue.

C'est ici que la Sorgue, dont la source est à Fontaine de Vaucluse, se sépare naturellement en deux branches,  avant d'entourer la vieille ville de l'Isle-sur-la-Sorgue, agrémentée par ses belles roues à aube.

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C'est toujours pour moi un vrai bonheur, un véritable moment de détente pour me ressourcer, apprécier la quiétude et la beauté des bords de la Sorgue....un vrai petit paradis, relaxant, pour décompresser !

S'évader, en pleine nature, le temps d'un instant, pour oublier ses soucis, loin de tous les bruits de la civilisation.

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Se retrouver seul, ou presque, au bord de la magnifique rivière de la Sorgue, où le seul son qui arrive à vos oreilles, est celui de l'eau qui coule sur les pierres.

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On peut se promener au bord de l'eau, en longeant de belles maisons anciennes, regarder les canoës descendre la rivière, s'installer pour pique-niquer sur les tables mises à notre disposition, ou se restaurer à la terrasse de la « Guinguette », restaurant populaire, fort sympathique !  

DSC_8475En face le restaurant de la "Guiguette".

Comment ne pas être médusé par la beauté de la végétation luxuriante, des eaux à la limpidité incroyable, où souvent des canards, pas craintifs du tout, se joignent à nous pour grappiller quelques miettes.

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L'on peut s'y aventurer en louant un canoë, ou encore piquer une tête dans ses eaux limpides et revigorantes, si la forme est au rendez-vous... (rafraichissement garanti : l'eau est à 13° toute l'année) ! Les moins téméraires peuvent se contenter plutôt d'une simple promenade, ponctuée de moult arrêts photos.

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Un itinéraire permet de longer la Sorgue, aux bras multiples, une rivière translucide et fraîche, qui serpente paresseusement sous les frondaisons.

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Les seuls bruits que l'on y entend, hormis pendant la saison estivale, sont les cris des nombreux canards qui habitent le coin, et qui s'ébattent dans le vaste parc arboré, le long de l'eau.

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Sans être une randonnée à proprement parler, elle s'avère être une agréable balade. Un parcours ludique, à l'aide de panneaux, nous fait découvrir le lieu : la faune et la flore.

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On peut y admirer des libellules, voleter dans un ballet de couleurs. 

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On y traverse un petit pont en bois, où trônent encore de vieilles barques, typiques, à fond plat, que l'on appelle ici les "Négo Chin".

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Dans ce cadre idyllique, propice au calme, nombreux sont les kayakistes qui viennent, l'été, s'aventurer sur les eaux fraîches de la Sorgues et les pêcheurs taquiner le poisson, pour sortir quelques belles truites. 

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Le cadre verdoyant, enchantera les promeneurs en quête de tranquillité, ainsi que les amoureux d'une nature préservée, en quête d'authenticité.

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Une pause détente bienvenue dans la chaleur estivale du sud, mais très fréquenté à cette période-là. Cet endroit est idéal pour se ressourcer et se détendre, en parfaite symbiose avec la nature, avec l'impression d'être éloigné de toute civilisation.

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Le fait de vivre dans une région, où le décor est propice à l'évasion, nous facilite grandement la tâche, mais ce que nous aimons, par-dessus tout, c'est apprécier, à leur juste valeur, des instants somme toute ordinaires, comme ce beau coucher de soleil sur la Sorgue. 

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Et voilà c'est ainsi que se termine ce post, en espérant vous avoir fait partage un peu de mes petits plaisirs de la vie ! N'hésitez surtout pas à commenter, cela fait toujours plaisir !

 

 

 

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24 juillet 2018

La prestigieuse race de chevaux pur-sang arabes.

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Ce weekend, en allant sur le plateau d'Albion, admirer les derniers champs de lavande, nous sommes tombés, par hasard, sur le haras Saint Dominique, à Saint Christol,

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Un arrêt s'imposait pour aller contempler, de plus près, cette prestigieuse race de chevaux, pur-sang arabes, d'une grande noblesse, à l'esprit sauvage, et remarquables par leur morphologie.

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Comment ne pas être émerveillés devant ces chevaux, qui se déplacent avec tant de légèreté, et dont le mouvement dégage un véritable charisme. Ils sont souvent cités comme les « plus beaux chevaux du monde ».

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C'est dans le mouvement que la beauté du cheval arabe est mise le plus en évidence, il représente à lui tout seul un spectacle qu'on ne se lasse pas de contempler !

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Quel bonheur de pouvoir caresser la crinière de ces chevaux, effleurer leur encolure du revers de la main, arracher de pleines poignées d'herbe verte, pour leur offrir. 

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Son caractère : On dit à propos de ce cheval qu’il est élégant, distingué, souple, équilibré, gracieux, soumis, courageux, fort, énergique, sensible, généreux, rapide, maniable et intelligent ! Avec un caractère d’une grande vivacité, il reste malgré tout une monture assez docile et facile à dresser, mais qui demande une main subtile.

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Ses caractéristiques : Avec sa tête très typée et son port de queue relevé, l'arabe fait partie des races les plus facilement identifiables.  Le cheval Arabe est un cheval de petite taille (1,48 à 1,56 m au garrot en moyenne) en général de robe alezane (marron foncé), baie (marron clair), ou grise. La tête, très distinguée, est portée par une encolure longue et peu épaisse, aux crins très soyeux.

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Son origine  : Le cheval pur-sang arabe est un cheval mythique, par excellence,  considéré comme la plus ancienne race pure. Des fouilles archéologiques ont prouvé que des chevaux caspiens, très proches physiquement de l'arabe, vivaient en Mésopotamie, dès la plus haute antiquité.

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Ce sont les tribus bédouines, du Moyen-Orient, qui le domestiquèrent en premier. Le pur sang arabe était omniprésent dans la vie de ces tribus, il dormait même dans leur tente afin de les protéger. Il s’agit d’un cheval très rustique, cela est dû à son passé dans les zones désertiques ; les Bédouins les recherchaient pour cette qualité pour supporter les rigueurs climatiques, mais ils prenaient également en compte leur beauté pour qu’ils puissent en être fiers.

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Pendant des siècles les Bédouins ont opéré une sélection, choisissant les juments pour leur endurance, leur courage, les étalons pour leur beauté, leur intelligence. Ils ont toujours attaché beaucoup d’importance à la pureté de la lignée, n’y introduisant que des chevaux de race pure. C’est au VIIe siècle que le cheval pur-sang arabe, commença sa conquête du monde avec l’invasion du bassin méditerranéen par les musulmans. Au cours de l’histoire, ces chevaux ont également fait l’objet d’échanges commerciaux.

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Il est introduit en France dès le VIIIème siècle lors de la bataille de Poitiers. Napoléon devint un ardent promoteur de cette race et de ces nombreuses qualités, ainsi il favorisa la création de l’élevage de cette race en France, qui s’est par la suite progressivement développé. Ils sont utilisés en croisement pour apporter de la vitesse, de l'endurance, de l'élégance et des os solides aux autres races de chevaux. On trouve désormais des arabes dans la plupart des élevages modernes de chevaux de selle.

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Sa résistance : Le cheval arabe vit traditionnellement sous un rude climat désertique, qui le rend apprécié par les peuples nomades bédouins, allant jusqu'à partager la tente de leur famille avec lui. Cette relation étroite a forgé une race de bonne nature, intelligente et toujours prête à apprendre, qui a développé une grande endurance et une résistance exceptionnelle à l'effort prolongé du fait de son utilisation à la guerre.

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Son utilisation : Esthétique, résistant, endurant et attachant, le cheval Arabe est élevé, en race pure, par un petit nombre d'amateurs passionnés. Il est encore peu utilisé dans le domaine sportif bien qu’il fasse preuve d'aptitudes au dressage et au saut d'obstacles. Il est très recherché pour l'équitation de loisir.

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Le cheval arabe est réputé être l'une des meilleures montures en compétitions d'endurance, mais il peut être monté pour tout type de compétition équestre. Ces chevaux sont désormais répandus dans de très nombreux pays à travers le monde et sur les cinq continents. La France est devenue un des principaux pays d'élevage et de valorisation de chevaux d'endurance, pur-sang ou demi-sang arabe.

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La légende du cheval arabe : selon la légende bédouine, c’est Allah qui créa ce cheval en soufflant sur une poignée du vent du sud. En ce qui concerne les sujets fondateurs de la race, un mythe raconte, que suite à un long et pénible voyage à travers le désert, Mahomet dirigea sa harde de chevaux assoiffés vers une oasis, tous s’y précipitèrent. Mais Mahomet leur ordonna de revenir malgré la soif, seules cinq juments sont revenues vers lui. Ainsi pour les récompenser de leur loyauté, ces juments devinrent ses favorites et il en fit les cinq juments fondatrices de la race. 

Adresse du haras St Dominique - les Plaines à 84390 Saint Christol.

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Notre région nous offre un tel décor, que chaque sortie est une fête, chaque promenade est un remerciement silencieux au bonheur de vivre ici, chaque paysage invite à la méditation, au rêve et à l'évasion !  Ces tous les petits riens qui sont finalement un tout essentiel... 

Pour conclure, un joli poème sur le cheval arabe :

Prince du désert,
Maître de l'univers, 
Fait voler le sable sous tes pieds,
Donne les plaines de ta beauté.

Etalon à part entière,
Tu as raison d'être fière,
Sous les rayons du soleil,
Tu es une pure merveille...

Merci à vous aussi de passer régulièrement sur le blog pour suivre nos aventures ;)  À bientôt !

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23 juillet 2018

La moisson des lavandes

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Rien de tel, pour faire connaissance avec le Plateau d'Albion, que de partir à la découverte de ses champs de lavande.

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DSC_8323Sauge sclarée mélangée dans de la lavande.

Donc, avant qu’ils n’attaquent la moisson des lavandes, il nous fallait faire un dernier safari photo, après une quarantaine de kilomètres, et la traversée de beaux cols. Elle est belle notre Provence, en ce moment. Partout sur le plateau d’Albion, les champs de lavande, camaëu bleuté,  se sont colorés d'une parure étincelante, contrastant avec la verdure des chênes, le jaune doré des céréales...

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Une allée sinueuse s’esquille des sous-bois, et soudain, le mauve nous pétille au visage. Des corbeilles de lavande se balancent dans le frémissement du souffle du vent. Il flotte, dans l'air, un parfum agréable, les effluves de lavande, assaillent nos narines. Quelques derniers papillons batifolent encore, avant la moisson.

 

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Les nombreux champs lavandes, à Revest du Bion, comme à  St Christol, font tâche, et illuminent le plateau d’Albion, avec toujours en fond de décors, le Mont Ventoux qui se détache, au loin, sur le bleu azur du ciel, parsemé de quelques nuages.

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En fond de décor le majestueux Mont Ventoux.

Revest-du-Bion est un petit village, tranquille et fleuri, du plateau d'Albion (Alpes-de-Haute-Provence), aux confints du Ventoux et des monts des Baronnies, de la Drôme provencale et du LuberonEntouré de grands bois de chênes blancs, de pins, de hêtres et de champs de lavandes, il se tient à l'écart des grandes voies de circulation, sous un des ciels les plus purs de France. 

DSC_8389Village de Revest-du-Bion.

DSC_8394L'église de Revest du Bion, fondée au XI° siècle.

La fête de la moisson a lieu le 1er début d'août, pour ceux que cela intéresse. De grandes chances, de pouvoir admirer, par la même occasion, des champs de lavande encore en fleur. 

DSC_8386 Fête de la moisson le 1er dimanche d'août.

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Dans cette partie du plateau d’Albion, beaucoup moins de chasseurs d’images, que sur le territoire de Sault, une région encore un peu épargnée par l’invasion des touristes, qui viennent souvent par cars entiers, comme les Chinois.

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Nous avons choisi de laisser notre voiture à proximité d'un champ de lavande, pour faire une pause repas, au midi.

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Il nous fallait, ensuite, faire une petite balade digestive, et partir à la découverte de notre balade parfumée et colorée. 

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Lors de notre randonnée nous admirons les milliers d'abeilles qui butinent dans les champs de lavande, sans prêter attention à nous. 

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Un concert de cigales va nous accompagner, aussi, toute la journée !

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Même si nous venons tous les ans, dans la région du Plateau d'Albion, et encore il y a 15 jours (sur Sault), c’est à chaque fois l’émerveillement, devant les couleurs inhabituelles et douces de ce paysage fantastique !

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Le saviez-vous que cette couleur violette symbolise : la pureté, la méditation, la spiritualité, mais aussi le mysticisme... Elle aurait le dont d'apaiser les angoisses, et les colères, on se sent plus zen ! Ceux qui sont attirés par cette couleur,  aiment le mystère, l'insolite, ils se complaisent dans la solitude et dans le rêve, (c'est en grande partie vrai, pour ma part !)

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La Provence sait vraiment nous hypnotiser, quelques soient les saisons ! Si vous voulez assister à un tel spectacle, dépêchez-vous car la récolte de la lavande a déjà commencé, et il vous faudra alors attendre l'an prochain, pour admirer un tel spectacle ! 

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Sur le plateau d’Albion, les champs de petits épeautres voisinent, bien souvent, avec la lavande et le lavandin.

DSC_8276Champs de petits épeautres et au fond des champs de lavande.

Quand vient l’été, c’est un éblouissement, un chant de couleurs et de senteurs. Les paysans sont aussi les peintres de notre paysage provençal ! 

DSC_8398Un mas de pierre, apparaît en fond de décor.

Souvent synonyme de vacances, le début de l’été, et plus particulièrement le mois de Juillet, est souvent la saison la plus dure, pour les agriculteurs de notre belle campagne provençale.

DSC_8226Champs de petits épeautres, sur Revest-du-Bion.

Sous des chaleurs caniculaires, arrive le mois des moissons, où leurs tâches journalières abondent, malgré la modernisation des moyens. Il n’est plus d’actualité de ramasser, manuellement, cette plante odorante, et emblématique de nos territoires. La mécanisation est venue apporter plus de confort à ce dur labeur. 

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Toutefois , lorsque la plante n’a pas atteint la hauteur suffisante pour le matériel de ramassage, ou sur des pentes trop élevées, il est nécessaire de retrouver les gestes ancestraux et la main d’oeuvre indispensable. On comprend aisément la différence du concept et la limite de la machine qui, bien que plus rapide et performante, ne s’adapte pas toujours à chaque relief de terrain. Enfin, les plus beaux bouquets sont encore coupés manuellement à la faucille.

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Pendant ce mois de juillet, peu de place pour les diverses distractions estivales, période la plus importante dans la vie des paysans. 

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Un travail pénible et harassant les attend, avec de longues et chaudes journées. 

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En Provence, la moisson du blé et des céréales se fait, en général, en parallèle de celle de la lavande. Ces cultures, dominantes, n’effacent pas pour autant les autres qui se réservent un espace dans les autres saisons, comme : les tournesols, la vigne, et l'oliviers…

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Épuise par la chaleur et le dur labeur d’une journée d’été, un repas, accompagné par le chant des cigales, les agriculteurs provençaux se retrouvent, à la nuit tombée, pour décompresser. 

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Ils profitent d’une fraîcheur passagère, pour discuter de leur journée passée et de leurs péripéties, en envisageant, déjà, celle du lendemain. 

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C’est ainsi que les gens de la terre vivent au rythme des saisons, et perpétuent l’équilibre salutaire de leur vie et de leur tradition.

DSC_8418Une distillerie de lavande à Apt.

L'art de la distillation : Les huiles essentielles sont obtenues par distillation à la vapeur d'eau. Les tiges et les fleurs sont soigneusement tassées dans un vase de façon à ce que la vapeur qui va les traverser, ne puisse emprunter de chemins préférentiels. La vapeur d'eau entraîne l’huile essentielle et ce mélange gazeux est récupéré puis condensé. Il est ensuite déversé dans un essencier ou il décante. L'huile essentielle, plus légère, surnage. L'eau distillée aromatisée par les traces de cette huile est l'hydrolat.

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La lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La lavande fine (Lavandula angustifolia) à feuilles étroites, est quant à elle plus montagnarde (jusqu'à 1500 m d'altitude). Le lavandin, lui par contre est un hybride des deux, et beaucoup plus productif.

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L’huile essentielle de lavandin est surtout utilisée pour la parfumerie fonctionnelle (lessive, savon, parfum d’ambiance), celle de la lavande principalement dans la parfumerie alcoolisée, très présente dans les parfums pour hommes, et femmes , la cosmétique et l'aromathérapie. L' huile essentielle de lavandin, est moins chère et produite en plus grande quantité. Les rendements en huile essentielle de lavande sont variés, mais peuvent atteindre environ 15 kg par hectare, et 80 kg pour le lavandin.  

DSC_8424Un âne nous accueille à la distillerie.

Avant le retour, nous ferons une escale, agréable et reposante, au bord de la D218, à la chapelle Notre-Dame de l'Ortiguière (12e s.). Contrairement aux fonds des vallées, la température ici, à 880 m d'altitude était très agréable, pas plus de 26°, alors que dans la plaine cela avoisinait les 34-36°. 

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Il ne subsiste rien de la construction primitive détruite à la fin du XIVe siècle. Elle fut reconstruite en 1665, après la découverte d’une statue de la Vierge dans les décombres. C’est à ce moment que lui fut adjoint un ermitage. Elle devient alors un lieu de pèlerinage très fréquenté où des miracles se produisirent. On s’y rend encore aujourd’hui pour la fête des fruits de la terre au mois de mai. De l’église d’origine, il ne subsiste que quatre consoles en forme de têtes d’atlante. 

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Ce lieu de culte servit, à partir du 17e siècle, de sanctuaire à répit. Un sanctuaire à répit est un type de lieu saint rencontré dans les pays à tradition catholique. Selon la croyance populaire en certaines provinces, le « répit » est, chez un enfant mort-né, un retour temporaire à la vie le temps de lui conférer le baptême, avant la mort définitive. Ayant été baptisé, l’enfant pourra de ce fait entrer en Paradis, au lieu d’errer éternellement dans les limbes, où il serait privé de la vision de Dieu. Le répit n’est possible qu’en certains sanctuaires, le plus souvent consacrés à la Vierge, dont l’intercession est nécessaire pour obtenir un miracle.

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L'ermitage, de ce sanctuaire, a été transformé en gîte pour les excursionnistes. Depuis 2005, il est géré par l'association Alpes de Lumière. Des tables de pique-nique et barbecue, sont mis à la disposition des gens de passage.

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Depuis l'ermitage, la vue sur l'horizon offre un panorama, qui embrasse tout le plateau d'Albion avec, en font de décor, le majestueux Mont Ventoux. 

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Partout où notre regard a pu se poser, tout était propice au calme et à l'émerveillement : des champs de lavande, de blé et petits épeautres, à profusion...

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J'espère que cette balade, sur le plateau d'Albion, vous aura plu, et que le dépaysement aura été aur rendez-vous, comme il l'a été pour nous, aussi ! On attend avec impatience, l'an prochain, pour y retourner et pouvoir admirer à nouveau ces merveilles de la nature ! Merci à vous, de passer régulièrement sur mon blog, pour suivre nos aventures ;)  À bientôt !

Plus d'informations sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

19 juillet 2018

La Tour d'Aigues et les vestiges de son château

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Parmi toutes les belles découvertes, que nous avons faites dans le Luberon, l'un des endroits que j'ai beaucoup aimé visiter, est le château de la Tour d'Aigues, construction emblématique de notre région ! Il offre aujourd'hui, aux visiteurs, le spectacle d'un superbe bâtiment sortant, peu à peu, de l'état de ruine, où les derniers siècles l'avaient laissé. Il fut, en son temps, une somptueuse demeure, le plus beau château Renaissance de la Provence. Sa longue histoire, et les divers remaniements, qu'il a subi se lisent encore dans ses vestiges, pour tout spectateur attentif.

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Le village : Centre viticole et culturel, à la Tour d'Aigues, on peut encore goûter un parfum d'authenticité, intact, un art de vivre à la provençale, chaleureux, au rythme des saisons, sous un des ciels, les plus purs, qui puissent encore être appréciés !

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Située dans la partie Sud du Luberon, à 6 km de Pertuis, c’est un agréable village, posé au bord de la rivière d'Eze. Il est entouré de vastes plaines cultivées et de coteaux de vigne, produisant un vin réputé.

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En flânant dans les rues du vieux village, on découvre les vestiges de l'enceinte fortifiée, de belles portes sculptées du XVII° siècle et l'Eglise Notre-Dame de Romégas (XII°-XVIII° siècles). 

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Le château : Construit au seizième siècle, le château est le théâtre, tout au long de l'année, d'une intense vie culturelle.

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Dans les salles restaurées, nous découvrons, lors de notre visite, les célèbres faïences de la Tour d'Aigues : pavement partiellement conservé de la Renaissance française, faïences blanches ou ornées.

DSCF0108Musée de la faïence.

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Nous avons pu y voir, aussi, diverses expositions. Chaque été, a lieu le festival programme des artistes, de haut niveau international.

DSCF0059Expositions temporaires dans les caves du château.

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Nous imaginons ce que fut la splendeur passée de cet édifice en déambulant dans la cour du château. 

château autrefoisReprésentation du château, avant sa destruction.

Les proportions élégantes des façades, du XVIe siècle, offrent un contraste étonnant avec celles des châteaux plus sobres de la région.

DSC_2736Portail triomphal Renaissance, (ou porche sud).

La cour d'honneur, la grande terrasse et les caves voûtées accueillent congrès, soirées de gala et réceptions. Dans une des salles voûtées, le Parc Naturel Régional du Luberon a créé un espace, relatant l'histoire de l'habitat rural, en Pays d'Aigues.

DSC_2733Vue de la façade sud du château.


Histoire du Château de la Tour d'Aigues : 

Propriété du département du Vaucluse, géré par la Mairie de La Tour d'Aigues depuis 2017, ce château est bâti en grande partie sur les fondations d'un édifice médiéval, il constituait sans aucun doute le témoignage le plus grandiose de l'architecture privée de la Renaissance.  Il nous rappellera certains châteaux Renaissance, du Val de Loire, que nous avons eu la chance de visiter l'été dernier, et plus particulièrement de l'Ile de France :  Le Louvre, Ecouen, Anet, dont les plans se sont inspirés. 

DSCF0019Donjon et les deux tours d'angle.

Paradoxalement, ce brillant édifice, qui eut l'insigne honneur de recevoir Catherine de Médicis, en 1574, connut un misérable destin : endommagé, en partie, par un incendie en 1780, il dut subir 10 années plus tard l'oeuvre de destruction des Révolutionnaires. Il fut la propriété de grandes familles dont certains seigneurs vont le magnifier : architecture novatrice, création de jardins, collections d'oeuvres d'art, bibliothèque, cabinets de curiosités.

DSC_2734Habillage renaissance de la partie supérieure du donjon.

 XIe siècle :

 Un document d’archive de 1039 atteste l’existence d’un vieux château, au coeur du village.

 XIV - XVe siècle :

Un nouveau Château médiéval (donjon actuel) est construit à l’extérieur du village par la famille Sabran et agrandi par la famille d’Agoult. Foulques d’Agoult, comte de Sault, sénéchal de Provence, familier de la cour du Roi René, et son neveu Raymond, firent du Château de La Tour d’Aigues leur résidence principale.

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1495 : C’est au cœur de ce château que résidèrent les seigneurs de la vallée d’Aigues notamment Raimond d’Agoult qui entreprit le repeuplement de ses terres et mit en place un contrat d’habitation le 10 mars 1495 avec quatre-vingt chefs de famille pour repeupler Cabrières-d’Aigues. Ses héritiers firent la même chose pour La Motte-d’Aigues avec trente-deux chefs de familles.  L’ensemble de ces villages fut majoritairement repeuplés par des Vaudois.

DSC_2738Détail d'un chapiteau renaissance.

De 1550 à 1584 : le baron Jean-Louis Nicolas de Bouliers transforme l’édifice médiéval en château Renaissance : cour carrée entourée par trois ailes et deux pavillons symétriques et fermée par une galerie percée d’un portail triomphal. Le plan général présente des similitudes avec les chantiers contemporains de l’atelier d’architecture parisien de Lescot et Goujon. Mais certains de ces travaux peuvent être attribués à l’architecte piémontais Ercole Nigra.

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1537 : Visite de François Ier de retour du Piémont.

1579 : Visite de Catherine de Médicis.

1598-1612 : La comtesse de Sault, Chrétienne d'Aguerre poursuit le chantier de modernisationdu Château par la création de jardins au Nord, de nouvelles décorations intérieures et la transformation du donjon médiéval (façade décorée de blasons, toiture ornée d’un immense dôme à l’impériale, réaménagement intérieur...).

DSC_2740Détail du fronton du château.

1719 : les Bruny, riche famille d’armateur marseillaise, achète le Château et la baronnie de La Tour d’Aigues. La décoration intérieure du Château est mise au goût du jour, de nouveaux jardins sont aménagés. 

1750 : création d'une faïencerie par un amateur éclairé, qui se passionne de sciences et de botanique. 

DSC_2754Vue de la façade sud du château.

1782 : le château de la Tour-d'Aigues éprouva un premier malheur : un incendie ravage partiellement l'aile Nord du Château. Il devait bientôt subir une ruine plus complète et irréparable.

1792 : les révolutionnaires, se livrent au pillage du château, le mette à sac et l'incendie.

DSC_2744Vue depuis l'esplanade du château.

1893 :  Classement du Château par les Monuments Historiques.

1897 :  C'est un bâtiment extrêmement délabré que le Conseil Général de Vaucluse achète en 1897. 

1978 : Différentes campagnes de consolidation sauvent le château de la ruine. Dès 1978, le Conseil Général du Vaucluse entreprend la restauration du Château et l’aménagement de 1 000 m² de salles. Le site est destiné à la vie culturelle et associative.

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1985 – 1986 : le Château rouvre et accueille toute l’année, des visiteurs, dans ses caves voûtées, de 1000 m2, réhabilitées.  Une très belle reconversion !

DSC_2766Une tour d'angle du château, du Moyen âge.

2017 : De nos jours, il ne reste plus que les parties anciennes du château et des pans de mur de la façade. Les façades restent belles à voir, malgré l’absence de véritable château. Les proportions élégantes de ses façades méritent que l'on s'y attarde. Même en ruines, et en plus sous un beau ciel bleu,  c’est un incontournable de la région !

DSC_2763Le donjon du château et une tour ronde d'angle, du Moyen âge.

Visite du château : A voir le Musée départemental des faïences et les expositions temporaires, sur près de 1000 m2 de sous-sol. La cour est ouverte gratuitement aux horaires d’ouverture de l'Office de Tourisme Luberon Côté Sud. 

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Découverte virtuelle, ludique et interactive, du lieu, grâce à une application et audioguide gratuit. Il vous sera remit gratuitement une tablette, en échange d'une pièce d'identité. Découvrez aussi l'application château de la Tour d'Aigues,  gratuite et téléchargeable sur votre mobile.

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Tarif plein : 3.50€ - Tarif réduit (groupe de 10 personnes, sénior 65 ans, bénéficiaire RSA, demandeur d'emploi, étudiants, ) : 1.50€  -  Gratuité : moins de 12 ans.

À force de me suivre par ici, ma passion pour les châteaux n'est plus vraiment un secret pour vous. Quelle meilleure manière de partir à la découverte d'une région, et d'appréhender les phases marquantes de son histoire, qu'en visitant les principaux monuments de son patrimoine ?  J'espère que cette balade à la Tour d'Aigues, vous aura plu ! Merci à vous aussi de passer régulièrement sur le blog pour suivre nos aventures ;)  À bientôt !

Plus d'informations sur le Luberon sur :

 

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

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L'Abbaye de Valmagne

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Par un beau dimanche ensoleillé de printemps, nous sommes allés visiter l’Abbaye de Valmagne à Villeveyrac, lors de notre retour de vacances en Espagne. L’abbaye étant sur notre chemin, nous ne pouvions pas ne pas nous arrêter. 

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La visite permet de plonger au coeur de l'Histoire, et un petit livret remis, à l'entrée, nous guide pour une visite à travers les cinq sens : Toucher les pierres, écouter les fontaines, sentir les plantes... Une manière de savourer et de comprendre les multiples facettes et recoins de l'abbaye aujourd'hui.

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Le domaine viticole, et l'étang, qui bordent, le domaine, ont gardé l'empreinte des moines qui vécurent, à cet endroit, durant plusieurs siècles.

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La famille, propriétaire depuis neuf générations, nous ouvre les portes de la « cathédrale des vignes », ancienne église, où nous pouvons découvrir, à l'intérieur, les fameux foudres, en chêne, de Russie. Elle est véritablement impressionnante par ses dimensions : 83m de long et 24.5m de haut. 

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De style gothique rayonnant, et soumise à la règle cistercienne, la décoration de l'église est par conséquent réduite au minimum : clés de voûte des croisées d'ogives et éléments végétaux sur les chapiteaux des piliers. la clé de voûte de l'abside représente le couronnement de la vierge. 

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Par ailleurs, le bâtiment héberge encore les foudres (inutilisés aujourd'hui) de la production de vin du domaine local, dans les chapelles latérales (l'église ayant été transformée en chai sous la Révolution). 

IMG_1500Les foudres en chêne de Russie.

La visite se poursuit dans le cloître, qui dessert la sacristie, la salle capitulaire, le parloir et le réfectoire ainsi que la fontaine-lavabo, lieu exquis et rare, préservé des aléas de l'Histoire. 

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Le cloitre est constitué d'une cour, de grandes dimensions, fermée de chaque côté par cinq grandes arches, séparées par des contreforts.

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Une entourage, octogonale, avec une série de trois arcs, de chaque côté, reposant sur des colonnettes jumelées, enserre une magnifique fontaine.  

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La végétation, apportant de l'ombre au lieu, en plein été, est supportée par une treille. 

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Alimentée par la source de Diane, la fontaine déverse son eau pure, de la vasque supérieure, vers un bassin octogonal, par quatre têtes de griffons. 

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Le jardin du cloître, enserré entre les quatre galeries et autour de la fontaine-lavabo, expose des roses de Cîteaux, et des bambous noirs, lui conférant ainsi un charme, florentin, tout à fait particulier.

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La salle capitulaire : avec sa voûte en anse de panier, est une des parties les plus anciennes (XIIe siècle) et les plus importantes de l'abbaye.

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Les moines y venaient tous les matins, au sortir de l'office. On y rendait, aussi, la justice.

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Son accès s'effectue, depuis le cloître, par un portail flanqué de grandes fenêtres doubles de chaque côté, le tout supporté par des colonnettes et des chapiteaux de différents types : feuilles d'acanthe, feuilles plates, feuilles d'eau. De beaux vases, du cardinal de Bonzi, ont été placés entre les baies. 

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Nous pouvons admirer, dans le réfectoire,  de beaux vitraux, ainsi qu'une cheminée renaissance.

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Une présentation du vignoble, ainsi qu’une découverte des vins bio, du domaine viticole, nous est proposée sur place. 

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Nous pouvons, également, nous balader dans le conservatoire des cépages, pour y découvrir la production viticole (58 hectares de vignes), et le jardin de simples où des plantes médicinales sont exposées.

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Visite, ensuite,  à la boutique incontournable, pour faire le plein de bons produits et de livres. Remplie de tentations littéraires, culinaires et viticoles, avec des gens souriants et accueillants. Pour finir, si le cœur vous en dit, vous pourrez également partager un repas champêtre, à l’auberge de l’abbaye, qui offre une cuisine issue exclusivement de produits bio, issus du jardin potager et des producteurs locaux. 

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Un peu d’histoire…

L’abbaye  est officiellement fondée en 1138. Elle est rattachée, dès 1159, à l'ordre de Cîteaux, deuxième réforme des Bénédictins, et dès lors observera la règle morale, mais aussi architecturale, qui avait été définie par St Bernard. 

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Du 12ème siècle au début du 14ème elle fut une des Abbayes les plus riches du sud de la France. Après cette période d'expansion et de richesse, l'Abbaye fut confrontée à la Guerre de Cent ans et aux Guerres de Religions.  
 
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Très endommagée, elle n'eût pas trop des deux siècles suivants pour retrouver sa splendeur primitive. Mais la révolution vint fondre sur une Abbaye où la décadence s'était déjà installée. Les derniers moines s'enfuirent en 1789 et Valmagne fut saccagée.

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Confisquée comme bien national, l'Etat ne garda pas cet édifice, ce sera M. Granier-Joyeuse qui en fera l'acquisition en 1791. Il rachètera, le domaine, principalement pour le vignoble, et transformera l’église en cave à vin. 

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L’abbaye évite ainsi la destruction complète. Après sa mort, ses héritiers s'en débarrassèrent. L'Abbaye fut rachetée le 29 juillet 1838, par le Comte de Turenne, et ne fut jamais revendue. Les propriétaires actuels sont les descendants du Comte de Turenne. L'abbaye fut classée Monument Historique en 1947 et n’a cessé de faire l’objet de travaux de restauration, elle est ouverte aux visites depuis 1975.

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C'est un endroit que l'on oublie difficilement.  Cette Abbaye est tout simplement magnifique, le cadre est grandiose, et reposant.  C'est sûrment la sérénité de l'endroit, qui a guidé le choix des moines, à venir construire à cet endroit. Nous quittons  ce lieu, chargé d'histoire, en nous promettant d’y revenir prochainement.

Si vous souhaitez plus d'explications, ou vous avez aimé le lieu, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, à bientôt !

 

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Les gorges du Régalon : une aventure surprenante !

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Si vous aimez marcher et grimper, entre les parois d’un canyon, les gorges du Régalon vous réservent une aventure surprenante, sur un parcours de difficultés moyennes !

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Accès : De l’autoroute A7, sortie n°25 Saint Rémy/Cavaillon.

 - Prendre la D99 jusqu’à Cavaillon.

 - Tourner à droite après la traversée de la Durance, prendre direction Cheval Blanc.

 - Continuer puis suivre la D973 vers Mérindol.

 - 500 mètres après le lieu-dit Logis-Neuf, prendre à gauche vers les Gorges de Régalon.

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Situées au cœur du Parc Naturel Régional du Luberon, à quelques kilomètres de Cavaillon, les gorges du Régalon nous proposent un circuit ludique, et rafraîchissant, en pèriode estivale.

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Un parcours fléché nous mène, dans un premier temps, à travers un champs d'oliviers, avant de pénétrer dans un véritable canyon. 

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A partir de là, la balade devient spectaculaire. Protégé du soleil et de la chaleur, nous pénètrons dans un défilé rocheux, dont l'étroitesse, et la profondeur, conserve une étonnante fraîcheur !

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Lors de cette randonnée, dans un environnement préservé, nous découvrons les nombreuses richesses de la  flore, faune et même pédologiques.

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Le printemps reste la période la plus favorable à l'observation des fleurs, notamment celles des garrigues.

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Malgré une très faible pénétration de lumière, les gorges abritent une incroyable diversité de flore, on  y trouve : des figuiers, des lierres arborescents...

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... des lichens, des campanules des murailles, des sureaux, et des fougères s'accrochant aux parois presque lisses et verticales de la roche calcaire.

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Cette randonnée, nature, peut être pratiquée, en général, en toutes saisons.

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Attention de ne pas se rendre dans les gorges, par temps de pluie, la montée des eaux rendant le parcours difficilement praticable et même très dangereux.

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Une randonnée dans les gorges est déconseillée aux jeunes enfants, aux personnes ayant des difficultés à se mouvoir, ou qui sont mal chaussés, en raison de certains passages difficile.

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Le parcours, assez sportif, reste tout de même très agréable, aux habitués des randonnées, mais se rapproche souvent de l'escalade.

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Il comporte  de nombreux ressauts rocheux, nécessitant l'usage des mains, la roche étant, en plus, usée et glissante. 

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Certains passages des gorges n'excèdent pas un mètre de large, tandis que, de part et d'autre, ce sont une trentaine de mètres de parois calcaire, qui encadrent le parcours : autant dire que le site n'est accessible qu'à pied. 

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En traversant cet étroit et profond canyon, c’est un véritable voyage dans le temps que nous accomplissons. 

100_2402Pont naturel des gorges du Régalon.

Les gorges du Régalon ont été formées il y a 6 millions d’années, après la naissance des grands massifs alpins et la surélévation du Luberon. 

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Les torrents ont creusé, dans le plateau calcaire, des grottes et de longs fossés, qui se sont approfondis, à mesure que le massif s’élevait. Ces derniers en portent encore les traces, ainsi que du sable marin, très rare.

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Pour une durée de 1h30 à 2 heures, (suivant les pauses), vous pouvez réaliser un simple aller-retour par les gorges, rien que là vous en prenez déjà pleins les yeux ! 

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Une fois ressortit, des gorges, on a le choix de rebrousser chemin, ou de continuer par le GR balisé, qui marque une randonnée en boucle (environ 5 heures). Pour le circuit long, après les gorges du Régalon, il faut prendre la direction du Vallon de la Galère, (GR6-GR97 : marquage rouge-blanc), qui mène, ensuite à la ferme des Mayorques et ses enclos à moutons (balisage jaune). Elle témoigne d’un temps, pas si lointain, où le Luberon était occupé par l’homme.

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Un peu plus loin, le plateau de la Crau des Mayorques, permet de découvrir l’activité agro-pastorale, dans le Luberon. La crau est un espace pierreux en occitan, souvent pâturé par les ovins. Sur le plateau vous attend une superbe vue sur la vallée de la Durance, de la chaîne des Côtes, à la montagne Sainte-Victoire jusqu'aux Alpilles. Une descente rapide, dans ce site sauvage,  permet  le retour vers le point  de départ, à travers les pins d’Alep, et par un sentier parfois tracé sur le rocher. (voir plan).

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On peut observer, aussi, dans cette partie du Luberon, les rapaces les plus intéressants, dont l’emblématique aigle de Bonelli, plusieurs couples de vautours, des faucons crécerelles, et des hiboux Grands-ducs. Ils nichent, à proximité, et votre patience a de bonnes chances d'être récompensée. 

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Pensez également à apporter de l'eau,  et de bonnes chaussures. Privilégiez des chaussures imperméables, il peut y avoir des passages où l’eau infiltrée dans la roche s’écoule dans le fond des gorges. Mieux vaut éviter de marcher en dehors des sentiers balisés,  pour préserver ce paysage et sa richesse extraordinaire et sa dégradation. Ces milieux naturels sont très fragiles. Et n‘amener pas de chiens, il y a 2-3 passages dans les gorges, où il faut un peu escalader, vraiment facile pour les humains, mais les chiens ne passent pas par expérience !

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Pour des raisons évidentes de risque incendie, l’accès au massif est restreint du 1 juin au 30 septembre par arrêté préfectoral, voire même interdit certains jours. En général, l'été, les gorges ne sont ouvertes que de 5 h (pour les lève-tôt !) à 12 h. Pendant cette période, il est inutile de compter s’y rendre un jour de Mistral. Il est conseillé, aussi, d'avoir la carte IGN du site (IGN Top 25 n° 3142OT, de Cavaillon, Fontaine de Vaucluse).

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Il y a toujours de beaux coins à découvrir, dans le Luberon, des endroits où l'on aime retourner, sans jamais se lasser. Parfois il ne sert à rien d'aller à l'autre bout du pays, pour faire de belles découvertes ! Bonne balade à tous !

 

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17 juillet 2018

Les orgues de l'Ille-sur-Têt

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un endroit insolite, pour une promenade inoubliable, dans les Pyrénées Orientales : les Orgues de l’Ille-sur-Têt.

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Nous avons visité cet endroit, unique en France, pour la 2ème fois, en revenant de nos vacances en Aragon, en Espagne. Même si j’y suis déjà  allée il y a quelques années, j’en garde un souvenir inoubliable !

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Situé  à proximité de Prades, à 25 minutes de Perpignan, vers le massif du Mont Canigou, dame nature a sculpté de nombreuses, et magnifiques « cheminées de fées », dont la caractéristique est d'avoir été modelées, principalement, par les intempéries. 

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Après une marche d'environ un kilomètre, on arrive dans un décors merveilleux. Il faut compter, environ 15 min, sur un petit chemin agréable, et très facile, depuis la billetterie de l’accueil. 

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En grande partie ombragé, il est très agréable pour l’été. Petit bonus ce sont des sculptures, exposées le long du parcours, faites avec des outils d'autrefois, juste magnifique !

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A l’entrée du site catalan,  il nous faut présenter notre billet, mais cela vaut le voyage, vue la beauté spectaculaire de l’endroit ! 

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Ces étranges falaises,  faites de sable argileux, aggloméré, s'élancent vers le ciel, un paysage changeant, constamment, selon les pluies et le vent.  

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Jour après jour, l'érosion affecte ces orgues, depuis 4 millions d'années.

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Ces colonnes, merveilles de la nature, qui mesurent tout de même de 10 à 12 mètres de haut, seraient menacées, de disparition, au cours du XXIème siècle.

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A cela il faut rajouter le flux massif de touristes, souvent irrespectueux des lieux, l'été. Y aller de préférence tôt le matin, pour les photos et la canicule.

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Mieux vaut éviter de les escalader, si l’on veut que nos générations futures puissent encore en profiter !

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Bizarreries sculptées par l'eau et le vent, elles sont un rare exemple d'architecture naturelle. Face à cette érosion naturelle, nous comprenons bien maintenant leur côté fragile et éphémère

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Le chemin, qui part sur la droite, nous donne une belle vue d’ensemble, de cette « forêt » de cheminées.  C’est amusant de repérer, dans ce décor magique, des formes d’animaux, ou autres.       

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Nous nous engageons, ensuite, dans le chemin qui part vers la gauche, un véritable labyrinthe qui se termine par un cul de sac,  au bout de quelques mètres ! 

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En admirant le travail d’artiste de "Dame Nature", on se sent tout petit, dans cette partie désertique et sculptée.

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Les petits plus de cette balade, dans ce site extraordinaire sont : la vue sublime sur le Mont Canigou, enneigé, montagne emblématique du pays catalan, et le fait qu'il soit aussi adapté aux personnes handicapées !

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Une maquette 3 D, tactile, permet d’avoir une vue d’ensemble du lieu.

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Il faut compter, entre 45 min et 1 h, de parcours, trajet d’accès compris, sur ce site majestueux et grandiose ! On se croirait en plein Texas, un véritable décor de western ! Avec les pauses photos, nous y avons passé, plus d’une heure.  

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Un paysage, presque lunaire, que ce site protégé, qui depuis quelques années n'est plus en accès libre. Pour un faible tarif (adulte : 5.00 €) vous visitez, en toute autonomie, ce lieu magique, accompagné du guide papier délivré à l’accueil au moment de l’achat de votre ticket.

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Le fait d'en contrôler, et faire payer l'accès, permet de le préserver, pour éviter sa dégradation, comme cela a été le cas pour le Colorado provençal, qui a subi escalades et randonnées en quads, motos trial, etc.

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Vous l’aurez compris, ce site atypique, et peu connu, est une véritable pépite, qui mérite qu’on la protège et qu’on y fasse un petit détour ! Si vous souhaitez des précisions sur ce site, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, j'y répondrai !

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INFORMATIONS PRATIQUES

- Adresse : Chemin de Régleilles 66 130 Ille sur Tet
- Contacts : +33 4 68 84 13 13 ; orgues@ille-sur-tet.com
- Tarifs : 5€ adulte, 4€ réduit, 3,50€ enfant et gratuit pour les moins de 10 ans

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16 juillet 2018

Terroirs en Fête !

Terroirs en fête

Cet été, beaucoup de touristes ont choisi de passer leurs vacances en Provence. On peut les comprendre. Il y a tant à voir… et à déguster ! Une bonne occasion de renouer avec les richesses de notre Provence. Les fêtes du terroir abondent, en été, dans notre département du Vaucluse.

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Ces manifestations ont pour vocation de faire découvrir et valoriser la qualité, et la diversité des richesses, de notre région.

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Le Luberon propose un patrimoine, culturel, très varié. La gastronomie, à l’image du pays tout entier, est l’une des principales motivations touristiques de notre région.

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Le fromage, le vin, les spécialités maraîchères, et plus généralement les arts de la table, sont aujourd’hui les premiers arguments, vendeurs, des brochures de voyage internationales. 

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La diversité climatique et géographique donne certes lieu à différentes formes de tourisme, mais surtout à de nombreuses spécialités gastronomiques, déterminées par les cultures et les élevages régionaux.

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Tout au long de l’année, mais principalement en été, période d’abondance en agriculture, le Vaucluse met en valeur son patrimoine culturel et gastronomique, en proposant foires et marchés de toutes sortes. 

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Les producteurs et artisans nous accueillent sur leurs stands pour nous faire découvrir leurs savoir-faire, nous présenter et nous faire déguster leurs produits.

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Une série d’événements forts sympathiques, mêlant arts folkloriques, culture et gastronomie, parsèment ainsi chaque été, notre territoire, pour le plus grand plaisir de nos papilles…

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Les enfants, un public privilégié, car le Département souhaite également que ces grandes fêtes, du terroir, soient aussi celle des enfants. Des animations spécialement conçues pour le jeune public sont prévues : des balades en poneys, des films pédagogiques, des ateliers du goût, ainsi qu'autour de l’abeille, du pain, de l’huile d’olive, et des dégustations ludiques…

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J’ai  sélectionné, pour vous, des manifestations mêlant joyeusement patrimoines culturel et gastronomique. Voici une série de fêtes, délicieusement conviviales, qui vous permettront de partir, pas loin de chez vous, en vous régalant et en vous divertissant à des prix modiques. 

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- LA FETE DE LA FRAISE A CARPENTRAS  : Le 14 avril 2018 :

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La fraise, originaire d'Amérique du Sud, est arrivée en France au WXIIIe s. Les premiers plants sont amenés à Carpentras en 1882. L'inauguration du Canal de Carpentras, à la même époque, permet, grâce à son apport d'eau providentielle, de donner un essor important à cette culture. Le Comtat Venaissin est particulièrement réputé, et la « Fraise de Carpentras » est même une marque déposée.

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Pour ses amateurs, la fraise de Carpentras, appellée aussi le "Rubis Rouge",  est la plus rouge, la plus charnue, la plus parfumée : c’est la meilleure de toutes les fraises. Dans le Vaucluse il y a environ cent cinquante producteurs de fraises sur deux cent cinquante hectares de production, qui, chaque année, produisent environ six mille tonnes de fraises. Cette production devrait rapide ment atteindre les huit à dix mille tonnes annuelles.  

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Lors de la fête de la fraise, les rues de Carpentras auront une odeur fruitée. L’arrivée du printemps et des premières fraises sera célébrée, comme il se doit, lors de la Fête de la Fraise. Ce fruit est très recherché pour ses qualités gustatives, dues à des conditions d’ensoleillement et de maturation exceptionnelles. Une journée colorée de rencontres, avec les producteurs de fraises de Carpentras.  Cette manifestation a pour but de profiter sous toutes ses formes de ce premier fruit rouge qui annonce le printemps. Fer de lance, culinaire, de notre territoire, ce fruit rouge est chargé d’histoire.

fête de la fraise5Fraise, variété "Clery" de Carpentras.

De nombreux producteurs locaux proposent, en centre ville,  de goûter et d’acheter la célèbre fraise de Carpentras. Vous pourrez aussi au long de la journée participer à différentes animations, sur le thème du « rubis du Comtat Venaissin ». Les enfants ne sont jamais en reste, et profitent de jeux instructifs : “Comment poussent les légumes “, éveil des sens, boîtes à odeurs, sacs mystère…. Un atelier de cuisine pédagogique leur sera dédié.

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Au menu, également : animation musicale, présentation de produits dérivés autour de la fraise : confiture, sirop, berlingots, gâteaux… Animations d'ateliers culinaires par les Disciples d’Escoffier. La fontaine à chocolat chaud, délicieux sur les fraises, et démonstrations pâtissières... Une grande journée pour les gourmands qui croqueront à pleines dents leur fruit préféré ! Faible en calories, riche en vitamines C et A ainsi que B9, la fraise est le premier fruit rouge que l’on consomme au début des beaux jours.

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Depuis ses débuts, la Confrérie de la fraise de la fraise de Carpentras fait parler son fruit de prédilection. Son objectif est de promouvoir le fruit rouge carpentrassien sur un plan local, national et même international lors de salons, fêtes et autres rencontres notamment auprès de personnalités politiques et médias. 

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L'office de tourisme propose, également, de découvrir la fabrication du célèbre Berlingot de Carpentras, lors d'une visite de la confiserie du Mont Ventoux, ou bien encore, de visiter une exploitation. Ces deux événements sont gratuits, avec réservation obligatoire. 

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- LA FOIRE AUX ASPERGES A MORMOIRON : le 22 avril 2018

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C’est une tradition, à Mormoiron, car les sols sablonneux sont plutôt bons pour les asperges, et au 20éme siècle chaque ferme avait son petit carré d’asperge.

Ventoux vu de MormoironLe Mont Ventoux, vue de Mormoiron.

La fête de l'asperge, à Mormoiron, est spectaculaire, elle regroupe pas moins de 3000 personnes. Toute une journée pour fêter l'arrivéer de l'asperge sur les tables provençales. La 31ème foire  aux asperges, c'est aussi l'occasion de découvrir le mode de culture de l'asperge.

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Chaque année elle devient une manifestation de plus en plus reconnue et appréciée. Les exposants sont choisis et sélectionnées par le Comité de Promotion de Produit du Terroir en fonction de l’intérêt et de la qualité de leur produits. La foire aux asperges est donc devenue une référence en matière de Fête du Terroir en France, grâce à sa production locale et artisanale. Durant la journée de cette fête de l'asperge, à Mormoiron, il est possible d'assister à la démonstration de vieux métiers et de fabrication de café à l'ancienne, exposition d'artisanat d'art, de voitures anciennes. Pour les plus petits : ferme éducative, manèges.

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Culture de l'asperge : Avant de finir allongée dans nos assiettes, accompagnée d’une exquise sauce blanche, l’asperge demande un savoir-faire complexe et particulier pour produire de belles récoltes. Les graines sont semées en pleine terre, puis on en retire des griffes d’asperge, qui seront plantées à nouveau par le cultivateur dans ses champs. Après avoir planté une griffe d’asperge dans un sol sablonneux, il faut attendre 3 ans pour la 1ère récolte. Une griffe produira dix ans. 

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L’asperge est une grande racine affublée d’un bourgeon dont l’objectif est de voir un jour le soleil. Pour que la tige de l’asperge, (ou turion),  s’allonge, on rend le chemin plus long en ajoutant chaque année de nouvelles couches de terre. Ensuite elles sont récoltées délicatement à la main, à l'aide d'un couteau, lorsque la tige mesure une vingtaine de centimètres, la mécanisation est impossible avec ce type de produit. Soigneusement enlevées de terre, les asperges sont collectées, triées, lavées pour enfin être proposées à la vente directe. L’asperge est une plante vivace, c’est à dire qu’elle repousse chaque année à partir d’un rhizome qui développe une griffe souterraine. 

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Qu'elle soit verte, blanche ou violette, c'est au départ la même asperge, ce qui change , c'est par exemple la façon de la cultiver ou encore l'heure à laquelle on la cueille. Les asperges blanches sont celles qui n’ont jamais vu le jour, comme les endives. Dans les aspergeraies, on recouvre les buttes de terre d’un voile noir pour qu’elles ne prennent aucune couleur. Et on les coupe dès que leurs pointes sortent de terre. L’asperge violette est récoltée quand elle a émergé de quelques centimètres. La verte est cueillie lorsqu’elle mesure une quinzaine de centimètres. En dix ans, la France a vu ses surfaces cultivées baisser de 43 %.

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Vu de loin, un champ d’asperges ressemble un peu, avec ses buttes, à une mer aux vagues argentées. Les plastiques ne sont pas très esthétique, mais leur but est de permettre d’augmenter la température de la terre de la butte, pour favoriser la croissance de ce légume. Il n’est pas indispensable pour obtenir des asperges, mais les consommateurs que nous sommes, veulent tout le plus tôt possible.

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Peu calorique et très vitaminée, l'asperge doit être choisie bien ferme, avec une tête cassante, signe de fraîcheur et de qualité. Elle reste un mets de choix dans l'assiette provençale. 

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- LA FETE DE LA CERISE A VENASQUE : Dimanche 10 juin

Ce jour-là, la cerise, est à l'honneur, à Venasque, dans un des "Plus Beaux Villages de France".  Fièrement gardé par son géant, "Le Mont Ventoux", le département de Vaucluse abrite la plus grosse concentration de cerisiers de France. Un terroir exceptionnel, au climat sans pareil, forme un écrin naturel aux plantations de cerisiers. 

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Avec le concours d'une poignée de jeunes producteurs, "fous de la cerise", en 1978, est née la première marque de cerises haut de gamme en France : "la Cerise des monts de Venasque"Les producteurs de cerises, dans une volonté de toujours mieux faire, se sont groupés pour donner le meilleur d'eux mêmes. De quelques producteurs en 1978,  28 ans après, il sont 120 pour satisfaire un maximum de consommateurs. La Cerise des Monts de Venasque, ne pourra pas être égalée, copiée peut être, mais le terroir est quelque chose d'imprenable. Dès le mois de mai, et jusqu'à la mi-juillet, les variétés de cerises cultivées sur les contreforts du Mont Ventoux, font le bonheur des consommateurs. 

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Le cerisier adore poser ses racines sur un terrain filtrant, avec des petites pierres qui reflètent la générosité du soleil, il adore pousser à l'abri du Mistral, un Mistral  qui permet d'avoir un ciel limpide, bleu éclatant tout au long de l'année, il adore être chouchouté par des producteurs plein d'enthousiasme, qui le plante, l'aide à grandir, le taille et le cueille délicatement, fruit après fruit avec le plus grand soin.

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La cerise des Monts de Venasque, juteuse, charnue et craquante, est la premmière marque de cerises haut de gamme, en France. 

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Appelée le Diamant Rouge, elle est cultivée dans 21 communes du Comtat Venaissin et du Mont Ventoux, par 50 producteurs, et 1500 tonnes de ce diamant rouge sont commercialisées chaque année. Le Vaucluse est le premier département français producteur de cerises avec près de 4000 hectares plantés en cerisiers et une récolte annuelle de 10 000 tonnes environ.

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Depuis de nombreuses années la cerise a trouvé, à Venasque, un terroir qui lui offre une grande célébration. Le syndicat de la Cerise de Venasque organise une grande fête, pour ce fruit convoité par le consommateur, et qui annonce en même temps l'été. 

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La confrérie de la cerise des Monts de Venasque organise son festival de la cerise et du terroir : la journée est consacrée à la dégustation, et à la vente des cerises et de produits du terroir, avec de nombreuses animations. 

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Les gourmands sont ravis de pouvoir en profiter et c’est un moyen de rassembler tous les producteurs locaux. Cette 12ème édition a fêté deux anniversaires : les 40 ans de la marque Monts de Venasque et les 20 ans de la Confrérie. 

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DSC_0488Cerisiers en fleur à Venasque.  

 

- LA FETE DU MELON A PERNES LES FONTAINES : le dimanche 15 juillet.

L'Association des Commerçants et Artisans Pernois, organise pour la 19ème année consécutive, la Fête du Melon.

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Les producteurs locaux étaient à notre disposition pour nous faire découvrir ce fruit avec des dégustations et présenter leurs stands de produits du terroir. 

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Pyramide de melons.

La production du melon est importante dans le Comtat Venaissin, grâce à l’abondance de l’eau, fournie par le canal de Carpentras. 

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Avec 36 000 tonnes de melons par an en moyenne, le Vaucluse est le deuxième département producteur, et couvre 13% de la production nationale, avec 430 exploitations productrices.

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Le melon devient, le jour de la fête nationale, un véritable feu d'artifices de saveurs.

DSC_8064Centre historique de Pernes les Fontaines.

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Cette manifestation, festive, est devenue au fil des éditions la fête des sucres et des parfums, que le soleil de Provence et le terroir du Comtat, offrent à cette chair couleur d'orange. 

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DSC_8126Intronisation de la Confrérie des Lanterniers de Pernes

 

- LA FETE DE LA LAVANDE A SAULT : le mercredi 15 août.

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Depuis 1985, la fête de la lavande à Sault est devenue une Journée incontournable célébrant l’emblématique fleur de la Provence. Passionnés et inconditionnels fêterons à Sault, ce 15 Août, la 34ème édition ! Une belle journée, et une  fête qui dynamise la région de Sault !

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Les visiteurs, toujours nombreux, envahissent l'hippodrome du Défends, seul en France orné en son centre, d'un champ de lavande ! 

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Pendant la fête de la lavande, le village s’anime pour se transformer en marché de la lavande, avec produits du terroir,  de la ferme, un salon du livre, une exposition de peintures, un village des métiers d’art, un spectacle équestre et un concert de clôture en provençal. 

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Une féerie de couleurs, d'odeurs et de saveurs pour fêter la fleur de Provence, la lavande. De nombreux ateliers senteurs, à base de lavande, fuseaux, confection de savons, teinture végétale... Les enfants ne sont pas oubliés avec, au programme, des animations et des jeux.

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Le Pays de Sault embaume la lavande fraîchement coupée, c'est le temps de la fête. Championnat de France de coupe de lavande à la faucille.

fête de la lavande2

lavande

Toute la journée se succèdent de joyeuses farandoles, avec des groupes folkloriques provençaux, des vieux vélos, et des attelages, tous parés de leurs brins odorants. 

vélos

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Animés par des hommes et des femmes passionnés, toutes ces fêtes du terroir sont des moments d'échanges culturels et commerciaux. Confréries, comités des fêtes, offices de tourisme, associations locales animent notre beau territoire, pour nous offrir des manifestations festives, et savoureuses, de village en village. Ces fêtes du terroir sont autant de moments de convivialité et de découvertes d’un patrimoine unique, celui d’une civilisation rurale porteuse de valeurs, dont notre société a, chaque jour, de plus en plus besoin.

Si vous souhaitez, en savoir plus sur les fêtes du terroir, n'hésitez pas à me laisser un commentaire. A bientôt.

Plus d'infos sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

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14 juillet 2018

Venasque : cité médiévale

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J'ai voulu, aujourd'hui, vous faire découvrir encore davantage cette région, du Luberon, que j'aime à l'infini, en partant à la découverte du joli village perché de Venasque, qui mérite à lui seul un petit détour ! A 11 km de Carpentras, au coeur du Vaucluse, c'est un des plus anciens du Vaucluse. Il a donné son nom à tout le territoire qui s'étend sous nos yeux : le "Comtat Venaissin", qui signifie comté de Venasque.

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Au pied du Mont Ventoux, accroché à un piton rocheux, dominant vignes, garrigues et cerisiers, c'est une pittoresque petite cité, médiévale, classée parmi les  "plus beaux villages de France". Elle domine la vallée de la Nesque et la plaine de Carpentras. Sa situation stratégique lui a valu un passé historique mouvementé et peu banal. Protégé depuis les temps les plus anciens, Venasque a su conserver dans son patrimoine les témoignages de son histoire.

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Pour ceux qui aiment les belles architectures, Venasque possède le plus vieux bâtiment religieux de la région : un baptistère, originaire du XIe s. Classé monument historique, il mérite à lui seul un détour !

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Relié, autrefois, à l'église cathédrale par un couloir voûté en plein cintre, le baptistère est un très bel édifice. Admirable par son architecture et la finesse de ses sculptures, les énigmes qui l'ntourent lui confèrent une atmosphère propre à la contemplation. Connu des historiens, le monument passera, selon les auteurs, du statut de "temple païen", à celui "d'église des premiers temps du chritianisme", pour finir, sous la plume de Prosper Mérimée, en visite à Venasque, en 1834, comme étant peut-être un "baptistère".

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J'ai bien tenté de mémoriser les informations, sur le panneau d'information à l'entrée,  mais rien ne me parle plus que de traverser l'allée centrale, voûtée, de ce baptisètre, il y règne une atmosphère presque mystique... Son plan est en forme de croix grecque, l'espace central s'ouvre sur quatre absides en cul de four.

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Dans les édifices chrétiens, trois types de monuments reçoivent un plan centré ou en croix grecque : les chapelles funéraires, les baptistères et les lieux de culte dédiés à Marie. De par son origine antique, le monument centré est lié aux rites funéraires. Devenu chrétien, il s'associe aux concepts de résurrection et de baptême, lesquels sont symboles de passage de la mort à la vie. 

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On pense que ce bâtiment pourrait être la chapelle mortuaire de l'évêque Saint Siffrein, ou bien un baptistère dont l'édification se situerait entre le VI et Xe s., époque où Venasque abrita les évêques de Carpentras. En effet, dans les premiers temps du christianisme, seuls les évêqus administraient le sacrement du baptême, par immersion totale, dans une piscine baptismale, lors de la nuit de Pâques.

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Dans le sol se trouve l'emplacement très ancien de la cuve baptismale d'origine qui est octogonale. Un monument remarquable par ses jeux d'arcatures et ses chapiteaux. Les quatre branches, de dimensions inégales, sont voûtées en cul-de-four.  

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Les arcs-boubleaux retombent sur des colonnes, tandis qu'une arcature murale, romane, elle aussi portée par des colonnes, court le long des absides. Au sommet des colonnes, les chapiteaux sont, pour certains, des pièces antiques, pour les autres des oeuvres romanes, dont le décor est à rapprocher de l'art roman provençal du  XIe s.

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Le baptistère est invisible de l'extérieur car il est, inclus dans des constructions.

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Quel plaisir de revenir dans ce village provençal, de flâner dans les ruelles escarpées, en admirant les belles demeures. Nous avons marché le nez en l'air, pour ne rater aucun détail de ces façades en pierres dorées.

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Petit passage, obligé, à la fontaine principale du village. Située au coeur du centre historique, et fut le lieu d'approvisionnement, en eau, pour des générations de Venasquais. Ce n'est, en effet, qu'en 1960 que l'eau courante arrive dans toutes les maisons du village. La fontaine est alimentée par la source du Tourounel, dont le flux fut conduit jusqu'à l'intérieur du village au XVIIe siècle. 

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En 1838, la fontaine est refaite, en pierre de Caromb, qui ne tiendra pas, elle fut réparée en 1875, avec à son sommet un vase Médicis. Elle est sculptée de godrons, décorée de mascarons de fonte. Sa conque est octogonale,  sur laquelle sont scellées des barres de fer, qui servent de repose-cruches. Répondant à un souci pratique, la surverse, de la fontaine alimente le lavoir en contrebas, son propre surplus irriguant les potagers voisins.

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Depuis l'esplanade des murailles romaines, et tours Sarrasines,  un panorama superbe, nous est offert, sur les Monts de Vaucluse, jusqu'à la barrière des Dentelles de Montmirail et du Mont Ventoux (1.912 m).

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Le fait d'être seuls nous permettait de nous imprégner complètement du décor qui nous entourait, le silence était total, à peine contrarié par les mouvements de quelques oiseaux.

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En contrebas, du village, on peut voir la Nesque qui irrigue et enrichit la terre de ses alluvions fertiles.

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Cette rivière prend sa source sur le plateau de Sault et rejoint la plaine du Comtat par d'impressionnantes gorges abruptes, habitées depuis l'homme de Néandertal.

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Histoire :

Le site de Venasque est habité depuis la préhistoire, en raison de la présence de grottes dans la vallée de la Nesque.  Elle fut le territoire d'une tribu gauloise  dont le chef lieu était Carpentras. Le mobilier lapidaire retrouvé, évoque l'existence, sur le promontoire rocheux, d'une cité religieuse de premier ordre.

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A l'époque romaine, une muraille flanquée de trois tours semi-circulaires va renforcer les défenses naturelles du site et le protéger des attaques qui ne pouvaient venir que du sud-est.

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Les vestiges des tours, tels qu'on les voit actuellement, sont majoritairement des constructions des XI et XXe s. Elles sont équipées d'archères : ces meurtrières, placées à hauteur d'homme, étaient utilisées pour le tir à l'arc.

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Forteresse naturelle, le site est défendu de trois côtés par des parois abruptes. Pour le dernier côté, il a fallu donc ériger une protection bâtie, pour combler la lacune. Depuis l'Antiquité, on sécurise les villes en les construisant en hauteur, sur des sites escarpés, que l'on appelle des oppidums.

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Sur l'extrémité occidentale, l'enceinte est fermée par un mur cyclopéen (gros blocs de moellons de pierre, non taillés, et simplement posés les uns sur les autres). Cette partie de mur, est la plus ancienne, et remonte au IIe s. avant J.C. Six tombes ont été retrouvées, regroupées, contre la tour orientale. Selon la tradition, antique, on enterrait les morts hors de la ville et à proximité de ses accès. Parmi les tombes, trois amphores ont été découvertes et auraient été remployées pour un usage funéraire, et accueillaient des enfants morts en bas âge.

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De 541 jusqu'en 982, les évêques de Carpentras s'installent à Vénasque, en raison des troubles qui agitaient la région, mais également attirés par l'aura spirituelle de la cité. 

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On attribue à Saint-Siffrein, l'un des évêques, la construction, ici,  au VIe s., d'une cathédrale et d'un baptistère. Rien ne subsiste de l’église de départ. L’édifice actuel date de la fin du XII ème siècle. Les chapelles latérales sont du XVII et XVIII ème siècles, le clocher du XVII ème. 

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Dans l’église Notre-Dame, du XII°, nous pouvons admirer plusieurs pièces remarquables : un très beau retable du XVIIe , le tableau de la Crucifixion de l'Ecole d'Avignon date de 1498, un crucifix en procession du XVe siècle. Dans une vitrine se trouve une croix de procession, biface.

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Au moyen-âge, Venasque devient la propriété des Comtes de Toulouse,  puis fut cédée aux papes jusqu'en 1791 date à laquelle elle sortira de l'autorité pontificale et sera rattachée à la France.  Assiégée pendant les guerres de religion, Venasque ne fut jamais conquise. Un chapelet de chapelles : sur la commune de Venasque, de nombreux édifices religieux viennent confirmer l'importance chrétienne de cette cité : Notre Dame de de  Vie, le prieuré Saint Maurice, la chapelle Saint Siffrein...

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A partir du XIXème siècle, la population  ne cessera de décroitre. Le mouvement s'inversa dans les années 1960, comme dans beaucoup de villages provençaux et des  nouveaux venus de France ou d'Europe vinrent s'installer et remirent en état ces maisons pour y vivre à l'année ou pour en faire des résidences secondaires.

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Nous avons apprécié cette atmosphère particulière, teintée de douceur de vivre, en nous promenant dans ses agréables rues... Les amoureux des vielles pierres seront vraiment séduits ... Comme l'ont été une dizaine d'ateliers de peintres et artistes qui ont ouvert leurs portes au village. N'hésitez pas à aller à leur rencontre, ils vous feront partager leur passion.

DSC_2572Peinture en trompe l'oeil, sur la façade d'une maison.

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Depuis 1978, les « Monts de Venasque » est la première marque de cerise déposée en France, labellisée : "la cerise des monts de Venasque". 110 producteurs répartis sur 21 communes produisent chaque année 20 000 tonnes de ce fleuron de la Cerise en France.

DSC_0488Cerisiers en fleurs et Mont Ventoux.

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Les vergers de cerisiers, abrités du mistral, bénéficient d'un taux d'ensoleillement exceptionnel. Il existe même un festival de la cerise.

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Festival de la cerise à Venasque.

A Venasque, on cultive également la fraise de Carpentras, la Truffe Noire, le Muscat du Ventoux et les vins AOC des Côtes du Ventoux. Les collines avec les pentes aménagées en restanques, conservent de nos jours, des parcelles cultivées, occupées par des vignes à raisins de table, qui bénéficient de l'irrigation, sous pression, du canal de Carpentras.

DSC_6869Formation de grappes de raisin, photos prises en juin.

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Faire le plein de lumière, de couleurs, et de l'ambiance vivante qui règne toujours dans ces petits villages, est toujours une expérience extraordinaire ! Venasque est un endroit privilégié , avec  la garantie d'une balade agréable ! Cette journée, me rappelle la chance que j'ai de vivre dans une région au patrimoine culturel, historique et naturel  riche.

DSC_0491Photo prise à l'automne, à Venasque.

J'espère continuer, encore longtemps, à vous apporter une part d'évasion, au travers de ce blog ! N'hésitez pas à me laisser un petit mot, cela me fait toujours plaisir ! A bientôt !

Plus d'infos sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

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13 juillet 2018

Bonnieux : la perle du Luberon

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Posé en paliers à flanc de falaise,  au dessus de la vallée, Bonnieux fait parti des plus beaux villages, perchés, du versant nord du Luberon. Il s´étend, des crêtes du Luberon, au plateau des Claparèdes, jusqu'aux rives du Calavon. Voici le récit de cette journée, printanière,  où  j'ai eu le plaisir de retourner.

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Quelle que soit la route que l'on prend, c'est d'abord le sommet des clochers de deux églises, que l'on aperçoit de très loin. Ce village, que j'affectionne tout particulièrement, est l'un des endroits qui figure sur tous les guides touristiques de la région, mais pour moi c'est surtout un endroit, où je peux revenir indéfiniment sans jamais avoir l'impression de le connaître.DSC_0618

Classé parmi les "plus beaux villages de France", il a quelque chose d'indescriptible qui rend véritablement unique chacune de nos visites. Qui dit Bonnieux, dit forcément jolie balade, dans les ruelles de la petite cité de caractère. 

DSC_7492les toits de Bonnieux et l'église basse (ou neuve).

Du site de Bonnieux (qui signifie : "Belle vue"),  on jouit d´un admirable panorama, sur la plaine agricole de la vallée du Calavon, les Monts du Vaucluse et le Mont Ventoux. 

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Dominé par son Eglise Haute, mi-romane, mi-gothique, à 425 m d´altitude, ce joli village commande la combe de Lourmarin, seule voie traversant le Luberon. Bonnieux fut, autrefois, un oppidum, ou village fortifié, habité dès l'époque néolithique, et à l´âge du bronze. 

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Jusqu´en 1312, Bonnieux aurait été une Commanderie des Templiers. Vers cette date, la commune devient la terre pontificale, et demeurera d´église jusqu´en 1791.

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Cette appartenance au domaine des papes, en fait une enclave, dans les terres du Comte de Provence, et lui donne de ce fait une place à part dans l´histoire de la région. A l'époque où la région du Comtat Venaissin appartenait aux Papes, puisque plusieurs évêques ont fait de Bonnieux leur lieu de résidence. Le village a conservé de cette époque là, un patrimoine architectural, que nous avons eu le plus grand plaisir à admirer ! 

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Résidence parfois forcée des dignitaires ecclésiastiques, Bonnieux comptait alors 3500 habitants et bénéficiait toujours des importants privilèges que lui avait accordés en 1247 le Comte de Toulouse Raimond.

DSC_3128Belle porte avec blason et passage voûté.

Le blason de la commune est le reflet de cette période prospère. Bonnieux devint français, par l´annexion du Comtat Venaissin, par la Convention en 1793.

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Une fois rendus dans le centre historique, nous avons été émerveillés, dans les ruelles étroites du village, par les façades et résidences remarquables des XVI, XVII et XVIII siècles.

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_DSC_0603Passage dans une ruelle du vieux village.

Impossible de ne pas photographier, encore une fois, ces maisons coiffées de terre cuite, que j'aime tant, et où j'ai toujours autant de plaisir à venir marcher. Elles s'étalent sur la colline dans une belle harmonie de couleurs.

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DSC_0611La fontaine à deux dauphins et à droite les escaliers montant à l'église haute.

Bonnieux est vraiment plein de surprises, dont l'Hôtel de ville, de Rouville, du XVIII ème siècle. Cet hôtel particulier appartenait à une vieille famille de Bonnieux, puis est devenu la mairie du village, en 1859. Pour des raisons pratiques la mairie sera transférée en bas du village en 2006. 

DSC_3125Hôtel de Rouville.

En parcourant les ruelles du bourg, nous avons découvert l'un des lavoirs que possède la cité. C'est, à cet endroit, que nous sommes parvenus à saisir au mieux la tranquillité qui règne dans le village, lorsque les touristes sont tous partis.

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 Même les chats ont l'air d'apprécier ce calme, à l'heure de la sieste !

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Pittoresque et originale, ce restaurant "le Fournil", adossé à la colline avec sa terrasse, sur une placette à l'ombre des platanes, et sa salle troglodyte au décor contemporain. Au menu : une cuisine méridionale mettant en valeur de beaux produits. 

DSC_3155La fontaine de la place Carnot et le restaurant le Fournil.

Lors de cette balade à Bonnieux, dans le petit Lubéron, nous sommes partis à la rencontre d'un vrai passionné, un peu perché parfois comme dans son village de Bonnieux : Olivier Roche.

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Faisant partie de l’association, Cinémanouche, c'est un doux rêveur, qui a inventé le plus petit cinéma du monde ( dans sa Deuch ! ) et qui collectionne les objets de Charlie ChaplinCette association a pour vocation de dérouler des bobines de film, à travers les villages du Luberon.

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Bonnieux ne compte pas une église, mais deux, qui n'ont pas manqué, non plus, d'attirer notre attention ! Pour arriver à l'église permchée tout en haut, il faut tout de même monter 86 marches de pierre. C'est la voie royale pour accéder, à grand peine, à l'église et son cimetière. A Bonnieux, disait-on : "les morts enterrent les vivants".

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Les escaliers, en calade, ont été restaurés, en 2000. 

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- L'église haute : Arrivés à la vieille église, nous découvrons, sous de magnifiques cèdres, du Liban, centenaires, un panorama immense et vraiment superbe sur les Monts du Vaucluse, les villages de Gordes et de Roussillon. Les tours et les remparts,  datant du XIIIème siècle, encerclent l'église haute.

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Le plus gros cèdre a une circonférence de 5 m.

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L´église, dédiée à Saint Gervais et Saint Protais, est juchée sur un promontoire rocheux, à 425 m d'altitude, accessible par un escalier de 86 marches abrité par des cèdres centenaires. 

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La plus ancienne partie de l´église est romane, la Chapelle Saint Sauveur, et a été édifiée au XII ème siècle par les Templiers. L´aspect général actuel de l´édifice est gothique. Cette église est classée monument historique depuis 1980. Elle abrite aussi quelques concerts au cours de l´été. 

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 Nous aurions pu passer presque toute l'après-midi, assis sur un banc, ou à écouter les conversations des habitués, mais nous ne pouvions pas manquer cette balade et prendre de la hauteur, pour encore plus apprécier le panorama, sur la campagne environnante, au niveau du belvédère de l'église haute. 

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DSC_3117NVue sur la plaine du Luberon, et le Mont Ventoux en fond de décor.

 - L'église basse  : 

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DSC_0617Façade de l'église basse.

Ces deux églises sont les vraies richesses architecturales, du patrimoine de Bonnieux, chacune avec un style différent. 

DSC_3118L'église basse de Bonnieux vue de la ville haute.

Tout en haut nous pouvons admirer, le beau campanile de l'ancienne mairie, avec sa cage en ferronnerie, bien ouvragée, datant du XVIIe siècle, avec un balcon et des volutes. 

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Une deuxième cloche, plus petite, se trouve en dehors du campanile. On voit bien ces éléments de décoration au sommet de la cage et l'ornement sommital en forme de croissant de lune :  une girouette oriflamme.

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De mon côté je ne savais que m'extasier, devant ce panorama,  que les rayons du soleil ne cessaient de sublimer. La lumière, du soir, y était incroyable, et le silence un pur ravissement ! 

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Si vous souhaitez profiter, comme nous, d'une très belle vue du Petit Luberon et des Monts de Vaucluse,  ajoutez ce village à votre voyage en Provence. 

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N'hésitez pas nous mettre des commentaires, et à nous faire partager vos carnets de bord, photos et anecdotes de voyages, dans le Luberon. Merci et à bientôt.

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12 juillet 2018

Quand la lavande colore la Provence en mauve...

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Rendez-vous incontournables de l’été, les fêtes de la lavande sont des lieux d’échanges conviviaux où, touristes et habitants, de la région se retrouvent, pour s’enivrer des senteurs de lavande, et admirer les savoir-faire qui y sont associés. Les fêtes de la lavande, dans la région, sont une institution.

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“Ici la lavande embaume ciel et terre, elle se joue de l’ombre et de la lumière”,  disait Giono en parlant de cette petite fleur bleue, emblématique, à l'odeur raffinée et qui fait le bonheur des parfumeurs. Ces fêtes sont inscrites dans les traditions de la Provence, elles mettent en avant les hommes et les femmes qui façonnent les paysages et cultivent cette petite fleur bleue exceptionnelle. 

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La lavande habille nos paysages de Provence, dès la plus haute Antiquité. Elle dessine le tableau idéal d’une terre joyeuse, accueillante, généreuse, pour éveiller tous nos sens, dans un tourbillon enivrant de parfum, de couleur, et de ravissement. Dès la mi-juin, les coteaux ensoleillés se tintent de bleu “lavande” et se mêlent allègrement au bleu “azur” du ciel. La floraison dure jusqu’au début du mois d’août, pour les secteurs les plus en altitude.

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- Fête de la lavande à Sault :

Venons-en au sujet principal de ce billet, la fête de la lavande à Sault. Cette fête régionale se déroule chaque année, le 15 août. Depuis 1985, la fête de la lavande à Sault est devenue une Journée incontournable célébrant l’emblématique fleur de la Provence. Passionnés et inconditionnels fêterons à Sault, ce 15 Août, la 34ème édition ! Une belle journée, et une  fête qui dynamise la région de Sault !

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Du matin au soir, le village de Sault est littéralement envahi par les curieux, les habitants de la région et les voyageurs, français ou étrangers. 

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Une féerie de couleurs, d'odeurs et de saveurs pour fêter la fleur de Provence, la lavande. Le Pays de Sault embaume la lavande fraîchement coupée, c'est le temps de la fête. Une belle journée, une belle fête qui dynamise la région de Sault ! 

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Même si vous n’avez pas la possibilité d’y passer la journée entière, je vous recommande d’y passer si vous êtes dans la région le 15 août. La fête se déroule à la sortie du village, à 2 kilomètres du centre. Vous pouvez assez facilement y aller à pied mais sachez qu’une navette bus, gratuite,  permet d’y aller et de revenir dans le centre.

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Chaque année, les visiteurs, toujours plus nombreux, envahissent l'hippodrome, pour une journée décontractée, sous les chênes du bois du Deffends. C'est le seul en France, orné en son centre, d'un champ de lavande !  

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Pendant la fête de la lavande, le village s’anime pour se transformer en marché de la lavande, avec produits du terroir,  de la ferme, un salon du livre, une exposition de peintures, un village des métiers d’art, un spectacle équestre et un concert de clôture en provençal. 

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De nombreuses boutiques vendent de la lavande, dans leur boutique ou à l’extérieur.

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De nombreux ateliers senteurs, fuseaux, confection de savons, teinture végétale... Les enfants ne sont pas oubliés avec, au programme, des animations et des jeux.

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Toute la journée se succèdent de joyeuses farandoles avec des groupes folkloriques provençaux et des attelages tous parés de leurs brins odorants : défilé d’anciens vélos, tracteurs, charrettes, ou matériels utilisés pour la récolte de la lavande. 

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vélos

C’est un vrai plaisir de voir ce petit village plein d'animations, ce jour-là !  De grandes tables, sous les ombrages, accueilleront le Grand Repas Champêtre, les jeux de lavandes pour petits et grands précéderont le concert de clôture d'une journée bien remplie.

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Moment fort dela journée : la récolte traditionnelle de la lavande est à l’honneur. Le matin, est lemoment idéal pour profiter de l’événement. La matinée commence par un concours amateur de récolte de lavande de façon traditionnelle. C’est plutôt sympathique, et clairement, cueillir la lavande à l’ancienne n’est pas du tout facile ! Il ne faut d’ailleurs pas avoir peur de la canicule, des guêpes, abeilles ou frelons qui sont légions dans la lavande …

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Après la récolte des amateurs, place aux professionnels de la lavande ! Le véritable concours est simple : terminer la récolte de sa bande de lavande en premier (sous réserve du poids récolté). Leur habilité est impressionnante ! 

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En quelques minutes, une bande de 50 mètres de lavande environ est littéralement avalée ! Le tout avec une simple faucille. Après la récolte, place à la pesée pour déterminer le gagnant. Après la pesée, distribution gratuite de la lavande récoltée. Sympa, non ?

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A 22h, le grand bal populaire sous les étoiles.  Rendez-vous donc, cette année, le 15 août 2018, pour une nouvelle fête de la lavande à Sault, pleine de surprises !

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-Fête de la lavande à Apt :

Ce dimanche 8 juillet,  c'est à Apt, que nous avons découvert la  Fête de la Lavande, pour sa 4ème édition, organisée par l’association des commerçants et artisans du Pays d’Apt.

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La journée a commencé avec l'ouverture d’un marché de la lavande, qui  contribue à faire connaître la petite fleur bleue de Provence, et à la faire consommer.

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 Les producteurs sont parmi les premiers à bénéficier de ces manifestations. 

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Nombre d’entre eux en profitent pour vendre directement leurs produits régionaux et du terroir.

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Les  champs de lavande, qui s’étalent sur toutes les collines, font le bonheur des abeilles, qui nous préparent ce merveilleux « miel de lavande » qu’on ne retrouve nulle part ailleurs…

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Toute la journée la ville s’est mis à la lavande :

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- Exposition de vieilles charrettes, de voitures, de véhicules agricoles, de tracteurs, décorés avec de la lavande... 

 

DSC_7914D'un autre temps.

DSC_7951La même bien pimpante !

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- Présentation du matériel de récolte et de distillation, de machines d’exploitation et d’alambics, par les producteurs locaux...

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- Démonstrations culinaires avec dégustation, ateliers pédagogiques au musée d'Apt...

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- Concours photos, jeux et animations  pour les enfants, balades poneys… il y en avait  pour tous les goûts !

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Le tout, dans une ambiance musicale provençale !

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- De nombreux menus, autour de la lavande, ont été proposé par les maitres restaurateurs de la ville d’Apt.

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- En fin de journée, a eu lieu la cérémonie d'intronisation, par la Commanderie de la lavande,  avec vin d’honneur, sur la place de la mairie, en hommage à Raymond Agnel.

DSC_9498L'hôtel de Ville

Cette manifestation,  mettant à l'honneur une activité ancestrale et l'emblématique petite fleur, mythique, de la Provence,  a rencontré un vif succès.

DSC_9512Centre historique d'Apt.

Durant ces journées, festives, la lavande se dévoile sous plusieurs angles, grâce à un programme riche et varié. Ainsi en repartant la lavande, n’aura plus de secret pour vous !  Ces fêtes de la lavande, qui s'épanouissent, au gré des périodes de récolte, et de distillation, attirent de nombreuses personnes, et on comprend pourquoi !

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Au coeur de la "petite fleur bleue"

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Comme à chaque début d’été, la lavande de Provence inspire les voyageurs, qui veulent découvrir, ou redécouvrir les paysages typiques du Sud de la France. 

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A cette époque de l'année, le ciel affiche un bleu profond, le soleil brille, les cigales chantent, la lavande fleurit.... ça sent bon les vacances en Provence ! "La lavande parfumait jusqu’aux étoiles l’eau qui l’imprégnait sur ses profondeurs naturelles".  Arthur Rimbaud.

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Mondialement connue pour son parfum inégalable, la lavande est l’emblème incontesté de la Provence et de ses paysages. 

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Les Routes de la Lavande racontent cette histoire, ce savoir-faire, cette économie, et donnent à admirer de fabuleux paysages, marqués à jamais par la lavande, certes éphémère, mais aux vertus magiques et dont la renommée a fait le tour du monde.

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Entre la floraison, fin mai, et la récolte, début août, la région de Sault revêt un manteau violet, au parfum délicieux. L’occasion d’admirer de somptueux paysages, mais aussi de partir à la rencontre d’une culture, dans tous les sens du terme : celle de la lavande, une longue histoire provençale.  

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Les raies de lavandes sont entretenues, pour qu´au plus bleu de sa floraison, elles puissent être coupées, à la machine, ou à la faucille, puis mis en botte et distillé dans un alambic, installé sur place. 

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Alors s'élève cette odeur si particulière de lavandin et de lavande, qui plane durant l´été sur la campagne. Elle s'échappe des dizaines de distillerie, dans lesquelles, grâce à l´alchimie de l´eau et du feu, les plus subtiles vertus et tous les arômes des plantes vont être extraits en une huile essentielle et bienfaisante.

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Un extrait de Jean Giono, dans Provence : "A l'époque de la récolte, les soirs embaument, les couleurs du couchant sont des litières de fleurs coupées, les alambics rudimentaires installés près des citernes soufflent des flammes rouges dans la nuit". 

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Visiter une distillerie, en rencontrant les producteurs de lavande, est une expérience garantie et inoubliable ! C'est un incontournable, pour mieux comprendre le métier de producteur de lavande et leur savoir faire. Celle d'Aroma'Plante, à Sault, que je vous propose, aujourd'hui, est une ferme biologique, spécialisée dans la production de plantes aromatiques et médicinales. Située sur les contreforts du Mont Ventoux, à 750 mètres d’altitude, elle se trouve sur la route de Mont Ventoux.  

DSC_7757Sault.

Chez Aroma tous thèmes sont abordés et expliqués, avec passion, par les producteurs de la distillerie :  la culture, la plantation, les travaux d'entretien, la récolte, le séchage, la distillation, les rendements.  De quoi ravir les yeux et l’odorat, et découvrir en famille tous les bienfaits et secrets de la lavande, expliqués par les lavandiculteurs. 

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A quoi sert un vase ? D’où vient l’huile ? Pourquoi ça doit bouillir ? Autant de questions sur lesquelles vous deviendrez incollables ! La distillerie permet de transformer sur place la production et ainsi de proposer des huiles essentielles et eaux florales, en plus des plantes séchées. Je vous propose de suivre les différentes étapes de la lavande : de sa graine, à son huile essentielle :

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- La vie d'une culture de lavande :

Une plantation de lavande reste en place environ 10 ans. Elle est en production à partir de la 2° année, et les rendements optimums en huille essentielle, sont obtenus entre la 4° et la 6° année. La succession, sur une même parcelle, de plusieurs plantations de lavande ou lavandin, est néfaste pour l'état sanitaire des plants. Il est conseillé d'introduire, sur un intervalle de 2 à 4 ans, des cultures de rotation : blé, épeautre, orge, fourrages sont toujours présents sur les exploitations lavandicoles.

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La Plantation  : La parcelle se prépare un an avant la plantation : labour, désherbage. La plantation s'effectue après les grosses gelées ( mars-avril) ou bien en automne, en plaine (novembre à décembre). L'implantation est mécanisée. La densité des plants est de 12 000 à 15 000 plants à l'hectare pour la lavande ; de 8 000 à 10 000 plants à l'hectare pour le lavandin.

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- Les travaux d'entretien : La fertilisation : apport annuel d'engrais, le désherbage : chimique et mécanique (3 ou 4 fois au cours de l'année), la protection sanitaire, le traitement contre les ravageurs, au premier rang desquels la cécidomyie. 

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- La récolte : la plante synthétise l'huile essentielle jusqu'à la formation de la graine. Une fois celle-ci formée l'huile essentielle s'évapore. La récolte pour la distillation doit donc être effectuée en fin de floraison. La période de coupe s'échelonne, selon l'altitude, entre mi-juillet et mi-août, et  s'effectue à la machine, sauf pour des besoins ponctuels. Il n’a pas plu depuis quelques jours, toutes les conditions sont remplies, le temps de la récolte est venu…Le principe en est simple : devant, deux dents qui relèvent la touffe de fleurs et la guident vers les lames. Derrière, un tapis roulant qui récolte les fleurs coupées et les charge dans la benne. 

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Ici, pas de haute technologie, pas de pilotage par GPS. Non, tout est dans l’œil du maître, et dans la finesse de son guidage, pour prendre toutes les fleurs dans le rang, sans couper trop court ni trop long. C’est une attention de tous les instants. Si le principe est simple, la technique elle reste complexe, car il faut respecter la fleur mais aussi le buisson qui reste en terre pour re-produire d’une année sur l’autre. Et, rang après rang, le champ de fleurs va être récolté.

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Autrefois la récolte de la lavande était entièrement réalisée, manuellement, à la faucille, et ce jusque dans les années 1950-1955, qui virent l'apparition des premières machines. 

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C'était un travail harassant, sous un soleil de plomb, qui s'effectuait en équipe. On déposait les gerbes sur les plantes ce qui permettait le séchage avant la distillation ou une odeur parfumait alors toute la campagne".  

fête de la lavande2

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De nos jours, cette méthode, de coupe à la faucille, ne se pratique plus, sauf dans certains cas de petites surfaces inaccessibles (à la montagne), ou pour réaliser des bouquets. Pour ce que cela intéresse, un championnat de France de coupe de lavande, à la faucille, dédié aux amateurs, et aux professionnels, a lieu le 15 août, à Sault, le jour de la fête de la lavande :   www.fetedelalavande.fr

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- Le séchage : Avant la distillation, la récolte doit subir un temps de séchage afin de perdre l'excès d'eau, elle est mise à sécher au soleil, sur de grandes bâches, ou sur des séchoirs, pour en faire des bouquets de lavande.  Ils sont réalisés à partir de différentes  variétés (la lavande super bleu, la lavande fine, le lavandin extra bleu), en fonction de leurs couleurs et de leurs parfums. Les bouquets sont récoltés, séchés puis travaillés, ils sont utilisés pour la décoration et les compositions florales. Les fleurs sont utilisées pour la confection décorative.

sechage_des_bouquetsSéchage des bouquets de lavande.

Quand la lavande est bien sèche, on la rassemble en tas et on en fait de petites montagnes odorantes…Un préfanage d'environ un ou deux jours est indispensable pour la lavande fine : il évite de modifier la qualité d'huile essentielle.

séchage

- Séparation de la lavande de la paillepour le traitement, on va utiliser une moissonneuse-batteuse.  Seule la partie « batteuse » est utilisée. La lavande est chargée à la main, on sépare ensuite la paille.

récolte

séchage2

Il en faut des coups de fourche pour séparer des tonnes de paille, des quelques kilos de fleurs…Une fois le tas disparu, il ne reste plus que des fleurs de lavande, qu’il faut s’appliquer à ramasser…

séparation de la lavande

Les fleurs vont être, ensuite, stockées dans un hangar. Le travail n’est pas terminé, les fleurs devront être tamisées pour les nettoyer de toutes les impuretés qui restent. Vous pourrez, ensuite, les retrouver dans les sachets que vous mettrez dans vos tiroirs, ou armoires, comme le faisaient nos grands-mères.

stockage lavande

Il me reste à vous parler, aussi, d’un autre traitement de la lavande : la distillation d'huiles essentielles.

La distillation : ont lieu, l'été, des démonstrations de distillation, à l’ancienne, grâce à l’un de ses nombreux alambics en cuivre, dont la technique est connue depuis l’Antiquité. Les huiles essentielles sont obtenues par entraînement à la vapeur d'eau. Les tiges et les fleurs sont introduites dans le vase de la distillerie. 

DistillerieDistillerie.

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Elles sont soigneusement tassées de façon à ce que la vapeur qui va les traverser, en entraînant l'huile essentielle, ne puisse emprunter de chemins préférentiels.

alambicAlambic.

Le mélange gazeux (vapeur d'eau et huile essentielle) passe dans un col de cygne et est condensé dans un "serpentin". 

Distillerie2Un serpentin.

Il est ensuite déversé dans un « essencier » où il décante. L'huile essentielle, plus légère, surnage et l'eau distillée est aromatisée par les traces de cette huile essentielle. C'est l'hydrolat. Le temps de distillation, par la méthode traditionnelle, est relativement court : de 30 à 40 minutes. 

Distillerie3Essencier.

Il est intéressant de voir l’huile essentielle couler dans le vase florentin, et apprécier le parfum délicat de la lavande juste distillée. Spiritueux, eaux florales et huiles essentielles, sont les principaux produits issus de la distillation à la vapeur d’eau. D’autres techniques sont également connues en parfumerie, notamment celle des solvants volatils, très utilisée à Grasse, notamment pour le jasmin.  

alambic

- Les rendements :  ils sont très variables selon les régions, le climat de l'année, l'âge de la plantation et la variété. 

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Les rendements en huile essentielle de lavande sont d'environ 15 kilos par hectare, 25 à 50 kilos pour les lavandes clonales (maillette et matheronne), 80 kilos pour le lavandin en zone de montagne sèche, près du double en plaine, jusqu'à 180 kilos. 

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- Les sentiers découverte : Au départ de la distillerie Aroma'Plantes, deux boucles ont été aménagées et balisées, permettant de parcourir, à son rythme, à pied ou à vélo, la campagne et les champs de plantes qui bordent les sentiers.

DSC_7793Découverte d'une jolie cabane perchée dans un arbre, à côté d'Aroma'Plantes.

Un circuit de découverte "Le Musée de champs" (45 minutes environ) et un circuit découverte "Les grandes terres" (1h15 environ). En route pour une jolie balade qui met tous nos sens en éveil !

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- Le Lavandoscope d'Aroma'Plantes : est une exposition, toujours chez Aroma'plantes, accessible à tous, sur la lavande, ses caractéristiques, son histoire et ses utilisations. 

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C'est une invitation au voyage sur les Routes de la Lavande, une main tendue pour découvrir « autrement » la lavande et la Provence.

Lavandoscope

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- La plantothèque : à l'extérieur de la distillerie, deux espaces pour découvrir le secret des plantes méditerranéennes, cultivées ou récoltées dans la nature proche. 

Plantothèque

- Une boutique de vente de produits est proposée sur place, dans les anciennes écuries voûtées de la ferme : lavande et dérivés, huiles essentielles, eaux florales, savons, cosmétiques, herbes de Provence, plantes aromatiques et médicinales... Sommeil difficile, anxiété, nervosité, encombrement respiratoire… choisissez la lavande, dite "vraie",  pour son pouvoir apaisant.  C’est en Provence que vous trouverez l’espèce, dont le parfum est le plus fin, et dont l’huile essentielle est la plus pure. Comme pour les grands vins, la lavande de Provence est classée AOC depuis 1981.

Boutique

- L'Aromatic'Bar pour faire une halte gourmande et rafraîchissante, en intérieur, ou sous les marronniers centenaires…On peut y déguster des tisanes ou jus de fruits 100 % bio,  des crêpes au Petit Épeautre… 

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 - En juillet et août :  Sortie Lavande, pour récolter et distiller, soi-même, sa lavande -  Ateliers fuseaux de lavande, pour confectionner des fuseaux de lavande, tissés l’ancienne, véritable rituel provençal...

fuseaux de lavande

...Ateliers savons, pour découvrir la méthode ancestrale de la fabrication, du savon naturel, en fabriquant nos propres savons. 

savons

Aroma’Plante :  Route du Mont Ventoux -  84390 Sault Site Web: http://www.distillerie-aromaplantes.com

 

S'engager : Pour faire face à de nouveaux défis, c’est l’ensemble de la filière « lavande » qui s’engage pour sauver l’un des patrimoines emblématiques de la Provence, et la principale production parmi les plantes à parfum, aromatiques et médicinales. Pouvoirs publics, producteurs, industriels de la parfumerie ou de la cosmétique, tous se mobilisent à différents niveaux pour la préservation de la lavande, que ce soit face à l’évolution de la réglementation, ou pour la recherche contre les maladies. 

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En partant à la découverte, de la lavande, au fil des paysages, ce trésor emblématique de la Provence, c’est un véritable tour de la Provence que nous avons entrepris ! Il faut avouer que ces champs de lavande en fleur sont simplement magnifiques ! Se balader dans les environs de Sault, pour profiter de ces paysages, est un réel plaisir ! Un programme enivrant attend les voyageurs, qui mettra à coup sûr tous leurs sens en éveil !  Une journée inoubliable, où l'on en prend plein les yeux, que je vous conseille fortement ! 

Plus d'infos sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com
Journée exceptionnelle au pays de l'Or Bleu - Exclusivité 2018 !

(Uniquement pendant la floraison de la lavande). Pour la première fois, la famille Lincelé, producteur et distillateurs depuis 1890 ouvre les portes de son domaine lavandicole au coeur de la Provence... Accompagné d'un guide du Domaine, découvrez les plantations, la culture de la graine aux champs de lavande.

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

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10 juillet 2018

Que serait la Provence, sans la lavande ?

 

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Cette balade, au départ de Sault nous conduira à la découverte des grands espaces du plateau d'Albion, connu pour ses paysages magnifiques colorés, où le temps semble s’être arrêté. 

DSC_7901Route panoramique de Lagarde-d'Apt.

Comment ne pas aimer avec passion, la Provence, aux parfums d’été :  ses éclaboussures de violet à perte de vue, ses nuances du tendre au sombre, ce pays du soleil, de vent et de contrastes, ce vert des oliviers et des cyprès ...

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Ce vaste plateau, évoqué par Jean Giono, dans ses romans : "La lavande est l'âme de la Haute Provence",  nous saisit par sa successions de paysages, sauvages, d’une  grande beauté ! Vous êtes exactement au point de rencontre du réel et de l'imaginaire, chez Giono. Prenez le temps de humer cet air, de suivre la courbe de ces collines teintées de mauve, et d'or, de découvrir ces cabanes de berger au pied des arbres morts. 

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Quand vous aurez eu votre soûl de sensations, redescendez alors doucement sur terre, sans vous presser. Retrouvez la route de Sault, une visite de la vieille ville s'impose !

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Lavande, blé, petit épeautre(*), sauge sclarée, ou encore moutarde, safran, sont autant de cultures dont les couleurs composent une véritable palette de peintre.

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* Pour ceux qui ne connaissent pas le petit épeautre, que l'on renconte un peu partout, dans le Val de Sault, c'est un blé rustique, dont les archéologues ont retrouvé la trace dans des couches datées de 9 000 ans avant notre ère. Cette céréale se complait dans des sols pauvres, et accepte des hivers longs et froids. Cette culture, très populaire sur le plateau d'Albion et les pentes du Ventoux jusqu'au XIXe  siècle, a été reprise dans les années 1980. 

DSC_7792Du petit épeautre.

DSC_7907Du blé du Plateau d'Albion.

Ces véritables patchworks, plaisant à regarder, s’étendent entre les monts de Vaucluse, le Mont Ventoux et la Montagne de Lure.  

DSC_7863Un véritable patchwork de couleurs.

La principale culture du Plateau d’Albion, est la lavande fine ou vraie, avec notamment 4.800 ha de culture, pour cet «or bleu », si symbolique en Provence !

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 Histoire, la ruée vers l’Or Bleu :

La culture de la lavande en haute Provence n’est le fruit ni du hasard, ni d’une évidence agronomique. Elle correspond essentiellement à une opportunité économique saisie par les habitants de la région de Sault. Autrefois, cueillie à l'état sauvage, la petite fleur bleue apportait un revenu d'appoint aux paysans provençaux, et fut un facteur de frein à l'exode rural.  

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Dès l’Antiquité, dans les civilisations grecques et romaines, la lavande est déjà citée pour ses usages actuels. Au Moyen Age, c’est toujours comme plante médicinale ou essence aux précieuses vertus que l’on retrouve la lavande : elle s’avère très efficace dans la lutte contre la Grande Peste.

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Au début XXe, l’expansion, à Grasse, des industries de la parfumerie provoque une forte progression de la demande de plantes à parfum. La cueillette de l’aspic et de la lavande fine se généralise et s’organise. Au milieu du XXe s, la mécanisation et la meilleure productivité des plants favorisent l’intensification de la culture de la lavande. De nombreuses familles agricoles vivent essentiellement de la lavande.

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La fin du XXe siècle marque un tournant. Dans un marché très tendu, le nombre de lavandiculteurs décroît, de même que la surface cultivée. Dans les années 2000, l’apparition de nouveaux débouchés, notamment celui du « bien-être », permet de maintenir le nombre de producteurs, et tend à encore améliorer la qualité de la production. L’épisode de sécheresse de 2003, joint à un problème sanitaire accélérant le périssement des plants, a failli mettre en péril la production de lavande. Presque dix ans plus tard, la situation s’avère contrastée.

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La lavande a perdu la moitié de ses surfaces, retirant à notre pays sa position de leader au profit de la Bulgarie. Heureusement, pendant ce temps, le lavandin, lui, se porte comme un charme. Mais pour l’essentiel, les exploitations ne sont jamais monocultures et couplent souvent la lavande avec du lavandin,  des céréales (blé, petite épeautre),  ou de l'élevage. 

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Utilisation : Le lavandin part majoritairement dans les lessives, déodorants et autres produits ménagers, tandis que la lavande, à la culture plus artisanale, part pour la cosmétique et le parfum.

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Au milieu de ces champs de lavande, de nombreux apiculteurs produisent du miel de lavande, protégé par un label rouge. Dans cette nature complexe et riche, la biodiversité est importante, l'abeille cruciale ; car le destin de l'humanité est lié à celui des pollinisateurs. Si l'une est en danger, l'autre l'est aussi.

 

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Pesticides, insectes et acariens parasites, vident les ruches, la mécanisation aussi. Lors du passage de la machine, les tiges sont relevées pour être coupées et les abeilles restent piégées dans la fleur. Voir explications de ce kit "Chasse Abeilles", peu cher, et qui n'impose pas de gênes, de la mécanique simple.

Un kit pour éviter que les abeilles ne meurent pendant les récoltes

Par Laure Gareta / Vidéo : Stéphane Duclet S i l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre." Cette citation apocryphe d'Einstein ne laisse pas de place au doute. Dans cette nature complexe et riche, la biodiversité est importante, l'abeille cruciale ; car le destin de l'humanité est lié à celui des pollinisateurs.

https://www.laprovence.com

Le fléau de la lavande : depuis plusieurs années, la lavande sujette aux maladies, responsable de son dépérissement, a fortement régressé. La citadelle est un insecte devenu ennemi public n°1 des producteurs et distillateurs de lavande. Il est vecteur d'une bactérie et infuse inéluctablement la maladie appelée « phytoplasme du Stolbur ». Ce fléau est source de terreur sanitaire, et c'est une lutte, de tous les instants, à laquelle se livrent les producteurs.  Amplifié par le réchauffement climatique, le phénomène fragilise les équilibres économiques des exploitations. Et pour couronner le tout aucun traitement efficace n'a pour l'instant été trouvé.Vous verrez souvent des parcelles en cours de renouvellement. 

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Randonnées dans le plateau d'Albion : il est très prisé par les amateurs de nature, qui souhaitent trouver du soleil, mais qui ne veulent pas se risquer à s’approcher des plages saturées de plaisanciers, l'été. Ici, pas de problème, c'est la tranquillité assurée, idéal pour se ressourcer !

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Bien sûr, les champs de lavande, les chants des cigales, et les bories, attirent les touristes, à eux seuls, mais il serait réducteur d’en rester là. 

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Sentier des lavandes : C'est, aussi, l'endroit idéal,  pour faire de belles balades, aussi bien à pieds qu’à VTT. Depuis Sault, capitale de la lavande, un "sentier des lavandes", aménagé, nous permet de découvrir, au moment de la floraison, toutes les facettes de ce symbole provençal et ce, en toutes saisons. 

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La lavande étant en fleur en juillet et en août, la balade n'en sera que plus belle, à cette période là ! Nous voilà partis pour une boucle pédestre de 5 km, soit 1 h 40 de marche, et 80 m de dénivelé. Cette balade, pour ses fragrances, se fait avec le nez !

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Nous nous laissons guider par les panneaux d'interprétation (botanique, culture, récolte, distillation), et la signalétique, qui jalonnent notre parcours.  La balade vous conduit sur des sentiers nous passons des champs de lavande, de petits épeautres, aux champs d’herbes aromatiques. Nous cheminons au gré des couleurs, et des senteurs typiques de la Provence : thym, romarin,  sauge sclarée, lavande… Au cours de la randonnée, arrêtez-vous à la distillerie de lavande, Arome'Plantes, ou la ferme des lavandes,  pour tout savoir sur le métier de producteur de lavande, avant de revenir au village de Sault, (prochain article).

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Sur un fond bleu pur, parsemé de quelques nuages blancs, et de montagnes vert foncé, le plateau de Sault est un spectacle enchanteur, avec ses bouquets bien taillés, ses allées rectilignes fuyant vers l’horizon : une véritable oeuvre d’art !

DSC_7867Le "Chemin des Lavandes", à Sault.

Ces paysages magnifiques, nous font découvrir de grands espaces, occupés par la culture de la lavande, le blé, et par l’élevage ovin, au milieu desquels se dressent des villages perchés typiques, semblant poser fièrement avec leurs églises, chapelles et leurs châteaux ! 

DSC_7890Le petit village perché, d'Aurel, au milieu des champs de lavande.

Ne pas oublier, avant de partir, d'aller visiter le charmant petit village d'Aurel, au nord de Sault, entouré de champs de lavande, un vrai décor de cartes postales !

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Le Plateau d’Albion regroupe des villages provençaux de petites tailles, la population approximative, en 2017, est proche de 4.000 habitants pour ces sept communes : Sault, Aurel, Saint-Trinit et Saint-Christol (Vaucluse), Ferrassières (Drôme), Revest-du-Bion et Simiane-la-Rotonde (Alpes-de-Haute-Provence).

DSC_7754Le village de Sault perché sur son piton rocheux.

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L'élevage : Par ailleurs, les vastes champs, du Plateau d'Albion, favorisent l’élevage ovins et porcins, notamment le porc du Ventoux, élevé en plein air.

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La spéléologie : Pour les amateurs de sensations fortes, le Plateau d’Albion, considéré comme un des plus importants massifs karstiques de France, est un haut lieu pour la pratique de la spéléologie grâce à de nombreux avens. La géologie, particulière, favorise l’infiltration des eaux de pluie, qui alimentent la rivière d’Albion,  avant de ressortir à la célèbre résurgence de Fontaine de Vaucluse. 

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Une balade karstique, (voir plan ci-dessous), de 2 km, au départ du centre du village de St Christol d'Albion, évoque ce relief particulier et vous permet d’approcher, au plus près, de l’entrée de quelques avens.

St Christol

Une centrale solaire photovoltaïque : Le plateau d'Albion est également connu pour avoir hébergé, sur son territoire, le site de lancement des missiles nucléaires entre 1971 et 1996. On trouve aussi une importante base militaire, un centre de radars et une centrale solaire photovoltaïque, construite sur un ancien silo, destiné au lancement de missiles nucléaires16 400 panneaux sur 3 hectares produisent 1,2 MWc pour les besoins de 600 foyers.

Image associée

Un observatoire astronomique : Toujours sur le Plateau d'Albion, au milieu des champs de lavandes, à Lagarde d'Apt, un ancien camp militaire a été transformé en observatoire pour "Nuits étoilées", pour notre plus grand plaisir ! Il abrite, à 1000 m d'altitude, l'observatoire astronomique SIRENE, depuis mai 2001, dans une atmosphère pratiquement pure. Grâce à un téléscope, et divers instruments, il est possible de faire des observations célestes (étoiles, lune, Saturne, galaxies ... ).  

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Une reconversion bien réussie pour un ancien silo militaire. Sur la route qui y mène,  l'on peut même rencontrer des animaux : sanglier, renard, chevreuil.  

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Coup de coeur

« Les Routes de la Lavande », Philippe Lemonnier, Bruno Colliot, Ouest France Publishing, 144 pages, € 16.50 

 N'hésitez pas si vous avez besoin de plus de renseignements, de me laisser un commentaire, j'y répondrai volontiers, à bientôt !  

Plus d'infos sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com
Journée exceptionnelle au pays de l'Or Bleu - Exclusivité 2018 !

(Uniquement pendant la floraison de la lavande). Pour la première fois, la famille Lincelé, producteur et distillateurs depuis 1890 ouvre les portes de son domaine lavandicole au coeur de la Provence... Accompagné d'un guide du Domaine, découvrez les plantations, la culture de la graine aux champs de lavande.

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

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09 juillet 2018

Au pays de l'Or Bleu.

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En choisissant, début juillet, pour notre escapade au pays de l'or bleu, nous étions plutôt certains d’arriver en pleine floraison des champs de lavande, un vrai plaisir des yeux ! Suivez le guide, le temps d'une journée, haute en couleurs, et saveurs, au pays de Sault, durant la floraison de la lavande !

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Pour nous rendre sur le plateau de Sault, et ses merveilleux champs de lavande, nous emprunterons, pour changer, la route qui part de Saint Saturnin-lès-Apt, en direction du col de la Liguière, qui culmine à 998 m d'altitude. Il est possible aussi de passer par les Gorges de la Nesque, paradis des cyclistes, pour arriver à Sault, ce que nous avions fait l'an dernier.

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Très vite le sceptre vire au bleu, enjolivant les bastides, lorsque les premières lavandes se mêlent aux coquelicots, à l’approche de Saturnin-lès-Apt.

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La D230, qui passe par Saint-Jean-de-Sault, est  sauvage, parsemée de guarrigue, et déserte. Sur plusieurs kilomètres, l’immersion dans les bois fait naître une impression de solitude,  qui s’estompe à peine quand déboule sur la gauche l’impressionnant Mont Ventoux.

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Juste après le col, un paysage enivrant de couleurs et d’odeurs, se dévoile  devant nous, avec en fond de décor le Géant de Provence.

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Des groupe de Chinois, qui ne s'y sont pas trompés, envahissent les champs de lavande, pour faire de nombreux selfies, en souvenir de leur passage !

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Le sommet du Mont Ventoux émerge à l'horizon, dans toute sa splendeur, pareil à une île au milieu d'une mer d'encre. 

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Difficile d'imaginer que celui qu'on surnomme, aussi, le Mont Chauve, culmine à plus de 1900 m d'altitude. Peut-être aurez-vous alors envie d’emboîter la roue de ces innombrables cyclistes, débutant ici l’ascension de leur vie.

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Sa silhouette nous escortera jusqu’à Sault, capitale d’une lavande, qui se manifeste à la vue, comme au flair, sous la forme de trouées colorées, embaumant l’atmosphère.

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Dans ce patchwork de couleurs, l’émerveillement des yeux prend toute sa dimension, lorsque montent au nez les fragrances uniques des champs de lavande.  

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Il faut savoir que les champs de lavande, étant plus en altitude (plus de800m), la floraison y est plus tardive sur le plateau d'Albion, que dans le Luberon. 

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Nous laissons notre regard courir, à perte de vue, sur cette mer d’épis bleus ondulant sous le vent, et humons leur parfum délicat jusqu’à nous en imprégner.

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La lavande est un vrai régal pour les sens : elle enivre, captive, et nous fait tourner la tête ! 

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Les champs de lavande qui défilent, autour de nous, avec un mélange de fleurs des champs, occupent quasiment tout l’espace, une véritable explosion de couleurs et de senteurs !

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Loin des hordes de touristes, du plateau de valensole, ici on respire, on est au calme ! Nous sommes seuls dans cet océan de lavande, un vrai plaisir et l'endroit rêvé pour un pique-nique !

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Les champs de lavande partagent leur emprise avec les champs de sauge sclarée, de blé et petits épeautres. 

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Une balade à faire, idéalement, en période de floraison de la lavande, où les paysages, piqués de petits et grands champs bleutés, exultent à la belle saison. 

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La cueillette de la lavande obéit à des règles climatiques précises. Elle dépend de l’hygrométrie, c’est-à-dire de l’humidité de l’air. En clair, une longue période sans pluie peut avancer la récolte de quelques jours, alors qu’un orage peut la retarder d’autant.

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N’hésitez pas à vous renseigner auprès des offices de tourisme des zones dans lesquelles vous souhaitez vous rendre.

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En traversant le minuscule hameau de Saint-Jean, un panneau nous annonce l'arrivée imminente à Sault, (prochain article).

DSC_7738Le village de Saint-Jean de Sault. 

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Photos des champs de lavande, prises dans la région de Saint-Jean-de-Sault, à presque 1000 m  d’altitude, au pied du Ventoux. 

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L'après midi nous rejoindrons Sault, la capitale de la lavande, où l'or bleu est présent partout, pour d'autres belles aventures. A suivre........!!!

Plus d'infos sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

Journée exceptionnelle au pays de l'Or Bleu - Exclusivité 2018 !

(Uniquement pendant la floraison de la lavande). Pour la première fois, la famille Lincelé, producteur et distillateurs depuis 1890 ouvre les portes de son domaine lavandicole au coeur de la Provence... Accompagné d'un guide du Domaine, découvrez les plantations, la culture de la graine aux champs de lavande.

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

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07 juillet 2018

Sur les traces du passé gaulois de Cavaillon

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Pour beaucoup de monde, Cavaillon est avant tout la capitale du Melon. Située aux portes du Luberon, la ville possède un riche passé, et un patrimoine remarquable ! Je vous emmène aujourd'hui, faire une promenade sur la colline Saint-Jacques, de Cavaillon, à la découverte des traces des premiers hommes, qui s'y sont installés, dès le néolithique, puis qui y ont construit un village fortifié : un oppidum, dont il reste quelques vestiges : fonds de cabanes, fortifications, aires de battage, espaces pour l'élevage..., jusqu'à l'arrivée des Grecs, puis des Romains. (Pour tout savoir sur l'histoire de cavaillon, c'est en fin de récit).

colline-st-jacquesTracé de la randonnée, dans la colline Saint Jacques.

La colline Saint Antoine est un site remarquable, de par ses paysages et sa belle chapelle restaurée. C'est un petit massif crétacé, qui émerge de la plaine quaternaire, formée par les alluvions de la Durance et de son affluent le Coulon. Si les piétons accèdent aujourd'hui, au sommet par un escalier rustique, construit au XVIe siècle, les automobilistes peuvent emprunter une route, qui suit le même vallon, que l'ancien et unique chemin primitif, appelé encore : la voie romaine. Cette voie, dont on distingue toujours le tracé, escaladait en pente douce, par le nord, la seule partie de la colline abordable naturellement, les autres versants étant, soit terminés par des falaises abruptes, soit par des vallons descendant vers la Durance, qui longe le massif au sud.

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Pour  parvenir, à pied, à la colline Saint Jacques, il faut suivre le chemin qui part, à côté de l'office du tourisme, situé Place François Tourel, et qui indique la direction de la "via ferrata". Dès le départ, une surprise nous attend : un superbe arc romain, à deux arceaux, sur lequel on peut voir encore quelques détails architecturaux : guirlandes, motifs ornementaux, et rais de cœur, à la base des pilastres extérieurs.  Ce très bel arc date des toutes premières années de l’ère chrétienne. Enfoui, autrefois, dans les jardins de la cathédrale, il fut déplacé entre 1876 et 1880, pierre par pierre, jusqu’à la place du Clos.

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Pour en revenir à notre randonnée, nous prenons le chemin de Saint Jacques par la montée César du Bus. Le sentier débute par des escaliers, au niveau de l'Office du Tourisme, avant de continuer en lacets, jusqu'au sommet de la colline et sa chapelle. Culminant à 182 mètres d'altitude, le panorama se mérite, car il y a un dénivelé de 110 mètres pour y parvenir, un vrai jeu de piste, doublé d'une chasse au trésor.

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Utilisé, depuis le XVe siècle, le chemin est jalonné de panneaux explicatifs sur la flore, le panorama, l'olivier. Il nous mène, au sommet de la colline, pour rejoindre la chapelle. Entre deux failles, s'est produit, il y a environ huit millions d'années, un affaissement qui est à l'origine de la plaine de Cavaillon, le poumon vert de la ville.  Cette colline est son unique relief, habitée depuis la préhistoire. Surprenant de trouver la nature aussi près de la ville. Sa richesse géologique et historique en fait un lieu de grand intérêt. 

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Sous un soleil éblouissant,  et suivons le balisage jaune. Nous longeons, ensuite, un jardin d’oliviers, en passant sous les micocouliers. 

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Nous continuons notre ascension jusqu’ au sommet de la colline. Même pas très haute, la falaise inclinée présente un danger. Mieux vaut être bien chaussé.  De gros figuiers, des acanthes, du thym, des euphorbes, poussent un peu partout le long des rochers et tapissent le jardin, qui longe le chemin.  

St jacques20Euphorbes.

Coquelicots, glaïeuls sauvages, cistes blancs et roses, chardons sauvages, et autres plantes sauvages, apportent des touches de couleurs vibrantes, parmi la palette des dorés.

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Arrivé en haut, nous apprécions la vue sur la ville, et la cathédrale St Véran, qui émerge de la cité.

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Nous passons devant un poème de Frédéric Mistral,  « Lou camin di Sant Jaque au paradis nous meno. Souven-te-n’en Cavalounen ! […]  ».

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Le  paysage qui se dévoile sous nos yeux est magnifique, avec en décors de fond, le Petit Luberon qui émerge  de la plaine. Une terrasse naturelle de roche calcaire, nous offre une vue imprenable sur la plaine de Cavaillon, le Luberon, et la Montagne des Crêtes.

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Sur une autre plateforme, un peu plus loin, nous avons la vue sur le Mont Ventoux et des Monts du Vaucluse. 

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Un panneau explicatif nous signale que mille ans avant Jésus Christ,  les Ligures venant d'Espagne furent à l'origine de l'aménagement d'un Oppidum sur la colline Saint-Jacques. De l’oppidum, il ne reste que 300m d’enceinte, ainsi que des fonds de cabanes creusés dans les rochers. De nombreuses monnaies massaliotes ont été découvertes, avec des fragments de poterie, et des fibules. Essayez d’imaginer ce que devait être le transport de marchandises à dos d’homme depuis le petit port sur la Durance jusqu’ici ! Les Ligures, puis la tribu gauloise, des cavares, s’y sont installés, en construisant une double enceinte fortifiée. 

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Le jeu de pistes se poursuit, avec plus de difficultés maintenant, le balisage laissant à désirer, notamment dans les carrefours. Du fond de la grande Combe, il faut rejoindre la route de Saint-Jacques. Nous sillonnons entre champs d'oliviers, genêts en fleurs, murets de pierre et garrigue. Les rameaux des oliviers au feuillage persistant vert foncé, se parent de toutes petites fleurs blanches, au printemps. L'olivier, arbre mythique, typiquement méditerranéen. 

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L'herbe est bien verte, et laisse apparaître une multitude de plantes, et fleurs des champs. Le sol est parfois jonché de cailloux, parfois de plaques calcaires assez glissantes, il faut être prudent.  Que la nature est belle au printemps !

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La grande Baume est plus facile à trouver. Habitée autrefois par nos ancêtres du néolithique, elle a été abandonnée durant plusieurs siècles, a servi de lieu de bergerie au XXe s. et d’abri pour les sans-logis au XXIe s. Nous passons ensuite dans les anciennes carrières du petit et du grand Roucas (Roucas = rocher en provençal). Les pierres y étaient extraites de la même façon que dans les carrières de Calès à Lamanon. 

St jacques25Les baumes : anciennes carrières.

Un peu plus loin de jolis noms sont sculptés dans la pierre, en levant les yeux on comprend qu’il s’agit de voies d’escalade. 

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Le saviez-vous ? Cavaillon propose une Via Ferrata, directement accessible à pied, depuis le centre ville. Ses falaises sont assez impressionnantes, à escalader ! Avec quelques hésitations, nous empruntons la voie romaine, à partir du Roucas, au nord. Comme quoi le GPS ne dispense pas d’une carte au 1/25000. 

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Nous longeons la voie antique, recouverte de dalles calcaires, et que nombre de chars et charrettes ont emprunté. Cette voie fut utilisée jusqu'au XIXème siècle pour le transport de pierres et de bois (source ville de Cavaillon - service Archéologique).  

Dernière étape : nous terminons notre périple en arrivant sur le plateau d’une grande croix...

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...et continuons tout droit en direction de la célèbre chapelle Saint Jacques et son ermitage. 

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Ici nous avons une splendide vue sur la cité cavare. C'était un superbe point d'observation pour surveiller la région depuis les débuts de son occupation. Les premières peuplades, puis les romains et ensuite les ermites.

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Construite au XIIème siècle sur une place forte naturelle, sur le lieu de culte des cavares, puis du temple de Jupiter,  la chapelle Saint-Jacques est un charmant petit édifice, au décor sobre, à l’image des chapelles rurales. 

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L'ermitage a été construit à plusieurs époques. Le plan de la chapelle est rectangulaire, avec une abside en arc de cercle. Le premier bâtiment ne disposait que de deux travées et d'une abside, élevés au cours du XIIe siècle, en calcaire. Un clocher a été ajouté à cette chapelle, en 1377

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L'agrandissement, par les deux travées orientales et le porche d'entrée datent de 1585, suite au travaux initiés par César de Bus. Le sol est recouvert de carreaux de terre cuite.

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César de Bus (1544-1607),  est le fondateur d’une congrégation dévouée à l’enseignement de la doctrine chrétienne. Au XIXème, la famille Jouve se chargera de sa restauration et de l’aménagement de l’enclos qui l’entoure. 

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Seuls les jardins sont visibles de l’extérieur. Depuis le XVème siècle, c’est toujours le même escalier de pierre qui facilite l’accès à la chapelle.

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Nous faisons le tour de la chapelle et rejoignons la table d’orientation, avec une vue splendide sur la vallée de la Durance et les Alpilles. Retour par le calvaire, un parcours aux multiples facettes.

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Cavaillon est bien connu pour son délicieux "melon", mais pas que, c'est une terre de culture maraichère qui s'étend à perte de vue de chaque côté de la Durance. C'est aussi une ville au riche patrimoine historique, et qui compte parmi l'une des plus belles synagogues d'Europe.  

Itinéraire de randonnée – boucle – dans la colline St-Jacques, 6.100 km env, dénivelé 130 m, 2h30

Histoire ancienne de Cavaillon :  La ville fut l'objet d'une occupation dés l’époque préhistorique. A Baumes des Enfers, on trouve  un exemple typique de site préhistorique. Point stratégique, elle fut aussi occupée par les Gaulois, (les Cavares), qui semblent entretenir des liens privilégié avec les Grecs de Marseille. Cavaillon était  au carrefour de nombreuses voies de circulation (fluviales et terrestres). Son emplacement réglementait aussi, l’accès au massif du Luberon. Elle est devenue la plaque tournante des échanges marchands entre Marseille et les villes implantées le long de la Durance. Bien avant l'arrivée des romains, des tonnes de marchandises ont ainsi transité, pendant des siècles, d'une rive à l'autre de la Durance. Durant la période romaine,

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A partir de l’époque romaine,  la cité se nomme Cabellio. Elle va devenir un important centre urbain, vers l'Italie.  La proximité avec  la Via Domitia incite  au développement d’une importante cité antique, qui va s'enrichir fortement. Cavaillon partage le rare privilège, avec Avignon, elle aussi cité Cavare, d’avoir été centre d’émission de frappes monétaires. D'ailleurs, en juillet 2010, en déracinant un acacia, un habitant de Cavaillon a trouvé dans son jardin 304 deniers d'argent, datant du Ier et IIème siècles enterrés au pied d'une colonne du jardin d'un temple, au moment où Didius Julianus et Septime Sévère se disputèrent l'empire. Cavaillon devient, ensuite, un siège épiscopal dès le IVème siècle, et fit partie du royaume d'Arles et du marquisat de Provence. 

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Cavaillon doit son nom aux Cavares, un peuple gaulois, qui habite la colline Saint-Jacques, dans l'Antiquité. Des carrières situées au nord de de la colline, ont révélé des puits, des silos à grains, utilisés pour le stockage des récoltes, et des fosses sépulcrales. Leur creusement et leur comblement s'est étalé sur une période allant du Vème siècle avant J.C, aIIème siècle de notre ère. Les fosses-silos ont permis d'exhumer des pépins de raisins et des rafles contenus dans des débris de vases ainsi que des « gâteaux » de marc contenant des pépins de raisin et de figue. L'ensemble avait été préservé par une lente minéralisation.

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Si nous avons pu faire de belles découvertes, pendant cette balade, nous n'avons évidemment pas manqué de passer aux points de vue incontournables, sur Cavaillon et les alentours ! Une randonnée que je vous recommande fortement, mais hors saison, en raison de la chaleur, (pas d'ombre pour s'abriter sur la colline), mais plutôt au printemps, quand la nature est en fleur !

Si vous vous décidez à prendre la route du sud, vers le Luberon, ou si vous avez déjà visité la région, n'hésitez pas nous mettre des commentaires et  à nous faire partager vos carnets de bord, photos et anecdotes de voyages. Merci à vous aussi de passer régulièrement sur le blog pour suivre nos aventures ;).  A bientôt !

Plus d'informations sur le Luberon sur :

Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

Laissez-vous tenter par le Luberon. Des villes et villages perchés à la vue incroyable, dont Gordes, l'un des plus beaux villages de France, des sentiers d'itinérance de toute beauté, un patrimoine historique remarquable et une gastronomie reconnue ...

http://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

06 juillet 2018

Viens : village médiéval de charme

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Partir à la découverte de ces petits villages typiques, du Luberon, est toujours une expérience extraordinaire. Notre étape, du jour, nous mènera tout droit au joli petit village médiéval de Viens, situé à 12 km d'Apt, dans le Vaucluse.

 

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Entouré de magnifiques paysages, au coeur du Parc Naturel Régional du Luberon, et perché sur un piton rocheux, à 610 m d'altitude, depuis déjà un millénaire, Viens est un village médiéval, qui a conservé son allure de place forte moyenâgeuse. En contrebas, s'écoule la rivière le Calavon, en provenance des gorges d'Oppedette. 

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En pénétrant dans le village par la Porte Sarrasine, percée dans les remparts du XI°, nous sommes restés en admiration devant Tour de l’Horloge et sa porte d'entrée dans la cité historique. 

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DSC_4313Le portail d'entrée dans la ville historique.

Cette tour-porte dite, de l'horloge, défendait l'entrée du bourg de Viens. Une courtine, remaniée au XVIIe, siècle lie la tour-porte à une tour, en fer-à-cheval, de l'enceinte. 

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Bien que cité en 1005, sous le nom de « Vegnis » et en 1225 sous son vocable actuel, le village de Viens est plus ancien, car le château-fort a été bâti vers 990.

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DSC_4356Immense cadran solaire, de 1713, adossé à une maison.

Fait exceptionnel, à l'époque, en 1357, les habitants de Viens obtinrent une charte de franchises, avec le droit d’utiliser le four banal, l’affranchissement à perpétuité de toutes redevances et taxes, l’exemption de droits lors de la cession d’un lieu, la liberté de disposer des biens et de construire. Privilèges réservés aux nobles, d'habitude.

DSC_4319Petit passage voûté aménagé dans l'épaisseur des murs du rempart

Remarquablement restauré par la commune et ses habitants, le village de Viens a su conserver son allure de place forte moyenâgeuse, avec ses remparts, ses portes d’entrée et ses tours de guet. C’est tout simplement incroyable ! 

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Nous y avons trouvé de nombreux témoignages du passé tumultueux du village. Avec un climat plus que favorable, les vestiges de restanques à oliviers, sont nombreux. Par contre en février 1956, une vague de froid, sans précédent, et inattendue, s'abattait sur la ville. Les champs d'oliviers furent, subitement, roussis par un froid sibérien. Pendant près d'un mois les températures se sont maintenues bien au-dessous de -10°, avec un fort mistral,  affectant la vie quotidienne des provençaux.

DSC_4357Vieille charette, servant de jardinet, rencontrée au détour d'une ruelle.

Le sol et le sous-sol étaient riche, aussi. Grâce à l'extraction du minerais d'argent, la commune va s'enrichir au XVIe siècle. Cette industrie laisse son nom au quartier de l´Argentière, au nord du village. L´activité importante de construction, conduit d´ailleurs les Viensois à devenir des tailleurs de pierre, réputés dans toute la région. 

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Le coeur du village est magnifique. Un passage voûté permet de passer d'une demeure à l'autre ; une baie géminée, en plein cintre néo-roman, permet son éclairage. Une série de portes médiévales à arcs, en accolade, attirent notre attention.

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Nous déambulons dans ses ruelles, émerveillés par les vieilles portes, les rues caladées, avec leur écoulement central, le chemin de ronde, auquel on accède par des marches de pierre. Flâner dans ce dédale de ruelles étroites et caladées, tout en admirant les façades Renaissance, en pierre des demeures anciennes, et hôtels particuliers du XIII°, est un vrai plaisir ! 

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 Façade d'une demeure bourgeoise (fin XVe - Début XVIe siècle)

 Ces ruelles sont un régal pour les amoureux de villages médiévaux. On y observe des façades de demeures des XIIIe au XVIe siècles, ornées de fenêtres à meneaux et à croisillons, des baies géminées, des portes aux linteaux finement décorés...

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Nous ferons la découverte de maisons caractéristiques, tels l´hôtel des Monnier d´Arnaud, ou celui des Monnier de la Quarrée-Montauciel. Elles méritent vraiment un coup d'oeil !

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L´hôtel de Pontevès, beau bâtiment Renaissance, quand à lui,  abrite aujourd´hui la mairie. C'est une branche cadette de la grande maison d’Agoult, qui régna sur la région, pendant cinq siècles. A l’intérieur de cette demeure du XVIème siècle, un bel escalier octogonal renaissance conduit à l’étage.

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Nous traversons une calade menant à l'une des portes fortifiées du village.
 

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Au détour d’une ruelle surgit l’église Saint-Hilaire, hors du périmètre des remparts, au bas du village dans un environnement exceptionnel

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Remaniée, elle garde cependant des traits médiévaux : le clocher est l’élément le plus remarquable de l’édifice, comme le décor des chapiteaux. 

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C'est l'un des plus beaux clochers, provençal, de la région, richement décoré dans sa partie supérieure.  l'étage du clocher affiche des baies géminées, en plein cintre, sur chacune de ses faces, avec un décor d'arcatures lombardes. 

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Le village de Viens est encore dominé par l'une des tours rondes à mâchicoulis de l'ancien château de seigneurs des lieux et dont l'origine remonte à 990. Cette tour est communément dénommée Tour de la Pousterle, elle jouxte la principale poterne de l’enceinte, du XIVème siècle, d’où son nom actuel. 

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Au pied de la tour, la porte étroite permettait que le passage d’un seul homme à la fois pour accéder à la salle voutée à l’intérieur. La couronne de mâchicoulis fut en partie détruite vers 1960.

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Le château médiéval a été bien remaniée au XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle. On peut tout de même découvrir sa cour intérieure, autour de laquelle ont été édifié les différents logis, qui ont conservé, pour certains, de grandes fenêtres à croisillons. 

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Depuis les abords du château une vue panoramique s'offre à nous. Au loin, nous pouvons, même, apercevoir les gorges de Lure.

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Cette promenade dans les ruelles tortueuses nous a plongés, dans les temps anciens. Loin de la foule, et des itinéraires touristiques, les secrets du village de Viens, se découvrent par hasard, et méritent que l’on s’y attarde. 

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Viens, dans le Luberon, est situé non loin des vastes champs de lavandes, et à une des extrémités de la route de l'ocre et des célèbres falaises du Colorado provençal... même les plus blasés seront séduits ! Aux alentours du village, de magnifiques promenades sont à faire, la nature est ici superbe ! Un véritable retour aux sources, au milieu de cette belle nature, s’offre à nous. 

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Nous avons de la chance d’avoir tous ces paysages grandioses du Luberon, et ces villages authentiques, à proximité de chez  nous. Que l’on soit amateur de patrimoine médiéval, passionné par les édifices d’époque ou encore amoureux de la nature, il y a de quoi satisfaire tous les goûts !

Merci d'avance pour vos commentaires, qui me font toujours plaisir ! Je ne manquerai pas d'y répondre.

 

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