Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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23 juin 2018

Robion et ses balades dans le Luberon

Robion est un petit village plein de charme, proche de Cavaillon, niché sur le flanc nord du petit Luberon. 

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De nombreuses sources, son emplacement au débouché de la vallée du Calavon et de la via Domitia en firent un endroit idéal pour le développement du village. Depuis la nuit des temps des hommes s'y installèrent comme le démontre les découvertes archéologiques. Plusieurs grottes du Luberon ont servi alors d'habitat et surtout de grottes sépulcrales, dans les temps anciens du paléolithique. 

DSC_9645Grottes dans les falaises du Luberon.

L'époque gallo-romaine a donné un peu partout, sur le territoire de la commune de Robion, de nombreux tessons de poterie, des tuiles à rebord, des pièces de monnaie, des tombes à incinération.

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Il est très agréable de flâner dans les calades du vieux village, à l'abri des remparts.

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Il reste, encore quelques éléments des remparts, datant du 14e siècle. Pendant la période de révolution, le village est déserté et complètement abandonné  à la fin du 19ème et au début du 20ème. Dans les années 1950, le vieux village n'était plus que ruines.

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Elles ont été déblayées, des maisons reconstruites. Les calades ont été restaurées en 1992. Au milieu des ruines on pouvait voir un escalier à vis montant vers le ciel : celui du château. Il reste quelques vestiges du château du Moyen Age, et de sa double enceinte, du XIIIème siècle, qui sera détruit, aussi, à la révolution.  

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Le vestige du vieux clocher de l'ancienne église Saint Pierre, qui continue à donner l'heure. L'une des cloches date de 1489. La construction de l'église ST Pierre est antérieure à 1370. 

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Elle fit office d'église paroissiale à la fin du Moyen Age. En 1607 cet édifice devient la chapelle des pénitents blancs. 

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Nous admirons au passage, l'église Notre Dame, dédiée à la Sainte Vierge, magnifiquement restaurée, avec son clocher arcade, supportant la cloche. 

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La nef du XII° siècle, aux blocs épurés,  contraste avec le petit joyau baroque qu'est la chapelle du Rosaire. Les huguenots du Baron des Adrets, lors des guerres de religions, en 1552, saccagèrent l'église et mirent le feu au Luberon.

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En contrebas, on trouve la mairie, la fontaine, le café, la poste  et l'église paroissiale.

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Nous sommes restés, quelques temps, à contempler cette superbe fontaine.

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On s'est posé la question est-ce une fontaine ou un puit ? Elle daterait du début du XIX siècle, mais son origine est probablement de 1597, car il existe un dessin à la plume, ou figure une assise en pierre formant le rebord d'un puit. 

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Il règne une ambiance paisible dans les ruelles bordées de platanes, avec de belles maisons anciennes bourgeoises.

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Quelle surprise de rencontrer un bel escalier taillé directement dans le rocher que l'on nomme « l'escalier des Géants ». Il permet de s'approcher de la source de l'Escanson qui dévale au-dessus du « théatre de verdure » et de l'ancien four à chaux. Le four a été construit en 1859-1860 par Eugène Boulot. Propriété communale en 1873, il semble avoir cessé de fonctionner à la fin du XIXème siècle. Cette belle construction en forme de pyramide tronquée, restaurée en 1998, est parfaitement intégrée à son environnement naturel. Adossé à la falaise, ce four est bâti en moellons de pierre calcaire et présente sur sa façade principale un double arc en plein cintre. 

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A la sortie du village, on trouve le cimetière avec des sculptures des pierres tombales aux effigies des anciens métiers de leurs occupants : Le chasseur avec deux fusils et une besace, le tailleur de pierre avec équerre, ciseaux et compas, l'agriculteur / vigneron avec tonneaux, raisins et feuilles de vignes, etc. On trouve, aussi, plusieurs chapelles sur les environs du village de Robion. On peut ainsi noter la chapelle Saint-Roch qui date de la peste de 1633, la chapelle Notre-Dame-des-Anges de 1709 et la chapelle Saint-Peyre, de style roman  dont il  reste quelques parties. 

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Face à une falaise du Luberon et près de la source de l'Escanson, la mairie a installé un théâtre de verdure, à ciel ouvert. La falaise, décorée de lierre, sert de mur de scène. L'ancien réseroir d'eau établi au XIXè siècle sous le théâtre sert aujourd'hui de coulisses et de vestiaires à celui-ci. Un festival s'y déroule chaque année, en juillet, consacré aux musiques, chants et danses du monde méditerranéen. 

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Avant d'arriver à la source de l'Escanson et au théâtre de verdure de Robion, route du Lubéron, nous apercevrons cette jolie fontaine accompagnée de 2 autres plus petites sur les côtés. 

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Le canon de la fontaine est en forme de canard. Il est encadré par 4 blasons : celui de Robion bien sûr, celui des Taillades, commune voisine, ainsi que ceux du Vaucluse et de la Provence. 

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Un texte est inscrit sur la fontaine :"A la croisée des chemins des sources de l'Escanson et de Boulon : Que tu sois venu par l'Escalier des Géants ou la tour de Sabran, Tu as parcouru 2000 ans pour arriver là. Savais-tu que le bonheur se cache dans une "goutte d'eau" ...".  Cette citation rappelle l'importance de l'eau dans nos régions et tous les travaux effectués pour ne pas en manquer. Si la source de l'Escanson est sur la commune, de Robion, celle du Boulon est  vers les Taillades.  

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Après la visite du joli village de Robion, une randonnée s'imposait dans la montagne du Luberon, un endroit aux couleurs idylliques, l'occasion d'aller y  promener ses chiens, aussi.

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Pas besoin d'aller très loin, nous avons simplement pris la route qui nous mène dans les hauteurs du charmant village de Robion, dans le Parc National du Luberon.

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Ce parc a comme belle maxime : « Une autre vie s’invente ici ». Nous avons marché sur un sentier longeant les falaises du Petit Luberon, où nous étions retournés, l’an dernier, à la même époque, et où nous étions montés aux rochers de Baude. Le décor n'a pas changé, la balade est toujours aussi agréable. 

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Dans cet endroit, les zones boisées sont nombreuses, une grande partie de la végétation est d'ailleurs centenaire. On  découvre, sur cette terre, abritée par la montagne du Luberon, de la vigne et des oliviers, que l’homme cultive depuis des siècles. 

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Avec des cèdres de l’Atlas, éparpillés, de-ci, de-là, c'est un mélange très harmonieux !

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Dans la partie du Petit Luberon, à une altitude inférieure à 400 m, nous trouvons, aussi des chênes pubescents, des chênes verts, des pins d'Alep et des arbustes de garrigue, comme le genévrier. Les clairières, par contre, font place aux romarins, aux thyms et aux cistes (fleurs roses ou blanches).

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Au printemps, et l’été, ce sont la lavande, les genêts et les coquelicots, qui apportent leur petite touche de couleur au paysage. Cette partie du Petit Luberon, est grandiose, on peut y faire de nombreuses randonnées superbes et variées.

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C’est aussi, un véritable lieu bucolique, pour pique-niquer aux beaux jours. L'endroit est très apprécié par les  Provençaux, lors des chaudes journées d'été.

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Dans ce paysage, à couper le souffle, nous rencontrons, aussi, un habitat traditionnel protégé, pas d’immeubles qui défigurent le paysage. 

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Nous concluons notre charmante promenade, en bordure du Canal de Carpentras. Serpentant à travers la plaine du Comtat Venaissin, il permet d'irriguer de nombreuses cultures qui composent les paysages. Cet ouvrage, exceptionnel, est long de 69 km auxquels s'ajoutent 725 km de canaux secondaires, Cela valut à son père fondateur Louis Giraud d'être fait chevalier de la Légion d'honneur par Napoléon III.

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Merci pour votre visite et pour cette gentillesse que vous apportez en venant voir mes reportages. Vous pouvez aussi me laisser un petit commentaire, cela me fera plaisir, à bientôt ! 

  

 

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19 juin 2018

Grambois : dans les pas de Pagnol

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Je vous emmène aujourd’hui, dans les pas de Pagnol, à la découverte du patrimoine du petit village perché de Grambois. Sa visite nous offre un dépaysement total et nous transporte à travers le temps et l'histoire.

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On le croirait taillé, à même la colline qu'il couronne, avec sa magnifique architecture aux murs tout de pierre de taille vêtus. 

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Faisant partie du Parc Naturel Régional du Luberon, on comprend que l'ensemble du lieu,  ait attiré le cinéastre Yves Robert.

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Il y a tourné plusieurs scènes de son film : « La Gloire de mon père » (1990), tirées du célèbre roman éponyme de Marcel Pagnol, comme :

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- et le retour de la fameuse chasse aux bartavelles. 

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Chaque ruelle, chaque monument, nous parlent de la Provence. Pour comprendre le sens du mot "typique", rien de tel qu'une ascension vers ce village perché.

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Pittoresque, il accuse un dénivelé de 370 mètres, si bien que ses nombreuses rues ont une forte pente. Accroché à un coteau, escarpé, dominant la vallée de l'Eze, (affluent de la Durance), ce village a su conserver son caractère, en se préservant des constructions modernes.

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En nous baladant nous pouvons admirer plusieurs vestiges du passé, comme les remparts ou encore le passage des templiers, avec des fenêtres géminées. Ce passage couvert appartient à une maison du XIVe qui a été très remaniée. 

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Le charme du village vient :

- De ses ruelles « caladées », avec par endroit des escaliers inspirés des chemins âniers, calés sur le pas de l'âne, avec, de part et d'autre, des ornières permettant l'écoulement de l'eau et des égouts, mais aussi le passage des charrettes. 

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- De sa fontaine centrale, typiquement provençale, 

DSC_2783Fontaine de Bartavelles.

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- De son église paroissiale Notre-Dame-de-Beauvoir, d'origine XIesur une charmante place. Aménagée et agrandie jusqu'au XIVème siècle, c'est le fleuron du village. On peut y admirer un beau polyptyque (ou retable), pièce maîtresse de la décoration de l'église, composé de 5 panneaux de bois, peints sur feuilles d'or, avec de la peinture à l'oeuf.

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Tous les ans, à l'époque de Noël, Grambois présentent l'une des plus belles crèches de Provence, regroupant autour des personnages traditionnels, des statuettes représentant les habitants du village, oeuvres d'un artiste gramboisien. Cette crèche jouit d'une renommée s'étendant au-delà de nos frontière. 

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- De son campanile, de 1870, qui surmonte un clocher tronqué du 12e s, avec une cloche centrale, et un beau cadran solaire

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- De ses passages voûtés… 

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- De ses belles maisons de style Renaissance, dont la maison des Hospitaliers, reconnaissable à son vestige de porche en anse de panier, à archivolte retournée, surmontée de la Croix de Malte, emblème des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, pour devenir par la suite celui des Chevaliers de l'Ordre de Malte. De nombreux indices laissent à penser que Grambois se trouvait autrefois sur le passage des pélerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle, en provenance des contrées helvètes, savoyardes ou lombardes.

DSC_2800Maison des Hospitaliers.

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- De ses ateliers de santoniers, de céramistes, de nombreux autres artisans d’art, et d’expositions.

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- De son château, qui a reçu Mme de Sévigné et sa fille Mme de Grignan, ainsi que Mirabeau. 

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Il a été bâtit à la fin du XVIème siècle pour faire face aux guerres de religion. C'était une véritable forteresse provençale.  Nous pourrions presque deviner la silhouette d'un chevalier templier arpentant de sa noble démarche les entrelas des ruelles pavées.

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Je suis sûr que ce petit village, perché, de Pagnol, qui sent bon la Provence, vous enchantera aussi comme il a attiré, aussi, le cinéastre Yves Robert, dans le film "la Gloire de mon Père".  Merci d'avance pour vos commentaires, à bientôt !

 

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18 juin 2018

Voyage au pays de la lavande

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Comment imaginer notre belle région de Provence, sans ces champs bleus de lavande, qui ondulent jusqu’à l’horizon, et nous embaument, l’été venu. 

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Les raies de lavandes envahissent la campagne, comme une vague qui s'engouffre dans les reliefs, et épouse toutes les formes du terrain.

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Au printemps en Provence la lavande verdit, le coquelicot rougit, on efface l’hiver pour ne songer qu’à l’été qui arrive à grand pas.

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Des taches rouges dans nos champs de lavande, et notre moral remonte !

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C’est le signal des beaux jours, d’une vie plus paisible, d’un retour vers la nature. Toutes les couleurs de la Provence viennent illuminer nos yeux ébahis, sur ce spectacle, tant renouvelé au fil des ans. 

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Des trainées mauves de la lavande traversent la campagne provençale en ce début d'été.

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Son odeur, si caractéristique, en été, crée le lien et l’identité des terroirs de la Provence. On la trouve dans les monts des Alpes-de-HauteProvence, les massifs des Hautes-Alpes, les plateaux du Vaucluse (région de Sault), les montagnes de la Drôme, et tout particulièrement le plateau de Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence entre Manosque et Moustiers Sainte Marie. 

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Nous aurons le plaisir de pouvoir admirer,  mi-juin, dans le Luberon, les premiers  champs de lavande en fleur.

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Ceux du plateau de Sault et de Valensole, sont plus tardifs et ne seront, en pleine fleur, qu'à partir de la mi-juillet.  A leurs pieds pousse la véritable lavande fine, dont le bleu reste toujours intense. Symbole de la Provence, elle a trouvé là son terroir de prédilection. 

116545198Plateau de Sault et ses champs de lavande.

Ces champs de lavande s'enfoncent, dans le relief vallonné, avec le Mont Ventoux,

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... ou les Dentelles de Montmirail, en toile de fond. 

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Comment ne pas tomber, aussi, sous le charme d’une borie, perdue dans l’immensité bleu...

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...ou d’un arbre isolé dans les longues rangées, comme banni par tous les autres arbres qui vivent le plus souvent en groupe. 

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Au mois de juillet juste, avant la moisson, cette belle lavande, à l'infini, crée une atmosphère enivrante, et colorée. 

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Seule l'abeille aura les faveurs de dame lavande, cette entente engendrera le fameux miel de lavande que je vous conseille fortement, (le meilleur à mon goût !)

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En cette saison estivale ces champs, tout bleus, attirent les photographes et les touristes (de nombreux chinois), qui  viennent se faire prendre en photo, et cueillent quelques brins malgré l'interdit !

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Début juillet commencent les premières coupes de lavande, cela peut durer jusqu'à la mi-août. La lavande devient  la reine des fleurs. Sa moisson s’accompagne aujourd’hui des plus belles festivités.

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À l'origine, la cueillette de la lavande était effectuée à la main, à l'aide d'une faucille, par des bergers, ou des paysans, sur les hautes terres de Provence, couvertes de lavande sauvage, dont la dissémination était favorisée par le pâturage intensif des moutons. Lorsque la lavande a commençé à être cultivée, vers le milieu du XIXe siècle, cela se faisait sur des terrasses escarpées, souvent éloignées du domicile.

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Les meilleures terres étaient alors réservées aux cultures de céréales et aux plantes vivrières. La récolte manuelle à la faucille, de  "l'or bleu",  perdure jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Ce travail était pénible, la tâche malaisée, en raison de la pente des terres, de la nature du sol, de l'éloignement des parcelles, des difficultés d'accès. 

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C'était essentiellement l'affaire des femmes. Elles partaient très tôt dans la montagne, entre 5 et 6 heures du matin, avant de faire les travaux du ménage et de la ferme, et mangeaient souvent dans un cabanon au milieu des champs. En cas de nécessité, on faisait appel aux enfants. Longtemps, donc, la récolte de la lavande restera une affaire familiale.

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Puis, les besoins grandissant, on fait appel à des travailleurs venus de l'extérieur : d'abord des gens originaires des régions voisines, puis des travailleurs étrangers (saisonniers espagnols, italiens). Un bon coupeur récolte de 500 à 600 kg par jour. Métier difficile, ingrat : il faut gravir les pentes parfois difficiles, œuvrer pendant de longues heures sous un soleil ardent puisque la récolte s'effectue en plein été.

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De nos jours, la machine remplace l'homme dans les champs de lavandePersonne ne regrette ce travail harassant sous la canicule. La première machine à faucher est utilisée en 1958. Le travail est moins soigné, les plants sont parfois endommagés, mais le travail mécanique est plus rapide, moins pénible et exige moins de main-d'œuvre.

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La machine transforme la culture de la lavande : il est impossible d'y recourir lorsque les pentes sont trop importantes ou dans des terrasses trop étroites et inaccessibles autrement qu'à pied. On abandonne donc les terrasses escarpées au profit de terres plus accessibles. 

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Il faut également planter en lignes espacées, permettant le passage de la machine. On continue cependant de couper à la faucille lorsqu’il s'agit de cueillir des fleurs pour confectionner des bouquets ou lorsqu'on veut récolter les graines des plants vigoureux qu'on a sélectionnés en espérant qu'une fois semées elles donneront à leur tour de beaux pieds, sains, florifères.

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Séchage et distillation : Les fleurs coupées sont mises à sécher, liées en gerbes, avant d'être envoyées à la distillerie. Les bouquets sont séchés dans des hangars bien ventilés. La distillation permet d'extraire l'huile essentielle de la plante. Une huile essentielle est un complexe naturel de molécules volatiles et odorantes, sécrétées par une plante.

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Pour extraire cette « huile », la substance végétale est déposée dans un alambic où de la vapeur d'eau est injectée. Cela provoque l'éclatement des cellules végétales, la vapeur se charge des molécules huileuses et passe à travers un récipient réfrigérant pour provoquer la séparation des molécules huileuses et des particules d'eau. On recueille ensuite l'« huile » qui flotte à la surface de l'eau.

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Ces dernières années toutefois, on note en Provence une diminution d'environ 40 % de la culture de lavande, à cause de la concurrence des lavandes de Bulgarie ou même des États-Unis. Il existe encore 400 exploitations couvrant environ 3 000 hectares, produisant 50 tonnes d' huile essentielle de lavande. La culture des lavandins s'étend sur 13 000 hectares, pour 2 000 entreprises et fournit entre 800 et 1 000 tonnes d'huile essentielle de lavandin, chaque année.

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Lavandes et Lavandins : 

Il existe de très nombreuses variétés de lavandes. Près d’une cinquantaine ont été répertoriée de par le monde. Seulement quatre ou cinq, d’entre elles,  sont courantes. Les espèces que l’on retrouve le plus souvent en Provence :

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- La lavande vraie ou lavande fine  

- L’aspic, appelée aussi grande lavande,

- Le lavandin : hybride issu de la pollinisation de la lavande vraie et de l’aspic. Il est aussi appelé grosse lavande ou lavande bâtarde. 

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Lavande, Utilisation et Produits :

Sauvage sur les collines ou disciplinée sur les vastes étendues des plateaux de Sault ou du Valensole, la lavande domestiquée par l’homme,  apporte santé, et plaisirs, à ceux qui ont appris à la reconnaître, à la connaître et à l’utiliser. Sur les terrasses, dans les jardins, la lavande trouve toujours sa place. Elle s'enracine dans un sol si difficile, avec peu de terre et tant de cailloux, que trop d'attention souvent la perturbe. 

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Ses senteurs fraiches, sont idéales pour parfumer le linge brodé, dormant dans nos armoires. Nos ancêtres, en Provence, parfumaient les armoires et éloignaient les insectes avec de la lavande séchée. Son huile essentielle (ou essence), viendra nous relaxer, jusque dans le bain. et nous apportera de nombreux bienfaits. Son essence est un déodorant puissant : il en suffit de quelques gouttes, dans un diffuseur, pour éliminer les mauvaises odeurs.

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En Provence le culte de la lavande est partout présent. Vous pourrez, même, déguster des crèmes glacées à la lavande. C'est un mythe incontournable, de notre terroir, qui permet, à tout visiteur, d'emporter un morceau de notre belle Provence, qui restera, longtemps, dans ses mémoires ! D'ici quelques jours c'est dans la région de Sault, (pays de la lavande),  que je vous emmènerai. A bientôt et merci d'avance pour vos commentaires !

 

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16 juin 2018

Les fleurs sauvages disparaissent une à une

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De nombreuses fleurs sauvages sont en voie d'extinction, en cause : l'urbanisation, l'agriculture intensive et les insecticides.

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Le coquelicot est une fleur qui pousse en compagnie du blé, ou des céréales, et d’autres messicoles connues, le bleuet, la matricaire, la nielle des blés… Vous aurez tous constaté que notre coquelicot, favori, s’étend beaucoup moins que dans le passé, un champs par ci, par là. Seuls les étroits accotements des routes restent propice à son déploiement. La réponse est facile et encore une fois très inquiétante, car cette récession provient de l’utilisation intensive des pesticides et désherbants sélectifs sur l’ensemble des récoltes. 

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La présence de coquelicots dans un champ de blé déprécie à la culture : ils sont considérés comme de mauvaises herbes : ils font concurrence aux plants de blé, lors de la levée de germination. On considère que  leur présence en grande quantité diminue le rendement de la récolte. 

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Les coquelicots ont donc été, peu à peu, éliminés des champs. 

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En effet, ces jolies fleurs poussaient autrefois surtout dans les champs de blé. Le blé a toujours cohabité avec les coquelicots et les bleuets, jusqu'au milieu du vingtième siècle... Puis est arrivée l'agriculture intensive, et les désherbants sélectifs.  

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Il ne devait plus y avoir que du blé dans un champ de blé ! Adieu bleuets et coquelicots, ils ont été chassés des champs 

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Pour les paysans, les coquelicots et aussi les bleuets, étaient gênants. Ils empêchaient le blé de bien pousser. Ces plantes qui gênent les moissons sont appelées messicoles. Les graines de coquelicot sont fines, et surtout elles peuvent rester longtemps dans la terre en attendant le bon moment pour pousser. 

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Alors, aujourd’hui, sur les bords des champs et des routes qui ne sont pas désherbés et fauchés, les coquelicots fleurissent à nouveau, pour notre plus grand plaisir ! 

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Des solutions, pour éviter que les fleurs sauvages ne disparaissent, une à une ? Autoriser la nature à reprendre ses quartiers, laisser des prairies à l'état sauvage, préserver les plantes indigènes. Voilà qui devrait également plaire aux abeilles et autres insectes en perte d'habitat.

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Des fleurs, au milieu des champs de culture, pour se passer des pesticides : Oui c'est possible. L'Institut national de recherche agronomique (Inra) teste en ce moment, dans des grandes cultures, des bandes fleuries. Objectif : se passer des produits chimiques.

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Une immense parcelle de colza jaune, mélangée avec des bandes blanches de pâquerettes...  

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...au milieu du blé doré, des rangées bleues et de chicorée sauvage.

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Ces fleurs ont pour mission d'attirer près des cultures des insectes utiles, (comme les coccinelles, les abeilles), leur fournir le couvert et le coucher, pour qu'ils aillent dévorer les parasites : les pucerons et tout ce qui peut attaquer le maïs, le blé ou le colza. 

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Ces techniques sont déjà utilisées par certains agriculteurs. Des pionniers qu'on jugeait jusqu'à présent un peu fous, mais qui expliquent que ça marche, que les fleurs leur ont permis de réduire, voire de supprimer les produits chimiques. Une belle alternative, aux insecticides, qui on espère se multipliera à long terme. 

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Histoire de coquelicot  Issue de la famille des pavots, facile à observer vu sa forme, notre coquelicot serait originaire du sud de l'Europe, dont la Provence fait parti. Son apparence fragile ne l’empêche de résister au fameux mistral provençal, celui qui soit disant « arrache la queue aux ânes ». 

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C’est probablement pour cela que l’on dit qu’il incarne « l’ardeur fragile ». De plus on lui attribue des propriétés sédatives, qui ne sont pas étonnantes, vu la famille dont il est issu. Certaines pastilles pour la toux en contiennent et il semblerait que les anciens en mettaient dans la nourriture de certains enfants un peu turbulents.

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A la fin du printemps le coquelicot flétrit, la lavande bleuit et ceci vous donne des indications sur l’un de mes prochains articles, sur cette plante emblématique de la Provence, qui passionne le monde : la lavande.

 

 

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15 juin 2018

Ansouis : sur les pas de Pagnol

 

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Situé en plein Luberon, et classé parmi les plus beaux villages de France, Ansouis est blotti au pied de son château médiéval,  transformé au fil des siècles en demeure de plaisance.

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Etant une admiratrice de Marcel Pagnol, je vais vous parler, après Vaugines, d'un autre lieu, où ont été mis en scènes ses films : Ansouis. Je me souviens très bien des films de Pagnol, que nous avons vus au cinéma, il n’y a pas si longtemps, à écouter la grosse voix du narrateur, avec son accent bien du Sud, avec comme fond  le chant des cigales. 

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C'est donc lors d'une journée printannière, que nous avons décidé de marcher sur les pas de Pagnol, comme pour Vaugines, et de nous rendre dans ce charmant village perché. On l'aperçoit de loin qui déploie ses maisons, en pierre, sur le versant d'une butte, protégée du mistral.

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Nous stationnons, donc, notre voiture, en contrebas du château et partons à la découverte des vieilles ruelles du village, où nous trouvons quelques boutiques et artisans.

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Nous montons à travers les rues pentues, du village, jusqu'à l'église, au pied du château médiéval du XIIe s. 

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Les vastes jardins suspendus, du château, donnent à l'ensemble du site beaucoup de charme !

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Ancré sur son rocher, c’est une splendide résidence qui se visite. Demeure ancestrale de la famille de Sabran, elle offre une magnifique collection de meubles des XVII° et XVIII° siècle, ainsi que de belles tapisseries.

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Nous avons pris le temps de visiter, juste à côté, la petite église fortifiée. Englobée dans l’enceinte du château, qui la jouxte, elle fut un temps la cour de justice du château.

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Dressée sur le versant Sud du piton, elle surplombe le village, une position qui lui assurait un rôle défensif.  

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On peut imaginer,  en voyant les restes des fresques, que le sanctuaire devait être somptueux à son apogée !

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Sur l’esplanade de l’église nous avons contemplé, par la même occasion, une belle vue qui s’offre  à nous. 

 

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C’est dans cette église, d’Ansouis, qu’a été tournée la scène de mariage de Manon des Sources, le curé y fera  son sermon...

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...ainsi que la messe de Noël, dans le film de "Manon des Sources" : (films adaptés des célèbres romans de Marcel Pagnol).

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En nous promenant à travers Ansouis, nous ne pouvions pas manquer la place du village, et prendre plaisir à nous imprégner de cette ambiance provençale, à la terrasse d'un café, sous l'ombrage des platanes.

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Au détour des ruelles pavées, nous apercevons, à chaque coin de rue, des chats qui se prélassent dans les calades, sur les murs ou sur les capots des voitures. 

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Ils se reposent dans la chaleur des rayons de soleil et exhibent leur indifférente volupté. 

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Les chats adorent les endroits chauds, surtout en hiver, et dorment souvent sur les voitures en quête de chaleur. Je n’ai pu m’empêcher d’immortaliser la scène de ces magnifiques chats qui rendent les lieux encore plus charmants et reposants. 

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Apres avoir flâné dans les ruelles, avant de regagner notre voiture, nous nous arrêtons devant une fontaine-lavoir, rafraichissante. 

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A proximité de l'accès nord du village, près de l'antique lavoir, la route D56 qui mène à Cucuron, passe entre deux murs de soutènement. Ceux-ci délimitent à droite le jardin prestigieux dépendant du château...

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... et à gauche un champ d'oliviers dominé par une chapelle. La façade présente une large ouverture, fermée par une grille. L'intérieur montre une voûte en berceau brisé.

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Au milieu du sol de la nef a été creusée une sépulture, où reposent trois membres de la famille de Sabran, propriétaire du château depuis le XIIème siècle. 

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Deux saints, ont vécu dans ce château. Malgré leur noble lignage et leur richissime situation, ils passèrent leur vie aux côtés des pauvres. On leur attribue une soixantaine de miracles. 

 

DSC_2613Sépulture de la famille Sabran.

 

 

 

Dans la campagne environnante, on peut contempler, à loisir, des champs d'oliviers et même de jolis moulins.

 

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Contrairement à certains autres villages perchés, Ansouis semble avoir été préservé de l’afflux touristique, pour notre plus grand plaisir ! Il mérite qu'on lui fasse une petite visite !

 

 

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#EnFranceAussi, on aime les étangs de Camargue

 

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Participant tous les mois au rendez-vous #EnFranceAussi, crée par Sylvie, du blog Le Coin du Voyageur, ce mois de juin sera un peu spécial, puisque nous fêtons les 5 ans du rendez-vous. Pour l'occasion nous avons organisé un mois-anniversaire, sans thème précis, avec des articles tous les jours et une pluie de cadeaux.

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A cette occasion vous pouvez gagner de nombreux cadeaux. Participez au concours pour tenter votre chance, j'offre aussi un cadeau… je vous dis tout à la fin de l’article ! 

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J'ai choisi, pour fêter les 5 ans d'anniversaire #EnFranceAussi, de vous présenter un article sur le magnifique le Parc ornithologique, du Pont de Gau, à proximité de Saintes Marie de la Mer. Ce fut une balade incroyable, aux milieu de milliers oiseaux !

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Le parc ornithologique du Pont de Gau, est une histoire de famille et d’amour de la région. En 1949, André Lamouroux, aménage ce qui était appelé alors « un petit parc zoologique ». Le parc évolue au fil du temps, mais surtout depuis la reprise de celui-ci, en 1974, par son fils René.

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Habitant depuis 18 ans, en Provence, nous n’avions encore jamais eu l’occasion de nous y rendre. Rien que l’idée d'admirer, par centaines, des flamants roses, et de nombreux oiseaux, dans leur habitat naturel, me permettrait, en plus, de faire de belles photos. 

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L'an dernier nous avions eu la chance de pouvoir les admirer en grand nombre, sur l'étang de Fangassier. Cette année, le hibou Grand Duc les a chassés de leur territoire de nidification. (information reçue de l'O.T.). Il y a quelques années c'était un renard qui les avait chassés, car certaines terres de l'étang n'étaient plus submergées, ce qui facilitait le passage des prédateurs. 

115556408_oVol de flamants roses à l'étang de Fangassier.

Donc pour les approcher de plus près, rien de tel que ce magnifique parc, qui rassemble une quantité infinie d'oiseaux, dont de nombreux flamants roses. C'est par une magnifique journée, de mai, que nous sommes allés les voir.

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Voir des flamants roses, plantés sur de grandes échasses, me fascinaient depuis toute petite. Leurs cris et parades, vont nous accompagner tout le long de nos 3 h de visites. 

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Le parc est immense et les postes d'observations sont nombreux, et bien répartis sur le site. De quoi faire de belles photos ! Plusieurs boucles nous sont proposées, pour un total de près de 7 km de balades !

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- Premier parcours (N° de 1 à 10)

Passé la première partie qui présente les différentes espèces du parc, et de la Camargue, nous apercevons les premiers grands marais du lieu. 

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En effets, les étangs sont nombreux, et les flamants roses, sur ce parcours de 2.5 km, y sont très présents. Ils sont dans leur état naturel, ou presque, puisque le parc s’occupe tout de même de les soigner et de les observer, à l’aide de bagues GPS. 

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Il faut savoir que les responsables du parc apportent, 2 fois par jour, des compléments alimentaires, aux environs de 9 h et 15-16h, mais ces horaires ne sont pas totalement fixe et varient quelque peu entre l'été et l'hiver.  C'est un peu pour cela que nous avons voulu y être à l’ouverture, 9 h, et n’avons pas regretté, car c’est à ce moment-là qu’ils nourrissent les flamants roses, un spectacle incroyable à voir ! 

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Nourris, dans le parc, depuis de nombreuses années, ils sont donc familiarisés avec l’homme, ce qui est assez exceptionnel, surtout venant des hérons et aigrettes. Il faut préciser qu’ils sont totalement libres et aptes au vol.

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Ce sont des centaines de flamants roses qui se présentent devant nous. Ceux qui étaient groupés à des endroits où la personne qui les nourrit, ne passe pas, se sont vite envolés pour ne pas perdre un grain de riz. 

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Nous sommes comme hypnotisé de pouvoir les approcher de si près. Je finirais la journée avec plus de 200 photos, ce que je prends d’habitude en 3 jours de voyage.

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En effet, pour que les flamants roses restent sur cette zone, dont la taille, donc la ressource en nourriture, sont limitées, on leur distribue du riz, en complément de leur alimentation normale. Je crois que je me souviendrai, longtemps, de ces hordes de flamants roses, se précipitant vers les points de distribution, dans une cacophonie assourdissante, à  tel point que je ne savais plus où donner de la tête,  un spectacle qui m'a laisse sans voix... 

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En continuant la balade, toujours entourés de flamants roses, dont certains font des passages en vol sympa, et quelques atterrissages. Une image impressionnante, que de voir cet oiseau qui semble si déséquilibré, sur terre, trouver un parfait équilibre en l’air.

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Encore une fois si vous voulez voir de grandes scènes de décollage, ou d’atterrissage, sachez vous placer au bon endroit et déclenchez ! Si vous avez la chance d'avoir un appareil photo avec un zoom puissant, vous pourrez faire de magnifiques photos d'oiseaux ! Il est possible si vous ne faîtes pas de gestes brusque, et que vous n'êtes pas au milieu d'un groupe de touristes bruyants, d'approcher les groupes de flamants parfois à moins de 2 mètres.

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À noter : les flamants roses ne sont pas des oiseaux migrateurs, juste nomades. Ils sont donc présents toute l’année dans le parc, simplement les populations présentent ne sont pas toujours les mêmes. Ils voyagent sur de grandes distances simplement pour trouver leur nourriture, cette fameuse crevette minuscule qui leur donne cette belle couleur rose. Les  flamants roses sont gris/blanc, jusqu'à l'âge de 18 mois, ils n’ont pas encore la coloration rose des adultes.

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Dans le parc, dans la zone face à la buvette, nous pouvons observer sur d'immenses tamaris, une grande variété d’oiseaux : des hérons cendrés, des grues cendrées, des ibis, des garde-bœufs, et des aigrettes garzettes. Des  mangeoires, sont mises à leur disposition, remplies de poussins morts et de poissons. 

DSC_6294Des hérons cendrés

Dans une héronnière juste à côté,  des hérons cendrés continuent de rénover leurs nids. Ils travaillent en couple, l’un d’eux reste posé, tandis que l’autre lui amène des branches. Ils redressent leurs aigrettes, en poussant des cris, à l’arrivée au nid. Leur plumage est coloré à son maximum, leurs yeux sont orange, la base du bec rose et la pointe bien jaune. 

DSC_6340Des hérons cendrés.

Ces aigrettes garzettes (photo ci-dessous), se font harceler par les jeunes, qui demandent sans cesse à manger !

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Ils crient, gesticulent, et essayent d’attraper le bec de l’adulte pour le forcer à régurgiter. Dès que la mère s'éloigne les petits se calment, mais restent toujours attentifs et guettent son retour.

 

DSC_6366Des aigrettes gazettes.

Des hérons cendrés, plein d'activités, se poursuivient, hérissent leurs aigrettes, certains amenent des branches dans leur nid .  Eux, aussi, ont des petits à nourrir. Ils sont aussi gourmands que les aigrettes, et n’y vont pas de main morte pour forcer les parents à les nourrir, du moins quand ils ont la taille requise !

DSC_6352Des hérons cendrés.

Les poussins réclament de la nourriture à grands cris, au pied d’adultes. Certains, assez âgés, sont déjà sortis du nid, et commencent à s’entrainer pour le vol, battant fort des ailes, tout en s’agrippant fermement aux branches, avec leurs pattes.. On peut voir des restes de duvet sur leur tête. 

 

DSC_6373Des hérons cendrés.

Les hérons garde-boeufs sont magnifiques, également, surtout quand ils ébouriffent leurs longues plumes, bien blanches. Quel bonheur, de pouvoir observer, de si près, des bébés, aigrettes, hérons, ou garde-bœufs, couvés par leurs parents. 

hérons garde boeufsDes garde-boeufs.

Pour un dépaysement total, nous avons pu approcher de près des oiseaux de toutes sortes, ce qui en fait une jolie promenade sur un beau sentier, parfaitement balisé.

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 Quittons maintenant les oiseaux, pour admirer une autre espèce, omniprésente, au Pont de Gau : le Ragondin. 

DSC_6313Un ragondin.

L'on peut facilement l'approcher, à moins d'un mètre, lorsqu'il fait sa toilette sur les berges de l'étang, ou se nourrit dans les buissons. Une belle occasion d'admirer ce sympathique rongeur, lors de cette rencontre insolite ! 

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- Deuxième parcours (n° 11 à 16)  :

Cette deuxième partie du parc est la plus étendue, donc la plus pédestre et la plus sauvage : 4.5 km. Elle est réservée aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux.

DSC_5843Une femelle cygne avec ses petits.

Vous trouverez tout au long du parcours, très bien balisé, une multitude de petits ponts, et passerelles sur pilotis, comme ceux représentés ci-dessous.

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Si le chemin est plus long les étendues d'eau y sont beaucoup plus vastes aussi !

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Plusieurs observatoires sont implantés tout au long de ce parcours pour pouvoir observer sans effrayer les oiseaux lors de leurs déplacements.

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Les ouvertures sont prévues à toutes les hauteurs pour prendre en compte les enfants aussi. 

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Ce parc de 60 ha permet de découvrir la diversité des milieux camarguais : marais, étangs, roselières, pelouses, sansouïres et roubines.

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Si la majorité des espèces se trouvent en liberté, le parc dispose également d'un centre de soin, avec quelques grandes volières. On y trouve des espèces, assez emblématiques, tels que hiboux Grand Duc, l’aigle, et autres rapaces. Ces volières accueillent, souvent, des animaux nécessitant des soins. Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins.

DSC_6380Hibou Grand Duc.

N'hésitez pas, à votre retour, à vous installer sur la terrasse du café face à un petit étang et à vous régaler de la farandole des oiseaux.  

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Conseils A défaut de temps couvert, ce qui est rare en Camargue (on est dans le sud quand même !) privilégiez les fins de journées, sous peine de « cramer » le plumage des oiseaux. L’hiver est une période idéale pour venir au parc. Les flamants roses sont d’autant plus roses à cette saison, car ils abordent à partir de novembre leur nouveau plumage, pour la parade nuptiale de décembre à fin mars. Les moustiques sont également absents à cette période, un détail non négligeable, croyez-moi ! 

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La période du printemps, de mars à mai, est également une excellente période pour visiter le parc. De nombreux oiseaux migrateurs remontent en effet pour l’été et la période nuptial. Le parc ornithologique se transforme alors en énorme village étape, pour une partie de ces oiseaux, avant de continuer leur voyage plus vers le nord, les autres resteront en Camargue tout l’été.

DSC_6339Nid de cigognes.

Eviter, si possible, les week-ends pour un peu plus de tranquillité, car le parc à une certaine notoriété et les photographes, ou les promeneurs peuvent être nombreux ! Faîtes attention quand vous photographiez les oiseaux du parc de ne pas inclure des éléments humains, cela fait toujours rager après coup ... sauf si vous aimez passer du temps en post-traitement.  Un dernier conseil, le parc est toujours en plein soleil, peu d'ombre, donc prévoyez casquettes, eau, et surtout aussi de la lotion anti-moustique...!

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L'entrée est payante, 7.5 € par adulte, ce qui n'est pas élevé, quand on voit la taille du parc. Le seul petit bémol concerne le parking qui est tout petit. Mieux vaut arriver tôt. Le parc est ouvert de 9h au coucher du soleil. Le parc est fermé aux billets, à 18 h en hiver, 19 h en été, mais il est possible de rester autant de temps que l’on souhaite une fois l’entrée passée. Si vous avez le courage, attendez le coucher du soleil, vous aurez l'occasion de voir les flamands roses s'envoler tous ensemble c'est magnifique !

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Pour conclure : C'est un parc, dans un cadre sauvage, pour une découverte sensationnelle de la flore et de la faune de la Camargue. C’est aussi, un vrai  paradis pour le photographe animalier, amoureux des oiseaux de la Camargue, qui pourra observer ici, selon les saisons, de nombreuses variétés d’oiseaux. 

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J’espère que mes photos, vous auront donné envie de visiter le parc, si vous passez dans la région. Un endroit à ne pas manquer !

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- Gagnez des cadeaux pour les 5 ans du RV #EnFranceAussi :

Aujourd’hui, je vous offre en cadeau, un livre sur : "les 50 ans des villes et villages fleuris", de France. Ce livre raconte l'historique du fleurissement public. Il consiste à attribuer une série de fleurs, de une à quatre, correspondant au label ou à la marque "Villes et villages fleuris". Cela concerne près d'une commune française sur trois. Ce livre témoigne de l'ardeur et de l'enthousiasme des acteurs, de cet immense réseau fleuri, qui embellit de nos jours la France.       Leur site : www.villes-et-villages-fleuris.com

Scan0001

- Comment participerPour tenter de le gagner, rien de plus simple ! Il vous suffit de commenter l'article sur mon blog, et aussi sur la page Facebook, du rendez-vous de #EnFranceAussi, ceci avant le 23 juin. A cette date, le nom des deux gagnants sera tiré au sort. Le règlement du jeu est disponible sur le site : 

Règlement concours Anniversaire #EnFranceAussi - Le coin des voyageurs

Règlement Des concours sont organisés chaque jour sur leur blog par l'ensemble des participants au rendez-vous mensuel #EnFranceAuss i du 1er au 30 juin 2018. Il s'agit de fêter les cinq ans de ce rendez-vous inter-blogueurs. Les lots à gagner Chaque...

http://www.lecoindesvoyageurs.fr

 - Nous continuons la balade #EnFranceAussiJe vous invite à participer au concours de mes camarades. Aujourd’hui, un autre article a été publié, sur le blog de Sophie : Elle nous présente : #EnFranceAussi, l'île d'Aix : la légende des gourgauds, avec à la clé, en cadeau, un livre porte-bonheur de nos régions. 

Escapades Amoureuses

Des bonnes adresses d'hôtels, chambres d'hôtes de charme, restaurants, balades, locations pour partir ou sortir en amoureux en France ou à l'étranger. Des adresses que nous avons testées et appréciées et donc que nous avons envie de partager avec vous.

https://escapadesamoureuses.com

Demain, 16 juin, se sera au tour de Paul-Elise, de nous présenter : #EnFranceAussi, on aime les grands espaces : sur l'Aubrac. 

Roadtrips occitans

Blog voyage, patrimoine, terroir et retour aux racines

https://roadtrips-occitans.com

- Pour en savoir plus sur les RDV de #EnFranceAussi :A l’occasion des 5 ans de #EnFranceAussi, les membres du RV organisent une ronde d’articles pendant tout le mois de juin. De nombreux partenaires, dont Gîtes de France, (qui offre deux bons cadeaux d'une valeur de 150 €), et Gallimard, se sont associés au RV pour offrir à nos lecteurs des cadeaux chaque jour du mois. Tous les mois, les blogs, participants, publient un article sur un thème précis. L’idée de "EnFranceAussi", étant de faire (re)découvrir la France, ses régions, son patrimoine, sa gastronomie à nos lecteurs. 

-Retrouvez tous mes articles, #EnFranceAussidans le menu, en haut, à droite : #EnFranceAussi, de mon blog :  http://photosvillages.canalblog.com/

 

 

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14 juin 2018

"Lavande"

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Ce beau poème, que j'ai trouvé touchant, sur internet, s'intitule "Lavande". Il ne pouvait mieux se marier avec les photos de champs de lavande, que j'ai prises le weekend dernier, à côté de chez moi.

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Il nous est rempli de douceur et de tendresse. Lorsqu'on a une âme de poète, il suffit, souvent, de quelques lignes, pour que brille à nouveau un bleu d'azur. 

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Monique déclare, ici, son amour pour la fleur de lavande, qui est si chère à son cœur. Elle parle de son immense beauté, mais également de sa fragilité, comme une fleur qu'elle voudrait protéger et prendre sous son aile.

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"Lavande" :

Lavande Provence, lavande, ces mots ne font qu'un.
Tu es belle quand, tu étends ton immense voile d'azur


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Quelle palette tu ferais à un artiste
Quand la brise, doucement t'effleure,                                                                                                                              Tu es comme la mer qui frissonne sous de douces vagues

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Lavande, au parfum ennivrant et discret,                                                                                                                       Je voudrais être une abeille,                                                                                                                                            Pour butiner ton coeur et me fondre en toi.

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Je ne connais aucun mot pour décrire la beaute de tes sillons bleutés,                                                                            Ou le ciel se joue et se mire                                                                                                                                              Et, je resterais là, seule, à me griser de ton parfum.

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Les cheveux et le visage offerts au souffle brûlant du mistral
Lavande ? Le sais-tu ?                                                                                                                                                    Je suis amoureuse de toi, de ta beauté, de ta fragilite,

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C'est la magie envoûtante de la Provence.                                                                                                                  Vois les peintres au bord des chemins,
Ils t'immortalisent sur la toile de leurs chevalets, 

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Les flashs photos des touristes, crépitent tous,                                                                                                                Ils vont t'immortaliser, pour les emmener dans leurs régions ensoleillées, 
Les brûmes du ciel, et revivre leurs vacances d'une région gatée par les dieux.

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Mais pour toi fleur, comme tout a une fin, un jour,
Dans la chaleur torride du plein été, l'homme viendra te couper
Pour receuillir tes larmes de parfum, ces larmes qui continueront à te faire revivre,

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A nous rappeler les nuits chaudes, parfumées de nos folles vacances                                                                        Fleur de lavande, provence lavande, folle de soleil, d'abeilles et de cigales,                                                                   Je vous aime !

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Poème de Monique, trouvé sur internet. 

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Si vous aimez ce poème sur la lavande, et mes photos, merci de me le faire savoir par un petit commentaire, cela fait toujours plaisir !

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A bientôt pour d'autres aventures.

 

 

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12 juin 2018

Vaugines

 

Le Luberon, ses beaux villages authentiques et ses payages, d'une beauté remarquable, ont depuis longtemps inspiré les producteurs de films de cinéma ou de télévision. Le Luberon ne compte plus les belles histoires qui l'ont choisi comme écrin. Je vous propose aujourd’hui de vous replonger dans cette richesse cinématographique, en parcourant le village emblématique de Vaugines, et son paysage bucolique.

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C'est à Vaugines, (500 hab), que certaines scènes, de Marcel Pagnol, ont été tournées.... enlevant pour quelques temps la tranquillité des lieux et attirant du coup les amoureux de la Provence pittoresqueLa nature sauvage et authentique de Vaugines,  a d'ailleurs été célèbrée dans les films de "Jean de Florette" et "Manon des Sources"  :

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- "Jean de Florette", film de 1989 pour les scènes au cimetière.

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- "Manon des Sources", film de 1989, scènes extérieures à l’église St Barthélémy (XIIe s.) du mariage de Manon.

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Cette église, où au même moment sortent Manon et tous les invités pour la photo de mariage. 

DSC_0893L’église saint Barthelemy au milieu de son parc naturel.

Le Papet qui porte des oeillets sur la tombe d’Ugolin. Regardez bien le banc, c'est celui du Papet, célèbre depuis le tournage de Manon des Sources. Les platanes y semblent être de la même époque que la chapelle. 

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Le coeur, de l’église, qui date du 11ème siècle est d'une grande sobriété, voir même dépouillé.

DSC_8610Extraits du film "Manon des Sources".

Vaugines, aux contreforts du grand Luberon, est un village très ancien, charmant, à l'écart des grandes routes. Il a su conserver toute son âme provençale, dans ses ruelles paisibles, ornées de belles maisons traditionnelles, en pierre du pays, ses charmantes placettes et ses escaliers voûtés.

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 La Commanderie : une partie de la maison " Manoir ", fut bâtie au XVIe s. par Georges de Bouliers, prieur et seigneur de Vaugines de 1508 à 1548.

DSC_0890La Commanderie. 

L'imposante bâtisse de la Capitainerie doit sa construction et son nom à Antoine bouchard dit " le capitaine de Vaugines " qui s'illustra pendant les guerres de religion et lors de l'expédition contre les vaudois en 1545.

DSC_0891Imposante bâtisse nommée la Capitainerie.

Derrière la Capitainerie existe une retenue d'eau servant à un moulin, ceci est la déverse du trop-plein.

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La rue des Grottes : Jusqu’au XXème siècle, les maisons étaient bâties du côté nord, adossées à la falaise de Poucelles, les animaux étant logés dans des appentis sur le côté sud. Avec l’abandon de l’agriculture, des maisons remplacèrent ces derniers. (info de l'O.T.). Ces grottes  auraient servi probablement d'abri, pendant la préhistoire.

DSC_0884La rue des Grottes.

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Nous avons pu admirer de nombreuses incrustations de fossiles, dans les murs des maisons, dans la rue des coquillages.

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Mon coup de cœur revient à la Place de la Mairie, et sa fontaine, où ont lieu les tournois de pétanque à l'ombre des platanes.  

DSC_0875La superbe fontaine champignon.

L’Hôtel de ville date de 1845. Le campanile et l’horloge furent mis en place, en dessus du beffroi, en 1846.

DSC_0886L'Hôtel de Ville.

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Flâner dans Vaugines permet de découvrir plusieurs cadrans solaires. Le plus impressionnant est celui de la façade sud, de la chapelle Saint Joseph, car il est constitué de trois cadrans : un premier qui donne l'heure solaire, un second indiquant l'heure d'été et un troisième pour l'heure d'hiver. La chapelle Saint Joseph, construite vers 1730, est située place Capello.

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Rien que pour son riche patrimoine, Vaugines mérite une petite visite. C'est également le village idéal si vous recherchez le calme et la sérénité. Sa situation à l'écart des routes, très fréquentées, durant la haute saison, lui permet de rester un petit havre de paix. De nombreux artistes peintres y ont élu domicile...

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Le village de Vaugines est, aussi, un lieu parfait pour les adeptes de la randonnée (que ce soit à pied, à cheval ou en VTT) et de nature. En effet, plusieurs sentiers vous mèneront à travers la nature provençale où vous découvrirez la faune et la flore ainsi que des vues imprenables au coeur du Parc naturel régional du Luberon.

Si vous souhaitez connaître les autres villages, du Luberon, où ont été tournés les films de Pagnol, laissez moi un petit commentaire, j'y répondrai, à bientôt.

 

 

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11 juin 2018

Saumane de Vaucluse et le château du marquis de Sade

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Saumane de Vaucluse, à deux pas de chez moi, est un petit village perché,  dans un cadre verdoyant qui domine la vallée de la Sorgue. 

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Près de L'Isle-sur-la-Sorgue, et en dehors des circuits touristiques, il mérite que l'on y fasse un petit détour. 

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Nous pouvons y apprécier une vue superbe et imprenable, sur toute la plaine plantée de pins, d'olivier, et d'essences méditerranéennes. 

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En nous promenant dans les  petites ruelles du village, loin des foules, nous découvrons quelques jolies fontaines, ainsi qu’un beau lavoir.

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Comment ne pas succomber au charme de ces belles maisons en pierre, typiques de la région. 

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Nous admirons, au passage, quelques vestiges de remparts ainsi que le donjon de l'antique castrum "Salmana"datant du XII°.  

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Pur joyau d’art roman provençal, ce petit édifice fut remanié, et agrandi, sans que n’en soit altérée sa très belle simplicité. Sur le toit subsiste le clocheton qui possède encore sa cloche de l’an 1400.

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Cette église a été restaurée en 1987. Une magnifique table de pierre antique fut découverte dernièrement. Remise en état, cette nouvelle table d’autel fut replacée le 5 juin 1995, par Monseigneur Bouchet, Archevêque d’Avignon.

 

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Si vous êtes de passage dans le coin, ne manquez pas, non plus, le Bistrot de Saumane. La cuisine est délicieuse, la vue imprenable et l'accueil chaleureux  !

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Aux alentours du village, des constructions de pierre sèche (restanques, bories), façonnent le paysage.

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Je vous propose, aussi, dans cet article, de partir à la découverte de la plus secrète des résidences du Divin Marquis de Sade, un château-forteresse, joyau du patrimoine vauclusien. Le château de Saumane de Vaucluse réserve aux visiteurs bien des surprises. Construit sur les hauteurs du village, ce château, qui date du XIIème siècle, a été maintes fois transformé : une bâtisse hétéroclite, où se mêlent forteresse médiévale, bastion de style Renaissance, château remanié du XVIIème et du XVIIIème siècles. Il fut abandonné à la révolution, pour ensuite être restauré au XIX°.

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Contrairement au château de Lacoste, ou celui de Mazan, (ayant tous les deux appartenu, aussi, au marquis de Sade), le château de Saumane est parvenu, au XXIe s., tel qu’il était à l’époque du Marquis. Il constitue, en matière d’architecture défensive, l’un des exemples les plus spectaculaires, des châteaux de Provence. Le monument occupe un éperon, naturellement défendu, et utilisé avant la romanisation, en tant qu’oppidum celto-ligure. C’est un lieu magique, exceptionnel, avec la citadelle d’un côté, et la façade Renaissance de l’autre.  

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En 2010, la communauté de communes, décide de sa réhabilitation, des travaux qui dureront quelques années. Après une magnifique restauration, le château du marquis de Sade ouvre à nouveau ses portes, au public, l’été 2016. Laissez-vous envoûter par ses vieilles pierres et découvrez l’histoire de cette incroyable famille.   

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Ce château est célèbre parce qu'il abrita le marquis de Sade durant son enfance : à l'intérieur du bâtiment, une exposition est dédiée à ce personnage sulfureux dont la vie tumultueuse défraya la chronique. De quatre à dix ans, son éducation est confiée à son oncle, l’abbé Jacques-François de Sade, qui l’héberge dans ce château. 

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Un Abbé très libertin, ami de Voltaire, et bon écrivain, qui rédigea d’ailleurs la première biographie qui parut sur Pétrarque. Le jeune Marquis fut très influencé par son séjour dans le château, par le cadre qui l’entourait et par les rayons de livres libertins qui tapissaient la bibliothèque de l’abbé. Adulte, le Marquis de Sade se livre au libertinage des gens de sa caste, qui se croient au dessus des lois. Sa vie débridée, est faite de débauches qui le mèneront jusqu'à la prison.

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Dans la montée qui mène à la forteresse, chacun peut admirer d'immenses pins sur l'escarpement : ils se détachent sur un ciel d'un bleu profond. Le chant des cigales, les senteurs de pins s'exacerbent dans la chaleur d'un après-midi de mai. Lorsque nous entrons dans l'enceinte, nous sommes immédiatement impressionnés par l'épaisseur des murs. Les fenêtres laissent entrevoir un paysage verdoyant d'arbres : pins, cyprès, cèdres. 

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Un escalier, voûté en caissons, déroule des marches usées par le temps : nous sommes, alors, subjugués par l'architecture ordonnée  de la voûte...

DSC05812   L'escalier voûté.

DSC05811 hallLe hall.

A l'intérieur, nous découvrons une cheminée artistiquement agrémentée de feuillages en reliefs, une chapelle richement décorée, 

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Chapelle.

La chambre du marquis de Sade, ornée de fresques, aux teintes de rouilles, sur des panneaux encadrés d'or, révèle luxe et élégance.

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Le salon, quand à lui, est composé de fresques, avec des scènes champêtres, et un plafond somptueusement décoré...

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Philosophe subversif de la liberté, débauché, libertin, le marquis de Sade continue de nous intriguer et à susciter fascination et interrogations. Le marquis garde une part de mystères, et dans tous les cas, le château de Saumane mérite qu'on s'y arrête et qu'on visite ce lieu riche d'histoires...

DSC05807La verrière.

Ne quittez pas Saumane sans être aller faire un tour au lieu-dit "La Crémade" pour visiter le petit musée d'archéologie, et le santonnier,  qui crée, juste à côté, de superbes petits sujets de crêche provençale.

La Crémade - Santons de Provence - Santonnier Magali Montagard

Bienvenue à La Crémade : atelier de santons de Provence et crèche de Magali Mille-Montagard à Saumane de Vaucluse

http://www.lacremade-santon.fr



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14 mai 2018

Le Pont du Gard

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Le thème des RDV mensuels de "En France Aussi", pour le mois de mai est : « les ponts… », choisi par Malicia Malices, du blog : http://unpieddanslesnuages.com - A cette occasion, je vous emmène, pour ma 2ème participation du mois, et pour cet évènement interblogueurs, organisé par Sylvie du blog : "le coin des voyageurs", faire un tour au Pont du Gard, tout proche de chez moi.

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Entre le bleu du ciel et le vert de la garrigue, rien de de plus agréable balade que de faire une petite visite au Pont du Gard, chef-d'œuvre de l'humanité,  classé au patrimoine de l'Unesco.   

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Situé entre Uzès et Nîmes, et construit en 50, après J.C., c'est aujourd'hui l'un des plus beaux emblèmes de la civilisation romaine en France. Le pont avait pour but de conduire l'eau entre ces deux villes. 

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Paré de la couleur ocre de ses pierres, accentuée par le soleil, l'édifice par son architecture et sa grandeur, force l'admiration. Un moment rien que pour nous, dans ce décor naturel grandiose !

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Ce bijou, datant des romains, attire toujours les foules, qui ne se lassent pas de l'admirer et de l'immortaliser. Tout le monde veut photographier ce monument de pierre, et ses belles arches ocre, sous tous les angles.

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Nous nous arrêtons, souvent, pour l'observer à distance et l'appréhender dans tout son ensemble. Il est adossé à deux versants verdoyants, qu'il relie sur 275 mètres. Bien ancré, à sa base, dans la roche du Gardon, le pont offre à la vue trois étages d'arches, parfaitement alignées. 

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Culminant à près de 49 mètres, il compte une triple rangée d'arcades superposées. Sa longueur, qui atteint 273 m dans la partie supérieure, en faisait 360, à l'origine. Cet aqueduc pèse 50 000 tonnes et a pour volume : 20 000 m3. Cet édifice réparti sur 3 étages , comportait à l'époque 54 arches, contre 42 aujourd'hui.

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La balade, au sommet du monument, nous permet d'admirer la rivière, ainsi qu'un panorama de vallons, de collines boisées, nous laissant deviner la proximité des gorges du Gardon. 

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L'architecture du Pont du Gard a ceci de particulier qu'elle ne cache pas le paysage, que l'on a la chance d'apercevoir entre chacune de ses arches.

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La plus large des arches (24,5 m),  enjambe le Gardon qui coule paisiblement, mais peut devenir tumultueux, lors de violentes pluies.

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Origine du pont : Au 1er siècle après JC, Nîmes que l'on appelait « Nemausus », est en plein essor. La ville a besoin de beaucoup d'eau pour l'eau courante, les thermes, les bains, les fontaines... Comme à Rome, un aqueduc va acheminer l'eau des sources de l'Eure près d'Uzès, au Castellum (réservoir d'eau) nîmois.

115175194_oCastellum de Nîmes.

Ainsi est né le Pont du Gard. Sa construction va permettre à l'aqueduc de Nîmes, long de près de 50 km, de franchir le Gardon. L'aqueduc ainsi réalisé sera pour sa majeure partie enterré, mais 17 ouvrages, à ciel ouvert, participeront à l'acheminement de l'eau. 

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Près de 1000 ouvriers seront chargés d'édifier un tel monument : à extraire, transporter et tailler les pierres, provenant de la carrière située à quelques centaines de mètres du lieu de construction. Un véritable travail de titans...

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Le pont fut utilisé jusqu'au VIème siècle, puis abandonné ensuite. Au Moyen Age, il devient un lieu de passage, avec péage, permettant de franchir le Gardon. Puis en 1743, débute la construction d'un pont routier, adossé au monument historique, qui le sauvera de la ruine. 

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Les ingénieurs et architectes romains ont bâti, à l'époque,  une œuvre d'art, une véritable prouesse technique, ainsi que le pont le plus élevé à l'époque. Ce chef-d'œuvre est d'ailleurs aujourd'hui le seul exemple de pont antique à trois étages qui persiste du passé.

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Nous nous trouvons, maintenant, devant la grotte préhistorique de La Salpêtrière, avec sa large ouverture sur l'esplanade. Classée Monument historique en 1931, cet abri profond, datant de 19 000 ans, est l'un des sites majeurs de la Préhistoire. Connue en tant que gisement préhistorique, cette grotte profonde, recelait plus de 6 mètres de niveaux d'habitats superposés. Nos ancêtres du « Salpêtrien »,  chasseurs-cueilleurs, y avaient installés leurs cabanes et leurs campements. Une des premières gravures animalières sur os, découvertes en France, y a été trouvée, elle est conservée au Museum d'histoire naturelle de Nîmes.

115175193_oEntrée de la grotte préhistorique, la "Salpêtrière".

Le Pont du Gard, merveille de l'Antiquité, est redevenu sauvage depuis son réaménagement, mais les importantes inondations successives, dont celle de 2002, ont détruit une partie de la végétation, qui faisait son charme.

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Lorsque l'on s'approche du Pont du Gard, en arrivant de la rive gauche, sur une belle esplanade trônent de magnifiques oliviers, aux troncs noueux, qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire.

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Sur une plaque, près d'un olivier, on peut lire :

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" Je suis né en l'an 908. Je mesure 5m de circonférence de tronc, 15 m de circonférence de souche. J'ai vecu mon passé jusqu'en 1985 dans une vallée aride et froide d'Espagne. Le conseil général du Gard, passionné par mon histoire, m'a adopté avec deux de mes congénères. J'ai été planté le 23 septembre 1988 et suis fier de participer au décor prestigieux et naturel du Pont du Gard."

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Avec son tronc sculpté par l'âge, et sa toison de feuilles persistantes et argentées, cet arbre légendaire dépasse potentiellement en longévité le chêne.  Chargé de légendes, l'olivier millénaire est un arbre symbole et les peuples du pourtour méditerranéen, qui s'en nourrissent, possèdent en commun les gestes ancestraux de sa culture. Ces oliviers, majestueux, nous rappellent que nous sommes bien peu de choses sur cette Terre. Même le plus puissant des hommes ne vivra jamais aussi longtemps que ce vieil arbre. Une bonne leçon de sagesse avec ce symbole de paix !

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À Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), un vénérable olivier âgé de plus de 2 000 ans affiche un impressionnant 20 mètres en tour de taille avec de multiples rejets.

115174655_oOlivier de Roquebrune-Cap-Martin vieux de plus de 2000 ans.

En 2000, l'État français a financé, dans le cadre de l'opération « Grand site de France », avec les collectivités locales, l'Unesco et l'Union européenne, un projet d'aménagement du site. Cela aura pour but d'assurer la préservation de ce monument exceptionnel, menacé par l'afflux des touristes. Le Pont du Gard va ainsi retrouver son cadre primitif, sans circulation automobile et sans les constructions qui avaient proliféré aux alentours. 

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Un vrai retour aux sources, pour notre plus grand plaisir ! Que l'on soit amateur de patrimoine médiéval, passionné par les édifices d'époque, ou encore amoureux de la nature, il y a de quoi satisfaire tous les goût, dans le département du Gard !

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Connaissez-vous le Pont du Gard, emblême de la civilisation romaine ? Si vous le souhaitez, vous pouvez me laisser un commentaire.

 

 

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01 mai 2018

Le Pont d'Avignon

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Le thème des RDV mensuels de "En France Aussi", pour le mois de mai est : « les ponts… », choisi par Malicia Malices, du blog : http://unpieddanslesnuages.com - A cette occasion, je vous emmène, pour cet évènement interblogueurs, organisé par Sylvie du blog : "le coin des voyageurs", faire un tour sur le Pont d'Avignon.

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C'est l'un des monuments les plus connus au monde, grâce à sa chanson chantée par les enfants de tous les pays. Mais si la notoriété de ce pont est fameuse, son histoire est peu connue.

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Le Pont d'Avignon, qui était autrefois une route de pèlerinage vitale, entre l'Italie et l'Espagne, est aujourd'hui un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il attire, chaque année, plus de 400 000 visiteurs par an : pas mal pour un pont qui ne mène nulle part !

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La légende de Saint Bénezet :

Un jeune berger, du nom de Bénezet, descendit en 1177 des montagnes de l'Ardèche. Il se disait envoyé par Dieu pour construire un pont à Avignon. Au début, on le prit pour un fou, mais il avait entendu une voix venue du ciel lui dictant sa mission...On ne croyait pas même que la chose fût possible, vu la largeur et la profondeur du fleuve. 

DSC_2142Chapelle datant du XIIéme siècle, ancienne sépulture du berger, lieu où s'accomplirent des miracles.

Raillé par les Avignonnais, le berger est mis au défi par le prélat de charger une pierre énorme sur ses épaules et de la jeter dans le Rhône.

DSC_3062Vue sur le Palais des Papes.

Bénezet n'hésite pas un instant, et sous le regard de la foule ébahie, soulève le bloc de pierre avant de le jeter dans l'eau, aidé dit-on par une intervention divine, et même par des anges baignés d'une lumière dorée.

St Bénézet portant 1ère pierreSaint Bénézet portant la 1ère pierre du Pont d'Avignon.

Ce simple berger parvint à convaincre les notables de la cité et récolta les fonds nécessaires à sa construction. Les travaux débutent en 1177, à l'emplacement probable d'un antique pont romain ruiné, l'ouvrage est achevé huit ans plus tard en 1185.  

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La construction du pont a représenté un défi aux éléments. Grâce à la volonté de Dieu, qui  se manifesta d'une manière si évidente, l'ouvrage si difficile fut entrepris avec enthousiasme. On raconte même que Saint Bénézet  a opéré plusieurs miracles.

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La construction du pont :

Construit sur des lits de galets, le pont roman mesurait 947 mètres de long et comportait 22 arches.

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 Il traversait les deux bras du Rhône jusqu'à la bourgade de Saint André, appelé aujourd’hui Villeneuve les Avignon.

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Sa chaussée mesurait de 4 mètres de large. 

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C'était un ouvrage monumental pour l'époque. Il était le seul pont en pierre, au-dessus du Rhône, entre Lyon et la mer Méditerranée. 

DSC_2132Du pont-levis du châtelet, vue sur le pont et la chapelle Saint-Nicolas

Il attirait les voyageurs, marchands, industriels. Les taxes perçues sur les marchandises faisaient la fortune de la Commune d'Avignon.

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A chaque passage sur le pont, les Papes ont pour habitude de s'arrêter devant la chapelle de Bénézet pour prier un instant et laisser une aumône d'un florin.

DSC_3040Chapelle St Bénézet.

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Le pont fut détruit en partie en 1226 après le siège d'Avignon par le roi de France Louis VIII. Mais il est rapidement reconstruit.

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L'ordre religieux des frères pontifes, créé par Saint Bénézet, veille à la maintenance et rénovation du pont. Il est souvent endommagé par les assauts du Rhône, le plus puissant et le plus rapide des fleuves français.

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Fréquentes crues du Rhône :

Long de 812 km, le Rhône subit des variations et des crues fréquentes, qui le rendent redoutable. Pourtant il a servi de voie de communication, dès la Préhistoire.

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Au 17ème siècle, le pont est abimé, il exige des réparations constantes, qui deviennent trop onéreuses. 

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Les arches de pierres emportées par les crues sont remplacées par des passerelles de bois, puis le pont est abandonné définitivement.

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En 1674, ses dernières arches menacent de s'écrouler, si bien que l'on déplace les reliques de Saint Bénézet de la chapelle Saint Nicolas, vers l'église des Célestins.

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gisant de st BénézetGisant de Saint Bénézet, dans collégiale Saint-Didier à Avignon.

Louis XIV est l'un des derniers à avoir franchi le Rhône, avant l'effondrement du pont, au XVIIe siècle, mais il ne voulut jamais payer sa restauration, malgré sa volonté d'en devenir propriétaire.

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Il ne reste aujourd'hui, du pont d'Avignon, que quatre arches, consolidées au XIXème siècle, avec la chapelle Saint Nicolas, dédiée à la confrérie des Nautonniers.

DSC_3037Escalier descendant vers la chapelle inférieur, la chapelle Saint-Benezet.

Il est devenu une icône d'Avignon, avec le Palais des Papes.

DSC_8567Palais des Papes vue de Villeneuve les Avignon

Une chanson connue dans le monde entier : « Sur le Pont d’Avignon, on y danse, on y danse… »

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Les Avignonnais, en fait, ne dansaient pas sur le pont, son étroitesse ne permettant ni farandole, ni sarabande.

DSC_3058Vue sur le Palais des Papes.

Par contre, la formation des îles et notamment celle de la Barthelasse, a développé une intense activité de pique-nique et de guinguettes qui a permis de transformer les berges du Rhône en un lieu de détente et de loisirs dès le XIXe siècle. C'est donc à cette époque que l'on dansait, non pas sur, mais.... sous le pont.

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En groupe, en famille, en couple, en solo, féru d'histoire, passionné d'architecture, ou juste curieux, il est toujours passionnant de visiter le Pont d'Avignon, de connaître son histoire et sa légende !

Pont d'Avignon, film reconstitution numérique en 3D :

https://www.youtube.com/watch?v=tlArBdehDJU

 

 

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25 avril 2018

Ménerbes

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Nous avons une multitude de petits villages en Provence, dont certains sont classés "plus beaux Villages de France",  comme Ménerbes.

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Ils le méritent amplement, mais il existe aussi de nombreuses pépites cachées, que l'on découvre, un peu par hasard, au fil des ans.

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Superbement conservé, Ménerbes trône sur son éperon rocheux.

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Son nom fait référence à la déesse Minerve, sa création date du X°.

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Ses maisons s'accrochant à la paroi rocheuse ainsi que ses petites ruelles courant sur ses flancs escarpés, nous transportent de surprises en surprises.

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Des portes fortifiées, une citadelle, des passages souterrains témoignent de l'activité essentielle du bourg, dès le Moyen-Âge.

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Chaque recoin cache des  petits trésors :

des jardins suspendus...

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...des fortifications,

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...des fontaines,

 

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...des fenêtres à linteaux, des vieilles portes,

DSC_0594des blasons, etc...

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Aujourd'hui de nombreux artisans reviennent peupler ce village renommé, plein de charme.

Des hommes illustres y ont habité aussi : comme les peintres Nicolas de Staël. Ce château lui a appartenu, vers la fin de l’année 1953.  Mais un grand amour, Jeanne Mathieu, le pousse en fin 1954 à repartir pour Antibes, peu avant qu’il ne mette fin à ces jours en mars 1955. A sa mort, Jérôme de Staël, son fils, en devient le propriétaire. 

DSC_0548Château ayant appartenu à Nicolas de Staël.

Cet hôtel particulier fût acheté par Dora Maar, peintre, photographe, modèle et maîtresse de Picasso. Ils ont vécu à Ménerbes en 1945. Aujourd'hui, cette maison a été complètement restaurée et elle est devenue une résidence pour artistes. Superbe jardin, ouvert au public, lors de manifestations culturelles. 

DSC_0547Maison de Dora Maar, maîtresse de Picasso.

...ou bien l'écrivain Peter Mayle, possédaient leur résidence à Ménerbes et y ont trouvé l'inspiration et le repos.

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Au Moyen-Age, l'accès à la cité, alors truffée de souterrains, se faisait par les deux portes. 

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Pendant les guerres de religion au XVI°, Ménerbes fut la capitale du mouvement protestant.

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De magnifiques demeures anciennes, très bien restaurées, témoignent encore de ce passé tumultueux et de la place qu'occupait alors la noblesse.

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Les cimetières  font naturellement partie de notre patrimoine, en Provence.

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Celui de Ménerbe est très ancien, c'est un lieu magique, avec vue magnifique sur notre prestigieux Mont Ventoux. 

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Certaines familles peuvent encore y enterrer leurs défunts. A la proue de ce vaisseau, en balcon, ce cimetière, datant de la période romaine, est couvert d'une pelouse rase, qui donne envie de se recueillir sur les lieux.

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C'est sur le parvis de l'église de Saint Luc que se réunissaient les consuls et les échevins. Elle a été reconstruite au 16ème siècle sur les bases de l'église Saint-Sauveur. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'une restauration globale, avec l'aide de l'Etat, des donateurs privés de la Fondation pour Ménerbes.

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Nombreux sont les belvédères à Ménerbes : Beau point de vue sur la vallée du Calavon, les monts du Vaucluse et le Ventoux d'un côté...

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... et sur le Grand Luberon de l'autre.

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Riche de son histoire et de sa culture, c'est une escapade, sur le thème de l'histoire, qui nous a apporté calme et dépaysement.

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Cette petite cité a  conservé de nombreux témoignages de son riche passé historique, comme : l'abbaye Saint-Hilaire avec son ensemble architectural atypique, ainsi que l'imposante citadelle construite au XIII°.

DSC_0549Abbaye St Hilaire

J'espère pouvoir découvrir encore de nouveaux endroits, afin de pouvoir vous en parler dans mes prochains articles.

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Merci d'avance pour vos commentaires. Je serais absente quelques temps de mon blog, car nous allons faire un petit séjour en Ombrie. A bientôt.

blog en pause

 

 

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L'Isle sur la Sorgue, en poésie

Qui mieux que Vette de Fonclare, pouvait décrire, mieux que personne, notre charmante petite ville d'adoption, de l'Isle sur la Sorgue, je vous laisse découvrir ce poème, plein de charme et de fraîcheur :

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Construite sur des pilotis                                                                                                                                            Sur un entrelacs de rivières 

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Chantant encor le cliquetis
Des roues à aube de naguère,

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C’est la Venise comtadine.
Et son marché au fil de l’eau

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En a fait une gourgandine
Courtisée par tous les gogos

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Accourus pour le pittoresque.
Mais après tout, peu lui en chaut !

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Ses « negochins » ressemblent presque,
Qui sillonnent ses blonds canaux,

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Aux barques bleues de l’Italienne.
L’Isle est aussi un éventaire

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Dissimulant sous ses persiennes
Des trésors et des antiquaires !

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Antiquaires et brocanteurs
Vous vendant en larges brassées

DSC_8506Des merveilles et des horreurs.
C’est la ville des vieux objets,

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Du passé aux couleurs fanées,
Des antiquités et du faux :

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Vraiment une étrange cité
Flottant sur de très vieilles eaux.

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Publié le 12 août 2009 par Vette de Fonclare.

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24 avril 2018

Sculptures aux Baux de Provence

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Avec ses oliviers, ses pins maritimes et ses cigales, le Parc naturel des Alpilles, est un magnifique biotope à sculptures. 

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Aussi il est possible de contempler, en se rendant aux Baux de Provence, une galerie à ciel ouvert, de sculptures, surprenante !

DSC_3249César Imperator.

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En 1989 Daniel PERNIX, enfant du pays et sculpteur, achète une ancienne carrière, près des Baux de Provence, et décide de faire revivre ce site abandonné.

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Il pose momentanément ses ciseaux, gradines, marteaux, et fonde les « carrières du val d’Enfer », dans un parc naturel, ancré au sein du décor exceptionnel, sans pour autant assouvir sa soif de sculpter et de façonner cette si belle pierre des Baux.

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Ce sculpteur créatif, plein d'idées, a lui-même découpé la pierre, en blocs, pour exposer ses sculptures, monumentales, dans son parc. 

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Pendant de nombreuses années, il y a littéralement mis toute son âme. 

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Il a eu l’idée géniale de créer un parc, où l’art contemporain se confronterait avec la nature, et où des artistes créeraient des œuvres spécialement pour cet endroit.

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La Provence est la seule région de France où les terrains sont assez grands pour ce type de projet.

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Les carrières du Val d’Enfer, des Baux de Provence, sont depuis l’antiquité un lieu réputé et chargé d’histoire. 

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Dans ce site exceptionnel connu de Dante, Nostradamus et plus récemment Cocteau et Picasso,  le roc des Alpilles, écrasé sous le soleil, et battu par le mistral, prend des formes étranges,  avec pour horizon la Camargue et la Méditerranée. 

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En franchissant l’immense baie vitrée, qui fait face à la carrière du Val d’Enfer, nous avons sous nos yeux, environ 150 mètres carrés  d'exposition de peintures. 

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Cette galerie, troglodytique, unique, dans tous les sens, ne laisse personne indifférent. 

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Des tableaux d'artistes de renommée internationale, y sont exposés en permanence.

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Dans cette grotte, lieu magique, taillé à même la roche, il est possible d'y faire des réceptions privées, aussi bien que professionnelles. 

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En Provence, le beau temps permanent, la région sauvage, et l’abondance du public, encouragent les expositions d’art à ciel ouvert.

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Au point que la concentration de jardins de sculptures, y est sans aucun doute la plus élevée de France.

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Merci d'avance pour votre visite et commentaires, à bientôt. 

 

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23 avril 2018

Les carrières des Baux de Provence

 

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Quelle ne fut pas notre stupéfaction de découvrir, lors de notre balade, dans le Val d'Enfer, au coeur des Alpilles, une gigantesque carrière de roche calcaire, laissée à l'abandon. Ces carrières, sont situées en contrebas du village des Baux de Provence, village né de la pierre, sur laquelle il a été construit

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En arrivant devant la carrière, abandonnée, nous nous trouvons face à une haute et vaste porte, creusée dans la roche calcaire, ouverte au ciel. Nous sommes comme transportés en Egypte, le long du Nil, dans la vallée des Rois. Dans ce lieu plein de mystère, j'ai  l'impression de découvrir une civilisation enfouie, du côté de Louxor ou d'Assouan.

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La pierre qui en est extraite possède nombre de qualités qui ont fait sa renommée, bien au-delà des limites du territoire des Alpilles : c’est un calcaire coquillé, assez tendre, facile à extraire, mais très résistant à l’écrasement. La couche de calcin qui se forme rapidement à sa surface, lorsqu’il sèche le rend imperméable. 

DSC_3211L’entrée de la carrière, en galerie : une ouverture béante dans le sous-sol.

Cette pierre calcaire, est appelée communément "molasse", l'origine de cette dénomination provient du latin "mola = la meule"

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Nous passons, ensuite, dans une immense salle, comportant des piliers de cinq à dix mètres de base. Ces piliers de roche sont maintenus, pour éviter  que le "toit" de la salle ne s’effondre.

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 Les grandes entrées amènent de la lumière partout dans la carrière, sans avoir à éclairer, ce qui est très appréciable.

DSC_3208Les blocs sont débités de l’ensemble du front de taille

Ces carrières ont été ouvertes, autrefois, par des carriers, à la main, à "l'escoudo" comme le faisaient autrefois les égyptiens. Avec la même technique, la même peine, et la même perfection. Les blocs étaient chargés sur des wagonnets, grâce à un quai de chargement, où se trouvait une voie ferrée. 

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Le carrier était propriétaire de ses outils, achetés en foire, ou fabriqués, et entretenus par le forgeron du village. Le savoir faire du carrier c'est aussi la bonne connaissance des matériaux. C'est ainsi qu'on parle du front de taille, de veines, de pieds, et de jambages etc ...

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La colline porte, encore, les empreintes du travail des carriers. Leurs activités furent tellement intenses, qu’elles modifièrent pour toujours le paysage. 

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On peut encore admirer, dans cette carrière abandonnée, les traces de l’extraction de la pierre en blocs. Le développement y était très faible, une centaine de mètres, mais le gigantisme de ce lieu est très attractif. 

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Ces galeries portent de nombreux témoignages du passage des carriers qui les ont "habitées", notamment des dessins réalisés au noir de fumée, à l’ocre ou au charbon, des sculptures ou de simples graffiti. Il ne reste plus de matériel d'extraction visible en ces lieux. 

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Cette "pierre des Baux" est à l'origine formée par des dépôts marins , sédimentations des mers miocènes, de l'ère tertiaire, entre moins 25 millions et moins 5 millions d'années. Ces mers occupaient alors tout l'espace de la future Provence. 

DSC_3229Ancien front de taille d’une carrière 

L’extraction de cette pierre remonte à des temps lointains. Ce serait les Gaulois, suivis des Grecs, qui auraient débuté l’exploitation, des carrières, des Baux de Provence, au IIe siècle av. J-C.   Son extraction intensive, pour la construction des édifices, date de 1720. Ainsi, plusieurs dizaines de carriers furent actifs jusque vers 1900. Ces sites étaient surpeuplés d'ouvriers, de travailleurs de la pierre (journaliers, carriers, maîtres-carriers, tailleurs de pierre, transporteurs ...) .

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Les carrières les plus importantes, abandonnées ou en activité, sont situées au nord de Baux. L’éperon qui supporte le village a été exploité souterrainement et le matériau a servi à l’édification des maisons. 

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L'exploitation des carrières, qui s’effectuait principalement en « salles » ou en galeries », décline après la première guerre mondiale. La roche calcaire, de couleur blanche, à dorée, ne sera plus le matériau numéro un, pour construire les édifices, comme les maisons, les bâtiments, ou les usines. 

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La pierre calcaire connaît un déclin irréversible, à partir des années 1930, notamment du fait de la concurrence du ciment, du béton, et de l'acier. La plupart des carrières de la région des Baux de Provence, fermeront leur porte à cette époque là.

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Exploitées depuis l'Antiquité, ces carrières ont fourni les matériaux à de grands chantiers médiévaux, comme : l'édification de la ville des Baux de Provence, le site archéologique du Glanum, à St Rémy-de-Provence,  ainsi que la cité antique d’Arles.  

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La seule carrière, actuellement en cours d’exploitation, est celle de « Sarragan », son ouverture remonte à 1840. Les parties extraites forment des « salles ou galeries », mesurent de 18 à 30 m de hauteur sur 10 m de large. Le matériau est un calcaire, à grain fin, assez tendre, et fossilifère. 

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Les carriers travaillent la pierre calcaire blonde, de haut en bas, par ablation. Ils font ressurgir des colonnes, de 20 à 25 mètres de haut, des monolithes de 800 tonnes.

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L’extraction de blocs de roche nécessite une diversité d’outils propres à la découpe de la pierre, à son extraction, à son transport. 

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Les blocs extraits peuvent ensuite être à nouveau découpés en blocs plus petits, grâce à diverses scies, dont les dents sont plus dures que la roche à découper. Cette roche d’aspect blanc est un "calcaire coquillé".

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Les blocs peuvent être remis entre les mains des tailleurs de pierre, qui grâce à leurs outils, modèleront le bloc rocheux en fonction des commandes.

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Aux Baux on extrayait, aussi, de la Bauxite, minerai découvert en 1821, le fameux aluminium rouge qui a donné son nom au village. Mais Baux vient aussi de Bau, qui veut dire falaise, escarpement rocheux. 

Aujourd'hui, beaucoup de ces carrières, abandonnées depuis la fin des années 30, sont recolonisés par la végétation. Ils sont à l'état de "friches éco—industrielles" si l'on peut dire. La menace d'oubli qui pèse sur eux est d'ailleurs inscrite en filigrane dans le cahier des charges d'une carrière, qui doit rendre, après l'extraction, le site à la "nature" et laisser un paysage se reconstituer. 

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Juste à côté,  une ancienne carrière est reconvertit en lieu d’exposition : 'la carrière des Lumières".

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Fermée en 1935, elle reprend vie grâce à Jean Cocteau qui succombera au charme de ses carrières et y tournera quelques séquences de son film le "Testament d'Orphée" en 1959.  En 1977 naît "Cathédrales d'Images", le projet d'Albert Précy, alors rédacteur en chef du Parisien, pour la projection de spectacles audiovisuels, uniques au monde ! Et on comprend que ce lieu soit parfait, vous naviguez dans plus de 4000m², entrecoupé de piliers larges de 5 m et haut de 14 m. Pour y accéder, il faut poursuivre la route après le village. 

DSC_3281Entrée Jean Cocteau.

Chaque année un grand spectacle inédit est proposé présentant les plus grands noms de l'histoire de l'Art. Ces spectacles sont projetés sur les immenses parois, les piliers et les sols de la carrière.

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Ils vous transportent en musique dans des mondes colorés. Une nouvelle mise en lumière des Carrières vous fait découvrir le caractère unique et insolite du lieu et révèle sa beauté minérale.

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On se retrouve totalement immergé dans l'image projetée, sur toutes les surfaces de la pierre. Le nombre de vidéoprojecteurs a été doublé, afin de couvrir deux fois plus de murs.

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Quant au sol, il est intégralement recouvert et devient un immense tapis d'images. 

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Connaissez vous la carrière des Lumières ? Merci d'avance pour vos commentaires, à bientôt pour de nouvelles aventures en Provence !

 

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Le Val d'Enfer, aux Baux de Provence

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En contrebas du village des Baux de Provence, le val d’Enfer, dans les Alpilles fut le but de notre balade du weekend. 

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La météo avait prévu un temps mitigé pour cette journée, elle ne s’était pas trompée, un ciel brumeux, mais une très chaude journée, pour un mois d’avril (28°).

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Moins connu que le village typique des Baux de Provence, c’est un site étrange et fantastique, qui excite l’imaginaire, depuis la nuit des temps. 

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Le vallon mystérieux, tient son nom de l’étrangeté de ses formations rocheuses, et a été habité dès l'âge du bronze. 

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Creusé dans le plateau, ce site exceptionnel est un monde minéral et chaotique, chargé de légendes.

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Il nous permet d’admirer un étonnant paysage de falaises, percées de grottes, de ravins, et d’étranges roches calcaires, aux formes étranges, sculptées par le vent et l’eau.

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 Ce paysage insolite prend un caractère fantastique, avec les jeux d’ombre et de lumière.

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Dans le Val d'Enfer, gardé par des monstres de pierre, les légendes et les poètes y logèrent sorcières et fées. 

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Ce paysage torturé, a passionné de  nombreux  poètes, qui y logèrent sorcières et fées. Dante s'inspira du val d’enfer, pour écrire  sa Divine Comédie. 

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Frédéric Mistral en parlait comme d’un « cataclysme de pierre », Cocteau y tourna son Testament d’Orphée. 

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L'érosion a creusé de nombreuses grottes dans les rochers du Val d’enfer. Certaines sont aujourd’hui célèbres comme : l’antre de Taven, la sorcière de l’œuvre de Frédéric Mistral, ou le spectaculaire trau di Fado (trou des Fées). 

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Le Val d’Enfer est l'endroit choisi par Richelieu pour établir son camp en 1631 afin d'anéantir la forteresse des Baux. 

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Ce sera l'ultime guerre livrée par le château. Après 27 jours de siège, il tombera aux mains de Louis XIII.

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Site touristique par excellence, le village des Baux-de-Provence compte parmi les plus beaux de France. 

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Le vert de la végétation, le gris et le blanc des pierres calcaires, le bleu intense du ciel lumineux de la Provence, les variations de roses des toits forment un magnifique camaïeu de couleurs et de beauté.

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Sa nature sculptée dans la pierre, son village, son panorama sur la Provence...

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mais aussi ses oliveraies...

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et encore sa citadelle, font des Baux de Provence, un site incontournable !

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 Pour résumer ce site extraordinaire, je n'ai rien trouvé de mieux que cette citation de : T. Fréchier :

« Nul ne traverse les Baux sans éprouver une nostalgie réelle car ici, l’œuvre du temps, plus qu’ailleurs, montre ce que deviennent les entreprises les plus ambitieuses : ruines de murailles et trouées sur le vide. Le soleil et le vent dévorent les pierres des orgueilleuses constructions des hommes. Seules demeurent les traces de leurs ambitions, de leur peur et leur solitude ». 

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 Merci pour votre visite et vos commentaires, à bientôt pour de nouvelles aventures.

  

 

 

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21 avril 2018

Venasque

 

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Malgré un temps incertain, nous sommes partis au coeur du Luberon, direction Venasque, un des plus beaux villages de France. Situé plus précisément entre le Mont Ventoux et les plateaux du Vaucluse, Venasque a un passé historique très important au point de donner son nom a toute une région : Le Comtat Venaissin. Il y a des villages où l'on a plaisir à revenir, particulièrement au printemps, lorsque les cerisiers sont en fleurs, et qu'ils colorent le paysage. C'est le cas du village de Venasque. 

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Ces cerises des Monts de Venasque, connus comme le diamant rouge de la Provence, sont cultives depuis le XVII siècle et sont réputés par leur excellente qualité gustative et visuelle.

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Perché sur le sommet d'un rocher escarpé, Venasque domine la vallée de la Nesque et la plaine de Carpentras. C'est un pittoresque village, classé parmi les 126 "plus beaux villages de France". Au sommet de son rocher abrupt, loin de l'agitation des villages touristiques, ce pittoresque bourg médieval a conservé son authenticité, comme en témoignent ses maisons et ses monuments historiques. 

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Notre balade au coeur du village commence par les ruines des remparts antiques et les tours dites Sarrasines, dont les soubassements, gallo-romains, ont été reconstruits à l'époque médiévale, pour protéger le village des invasions.

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Sa situation stratégique lui a valu un passé historique mouvementé et peu banal. Protégé depuis les temps les plus anciens, Venasque a su conserver dans son patrimoine les témoignages de son histoire.

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Nous poursuivons notre balade dans les ruelles étroites et sinueuses, jusqu'à l'hôtel de ville. Les façades des belles maisons en pierres, les belles fontaines et les terrasses des cafés nous invitent à nous poser et à profiter du cadre de vie, un vrai bonheur ! 

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En plein coeur du village l'Auberge et Salon de thé "La Fontaine", ajoute encore plus de charme ...

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Sans parler de la belle vue sur le mont Ventoux qui régale les yeux ...

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Nous avons même eu le plaisir de  rencontrer, de nouveau, l'énigmatique chat qui était déjà la lors de notre première visite .

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Pour un moment de détente et une savoureuse escale gastronomique, un petit restaurant sympa : le restaurant "les Remparts", recommandé par le Petit Fute, dans une rue montante et qui emplie l'air d'une odeur gourmande.

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La place de la Planete ouvre ses portes sur une magnifique vue sur le Mont Ventoux et sur les Dentelles de Montmirail, à couper le souffle. 

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Fontaine "la Planette", 1891, dressée a l'occasion du centenaire du rattachement du Comtat à la France.

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En arrivant à l'église Notre Dame, à gauche de la grande porte de l'église, se situe le baptistère de Venasque, un très bel édifice religieux datant du VIème siècle, un des plus vieux édifices religieux de France. 

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Classé aux  Monuments Historiques, nous y ferons une petite visite, précédemment. Relié autrefois à l'église cathédrale par un couloir voûté en plein cintre, le baptistère est un très bel édifice. Son plan est en forme de croix grecque, l'espace central s'ouvre sur quatre absides en cul de four. Dans le sol se trouve l'emplacement très ancien de la cuve baptismale d'origine qui est octogonale. Le baptistère est invisible de l'extérieur car il est, à ce jour, inclus dans des constructions depuis le XIIIe siècle.

DSC_2608Intérieur du Baptistère.

L' église du XII° et ses trois tours Sarrasines classées, ont aussi retenu toute notre attention. 

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Depuis l'esplanade des Tours, un panorama superbe nous est offert sur le Nord du Comtat, jusqu'à la barrière des Dentelles de Montmirail et du Mont Ventoux (1.912 m).

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Autour du village, nous avons remarqué les vestiges des remparts qui entouraient jadis le village, de très belles chapelles sont aussi à découvrir dans la campagne. 

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Nous avons apprécié cette atmosphère particulière, teintée de douceur de vivre, en nous promenant dans ses agréables ruelles.

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 Les amoureux des vielles pierres seront vraiment séduits...

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Comme l'ont été une dizaine d'ateliers de peintres et artistes qui ont ouvert leurs portes au village.

DSC_2572Maison avec décorations en trompe l'oeil.

Vous l'aurez compris , ce village typique de Provence, et plein de charme, nous donne  envie d'y revenir souvent.

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A bientôt pour de nouvelles découvertes. Merci d'avance pour vos commentaires.

 

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20 avril 2018

Barbentane

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Par une belle journée d’hiver, nous décidons d’aller revoir le beau village de Barbentane, situé dans les Bouches du Rhône. 

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Son territoire se partage entre une plaine formée par le Rhône et la Durance, et le Massif de la Montagnette.

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Avant de visiter le village, une petite balade nous mène au moulin de Bretoule. Situé à l'extrême nord de la Forêt de Barbentane, il était idéalement placé pour prendre les vents du nord, quand ils soufflaient. 

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Notre Mistral a dû souvent le faire travailler, aussi.

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Il a été construit en 1774, par Louis Berlandier, qui était originaire de Boulbon et Pierre Deurrieu...

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Le village est bâti sur un éperon rocheux, qui domine la vallée. La roche ayant de tous temps été exploitée par différentes carrières, le sous-sol est percé de multiples galeries. D'ailleurs Barbentane possède toujours, de nos jours, deux quartiers en grande partie troglodytes.

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Au centre de Barbentane, nous pouvons voir l'hôtel de ville, qui possède un caractéristique beffroi de fer forgé qui abrite une cloche de 250 kgs. C’est un monument du XVIIe siècle appelé Hôtel des Barons de Chabert. Il est le siège de la mairie depuis 1888.

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Durant les étés chauds et secs, les  splendides platanes apportent une ombre salutaire.

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Les ruelles du village nous permettent de monter jusqu'au château de Barbentane, "Le Petit Trianon de Provence ", un bâtiment qui date de 1674. Classé monument historique, il est entouré de terrasses à l'italienne et domine un parc majestueux ; on peut le visiter tous les jours en juillet, août et septembre. Le château est toujours, à l'heure actuelle, habité par le Marquis de Barbentane.

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Autre monument historique, la maison des Chevaliers de Malte, une maison seigneuriale du XIIe siècle, restaurée durant l'année 2000. C'est sans nul doute la plus belle maison de Barbentane !

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Nous poursuivons notre route en direction de la grande tour de Barbentane, ou encore tour Anglica. 

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C’est le principal vestige d'un château du XIVe siècle, construit en 1365 par le cardinal Grimoard, frère du pape Urbain V.

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Bien préservée, elle domine toujours de ses 28 m de haut, cette belle petite ville des bords du Rhône.

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Elle se termine par une tourelle ronde, ou Tourillon, surmontée d’un pavillon avec pour devise "Piu forté nel aversita" (Plus fort dans l’adversité) et les armoiries Papales (Tiare, plumet, clés).

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Elle reste le grand témoin de l’époque médiévale. Classée Monument Historique depuis 1925, elle a été chantée par Frédéric Mistral dans les Iscles d’Or.

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Elle était la propriété du fief de Barbentane et servait de défense avancée pour la cité papale d’Avignon.

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Il subsiste aussi des vestiges de l'enceinte urbaine dont des portes fortifiées.

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Edifices également remarquables, la Porte du Sequier. C'est l'entrée Sud des remparts. 

DSC_8702porte calendale

Elle reste le témoin de la ceinture fortifiée du IXème siècle. Sur sa face extérieure était sculpté le blason de Barbentane, celui de François 1er (Il avait été réalisé après le passage, en 1524, du roi qui se rendait en Italie).

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Au cœur de la cité, l’ église romane, en plein centre, du XIIe s, possède un porche en forme de manteau de cheminée, classé Monument Historique, de même que le clocher.

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Cette journée me rappelle la chance que j'ai de vivre dans une région aux paysages grandioses, avec de jolis villages authentiques ... Partir à leur découverte est toujours une expérience extraordinaire. Connaissez-vous Barbentane ? N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires...

 

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19 avril 2018

Saint Rémy de Provence : site du Glanum

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Impossible de se rendre à St Rémy de Provence et de ne pas visiter, en passant, le Mausolée et l’Arc de triomphe du Glanum ! Particulièrement bien conservés, ces monuments, à l’entrée de la cité,  se situent à l’extérieur du plateau des Antiques. L’on peut les voir, du bord de la route, sans visiter le site du Glanum.

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A la sortie de la ville en direction des Baux de Provence une page d'histoire s'ouvre à nous, un livre ouvert sur la vie de nos ancêtres. Ces monuments romains exceptionnels, sont les symboles majestueux des premiers temps de Saint-Rémy-de-Provence. Ils sont classés monuments historiques depuis 1840.

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Universellement connus sous le nom des Antiques, leurs formes imposantes et harmonieuses ont attiré, durant des siècles, promeneurs, peintres et photographes, voyageurs et érudits, qui en firent l’emblème de Saint-Rémy bien au-delà de nos frontières.

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Mausolée des Jules :

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C’est un des monuments funéraires les mieux conservés du monde romain. Haut de 17 m, c’est l'un des plus beaux, avec ses scènes de batailles et de chasses, flanqué d'un arc au décor sculpté d'une qualité exceptionnelle, marquant l'entrée du Glanum. 

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Il fut édifié dans les années 30-20 av. J.-C. par les descendants d’un notable local qui s’était engagé dans les armées de César et s’y était illustré. 

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Particulièrement bien conservé, il doit sa célébrité à sa structure particulière et unique dans l’architecture romaine : 

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un socle rectangulaire aux quatre faces magnifiquement sculptées, surmonté d’un arc de triomphe, sur lequel est érigé un petit temple rond abritant les effigies des deux membres de la famille gallo-romaine des Julii, à qui est dédié ce monument exceptionnel.

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L’Arc de Triomphe :

Il a été élevé à l’entrée de la ville, dans les années 20 après  J.C. Il a perdu le fronton qui surmontait la voûte.

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Il est orné de très beaux reliefs illustrant la conquête des Gaules par César et de fruits et feuillages, symboles de l’abondance, sculptés sous la voute.

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Il mesure actuellement 8 mètres de hauteur. L’Arc a été conçu sur un schéma très proche de celui d’Orange, bien qu’il ne présente qu’une seule baie.

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Cité antique du Glanum 

Durant plus de 16 siècles, ils furent les seuls éléments visibles de la cité gréco-romaine, de Glanum, oubliée de tous. La découverte de la cité est particulièrement récente puisque ce n’est qu’en 1921 que le site fait l’objet de fouilles archéologiques sous l’initiative de Jules Formigé, architecte des monuments historiques et de Pierre Brun qui dirigea les travaux. 

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Il était recouvert par un champs d’oliviers, ce qui lui a permis de passer 17 siècles au frais. Les vestiges sont ainsi bien conservés et l’on n’a pas de mal à s’imaginer l’organisation de la cité en se promenant dans la rue principale pavée, entourée de maisons, d’échoppes, du forum et bien sûr des thermes. 

DSC_2893Vestiges d'un temple.

Les fouilles ont permis de mettre à jour un système de canalisations et d’égouts plutôt ingénieux pour l’époque. Il suffit de tendre l’oreille pour s’apercevoir que la source guérisseuse s’écoule toujours en-dessous de la cité. Dans la ville, on remarque également les arches de temples, les bassins des thermes, les colonnes de sanctuaires. 

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Les chapiteaux sont sculptés avec des feuilles de vigne, ce qui marque un style corinthien. Un beau masque de pierre a également été retrouvé dans les thermes. Il servait à faire jaillir de l’eau par sa bouche.

DSC_2894Cette statue, des termes de la cité antique, décorait l’arrivée de l’eau.

 

On a également retrouvé des statues parées de bijoux et notamment de torques, le collier emblématique de l’époque celte. En bronze ou en argent, il était le témoin de la richesse de son propriétaire, qui en commandait à l’orfèvre, dès qu’il avait gagné une certaine prospérité. Les romains ont continué à en porter par la suite, c’est la raison pour laquelle de nombreuses statues ont le buste orné d’un torque. 

DSC_2895Vua panoramique de la cité de Glanum, sur le plateau des Antiques

Merci de votre visite et de vos commentaires, à bientôt.

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