Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

Posté par Martine84000 à 14:11 - Commentaires [17] - Permalien [#]


16 septembre 2019

Mérindol et son mémorial vaudois

DSC_5834

Nous ne pouvions pas passer à Mérindol, sans visiter son lieu de mémoire, protestante, qui a marqué la Provence, et plus particulièrement le Luberon au XVIème siècle : l'histoire des Vaudois. 

DSC_5868

Une balade hors du temps entre ruines, et flore méditerranéenne. Même si le Luberon évoque les villages perchés, le soleil et les cigales, il ne faut pas oublier tout le sang qui a été versé, par la population de cette région, lors des guerres de religion. 

DSC_5830

Dans un monde de plus en plus virtuel, c'est un voyage dans le temps que vous allez découvrir. Il permettra aux anciens de se replonger dans leur souvenirs, de découvrir la façon dont vivaient nos aïeux. 

DSC_5883Vieux village de Mérindol en ruine.

C’est en quelque sorte ouvrir l’album photo de notre mémoire, pour renouer avec notre passé et nos racines. On ne peut qu'être ému, en parcourant ce site Mémorial des Vaudois, que je vous invite à aller visiter...Le village de Mérindol, particulièrement martyrisé, a conservé ses stigmates.

DSC_5820

La légende veut que seul le cuisinier du château ait survécu, en se cachant dans un réduit aménagé dans les caves. Il aurait continué à habiter le castel en ruines durant plusieurs années. Autant de destinées fortes et exemplaires, tissées de drames, sur cette terre provençale, baignée par  la lumière intense du midi.

DSC_5890

Situé dans le Parc Naturel Régional du Luberon, et perché sur ses contreforts, le beau village historique, de Mérindol, avec ses 2023 habitants, possède de nombreux atouts, comme sa tranquillité, et ses paysages magnifique. 

DSC_5822

Nous empruntons la draille du "Vieux Mérindol", qui nous conduit, par un sentier pierré, et assez raide  au Mémorial vaudois.  

DSC_5812

Un sentier d’interprétation, parsemé de panneaux didactiques, rappelant le massacre, permet d’accéder jusqu’aux ruines du château, où s’élève le mémorial perpétuant le souvenir des Vaudois. 

DSC_5804

Nous découvrons, tout au long du parcours, sur des rochers arides, au milieu de la garrigue et les champs d’oliviers, de nombreuses constructions, en ruine, qui témoignent des siècles passés.  

DSC_5795

Ces anciennes maisons sont le symbole du martyr subi par les vaudois. Ce site est le témoignage des tensions religieuses qui secouaient le monde chrétien, au Moyen Age, et à la Renaissance,  en particulier lors du massacre de Mérindol, en 1545. (voir plus bas l'histoire des Vaudois).

DSC_5807Fontaine près d'une ancienne habitation.

Nous nous perdons à travers ces ruelles caladées, en forte pente, et ne pouvons nous empêcher de penser à ces pauvres gens qui ont souffert, et sont morts pour défendre leur religion. 

DSC_5875

Ils appartenaient à l'Église évangélique vaudoise, c'est-à-dire qui suivirent les doctrines de Vaudès. 

DSC_5895

Après une petite grimpette, nous arrivons devant un pan de mur de l’ancien castrum qui sert de support au mémorial Vaudois.   Nos efforts sont récompensés  car nous découvrons un site étonnant et une vue panoramique à 360°. 

DSC_5863

Tout près de la table d’orientation, tout en haut du castrum, nous observons une vue magnifique sur le village de Mérindol, la vaste plaine de la Durance, qui s'étend jusqu'aux Alpilles. 

DSC_5831

La plaine est depuis longtemps le poumon agricole de Mérindol. Arrosée par les eaux de la Durance, elle produit en abondance fruits blancs et rouges, les célèbres melons, et les légumes des quatre saisons. 

DSC_5864Table d'orientation.

Histoire des Vaudois de Mérindol et du Luberon : 

Les Cathares ne furent pas, en France, la seule communauté religieuse à être taxée d'hérésie, au point de faire l'objet d'un massacre organisé. Une autre communauté, installée principalement dans le Luberon, a subi le même sort.

DSC_5857

Création de la religion vaudoise : Vers 1170 un riche marchand lyonnais, Pierre de Vaux dit Petrus Valdo, créa la « confrérie des pauvres de Lyon. » Il prêchait pour la pureté de la religion, et voulait l’apurer et la simplifier pour la rendre accessible et compréhensible par les plus démunis. Une telle doctrine trouva très vite de nombreux adeptes, qui prirent le nom de « Vaudois. »

DSC_5821

Les Vaudois priaient en langue commune, et non en latin, ils possédaient leur propre Bible, traduite en franco-provençal, langue parlée communément à Lyon, à cette époque. Ils réduisirent les sacrements au minimum : le baptême des adultes et la communion. L’Église ne tarda pas à réagir, craignant de voir les Vaudois propager l’hérésie du catharisme. En 1184 elle excommunia Petrus Valdo, et chassa ses disciples, qui furent dispersés, trouvant refuge principalement en Italie dans le Piémont.

DSC_5823

150 ans plus tard, il y eut dans le Luberon, en Provence, un grand mouvement de populations. Les seigneurs qui voulaient défricher la montagne pour la rendre cultivable, principalement afin de produire du vin dont ils étaient friands, firent appel à de la « main d’œuvre immigrée », à savoir des montagnards du Piémont. Il y avait parmi eux de nombreux Vaudois.

DSC_5802

Leur religion s’établit donc solidement dans le Luberon, ce qui évidemment ne fut pas du goût des papes, qui venaient de s’établir en Avignon, juste à côté. Déclarés hérétiques et pourchassés, les Vaudois vinrent surpeupler les prisons pontificales, et les premiers bûchers s’allumèrent… Mais les Vaudois résistaient, fidèles à leur devise « mordicus. » La croisade contre les Vaudois allait commencer et durer plus de deux siècles, marqués par la terreur, le feu et la mort…

DSC_5887

De la naissance au massacre du village de Mérindol :

Naissance du village de Mérindol, en 1225, qui voit émerger dans ce monde rural, une nouvelle classe sociale, celle des seigneurs. Le village se manifeste par un regoupement d'habitations, protégées par une enceinte défensive, et organisé autour de son castrum. Dans le paysage, le castrum est l'empreinte du pouvoir seigneural, et appartenait en fief à Guy, vicomte de Cavaillon et seigneur de Mérindol . 

DSC_5837Pan de mur du château.

Au XIVème siècle, le village compte une quarantaine de maisons et la chapelle castrale est utilisée comme église paroissiale. Un seigneur-évêque occupe le château. A la fin du XVème siècle, le Luberon est ravagé par la guerre et la peste. En 1448, le château de Mérindol est dans un état d'abandon. 

DSC_5839

Meurtrière de l'ancien castrum.

En 1504, le seigneur-évêque signe un acte d'habitation avec 12 chefs de famille. Ces nouveaux habitants sont originaires des vallées alpines provençales, ils s'installent sur l'emplacement de l'ancien village, ils relèvent les ruines et révèlent leur appartenance à ce qui allait devenir la dissidence religieuse vaudoise. Ce nouveau village prospère. 

DSC_5826Restes du château.

En 1540, la population s'élève entre 150 et 200 personnes. Des habitations sont construites dans la plaine au hameau "des Bastides". Ce nouveau bourg contient la première mairie (la Maison Commune). 

DSC_5876

En pleine ascension, le village de Mérindol subit une enquête, ordonnée par François 1er. En 1540, les vaudois font l'objet d'une condamnation par le parlement de Provence, dit édit de Mérindol : 19 résidents seront arrêtés. Mais ayant besoin de leur soutien contre l'empereur Charles Quint, François Ier expédie des lettres de grâce aux habitants condamnés.  

Les-Vaudois

La retraite de Charles-Quint en 1545 change le contexte. En avril 1545, Jean Maynier, baron d'Oppède, et premier président du Parlement d'Aix,  déclenche la persécution, menée par le baron Paulin de la Garde. 

DSC_5882

Le massacre de Mérindol est un événement dramatique, précurseur des guerres de religion, qui vont ensanglanter, quinze ans plus tard, le royaume de France. Ce massacre de 3 000 personnes, en cinq jours, entraînera le pillage, la destruction de  24 villages du Luberon, dont celui de Mérindol. 

DSC_5902Le temple de Mérindol.

DSC_5903

Tous les villages vaudois, abandonnés par leurs habitants, sont mis à sac, pillés et détruits. Les vaudois restés sur place sont massacrés, 670 hommes sont envoyés aux galères de Marseille, les femmes violées, avant d’être tuées, certains sont vendus en esclavage, les biens et terres confisqués. Durant plusieurs jours la Durance, coulant sur le flanc sud du Luberon, devint rouge du sang des victimes. 

DSC_5873

Les violences débordent, les villages alentour subissent aussi le même sort. Seules quelques familles parviennent à s'enfuir et à gagner Genève. Les soldats, venus mettre fin à la guerre civile, détruisent les cultures, des troupeaux sont tués, et un certain nombre de paysans se retrouvent réduits à la famine.

DSC_5886

Le sac de Mérindol constitue l'épisode le plus connu de cette violente répression : il eut un retentissement négatif dans toute l'Europe, et en particulier auprès des princes protestants. 

DSC_5817

Après cette expédition punitive de 1545, le village de Mérindol est donné, par François 1er, au capitaine des galères Antoine de Cabassole du Réal, mais sa présence est de courte durée, profitant de son absence la population s'empare de la place et décime la garnison.

DSC_5824

François Ier, horrifié par les tueries qu’il avait pourtant ordonnées, mourut d’une septicémie le 31 mars 1547, avant d’avoir pu faire châtier les coupables.

DSC_5891

Le massacre des Vaudois a terni le bilan de son règne. Son fils Henri lui succéda, sous le nom d’Henri II, et gracia les Vaudois en 1551. 

DSC_5880

Les responsables passèrent en jugement devant le parlement de Paris. Jean Meynier s’en sortit avec les honneurs… Comme il fallait un « lampiste », pour l’exemple on pendit le procureur général Guérin. Mais le destin veillait : Meynier mourut en 1556, empoisonné par un médecin protestant. Le blason de Jean Meynier orne toujours le château d’Oppède, à la clé de voûte de la tour. 

DSC_5890

En 1563, le culte protestant est officiellement autorisé. En 1573, le cadastre dénombre plus de 90 maisons avec environ 400 habitants. En 1695, on dénombre plus que 244 habitations. 

DSC_5846Village de Méridol, dans la plaine.

Situé en plein coeur de la Provence, Mérindol vaut le détour, rien que pour ce site de mémoire des Vaudois. On peut aussi, si l'on souhaite, parcourir dans le Luberon, ou aux bords de la Durance, de très nombreux sentiers de randonnées. Ce sont des sites remarquables, qui par leur beauté, et leur richesse en biodiversité, ont été classés zone Natura 2000. 

DSC_5904

"LA MUSE" : L'Association d'Etudes Vaudoises et Historiques du Luberon anime à Mérindol un petit musée. Des panneaux extérieurs contribuent à faire connaitre l'histoire tragique des vaudois du Luberon. 

DSC_5865

Pour en savoir plus sur le Luberon, je vous invite à suivre ce lien :

Destination Luberon avec l'Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

De forêts en villages de caractère. C'est aussi la terre d'accueil des artistes du monde entier, qui y posent leurs valises "pour un jour, pour toujours". Le Luberon, c'est avant tout un massif à la végétation luxuriante, à la faune exceptionnelle, qui lui valent d'être Parc Naturel Régional, à découvrir au fil d'itinéraires et de circuits.

https://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

Posté par Martine84000 à 17:26 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

12 septembre 2019

Le château de Brissac

DSC_5424;

Dopé aux contes de fées pendant notre enfance, on a beau s’en défendre mais un prince, ou une princesse,  sommeillent forcément en chacun d’entre nous. Et la vie de château qui va avec, fait forcément aussi un peu rêver.  J’ai eu l’occasion de revoir, au mois d'août, un département devenu depuis un de mes véritables coups de cœur : le Maine et Loire (avec son bon vin, ses châteaux incroyables..., que demander de plus ?!).

DSC_5474

Mais c’est réellement lors d’une journée dans la localité de Brissac-Quincé, que mon cœur s’est emballé, et plus particulièrement son magnifique château, une véritable douceur angévine !

DSC_5463

A 36 km de Saumur, au cœur d’un village typique et entouré d’un vignoble, baigné par la rivière Aubance, Brissac élève ses façades monumentales. Connu pour son merveilleux Château surnommé « le Géant du Val de Loire », j’ai eu la chance de pouvoir déambuler, durant plusieurs heures, dans les jardins magnifiques, les écuries et même les couloirs de ce château d’exception.

DSC_5425;

Il faut dire que Brissac est loin d’être un château comme les autres : avec ses sept étages, et ses 204 pièces, il est le plus haut de France. Et il faut bien reconnaître qu’il en impose. J'ai fait de nombreuses photos, sous tous les angles, de ce merveilleux château, je vous laisse juger par vous-même ! 

DSC_5459

Ce qui surprend au premier coup d’oeil, c’est ce parfait mélange de modernité et de médiéval, qui fait toute l’originalité du château.  D’abord château-fort construit au XIe siècle, sa façade de style Louis XIII est entourée par deux tours médiévales qui donnent un énorme cachet à l’ensemble.

DSC_5427

Demeure de famille toujours habitée, le château de Brissac dresse sa masse imposante au-dessus des frondaisons de son parc, et des toits du village. 

DSC_5458Les écuries du château avec de nombreux animaux empaillés.

DSC_5437;

DSC_5438;

Acquis en 1502 par René de Cossé, le premier seigneur de Brissac, le Château est depuis toujours resté dans la famille. Le 13e Duc de Brissac y vit aujourd’hui avec sa famille (si si je vous promets, comme dans Cendrillon ;)) et s’occupe de l’entretien des lieux,  grâce à ce que rapporte notamment les visites du château.

DSC_5470;

« Un château neuf à demi construit dans un château vieux à demi détruit ». Ainsi s’exprimait le Duc de Brissac pour faire écho à l’évolution architecturale de son bien au cours des siècles. Et c’est bien l’effet produit encore sur le visiteur une fois la grille d’entrée du château  franchie !

DSC_5473;

La façade, de style Louis XIII a été élevée au 17e s. et évoque plus celle d’un hôtel particulier parisien. Elle est flanquée de deux tours qui subsistent du château fort du 15e s. Ce contraste de style et d’époque, qui aujourd’hui fait le charme de Brissac résulte des aléas de l’histoire. La construction du vaste palais entreprise par le Duc de Brissac en 1600 ne fut jamais achevée, interrompue par sa mort en 1621. 

DSC_5431

Le très agréable parc, à l’anglaise, de 70 ha, est parcouru par la rivière Aubance.

DSC_5432;

DSC_5464

Chemins de sous-bois, allées du bord de l’eau, passages engazonnés, autant d’invitations à la promenade.

DSC_5428

Chaque allée est rattachée à un nom sublime semblant tout droit sorti d’un roman (la Promenade du Pont Rouge, La Vigne des cinq siècles, le Baiser…). Elles ménagent de belles perspectives vers le château.

DSC_5433;

Véritable apparition antique au sommet d’une colline, le mausolée familial intrigue avec ses colonnes. Un petit trou aménagé dans la porte permet d’en voir l’intérieur avec ses tombeaux. Pour y pénétrer il faut patienter jusqu’aux journées du patrimoine. 

DSC_5422

C’est de là que la vue sur le château avec les vignes au premier plan est la plus belle. Véritable ville derrière les murs, son labyrinthe de couloirs dérobés, d’escaliers majestueux et de salles immenses, compose un décor somptueux. 

DSC_5479

On déambule de salles en salles, commençant par le Grand Salon où se côtoient tableaux de famille anciens comme récents, enchaînant sur la Salle à manger où le couvert dressé et les bois de cerfs aux murs n’attendent que les convives, pour ripailler joyeusement !

DSC_5483

Photos ci-dessous de la grande cuisine et ses ustensils :

DSC_5502,

DSC_5503;

DSC_5506

La visite des salons et des chambres d’apparat, révèle un décor éblouissant de plafonds peints, et dorés à la feuille d’or.

DSC_5485;

Parmi les plus belles pièces du château, vous serez surpris par la taille, la richesse, et la décoration de la grande galerie, ornée d’un splendide plafond décoré d’une centaine de tableaux évoquant la mythologie.

DSC_5508
On découvre ensuite plusieurs pièces, dont la chambre du Roi Louis XIII, ornée de tapisseries d’Aubusson, venu en visite au château en août 1620. Dorures et draperies rouges nous plongent dans une ambiance faste très belle-époque.

DSC_5489

A Brissac, on fait aussi du vin dont la dégustation nous est proposée dans les imposantes caves du château. 

DSC_5500

La visite s’achève ensuite dans une charmante petite boutique. 

DSC_5501;

Quant à percer ses mystères, on pénètrera les anciennes douves qui furent comblées pour laisser place à un canal souterrain, assez captivant et ouvert à la visite.

DSC_5514;

On peut se demander ce que serait un château sans une bonne petite histoire d’épouvante, et celui de Brissac n’échappe pas du tout à la règle ! Les nuits d’orage, on parlerait d’une mystérieuse dame blanche qui apparaîtrait dans certaines pièces de la demeure (bouuuu). 

DSC_5515;

Ce charmant fantôme serait en réalité celui de Charlotte de Valois, assassinée par son mari Jacques de Brézé, après qu’il l’eut surpris dans les bras d’un écuyer. Comme on ne rigolait pas trop avec ces choses-là à l’époque, il transperça son épouse d’un simple coup d’épée. Rien d’étonnant à ce qu’elle rode toujours dans les parages après une telle fin… ! ;))

DSC_5519;

L’accueil et la visite font de ce lieu une étape, incontournable, des châteaux de la Loire, témoignage vivant animé avec passion, par l’actuel Duc de Brissac. Que l’on soit passionné par l’Histoire ou non, impossible de ne pas y trouver son compte.

★ INFOS PRATIQUES ★

 Domaine du Château de Brissac - Rue Louis Moron - 49320 Brissac-Quincé

(à une quinzaine de kilomètres d’Angers)
Tarif adulte (visite + accès au parc) : 10 euros
Gratuit pour les enfants de moins de 8 ans  

 

Posté par Martine84000 à 22:18 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

Le château de la Tour d'Aigues

 

DSC_6375

Parmi toutes les belles découvertes, que nous avons faites dans le Luberon, l'un des endroits que j'ai beaucoup aimé visiter, est le château de la Tour d'Aigues, construction emblématique de notre région ! Il est situé dans la partie Sud du Luberon, à 6 km de Pertuis,

DSC_6395

Il offre aujourd'hui, aux visiteurs, le spectacle d'un superbe bâtiment sortant, peu à peu, de l'état de ruine, où les derniers siècles l'avaient laissé.

DSC_6383

Il fut, en son temps, une somptueuse demeure, le plus beau château, Renaissance, de la Provence. 

DSC_6378

Sa longue histoire, et les divers remaniements, qu'il a subi se lisent encore dans ses vestiges, pour tout spectateur attentif.

DSC_6374

Construit au seizième siècle, le château est le théâtre, tout au long de l'année, d'une intense vie culturelle.

DSC_6388

Chaque été, a lieu le festival programme des artistes, de haut niveau international.

DSC_6389La chapelle du château.

Nous imaginons ce que fut la splendeur passée de cet édifice en déambulant dans la cour du château. 

DSC_6371Représentation du château, avant sa destruction.

Les proportions élégantes des façades, du XVIe siècle, offrent un contraste étonnant avec celles des châteaux plus sobres de la région.

DSC_6394

DSC_6377Portail triomphal Renaissance, (ou porche sud).

La cour d'honneur, la grande terrasse et les caves voûtées  (près de 1000m2 réhabilitées), accueillent congrès, soirées de gala et réceptions.

DSC_6392

Dans une des salles voûtées, le Parc Naturel Régional du Luberon a créé un espace, relatant l'histoire de l'habitat rural, en Pays d'Aigues.

DSC_6376Vue de la façade sud du château.


Histoire du Château de la Tour d'Aigues : 

Propriété du département du Vaucluse, géré par la Mairie de La Tour d'Aigues depuis 2017, ce château est bâti en grande partie sur les fondations d'un édifice médiéval.

DSC_6393

Il constituait sans aucun doute le témoignage le plus grandiose de l'architecture privée de la Renaissance. 

DSC_6370

Il nous rappellera certains châteaux Renaissance, du Val de Loire, que nous avons eu la chance de visiter cet été, et plus particulièrement de l'Ile de France :  Le Louvre, Ecouen, Anet, dont les plans se sont inspirés. 

DSC_6369Donjon et les deux tours d'angle.

Paradoxalement, ce brillant édifice, qui eut l'insigne honneur de recevoir Catherine de Médicis, en 1574, connut un misérable destin : endommagé, en partie, par un incendie en 1780, il dut subir 10 années plus tard l'oeuvre de destruction des Révolutionnaires.

DSC_6373

Il fut la propriété de grandes familles dont certains seigneurs vont le magnifier : architecture novatrice, création de jardins, collections d'oeuvres d'art, bibliothèque, cabinets de curiosités.

DSC_6363Habillage renaissance de la partie supérieure du donjon.

1897 :  C'est un bâtiment extrêmement délabré que le Conseil Général de Vaucluse achète en 1897. 

DSC_6393

1978 : Différentes campagnes de consolidation sauvent le château de la ruine. Dès 1978, le Conseil Général du Vaucluse entreprend la restauration du Château et l'aménagement de 1 000 m² de salles. Le site est destiné à la vie culturelle et associative.

DSC_6387

 1985 – 1986 : le Château rouvre et accueille toute l'année, des visiteurs, dans ses caves voûtées, de 1000 m2, réhabilitées.  Une très belle reconversion !

DSC_6365

DSC_6366Une tour d'angle du château, du Moyen âge.

2019 : De nos jours, il ne reste plus que les parties anciennes du château et des pans de mur de la façade. Les façades restent belles à voir, malgré l'absence de véritable château. 

DSC_6390

Les proportions élégantes de ses façades méritent que l'on s'y attarde. 

DSC_6381

Même en ruines, et en plus sous un beau ciel bleu,  c'est un incontournable de la région !

DSC_6364Le donjon du château et une tour ronde d'angle, du Moyen âge.

Visite du château : A voir le Musée départemental des faïences et les expositions temporaires, sur près de 1000 m2 de sous-sol. 

DSC_6372

 

DSC_6362

La cour est ouverte, gratuitement, aux horaires d'ouverture de l'Office de Tourisme. 

 

DSC_6368Détail d'un chapiteau renaissance.

Découverte virtuelle, ludique et interactive, du lieu, grâce à une application et audioguide gratuit. 

DSC_6367Détail du fronton du château.

Tarif plein : 3.50€ - Tarif réduit : 1.50€  -  Gratuité : moins de 12 ans.

DSC_6384

Le village : Centre viticole et culturel, à la Tour d'Aigues, on peut encore goûter un parfum d'authenticité, intact, un art de vivre à la provençale, chaleureux, au rythme des saisons, sous un des ciels, les plus purs, qui puissent encore être appréciés ! 

DSC_6361

C’est un agréable village, posé au bord de la rivière d'Eze. Il est entouré de vastes plaines cultivées et de coteaux de vigne, produisant un vin réputé. En flânant dans les rues du vieux village, on découvre les vestiges de l'enceinte fortifiée, de belles portes sculptées du XVII° siècle et l'Eglise Notre-Dame de Romégas (XII°-XVIII° siècles). 

 

DSC_6360

À force de me suivre par ici, ma passion pour les châteaux n'est plus vraiment un secret pour vous. Quelle meilleure manière de partir à la découverte d'une région, et d'appréhender les phases marquantes de son histoire, qu'en visitant les principaux monuments de son patrimoine ?  

DSC_6385Belle vue de l'esplanade du château.

J'espère que cette balade du château de la Tour d'Aigues, vous aura plu ! Merci à vous aussi de passer régulièrement sur le blog pour suivre nos aventures ;)  À bientôt !

 

Posté par Martine84000 à 14:34 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

09 septembre 2019

Les Forges des Salles

DSC_4951

Niché dans un vallon, au coeur de la forêt de Quénécan, l'ancien village sidérurgique des Forges des Salles, est un témoignage remarquable du passé industriel florissant de la Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles.

DSC_4881

Ce village sidérurgique placé au cœur d’une forêt de 3 000 hectares, qui a hébergé jusqu’à 110 personnes, une école, une chapelle, une cantine... possède une histoire très riche qui a marqué la région Centre-Bretagne. 

DSC_4882

Ce site vieux de près de quatre cent ans, a été bâti à cheval sur les Côtes-d’Armor et le Morbihan. 

DSC_4918

Situé au creux d’un vallon au cœur de la forêt de Quénécan, ce site est le témoignage de la vie industrielle florissante du 19ème siècle.

DSC_4941La maison des propriétaires du site, depuis de nombreuses générations.

Plus grosse forge à bois de Bretagne, grâce aux conditions idéales réunies pour cette activité, cette industrie faisait vivre plus de 600 personne à son apogée (19ème siècle).

DSC_4939

Les villageois rattachés aux Forges des Salles bénéficiaient de conditions sociales exceptionnelles que vous pourrez également découvrir à travers la visite.

DSC_4925

Au cœur des années 1850, au moment de l’âge d’or des Forges des Salles, 500 tonnes d’acier y étaient produites tous les ans et 110 personnes vivaient ensemble dans le village sur 3,5 ha.

DSC_4923

Une mini-société composée de forgerons, de contremaîtres, d’un maître des forges, de tenanciers de bar, d’une institutrice, d’un maréchal-ferrant, d’une infirmière… « Il n’y a que le cimetière qui n’était pas ici », relate Emmanuelle de Trogoff. 

DSC_4930

De Pâques à novembre, trois guides font découvrir aux visiteurs la vie des forges et ses particularités, sociales notamment. 

DSC_4966

"Ils avaient cent ans d’avance ici. Quand vous travailliez aux Forges, votre famille était logée gratuitement à vie. Le chauffage et l’école étaient aussi pris en charge..."

DSC_4909

" Et tout le monde avait une vache, une poule ainsi qu’un jardin potager ", nous raconte Emmanuelle de Trogoff, avant de poursuivre : " L’ascension sociale pouvait être incroyable : deux enfants de forgerons sont devenus maîtres des forges après avoir été formés au métier d’ingénieur ".

DSC_4919

Vaincues par la concurrence anglaise, les forges ont fermé en 1878, mais de nombreux habitants sont restés. « L’école est restée ouverte jusqu’en 1969 et le dernier habitant est parti en 1995 », relate la propriétaire.

DSC_4958

Il y a bien longtemps que la fonte en fusion ne sort plus des hauts-fourneaux des Forges des Salles à Perret. Pourtant, un siècle et demi après l’arrêt de l’activité sidérurgique sur place, l’histoire continue.

DSC_4946La chapelle des forges.

Car ils sont plus de 10 000 visiteurs à se presser, tous les ans, pour visiter un village qui fut autrefois entièrement dédié à la transformation du minerai de fer en acier.

DSC_4964

L’intérêt particulier de ce site, en plus de son histoire, et de son architecture, est son état de préservation exceptionnelle qui nous permet, en un peu plus de 2 heures, de comprendre le mode de vie et une part de l’histoire de nos ancêtres.

DSC_4941

Nous visiterons la rangée de onze habitations qui accueillaient les forgerons, mais également la cantine, la grande halle servant à entreposer le minerai, le lavoir ou encore le haut-fourneau.

DSC_4950

Le site bénéficie également de très jolis jardins qui en font un paysage incontournable de centre Bretagne. L'écrin de verdure de la forêt, les trois étangs qui entourent le village, l'unité des trentes bâtiments, tous restaurés, qui le composent, ses jardins en terrasses, en font un lieu de visite tout à fait original, dans un site exceptionnel.

DSC_4947

A proximité de sites tels que le lac de Guerlédan,  la Vallée des Saints ou encore l’Abbaye de Bon Repos, les Forges des Salles constituent une étape idéale de la visite de la région.

Tarifs : 5€/adulte, 3€/enfant (8 à 16 ans)

 

Posté par Martine84000 à 17:11 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


08 septembre 2019

La Vallée des Saints : une île de Pâques en Bretagne

DSC_4832

Près de Carhaix et de son incontournable festival des Vieilles Charrues, dans les Côtes d'Armor, un autre projet démesuré s'installe peu à peu : la Vallée des Saints. 

DSC_4811

Dans le village de Carnoët, des sculpteurs réalisent des statues en granit de ces saints et les placent sur une motte féodale, d'où la vue s'étend jusqu'aux Monts d'Arrée.

DSC_4822

C’est un site historique, une terre de légendes, et le lieu de naissance d’incroyables sculptures monumentales. On y trouve un tumulus armoricain, un oppidum celte, une voie romaine, une villa gallo-romaine, un sarcophage mérovingien dans une chapelle gothique, une bataille médiévale et… une île de Pâques au cœur de la Bretagne.

DSC_4810

Il s'agit d'un lieu, crée en 2008, honorant la mémoire collective, bretonne, à travers la mise en place de grandes statues, en granit, à l'effigie de 1 000 saints bretons, qui ont fondé une paroisse.

DSC_4815

Plus de 7 000 saints sont vénérés dans en Bretagne, bien que seulement quelques-uns soient officiellement reconnus par l’église catholique romaine.  Autour de mythes de fondation se sont greffées des légendes racontant les exploits de ces personnages.

DSC_4833

Laissez-vous conter les aventures merveilleuses des saints bretons, personnages à la fois historiques et légendaires, du Moyen Age, qui reprennent vie dans des statues de granit de 3,50m à 7m de haut.

DSC_4821

Le site en compte déjà une centaine de statues. Chaque statue de la Vallée des Saints est un Saint lié aux légendes locales, qui sont un mélange de culture celtique, gallo-romaine, et chrétienne.

DSC_4814

Grâce à la variété des artistes impliqués, chaque statue est unique en apparence, et a un style bien particulier : l'une ressemble au Petit Prince, une autre à un Indien d'Amérique du Nord...

DSC_4812

La « Vallée des Saints », qui devrait comprendre, à terme, plus de 1 000 statues de saints bretons, symboles de la culture populaire traditionnelle bretonne, vise à célébrer et à faire connaître l’histoire inter-celtique de la Bretagne, ainsi qu’à réfléchir sur l’importance du granit dans le paysage de breton et l’économie locale. 

DSC_4827

Il y a 1 500 ans, des moines et prêtres venus de Grande-Bretagne accostèrent sur les côtes bretonnes.

DSC_4817

DSC_4820

Certains, tels que Malo ou Brieuc, ont marqué le territoire.

DSC_4826

La Vallée des Saints en Bretagne c’est plus de 2000 ans d’histoire et un site magnifique à explorer à pied ! Des visites guidées sont organisées l’été pour les individuels et toute l’année, sur réservation, pour des groupes de dix adultes ou plus.

DSC_4824

D'avril à septembre, vous pourrez observer les sculpteurs travailler.

DSC_4818

Prix d'entrée, tout public : gratuit. Prix visite guidée : 5 € (adulte). Billets à retirer au chalet d'accueil, situé sur le parking. Possibilité de bivouaquer en camping car sur le grand parking.

DSC_4808

Venez explorer ce site unique au monde au cœur de la Bretagne, nous n'avons pas regretté le petit détour !

 

Posté par Martine84000 à 15:10 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

06 septembre 2019

Le château de Kerjean

DSC_4272

Je vais vous partager aujourd'hui, mon coup de coeur pour le château de Kerjean, dans le Finistère. C’est l'un des monuments historiques, classé en 1911,  le plus considérable de Bretagne. 

DSC_9889

Celui que l'on appelle souvent : "le Versailles breton", se situe sur la commune de Saint-Vougay.

DSC_9892

Ce château-forteresse est un des plus beaux exemples d’architecture de style Renaissance, ayant une influence italienne, du pays de Léon. 

DSC_9894

A l'origine, il n’a pas de passé féodal et n'était, au 15e siècle, qu'un très modeste manoir. 

DSC_9891

À la fin du  16e siècle,  la Bretagne,  traverse une période faste : l’agriculture et le commerce sont florissants, grâce aux cultures de céréales et de lin, et la fabrication de toiles, vendues dans toute l’Europe, depuis les ports de Moralix, Landerneau et Roscoff. 

DSC_9895

C’est dans ce contexte de prospérité économique que la famille Barbier fait édifier, en 1570, sa demeure sur ses terres, à Saint-Vougay, une commune située à mi-chemin entre Lesneven et Saint Pol de Léon.

1

À la place de l’ancien manoir, elle fait ériger une forteresse, surpassant tous les édifices nobles de la région. 

DSC_9896

Remarqué par Louis XIII, les bâtisseurs d'églises et d'enclos paroissiaux, s'en inspirent. Le portail d’honneur, le grand logis, la chapelle et les arcades du château encadrent la cour d’honneur et son puits entouré de colonnes. Derrière les façades ornées, s’ouvrent les galeries, les appartements privés et les cuisines. Au total, 25 salles vous accueillent, du cellier à la chambre seigneuriale.

DSC_9899

En 1918, le château est acquis et sauvegardé par les Beaux Arts, Ce monument intéressant a eu une influence considérable sur l'histoire locale, et sur l'architecture léonarde, ainsi que sur l'art breton.

DSC_9897

Autour du château, s'étend un parc immense dans lequel subsiste une charmante fontaine, et ses jeux d’eau, qui ponctuent le paysage fleuri.

DSC_9898

Le château de Kerjean est cerné d'une enceinte de 250 mètres de long sur 150 mètres de large.

DSC_9914

DSC_9905

Les murs des fortifications sont bordés de douves profondes qu'enjambaient 2 ponts levis.

DSC_9902

Le colombier de Kerjean (1599), de 9 m de diamètre, est situé dans le parc du château de Kerjean.

2

DSC_9912

Le puits de Kerjean (XVIème siècle), la coupole, soutenue par trois colonnes, est terminé par un haut lanternon carré.

3

Quelle meilleure manière de partir à la découverte la Bretagne, qu'en visitant les principaux monuments de son patrimoine.  Dans ce parc de 19 hectares, nous avons pu faire une balade contemplative entre patrimoine et nature. Cette véritable splendeur, qui nous a plongé dans l'histoire de ce lieu, restera longtemps gravée dans notre mémoire !

 

 

Posté par Martine84000 à 16:21 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 septembre 2019

Landerneau

 

DSC_4400

Entre mer et rivière, au croisement du Léon et de la Cornouaille, dans le Finistère, la ville de Landerneau, (à 26 km de Brest), est une ville historique, qui  invite à la flânerie et sait séduire les visiteurs.

DSC_4390

Riche d’une histoire forgée autour du commerce du lin, la ville a su conserver son authenticité, à travers un remarquable patrimoine bâti, en témoignent le pont habité, ainsi que les maisons de négociants et d'armateurs, qui jalonnent le centre-ville.

DSC_4396

DSC_4397

Cette production toilière prend une forme industrielle avec la naissance, en 1845, de la Société Linière du Finistère, entreprise moderne de filature et tissage du lin, qui a employé jusqu'à 5000 ouvriers, dont de nombreux anglais, écossais et irlandais.

DSC_4399

Située sur le site de Traon Elorn, la filature se dressait au bord de la rivière Elorn qui lui fournissait l’énergie indispensable pour faire tourner sa turbine. 

DSC_4388

Fermée à la toute fin du 19e siècle, elle reste l'une des entreprises les plus importantes de l'histoire de Landerneau. 

DSC_4379

La ville vit aussi au gré des nombreuses animations qui ponctuent notamment la saison estivale.

L’existence d’un pont primitif en bois est attestée en 1336, mais remonte sans doute au XIIe siècle. La pierre remplace le bois lorsque Jehan II, vicomte de Rohan fait reconstruire le pont actuel en 1510. 

DSC_4391

Il mesure 70m de long et repose sur 6 arches. Très vite des commerces, surmontés d’habitations s’y installent. Il comporte en sa partie centrale un moulin, ainsi que deux boutiques, ce qui en fait un pont habité depuis le début du XVIe siècle.

DSC_4402

À l’étage du moulin, qui fait aussi office de pêcherie, une prison occupe deux chambres, le meunier faisant office de geôlier. Sur ce pont, Jacques Gillart fit bâtir en 1639, une belle demeure de style Renaissance, dont les boutiques sont aménagées en salle de danses, et en bains publics, au XIXe siècle.

DSC_4376

Il marque le point de passage obligé entre le nord et le sud du territoire. Un dicton illustre bien le rôle de carrefour du pont de Rohan: «Quand je suis sur le pont de Landerneau, j’ai un pied en Léon et un autre en Cornouaille». 

DSC_4379

Ce n’est qu’en 1957 qu’un second pont permet de franchir plus aisément l’Elorn et soulager le vénérable pont de Rohan.

DSC_4386

Il reste l’un des derniers ponts habités d’Europe. Particularité architecturale exceptionnelle, le pont de Rohan, inscrit au titre des monuments historiques, a fêté ses 500 ans en 2010.

DSC_4380

Des danseurs sont venus nombreux sur le pont de Rohan, au troisième fest-deiz, organisé par les Danseurs du Pont de Landerneau. 
DSC_4394
Ils ont conquis, en musique, les initiés et les vacanciers. 
DSC_4382
Chaque été, tous les dimanches, de 15 h à 19 h, l’association d’une quinzaine de membres rythme la ville par ses fest-deiz ouverts à tous. 

DSC_4384

L’Elorn est un fleuve côtier d’une longueur de plus de 56km. 

DSC_4376

Il prend sa source dans les monts d’Arrée et traverse plusieurs villes, dont Sizun, Landivisiau et bien sûr, Landerneau, avant de se jeter dans la rade de Brest.

DSC_4378

Le circuit du patrimoine nous invite à prendre le temps, à déambuler dans les ruelles chargées d’histoire, à flâner le long des devantures des commerces. Nous profitons de escale au coeur de la cité pour admirer les édifices remarquables qui ont traversé les siècles.

DSC_4395

Landerneau, est une ville historique, dynamique,  pleine de charme, alliant passé et modernité. Mon blog sur la Bretagne : 

Bretagne aux mille visages

Passionnée de photographie depuis toute jeune, la photo est avant tout pour moi un plaisir. Le plaisir de regarder, d'observer le monde qui m'entoure. Le plaisir de saisir et de restituer des instants qui passent souvent très rapidement : lumières, mouvements, expressions des visages...

http://baladesbretagne.canalblog.com



Posté par Martine84000 à 22:29 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 septembre 2019

Sur la piste du sentier des douaniers

DSC_4250

C'est sur le GR34, dans la localité de Tévenn-Santec, dans le Finistère, que nous nous arrêtons pour passer un moment, spectaculaire, face au soleil couchant.

DSC_4242

C’est l’endroit rêvé pour voir le soleil plonger dans la mer, en éclairant les bateaux d’une douce lueur orange, parfois, rouge ou rose, donnant une douceur particulière aux fins de journées.

DSC_4240

Nous longeons la mer, par le sentier des douaniers, le GR34, (dont je vous parlerai plus bas), pour admirer le spectacle  de toute beauté. Au fil des minutes, le ciel se pare de mille nuances. Le souffle coupé, les yeux grands ouverts, nous admirons le soleil qui se couche, sur la mer. 

DSC_4260

La magie  opère, le silence règne, comment ne pas s'attarder devant ce spectacle de la nature ! Immergés, nous nous laissons porter par cet instant magique ! La scène semble si paisible, elle est pourtant à couper le souffle, lorsqu'on y assiste en personne, fouetté par le vent de l'Atlantique.

DSC_4268

Un véritable décor de carte postale, avec des affleurements rocheux et la lumière qui se réverbère sur l'océan. Que demander de mieux ?

DSC_4261

Après le coucher du soleil, nous reprenons notre route vers notre bivouac du soir, sous le ciel étoilé, où s’achève cette délicieuse soirée. Une soirée où toute notre attention se portera sur un paysage que seule la nature sait sublimer.

DSC_4269

Avez vous déjà entendu parler du GR 34, en Bretagne ? Long de 1.700 km, il permettait autrefois aux douaniers de sillonner la côte pour empêcher la contrebande.

DSC_4251

Tombé ensuite en désuétude, il connaît aujourd'hui un nouveau souffle, grâce à l'engouement suscité par la randonnée en France.

DSC_4256

Épousant chaque crique, et chaque avancée dans la mer, le sentier des douaniers n'a pas toujours été le paisible chemin de randonnée que l'on fréquente aujourd'hui pour la beauté de ses paysages.

DSC_4241

Les maisons de douaniers, les tours de gué ou les corps de garde que l'on peut croiser le long des 1.700 km du chemin, entre le Mont-Saint-Michel et Le Tour-du-Parc, rappellent aux randonneurs qu'autrefois, ce sentier fut le théâtre d'une lutte sans merci entre douaniers et contrebandiers.

DSC_4246

Qu'est-ce qui a conduit l'État français, au XVIIIe siècle, à placer des milliers d'hommes le long de ses côtes ? Qui dit douane dit taxe à percevoir. Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des Finances sous Louis XIV,  met en place, en 1667, un tarif national aux frontières françaises.

DSC_4247

Une taxe est alors prélevée sur les marchandises qui passent les frontières, le but étant de restreindre le plus possible l'entrée des produits anglo-hollandais, permettant ainsi à la France d'exporter beaucoup et d'importer peu. C'est ce contexte qui amène l'État français à surveiller ses côtes pour empêcher la contrebande.

DSC_4249

En Bretagne, en 1791, le sentier douanier est alors créé. À la veille de la Révolution française, c'est la Ferme générale qui se charge de percevoir les droits de traite et les droits indirects tels que la gabelle sur le sel. C'est d'ailleurs de la gabelle que vient l'origine du mot «gabelou», utilisé à l'époque pour nommer les douaniers.

DSC_4259

Pour empêcher la contrebande, les douaniers ont accès à une zone large de 60 km, qui part du littoral jusque dans les terres, et ce tout au long des côtes. À l'époque, le sentier représente la frontière française, et le «gabelou» chemine à pied le long du littoral, jour et nuit et par tous les temps.

DSC_4257

Il s'arrête parfois pendant de longs moments à des postes fixes, desquels il observe les endroits propices aux débarquements frauduleux.

DSC_4263

Avec le développement des nouvelles techniques de transport des marchandises, les sentiers des douaniers tombent peu à peu en désuétude au début du XXe siècle, laissant la nature reprendre peu à peu ses droits.

DSC_4267

Pourtant en 1968, grâce au travail de quelques passionnés du Comité national des sentiers de grande randonnée (CNSGR), le premier GR breton est tracé, reliant Beg-Léguer à Pors Mabo, près de Lannion. C'est à ces bénévoles que l'on doit les désormais célèbres balises rouges et blanches qui guident le randonneur sur la piste à suivre.

DSC_4262

Quarante ans après le balisage de la première portion du GR 34, le dernier tronçon vient d'être bouclé dans le Morbihan, près du barrage d'Arzal. Reste maintenant à le finaliser et à l'amener jusqu'à La Roche-Bernard, pour que le promeneur puisse continuer sa route en Pays de la Loire. 

DSC_4266

Après ces grands bols d'air frais, ces promenades vivifiantes, et ces magnifiques couchers de soleil,  j'espère que vous n'aurez qu'une envie, c'est d'y assister par vous même ! Rien que dans le Finistère, il y a mille et une découverte à faire :)  La Bretagne est d'une telle richesse !

DSC_4254

Avez- vous déjà visité la Bretagne ? Si oui, dans quel coin êtes-vous venus ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire et à vous abonner à la Newsletter. A bientôt ! 🙂

★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩★ ✩✩

Posté par Martine84000 à 14:17 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

02 septembre 2019

Les Dentelles de Montmirail.

DSC_6297;

Ce weekend, c'est dans les Dentelles de Montmirail que nous ferons une petite escapade, chaîne faisant partie du massif des Baronnies, en Provence. Comme à chacune de nos visites, nous profitons de la quiétude du lieu pour faire une agréable balade. 

DSC_6298;

Ce massif sert de bouffée d’oxygène aux nombreux randonneurs, qui viennent s’enivrer des senteurs Provençales, à nulles autres comparables. 

DSC_6301;

Impossible de ne pas photographier encore une fois ces montagnes que j'aime tant, même si le temps n'était pas au rendez-vous, et où j'ai toujours autant de plaisir à venir.

DSC_6318

Le nom de "dentelles" vient bien entendu de la forme obtenue par l'érosion de la roche. Quant à "Montmirail", cela vient du latin "mons mirabilis" qui signifie "mont admirable".

DSC_6316;

Le point culminant des Dentelles de Montmirail est la crête de Saint-Amand, haute de 730 mètres.

DSC_6310

La chaîne, qui fait environ huit kilomètres de long, est reputée pour l'escalade ou la randonnée. Pour l'escalade, plus de 600 voies sont aménagées dans la chaîne des Dentelles, quant à la randonnée pédestre, elle se fera notamment sur le GR4. 

DSC_6313;

En tout 40 kilomètres de sentiers pédestres sillonnent les Dentelles de Montmirail, essentiellement répartis sur la commune de Gigondas.

DSC_6308;

La végétation des Dentelles de Montmirail est comparable à celle des Alpilles, sur plusieurs points, on y retrouve des plantes aromatiques, bois de chênes verts et pins d'Alep...

DSC_6305;

Les sols, qui découlent du paysage tourmenté des Dentelles de Montmirail, constituent des terroirs structurés et uniques.

DSC_6306;

La vigne y est présente sur les coteaux de la plupart des communes et permet de produire des vins de grande réputation (Beaumes-de-Venise, Gigondas ou Vacqueyras).

DSC_6300;

Nous ne pouvions pas manquer de nous arrêter à nouveau au petit village perché de la Roque Alric. Le charme à l'état brut pour ce petit village du Vaucluse. Un vrai régal à chaque fois ! 

DSC_2370

Telle une sentinelle campée sur son piton rocheux, il se situe au coeur des Dentelles de Montmirail. 

DSC_2373

 La Roque Alric est un des plus petits villages du Vaucluse, mais il a assurément sa place parmi  les plus jolis.

DSC_6322;

Avec 50 habitants les visiteurs ne seront pas surpris du calme ambiant qui règne au village, et c'est justement ce qui fait son charme !

DSC_6323

A l’abri du Mistral, La Roque Alric offre à la vue un panorama  splendide sur les Dentelles de Montmirail. 

DSC_6331

En entrant dans le village, aux ruelles pavées, nous avons l'impression d'admirer un véritable décor de crèche  provençale au naturel. L'ascension du village, par ses venelles pentues, nous mène jusqu'à son église, le point culminant du village.

DSC_2376

DSC_6332

DSC_6333

 

Là, un belvédère offre une vue panoramique sur les Dentelles de Montmirail. 

DSC_6325

Le quartier Rouviol est le plus habité, un potier y exerce son art, qu'il présente dans un atelier à  Beaumes de Venise, son proche voisin. 

DSC_6334

DSC_6336

L'histoire du village recèle peu d’événement marquant, heureusement pour ses habitants.

DSC_6335

La Roque Alric a échappé aux exactions des guerres de religion, qui on ravagé la région, seule la dernière peste de 1720-21 a fait des victimes dans la population.

DSC_6329

Les ressources du village sont essentiellement agricoles et on y trouve quelques hébergements pour les vacanciers. 

DSC_6326

La Roque Alric, point de départ pour de superbes randonnées, est un petit village pittoresque, calme, un endroit idéal pour se ressourcer, au milieu de paysages magnifiques, loin de l'agitation urbaine.

DSC_6303;

Hors des entiers battus, il fait partie des endroits méconnus, qui méritent une halte, une visite. Un village oû il fait bon vivre dans le calme et la sérénité...

Posté par Martine84000 à 16:37 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Saint Michel en Grève

DSC_4028

Saint-Michel-en-Grève, où nous ferons une étape, lors de notre séjour en Bretagne, est une station balnéaire, nichée au fond de la baie de Lannion, au nord ouest du département des Côtes d’Armor.

DSC_3989

Elle se situe à environ 15 Km de Lannion, et 30 km de Morlaix.

DSC_4026

Bénéficiant d'une situation favorable, blottie dans un profond repli de la côte la mettant à l'abri des vents dominants, Saint-Michel-en-Grève avait tout pour aborder le 20ème siècle, et l'avènement du tourisme, sous les meilleurs auspices.

DSC_4031

DSC_4025

Chaque année, ainsi, depuis longtemps déjà, les habitants de cette jolie bourgade doivent nettoyer inlassablement les conséquences de la pollution produite dans le bassin versant situé en amont : les algues vertes. 

DSC_4004

DSC_4005

C'est ainsi que sur les 1500 mètres que compte la plage de la Lieue de Grève appartenant à Saint-Michel, il faut évacuer 21 000 tonnes d'algues vertes, chaque année, soit plus de 50 tonnes par habitant !

DSC_4006

DSC_4007

La Lieue de Grève, cette grande plage en pente douce que vous verrez en passant ici, était la voie obligée pour passer de Tréguier et Lannion à Plestin, Loquirec et, plus loin, à Morlaix.

DSC_4021

DSC_4009

Les Romains l'empruntaient déjà au début de notre ère.

DSC_3997

Sur 4 kilomètres de sable aboutissant au pied du Grand Rocher, les voyageurs devaient se défendre non seulement des dangers de la mer mais également, parfois, des attaques de bandes organisées détroussant ceux qui passaient par là. 

DSC_3995

La Baie de Saint-Michel-en-Grève est une des plus belles du Trégor, malgré les gros problèmes de nettoyage dûs à la présence d'algues vertes. 

DSC_4029

À marée basse, la mer se retire si loin qu'on ne la distingue à peine. À marée haute, les vagues viennent mourir sur la route côtière.

DSC_4030

Une fois que nous avons fini notre promenade, impossible de ne pas contempler le beau coucher du soleil, un vrai spectacle !

DSC_3990

Ce n'est qu'au moment où les phares se sont allumés, que nous avons décidé de rentrer dans notre camping car, juste avant que la nuit tombe pour de bon.

DSC_3998

À ce moment de la journée, le ciel avait viré au rose, orangé, et nous sommes sont restés longtemps à contempler ce merveilleux paysage, à écouter le bruit des vagues et à observer l'horizon.

DSC_3999

 

Posté par Martine84000 à 14:07 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

01 septembre 2019

La cathédrale orthodoxe de Nice - EnFranceAussi

Saint-Nicolas4

Je vais vous emmener, aujourd’hui, dans une ville que j’adore : Nice, où nous nous sommes rendus à plusieurs reprises, pour visiter l’un des édifices touristiques les plus fréquentés de la ville : la cathédrale orthodoxe, russe, Saint Nicolas. Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi créé par Sylvie du blog lecoindesvoyageurs.fr  Ce mois-ci, c’est Sabrina du blog tupariscombien.com qui nous a proposé le thème :  « La France cosmopolite ». 

st nicolas5

Se situant au milieu d'un ravissant parc, c'est l'un des édifices orthodoxes russes les plus importants, hors de Russie, que nous avons eu la chance de découvrir. Cette cathédrale orthodoxe est classée, monument historique, depuis le 11 août 1987. Nous avons dû traverser, à pied, une grande partie de Nice, pour nous y rendre, mais cela vallait vraiment le déplacement ! On pourrait s'étonner de voir une église orthodoxe à Nice, en pleine Provence... Et bien c'est le moment de faire un petit pas en arrière dans l'Histoire, et d'y découvrir l'arrivée des Russes, fuyant la révolution russe, qui engloutissait le Tsar et sa famille. 

st Nicolas6

La communauté russe ne cessant de s'aggrandir, sur Nice, le besoin d'un nouveau lieu de culte se fit sentir. La précédente église russe étant trop petite, débuta la construction d'une cathédrale, en 1903, dans le parc Bermond. Après dix années, pour l’édifier, elle sera inaugurée, le 17 décembre 1912, sous l'impulsion de l’impératrice Maria Fédorovna et de son fils Nicolas II.

Saint-Nicolas2

C'est à cet endroit, qu'en 1865, le tsarévitch Nicolas, fils d'Alexandre II, s'éteignit à l'âge de vingt ans, des suites d'une méningite, alors qu'il séjournait à la villa Bermond, que son père, Alexandre II, avait louée. Par la suite, le père racheta le parc, rasa la villa et édifia, en 1867, une chapelle commémorative, en hommage à son fils. On trouve près de cette chapelle, le buste en bronze du tsarévitch Nicolas.

buste de Nicolas

Une chapelle commémorative  dédiée à la mémoire du grand-duc Nicolas

Saint-Nicolas2

Coiffée de ses cinq bulbes aux tuiles vernissées caractéristiques et ornée de majoliques bleu-vert, rehaussant la pierre blanche et la brique des murs, elle est considérée comme l'un des plus beaux monuments russes, en dehors de la Russie.

cathédrale st nicolas2

Inspirée du style des églises de Moscou, l'intérieur possède une décoration très riche, ornée de multiples icônes en bois, recouvert de bronze et de cuivre ciselé, de fresques, de boiseries sculptées et d'une 

iconostaseIconostase en métal repoussé et ciselé.

st Nicolas7

La cathédrale russe, n’est ré-ouverte, que depuis 19 janvier 2016,  après deux ans de travaux de rénovation (coût : 20 millions d’euros).

Saint Nicolas

Un travail astronomique : il a fallu retrouver les couleurs originales, refaire les toitures, rénover les céramiques, les icônes, les vitrages...

st Nicolas8

Plus de cent personnes ont travaillé, sur la cathédrale, pendant ces deux années. Aujourd’hui, on peut la voir telle qu’elle était en 1912, lors de sa construction.

st Nicolas3

Mais la restauration de cette cathédrale,  n’a pas été la seule cause de ses portes closes. L’Etat de la fédération de Russie, et l’association cultuelle orthodoxe, qui occupait les lieux depuis 90 ans, se disputaient la propriété de l’édifice. Après une longue bataille judiciaire, la justice française classe l’affaire fin 2013 : la Russie est bel et bien propriétaire, de la cathédrale, le bail de l'association orthodoxe, étant arrivé à son terme. 

st Nicolas5

La cathédrale, Saint Nicolas, peut accueillir jusqu'à un millier de fidèles. Le dimanche matin, il est possible de suivre la messe et écouter les magnifiques chants liturgiques russes.

st Nicolas9

Ce plus grand édifice orthodoxe, en dehors de la Russie, est à ne pas manquer, sous aucun prétexte, d'autant plus qu'il a été rénové récemment.

DSC_0428

Nous poursuivons notre visite dans le Vieux-Nice, à la découverte de l'art baroque, un quartier incontournable, ainsi qu’un véritable labyrinthe.

place massénaFontaine place Masséna.

Nice, capitale de la Côte d’Azur, la 5ème ville de France a tout pour nous charmer : sa situation sur le bord de la mer, autour de la Baie des Anges, ses plages, ses palmiers, ses maisons colorées, ses collines exposées au soleil, son tramway, ses fontaines… Un vrai petit air de Dolce Vita, à l'italienne.

DSC_0464

La meilleure manière, selon moi, pour  découvrir tous les recoins, typiques, de Nice, est de se perdre dans ses nombreuses ruelles.

DSC_0427

Elles nous permettent de découvrir des petites terrasses, des restos, des bars et des commerces à l’ambiance, entièrement méditerranéenne.

DSC_0448

DSC_0458

En levant les yeux vers le ciel, nous constatons combien les hautes façades, rouges, ocre et jaunes typiques, des maisons niçoises, sont rapprochées.

DSC_0426         DSC_0424

La proximité des maisons, leur hauteur, ainsi que des ruelles étroites et toujours à l'ombre, agit comme une véritable climatisation naturelle. De plus, les volets possèdent des clapets, réglables, pour faire rentrer l’air frais, dans les maisons.

DSC_0455

DSC_0446

Nous nous dirigeons,  en direction  de la place du Palais de Justice, connue entre autre pour l’évasion de Spaggiari, depuis le bureau du juge. C’est l’endroit idéal pour découvrir les ruelles bucoliques de la vieille ville.

DSC_0429

palais justicePalais de Justice.

Nous découvrons, depuis la Place du Palais de Justice, le Palais Rusca. Il  a été construit en 1775, et était destiné à abriter la garnison de la ville.  La Tour de l'Horloge, rose, fut le symbole du pouvoir communal. 

DSC_0430

Il est resté une caserne militaire jusqu'en 1990, c'est aujourd'hui le Tribunal d'Instance de Nice.

vieux-nice

On peut découvrir, ces deux bâtiments, depuis le Place du Palais de Justice, car on ne peut y pénétrer.

palais ruscaPalais Rusca (Tribunal d'Instance).

Nous passerons, ensuite, par la place Pierre Gautier, et le Palais de la Préfecture (anciens palais des rois Sardes).

palais de la préfecture place gautier

On découvre, dans la rue de la Préfecture, un chapelet de petits bistrots et pubs (Ambiance  british).

DSC_0459

DSC_0457

Nous poursuivons notre balade  vers la place Rossetti, l’un des lieux les plus animés de Nice. Nous y trouvons de beaux restaurants avec terrasses, ainsi que la cathédrale Sainte Réparate.

DSC_0425

DSC_0444

Construite en 1650, elle arbore un flamboyant style baroque et possède un beau campanile, du 18°siècle. On peut y admirer les 4 évêques fondateurs sculptés, nichant dans la façade, et son magnifique dôme aux tuiles vertes et jaunes.

DSC_0431

À l’intérieur, la dizaine de chapelles latérales, récemment restaurées, valent la visite.

cathedrale ste réparate

DSC_0432

DSC_0443

La rue Sainte-Réparate se divise, en deux rues, au centre desquelles se dresse une maison étroite, souvent photographiée.  

vieux-nice3

Nous prenons, ensuite, la petite rue du Jésus nous menant à la place du Gésu. Nous y  trouvons l’église, à la façade  baroque  St-Jacques Le Majeur (ou du Gésu).

DSC_0449

Des statues nichent de chaque côté de la baie centrale de sa façade, entre les colonnes corinthiennes. L’ensemble de la façade, jaune,  est dominé par un fronton triangulaire. Son parvis, modeste, est occupé par une terrasse de café. 

DSC_0450

Construite au 17° siècle, par les jésuites, elle est de style purement baroque à l’intérieur, rempli de dorures et de sculptures.DSC_0451

Trois petites chapelles se trouvent de chaque côté de la nef, dont la voûte est ornée de médaillons.

DSC_0454

De la place du Gésu, nous atteignons ensuite la Place Garibaldi.  Un  monument dédié à Garibaldi prend place dans un bassin carré, d’où émergent des jets d’eau.

monument garibaldiMonument Garibaldi.

Derrière le monument, la chapelle du Saint-Sépulcre (1782). Sa façade, à loggia néo-classique, possède  8 colonnades corinthiennes et un fronton, triangulaire, orangé.

chapelle du st sépulcre2Chapelle St Sépulcre, au centre.

Tout en haut, au niveau de la toiture, des pots, avec des flammes,  couronnent, la chapelle, lui ajoutant une touche baroque. Elle s’intègre bien aux façades qui la bordent, ses piliers prolongeant l’enfilade d’arcades…  

chapelle du st sépulcreChapelle St Sépulcre.

 Le Cours Saleya est l'une des places les plus animées du Vieux-Nice, où se tient le marché aux primeurs et aux fleurs. C'est un véritable marché méditerranéen, chaleureux et plein de vie. A voir absolument ! 

Cours-Saleya

La chapelle de la Miséricorde (ou des Pénitents noirs), située elle aussi, sur le cours Saleya, est un véritable chef d'oeuvre de l'art baroque. Appartenant à l'Archiconfrérie des Pénitents Noirs, elle n'est ouverte que rarement au public. Edifiée en 1740, est considérée comme l'un des cinq plus beaux exemples de l'esthétique baroque, piémontais, dans le monde. A l'intérieur, la nef, unique, elliptique, est bordée de chapelles latérales, avec une profusion d'or et de stucs : (style rococo).

chapelle miséricordeChapelle de la Miséricorde

Il règne dans le Vieux Nice,  une véritable ambiance de ville du moyen-âge. Fourmillant de monde, le quartier est vivant et ne peut se visiter qu'à pied. 

vieux volets

Vous l'aurez compris, c'est un endroit pittoresque et coloré, animé de jour comme de nuit, que vous ne devez manquer sous aucun prétexte.

Venez tentez votre chance de gagner ce cartoville spéciale Marseille. Un cadeau offert par les éditions Gallimard.

cartoville-marseille

Pour participer laissez un commentaire ici, ou chez l’un des membres du collectifs. Pensez à annoncer votre participation sur la page FB #EnFranceAussi, en mentionnant le blog sur lequel vous avez participé. 

Bon dimanche à toutes et à tous.

 

Posté par Martine84000 à 09:05 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

31 août 2019

Plouha : le sentier des falaises

DSC_3300;

Les plus hautes falaises de Bretagne : une sublime confrontation entre la terre et la mer. Un défilé de 14 kilomètres de côtes sauvages, où les caps rocheux alternent avec criques, plages et ports traditionnels. La falaise la plus haute  culmine à 104 mètres, font de Plouha, dans les Côtes d'Armor, l'une des communes les plus attachantes du nord de la Bretagne !

DSC_3309;

La plage du Palus, enfoncée dans une repli de la côte, sera notre première étape au "pays des falaises".

DSC_3315;

Bordée de quelques hautes falaises, elle est l'aboutissement d'un vallon creusé par le Corzic, ruisseau prenant sa source à Goas Meur.

DSC_3338;

Il a fait tourner jusqu'à 7 moulins à eau à l'époque où les meuniers tenaient le haut du pavé !

DSC_3335

Plouha serait, selon la tradition, la première terre d'accueil des immigrés venus des îles d'Outre-Manche. 

DSC_3332;

L'un de ceux-ci, Aza ou Adda serait un moine à l'origine de son nom, remontant au 6ème ou 7ème siècle de l'ère dite chrétienne.

DSC_3323;

DSC_3312

Cette contrée fut toutefois occupée 1000 à 1500 ans plus tôt par quelques-uns de nos lointains ancêtres.

DSC_3303;

Ils ont laissé derrière eux de rares traces de leur passage, telle une stèle datant de l'âge du fer, et des haches à douilles, datant de l'âge du bronze.

DSC_3327;

L'histoire de Plouha a été jalonnée de quelques évènements marquants propres à la folie meurtrière de l'homme. Les terres de Plouha furent souvent témoins de règlements de comptes.

DSC_3321;

Les côtes de Plouha paraissent bien paisibles maintenant, nous appellant vers d'autres émotions.

DSC_3329;

DSC_3330

Gwin Zegal, la plage du Palus ou encore celle de Bonaparte, offrent à chaque détour du sentier des douaniers une vision  de la plus longue et la plus haute muraille granitique du Nord de la Bretagne. 

DSC_3344

C'est devenue un sanctuaire pour les oiseaux. Goélands, sternes, mouettes, cormorans et parfois huitriers-pie y nidifient au printemps, dans un brouhaha de piaillements parvenant jusqu'à la côte.

DSC_3348

Gwin Zegal, port insolite, est sans doute, sur les côtes du Nord de l'Europe, le dernier représentant d'un type de mouillage très particulier. Son origine remonte au 5ème siècle. On y descend par un raidillon puis par des escaliers.

DSC_3351

Des troncs d'arbres de 8 à 10 mètres de hauteur, plantés dans le sable avec leurs racines, entourés de pierres à leur base pour les ancrer davantage, s'y transforment en pieux très robustes permettant aux embarcations de se fixer.

DSC_3346

Les côtes découpées et les nombreuses criques et grottes qui les bordent en firent un lieu de prédilection pour les contrebandiers en tout genre. 

DSC_3347

Le chemin des douaniers porte bien son nom : il ne servait pas seulement aux rondes de ces derniers mais était entrecoupés en beaucoup d'endroits d'abris ou postes d'observation communément appelés "cabanes de douaniers". Il en reste encore en certains endroits mais la plupart ont été dépouillées, petit-à-petit, pour la construction de maisons d'habitations. 

DSC_3360

La pêche côtière sera le seul métier pratiqué sous ses hautes falaises. C'est sans doute pour cette raison que les installations permettant les métiers de la mer y ont toujours été réduites à la plus simple expression. Le sentier des douaniers nous mène, ensuite, à Port-Moguer, seul rempart construit par les habitants de Plouha pour circonscrire la fureur de la mer et tenter de l'amadouer par une simple pêche côtière. 

DSC_3362

La cale de Port-Moguer, construite en 1840,  sera le seul ouvrage permettant quelques échanges maritimes avec les ports voisins, mais surtout un havre destiné au mouillage des quelques unités de pêche.

DSC_3363

Constitué d'un quai doublé d'une digue de granit rose, il protège à marée haute une petite flottille des vents d'Ouest, qui attaquent la falaise.

DSC_3364

A marée basse, l'univers minéral reprend le pas : au pied des falaises, de la petite guérite aux volets verts, un double sentier s'échappe.

DSC_3374

Vers le haut celui des douaniers, vers le bas celui des contrebandiers et des risques-tout. De larges pans de falaise s'abandonnent en effet régulièrement aux vagues, creusant autant de grottes dans la muraille. C'est là que logent les hirondelles, dont les cris se mêlent au ressac. Des eaux claires, de grands oiseaux de mer puisent une nourriture abondante. 

DSC_3368

 

 

Posté par Martine84000 à 21:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

29 août 2019

Le Cap d'Erquy

DSC_3130;

Pour rejoindre le Cap d’Erquy depuis le Cap Fréhel, dans les Côtes d'Armor, il est impératif d’emprunter la route du littoral !!  Nous en prenons pleins les yeux tout le long.  

DSC_3105

D’ailleurs, n’hésitez pas à vous arrêter, afin d’admirer les longues plages de sable fin. 

DSC_3108

Nous nous dirigeons vers la pointe du cap, site naturel protégé de 170 hectares. La marche est très agréable et offre de beaux panoramas sur différentes petites plages sauvages mêlant sable et grès rose.

DSC_3132;

 Un véritable bonheur pour les amoureux de la nature. le Cap d’Erquy est la fierté de la cité : une vue imprenable sur la baie de Saint-Brieuc, des kilomètres de sentiers aménagés, au fil des ans, pour un tourisme respectueux de l’environnement et de sa richesse. 

DSC_3127

Le site est classé depuis 1978 et intégré dans le réseau de sites Natura 2000.

DSC_3120

DSC_3131

Au détour du chemin, nous découvrons un four à boulets, ainsi qu'un corps de garde du XVIIIème siècle servant à surveiller la mer et à donner l’alerte ; vestiges d’une époque belliqueuse, les traces d’anciennes carrières aussi …

DSC_3133;

DSC_3114Four à boulets.

Le grès rose d’Erquy émane d’une superposition de couches de sables, datant de 470 millions d’années. Sa couleur rosée tient de la présence d’oxyde de fer. 

DSC_3128;

C’est une roche sédimentaire, dure et siliceuse qui a été utilisé pour le pavage des rues et la construction dont l’époque glorieuse date du début du XXème siècle.

DSC_3134;

Le grès rose reste encore aujourd’hui un matériau identitaire, prisé et apprécié. A noter : le grès rose d’Erquy est à ne pas confondre avec le granit rose qui est, quant à lui, issu du refroidissement du magma.

DSC_3129

 En fin de balade, nous découvrons les fameux lacs bleus d’Erquy. Vestiges d’anciennes carrières de grès rose, c'est un paisible endroit niché en hauteur, à plus de quarante mètres au dessus du niveau de la mer. L’extraction du grès rose, grand moment de l’histoire économique locale jusqu’au milieu du XXème siècle, a laissé de belles empreintes de son temps  sur ce lac.

DSC_3140

Au pied de falaises abruptes, ils donnent l’impression de dormir, réveillés par les cris des mouettes et des enfants surpris, après avoir franchi le pont de bois, de se retrouver dans une étrange atmosphère. Une ambiance un peu insolite pour ces deux énormes trous d’eau douce suspendus entre ciel et mer, et offrant une atmosphère reposante d’autant plus lorsque le soleil les illumine.

DSC_3141

Le Cap est sans détour, un lieu naturel où la lumière donne, selon la saison, au jaune des ajoncs, au mauve de la bruyère, au rose du grès et au vert dominant le ton d’une œuvre impressionniste. 

DSC_3123

Le Cap d’Erquy est aujourd’hui, avec son voisin Le Cap Fréhel, en lice pour obtenir le label Grand site de France. 

DSC_3125

Après avoir déjà découvert les traces d’un passé guerrier, puis celles de la vie difficile des carriers, nous prenons le sentier qui nous mène au port. Il nous faut descendre de nombreux escaliers, pour y parvenir.

DSC_3115

DSC_3113

Le port d’Erquy actif toute l’année vit au rythme des marées. 

DSC_3147

DSC_3146

Il tire ses lettres de noblesse de la pêche à la coquille Saint-Jacques, mais il ne faut pas oublier pour autant le chalutage, les filets, la ligne, les casiers et la drague bien sûr.

 

DSC_3148;

Le Cap d’Erquy, site naturel remarquable, imposant et sauvage est situé dans un écrin de grès rose. Amoureux de la mer et de la « Bretagne authentique », vous ne serez pas déçu de votre escale à Erquy ! Pour ceux qui ne connaissent pas mon blog dédié à la Bretagne, je vous mets le lien ci-dessous. Bonne journée à tous !

Bretagne aux mille visages

Passionnée de photographie depuis toute jeune, la photo est avant tout pour moi un plaisir. Le plaisir de regarder, d'observer le monde qui m'entoure. Le plaisir de saisir et de restituer des instants qui passent souvent très rapidement : lumières, mouvements, expressions des visages...

http://baladesbretagne.canalblog.com

 

 

Posté par Martine84000 à 18:31 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

28 août 2019

Cancale : la Perle de la Côte d'Emeraude

DSC_2742

Cancale est une destination privilégiée pour visiter la côte d'émeraude et ses 350 km de sentiers balisés, dont le GR34. 

DSC_2742

DSC_2747

Elle se trouve à  15 minutes de Saint-Malo, dont vous pourrez voir quelques photos de notre passage, dans un précédent article.

Saint Malo : la ville corsaire - Martine Passion Photos

Nous ferons une escale à Saint-Malo, petite ville fortifiée située les côtes nord-est de Bretagne. Elle fût détruite en grande partie durant seconde guerre mondiale, mais reconstruite ensuite. Vaisseau de pierre sur l'embouchure de la Rance, la cité dresse fièrement ses remparts au-dessus de ses plages et de son port.

http://photosvillages.canalblog.com

Le centre-ville de Cancale, articulé autour de l’église, et de la Place de la République, est tout petit, mais il ne manque pas de charme !

DSC_2737

 Les vieilles demeures de pierre typiquement bretonnes ont décidément toujours beaucoup de cachet. 

DSC_2736

A la belle saison,  Cancale mérite bien son appellation de ville fleurie !

DSC_2752

DSC_2750

Le joli port se savoure, autant par le regard, que par le palais.

DSC_2743

DSC_2744

La baie nous offre le spectacle étonnant des plus grandes marées d'Europe et la mer découvre l'un des plus importants sites français de mytiliculture et d'ostréiculture. Élu site remarquable du goût, Cancale est depuis longtemps réputé pour ses huîtres et ses coquillages.

DSC_2733

Entre avril et septembre, des balades à pied dans les parcs à huîtres sont organisées par l’office de tourisme. Les jours et les horaires variant en fonction des marées, il faut se renseigner directement auprès de l’office de tourisme, pour les visiter. 

DSC_2739

Atout incontestable, ces délices iodés s’apprécient en admirant la merveille qu’est le Mont Saint Michel, serti au milieu de la baie.

DSC_2735

Les allées et venues des bateaux, le travail des ostréiculteurs, le rythme des marées animent en permanence le port bordé de jetées. 

DSC_2741

A marée basse, les parcs ostréicoles quadrillent le paysage sur 366 ha. Autrefois draguée, l'huître de Cancale, est aujourd’hui élevée. La richesse en plancton, de la Baie du Mont St Michel, lui donne son goût typé. A vérifier en partageant une assiette, simplement assis sur la cale du marché aux huîtres.

DSC_2738

A moins de préférer un des multiples établissements longeant les quais. L'un d’entre eux a une coque de bateau pour comptoir, un autre vous sert sur des tabourets de bois brut…et toujours avec un accueil convivial.

DSC_2738

Sensations, vitesse, liberté… Voilà ce que l'on peut ressentir aux commandes d'un char à voile, dans la baie du Mont-Saint-Michel. Le site se trouve à Hirel, à côté de Cancale. 

DSC_2728

C’est une activité sportive amusante, agréable à pratiquer en famille et entre amis. 

DSC_2721

DSC_2723

 Ce sport qui se répand de plus en plus sur les plages de France s’adresse autant à un public néophyte, qu’à un public confirmé, aux adultes comme aux plus jeunes, pour lesquels des chars à voile biplace peuvent être mis à votre disposition.

DSC_2729

Cette activité de plein air permet de ressentir de fortes sensations dès la prise en mains, sur toute l'étendue de la grève, qui s’étend à perte de vue et si le temps est dégagé, vous aurez certainement la chance de voir la magnifique baie du Mont St Michel, se dessiner un peu plus loin. 

DSC_2731

Autre star bretonne, la Pointe du Grouin se situe à l’extrémité est de la Côte d’Émeraude, près de Cancale. Son paysage rocheux déchiqueté par les vents et les marées offre un panorama spectaculaire sur la baie. Si vous êtes amateur de randonnée, une jolie balade est à faire entre Port Mer, et la Pointe du Grouin, une bouffée d'air breton.

DSC_2731

Malgré la difficulté pour trouver une place, en période estivale, le jeu en vaut la chandelle, c’est un véritable dépaysement, un site magnifique, aux eaux translucides !

DSC_2732

On a de beaux points de vue  sur la côte bretonne, sur l’île des Landes, et sur la baie du Mont St Michel.

DSC_2733

Présence d'un lieu de restauration sur place. Recommandé pour les amateurs de nature et de grand large, on peut même y observer des oiseaux. La diversité des paysages vaut le détour !

DSC_2734

Pour ceux qui ne connaissent pas mon blog dédié à la Bretagne, je vous mets le lien ci-dessous. Bonne journée à tous !

Bretagne aux mille visages

Passionnée de photographie depuis toute jeune, la photo est avant tout pour moi un plaisir. Le plaisir de regarder, d'observer le monde qui m'entoure. Le plaisir de saisir et de restituer des instants qui passent souvent très rapidement : lumières, mouvements, expressions des visages...

http://baladesbretagne.canalblog.com

  

Posté par Martine84000 à 12:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

27 août 2019

Rothéneuf : une balade pleine de charme

DSC_2769

Je vous emmène aujourd'hui faire une petite promenade, pleine de charme, à Rothéneuf, à côté de St Malo, en Ile-et-Vilaine.

DSC_2765

 Rien de tel pour faire connaissance avec un nouvel endroit que de partir à la découverte de ses sentiers !  

DSC_2784

En arrivant en bordure de mer, au fur et à mesure que nous progressions sur le sentier, nous découvrions  de nouveaux points de vue, ainsi qu'une succession de falaises, criques et jolies plages secrètes. 

DSC_2785

Quelques clichés, pris à la volée sur ce littoral exceptionnel, que j'ai eu beaucoup de plaisir à redécouvrir, en regardant mes photos.

 

DSC_2786

En marchant tranquillement sur le sentier du douanier, on se surprend à observer davantage le paysage, à humer l'air frais, à profiter de l'instant qui passe tout doucement. On aimerait que ça dure plusieurs jours. 

DSC_2783

A la question : "vous vous êtes baignés en Bretagne ?" , je vais être très franche  "pas vraiment, trempouiller serait le terme le plus exact". 

DSC_2764

Quand quelques semaine plus tôt, on a expérimenté l’eau à 26° en méditerranée, la trouvant bonne, on comprend qu’il y a comme un choc de culture. Cela dit, j’avais le souvenir d’une eau encore plus froide, à ne pas mettre un orteil dedans, pour une fille du sud, sans avoir de crampes.

DSC_2775

Comme le coin est riche en riche en belles découvertes, nous avions envie d’en profiter au maximum, plutôt que de passer l’après-midi sur la plage assis sur une serviette.

DSC_2788

Il faisait très beau ce jour-là et j'aurais sûrement eu beaucoup de plaisir à contempler plus longuement ce joli port niché au cœur de la ria.

DSC_2763

De nombreuses personnes profitent de la marée basse pour  la  pêche à pied, fortement motivé à gratter le sable pour y ramasser quelques palourdes ou alors à fouiner dans les rochers pour y déloger quelques bigorneaux.

DSC_2762

Il y avait pas de vent, pas de voitures à circuler, rien que le bruit de nos pas sur le sentier, et nos commentaires enthousiastes sur cette belle région.

DSC_2777

En rejoignant notre point de départ, la marée avait commencé à monter et déjà le paysage avait changé...

DSC_2773

Par tous les temps et en toute saison, le rythme des marées est aussi régulier que celui d'une pendule. La marée, c'est le génie naturel qui transforme un paysage quatre fois par jour, toutes les six heures exactement.

DSC_2779

Il faisait très beau ce jour-là, nous avons eu beaucoup de plaisir à contempler ce joli port, niché au cœur de la ria. 

DSC_2771

Non loin, se trouve une plage de sable, incroyablement longue. Nous n'avons pas résisté à l'envie d'aller marcher un peu dans le sable, et d'écouter le bruit des vagues, pour clôturer cette belle balade. 

DSC_2780

Si seulement nous pouvions mettre en boîte les bienfaits d'une promenade au bord de la mer, je crois que ce serait le remède parfait aux longues journées d'Hiver à venir.

 

Posté par Martine84000 à 18:52 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 août 2019

Paimpol et son port

DSC_3493

Ce matin là, malgré un temps nuageux, pas question de s'éterniser dans notre camping car, nous avons rapidement pris la direction du port de Paimpol, dans les Côtes-d'Armor,  pour flâner le long des quais. 

DSC_3492

La lumière était douce et agréable malgré des températures encore assez fraîches. Les rayons du soleil se reflétaient sur les eaux calmes de la baie de Paimpol, et l'absence de foule nous offrait une parenthèse de silence bien profitable.

DSC_3489

Aujourd'hui son port de plaisance est accessible uniquement à marée haute. A marée basse, les eaux se retirent bien loin au point d'isoler complètement le port. Lorsque la mer remonte, le paysage change complètement et les bateaux peuvent enfin sortir.

DSC_3491

Pour qui se baigne encore de l'atmosphère de l'oeuvre de Pierre Loti, dans son roman "Pêcheurs d'Islande", la vision d'une ville nouvelle désormais principalement tournée vers le tourisme estival, amènera peut-être une légère déception.

DSC_3495

Les choses ont, en effet, bien changé depuis le 19ème siècle, où la cité portuaire grouillait d'une population affairée à une activité qui a fait sa renommée : la Grande Pêche. La rade était alors parcourue par les "Islandais" en quête d'un mouillage, ou relevant les amarres pour s'en aller dans les mers du Grand Nord.

DSC_3490

La première goélette inaugurant la grande épopée de pèche en Islande sortira du port en 1852. A la fin du 19ème siècle, on pouvait compter une flotte de 80 goélettes.

DSC_3499

La disparition progressive des voiliers réduira ce nombre à une vingtaine, à l'aube du conflit de 1914 et, en 1932, elles n'étaient déjà plus que 9. Le deuxième conflit armé, du 20ème siècle, ne verra plus ces rudes embarcations : elles auront totalement disparu.

DSC_3486

Pendant cette période, une centaine de navires disparaîtront en mer, entraînant avec eux près de deux mille marins. L'état des bateaux, vieux ou mal entretenus, sera à l'origine de bon nombre de ces catastrophes. La fatigue et l'alcool, qui faisaient partie du quotidien des hommes, seront également les causes de naufrages bien souvent inexpliqués.

DSC_3501

Ces goélettes de 30 mètres embarquaient 22 hommes et cinglaient vers l'hiver du Grand Nord à partir de février pour ne revenir au port qu'à l'automne. Le temps qui règnait sur les bancs de morue était si mauvais qu'il interdisait l'usage des doris, (bateau à fond plat qui servait à la pêche à la morue à Terre-Neuve).

DSC_3502

C'est du pont, face à la bise glaciale que les pêcheurs hissaient le poisson, qu'ils piégeaient en laissant dériver le bateau. Jamais ces marins ne connaissaient alors la douceur d'un été.

DSC_3485

Paimpol fut déjà, bien avant cela, l'un des premiers ports de la côte Nord de la Bretagne à armer vers la pêche à la morue : les premières campagnes en direction de Terre-Neuve, et du Groenland datent du 15ème siècle.

DSC_3503

Cette époque révolue, les beaux bateaux ont été progressivement remplacés par de petites unités de pêche côtière, auxquelles sont venus s'ajouter les bateaux plats des ostréiculteurs puis les voiliers des plaisanciers de la belle saison.

DSC_3481

DSC_3484

Nous pouvons encore admirer quelques maisons d'armateurs qui bordent les quais et qui  témoignent de cette riche époque. 

DSC_3480

La ville s'est résolument vers une nouvelle vocation : le tourisme et la plaisance.  Pour y faire face et être l'égale de ses voisines, elle a construit un nouveau port destiné à attirer les voiliers des temps modernes..

DSC_3497

J'ai retrouvé cette impression de tranquillité que j'avais gardé de mes précédentes balades, en Bretagne, il ne me manquait plus que le retour des bateaux de pêche pour parfaire le décor ! 

 

 

Posté par Martine84000 à 11:10 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

25 août 2019

Port Blanc et le rocher de la Sentinelle

DSC_3624;

Après notre escale incontournable à Plougrescant, nous nous arrêtons à Port Blanc, sur la commune de Penvénan. Nous arrivons, au soir, sur un site exceptionnel des Côtes d'Armor, où de nombreuses îles parcourent le paysage et en toile de fond, l'archipel des 7 îles qui s'offre à nous !

DSC_3632

DSC_3636

En longeant le littoral, nous passons près du rocher du voleur, et arrivons au rocher de la sentinelle, devenu un oratoire à son sommet. 

DSC_3617,

Cette ancienne tour de guet, qui a perdu sa vocation initiale, abrite désormais une statue de ST Tugdal et Notre Dame de la Mer.

DSC_3619

 Pour ceux (sportifs) qui s'essayent à grimper, le  panoramas sur les sept îles, est magnifique, mais un peu risqué !   

DSC_3622;

Des vestiges défensifs, répartis autour de la baie, témoignent de ces époques troublées : murailles rudimentaires de l'Île du Château, poste de guet sur le rocher de la Sentinelle, ensemble fortifié du rocher du voleur... 

DSC_3635

Port-Blanc a été fortifié et surveillé au XVe siècle, suite aux attaques des Anglais. Un premier corps de garde a été mis en place par Vauban. Un mur fut construit sur le rocher en 1694, pour protéger la côte des attaques maritimes.

DSC_3631

A l'extrémité des rochers de Port Blanc, nous découvrons un site sauvage, simplement splendide ! La mer, les rochers de granit rose, les embruns, le bruit des vagues, tout appelle au respect de cette magnifique nature.

DSC_3634

Se promener, à marée basse, de plages en rochers, est très apaisant. Ici la côte déchirée est spectaculaire : mer aux reflets multiples, ciel changeant, végétation luxuriante... la Nature en grand !

DSC_3656

Tout proche, la Chapelle Notre Dame de Port Blanc se révèle en haut d'un escalier aux marches usées par le temps. La chapelle Notre-Dame de Port-Blanc, est une chapelle à demi-enterrée, datant du XVIe s. Elle est bâtie sur les fondations d’une tour de guet du XIIIe s.

DSC_3643

DSC_3644

A l’intérieur on peut y admirer des ex-votos, offerts par des marins rescapés, comme des voiliers. Trois maquettes y sont suspendues. Elles ont été réalisées par des marins des environs, pendant leurs voyages au long cours, ou lors des saisons de pêche. Elles ont été conçues à partir de pièces de bois évidées. Un vitrail complète les éléments marins de la chapelle où l'on peut admirer un patrimoine religieux bien fourni.

DSC_3646

Plus loin, nous traversons le village, ses ruelles et ses maisons de pêcheur.

DSC_3615

Vers Crec'h André, le point de vue vers les îles est superbe. Les petits chemins bordant les jardins et les talus murs sont fleuris et colorés. Ici, tout pousse ! 

DSC_3626

DSC_3628

Cette côte, appelée côte d'ajoncs commence à Port Blanc, elle a accueilli quelques artistes et romanciers dont Anotole Le braz écrivain de légendes et de traditions Bretonnes.

DSC_3649

Une fois que nous avons fini notre promenade, impossible de partir avant de voir le coucher du soleil, avec en prime la vue sur les îles... un vrai spectacle ! 

DSC_3652

Les éléments naturels ne font qu'un avec la magie du paysage. La mer n'aurait jamais ces nuances dorées, sans les nuages énormes qui couvraient l'horizon.

DSC_3655

Ce n'est qu'au moment où les phares se sont allumés, que nous avons décidé de rentrer, juste avant que la nuit tombe pour de bon. Si j'ajoute à cela le coucher de soleil, auquel nous avons eu la chance d'assister, c'était l'endroit parfait pour notre bicouac du soir ! 

DSC_3651

Merci encore de me suivre dans nos aventures, bon dimanche à tous !

Posté par Martine84000 à 10:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

24 août 2019

Plougrescant : la Pointe du Château

DSC_3574

Lors d'une belle journée du mois d'août, nous avons décidé, lors de nos vacances en Bretagne, d'improviser une sortie et de nous laisser guider par l'inspiration du moment. 

DSC_3562

Voici donc le récit de cette journée à Plougrescant, un endroit que j'ai eu le plaisir de retourner, et que j'affectionne tout particulièrement. Lors de mes précédents articles, vous déjà avez eu un avant goût, de cette belle région.

IMG_2560

Notre point de chute, ce jour-là, était le site du Gouffre, situé à la Pointe du Château, à Plougrescant.

DSC_3591

Par jours de tempête la mer déferle furieusement dans une profonde entaille ouverte dans un enchevêtrement de pans de falaises.

IMG_2559

Lors des coups de vent, les déferlantes se ruent avec une violence décuplée entre les énormes blocs de granit. 

IMG_2562

Nous avons longé la mer,  observé les oiseaux et respiré lentement la beauté de cet instant qui nous était offert. 

DSC_3557,

DSC_3559;

Un moment rien que pour nous dans ce décor naturel grandiose.

DSC_3558

Tout proche, Porz-Hir abrite des maisons qui s'adossent à la roche ou font corps avec elle, produisant d'inoubliables images.

DSC_3579;

Celle, mondialement connue, de Castel Meur représente une petite maison de pierre aux volets blancs, construite et enchâssée entre deux énormes blocs de granit.

DSC_3571;

IMG_2552

Entourée d'un muret de pierre, elle a été construite à quelques mètres du Gouffre.

DSC_3567

DSC_3577

A la pointe du Château, extrémité de la presqu'île, le regard s'évade sur le littoral échancré et sur un tapis d'îles.

DSC_3560;

DSC_3584;

Ce site remarquable nous a impressionnés par la rudesse du paysage.

IMG_2563

Bien que nous avons la chance d'habiter proche de la mer Méditerranée, elle n'est pas comparable avec la vie en bordure de l'océan. 

DSC_3563

Ici la mer se plie aux humeurs du ciel, elle fusionne avec le cycle des saisons. Ici, en Bretagne, les paysages invitent au rêve et à l'évasion !

DSC_3561;

Cette journée était marquée par les contrastes du temps au fil des heures. Ces paysages d'une incroyable diversité nous ont véritablement émerveillés.

DSC_3591

J'espère que cette balade virtuelle vous aura plu et que vous sentirez, même un tout petit peu, le goût salé du vent qui soufflait ce jour là.

DSC_3592,

Il sifflait dans les rochers, nous déséquilibrant, à peine distrait par les cris des mouettes.

DSC_3599

J'emportais avec moi les images de ce paysage incroyable en ayant la sensation d'avoir pris part à un véritable spectacle ! Bon weekend à vous tous !

Posté par Martine84000 à 13:10 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

23 août 2019

Le village des bories, à Gordes

118866072_o

Nous décidons, par une belle journée, de partir à la découverte du village des Bories, à Gordes, lové sur les pentes des Monts du Vaucluse, face au Luberon. 

0

Les paysages en Provence, sont tellement variés, que tout le monde y trouve son compte. Quelques clichés, pris à la volée de ce lieu authentique, que j'aime beaucoup ! 

14

L'harmonieuse répartition des bories, l'équilibre des végétaux et de la pierre, les jeux d'ombre du levant et du couchant, tout concourt au charme original de ce site privilégié.

13

Ce jour-là, les nuages s'invitaient au décor, et le paysage qui nous était offert ressemblait fortement à celui d'une carte postale. 

18

Les rayons du soleil filtraient à travers les nuages, baignant l'endroit d'une lumière insaisissable, presque irréelle ! 

20

Il offre un témoignage inestimable du mode de vie en Provence, depuis les temps reculés jusqu'à nos jours.

9

 C'est une magnifique reproduction réelle du passé provençal. 

3

On imagine très bien la dureté da la vie jadis et l'intelligence des gens pour habiter selon les connaissances de l'époque. 

6

Classé Monument historique en 1977, ce village constitue le plus important groupement de cet habitat de pierres sèches, caractéristique du pays d'Apt, dont la plus forte concentration se trouve sur le territoire de Gordes.

4

C'est au détour de sentiers pénétrant la garrigue ou des couverts de chênes verts que nous découvrons cet ensemble de trente cabanons, de pierres sèches, ressuscités et restaurés par dix années de travail. 

5

Ils sont bâtis, sans mortier, selon le principe de la fausse voûte en encorbellement.

11

Ces cabanes étaient édifiées par les paysans saisonniers avec les pierres extraites des champs qu'ils défrichaient pour les mettre en culture , vigne, oliviers.... Ne pas manquez le film, car les explications sur feuillet de visite sont courtes.

21

 Ces constructions typiques aux formes pures et simples représentent un vrai chef d'œuvre architectural.

12

Le village des bories avec :  ses bergeries, fours à pain, cuves à vin, ruelles, aires de battage du blé, enclos et murs d'enceinte, témoigne de l'activité laborieuse d'innombrables générations. 

17

7

Abandonné depuis plus d'un siècle, envahi par la végétation, le village avait subi les atteintes du temps et souffert de graves déprédations. Il était urgent de le restaurer et de préserver ce rare exemple d'architecture.

8

Organisé en musée d'habitat rural, il abrite, maintenant, une collection d'objets et d'outils traditionnels de la région.

19

J'ai été très impressionée par ce lieu chargé d'histoire où vivaient en otarcies quelques familles de paysans. La construction de cet habitat traditionnel, utilisant la pierre trouvée sur place, s'est perpétuée jusqu'au siècle dernier.

10

Aux 17ème et 18ème siècles, la croissance démographique oblige les paysans à cultiver de nouvelles terres. On a peine à imaginer le travail qu'il a fallu pour construire ces habitations et ces kilometres de murailles de pierres. 

15

Cette découverte du village des Bories  a été, pour nous tous,  une expérience extraordinaire, il fait partie des musts de la Provence ! Visite payante : 7 €. A voir absolument si vous passez dans la région ! 

1

Connaissez vous ce village de bories, n'hésitez pas à nous faire part de vos impressions et à partager votre expérience. Bonne journée à tous !

Pour plus de renseignements sur le Luberon, je vous invite à suivre ce lien :

Destination Luberon avec l'Office de Tourisme Luberon Cœur de Provence

De forêts en villages de caractère. C'est aussi la terre d'accueil des artistes du monde entier, qui y posent leurs valises "pour un jour, pour toujours". Le Luberon, c'est avant tout un massif à la végétation luxuriante, à la faune exceptionnelle, qui lui valent d'être Parc Naturel Régional, à découvrir au fil d'itinéraires et de circuits.

https://www.luberoncoeurdeprovence.com

 

 

Posté par Martine84000 à 14:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,