Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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25 avril 2019

Eglise de São Lorenço Dos Matos

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Située à quelques kilomètres en dehors du centre-ville d'Almancil, dans l'Algarve (Portugal), cette église romane transformée à l'époque baroque, est entièrement tapissée d'azulejos. Ils ont été pensés et réalisés aux alentours de 1730 par Policarpo de Oliveira Bernardes. 

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C'est un travail impressionnant et un des plus extraordinaires ensembles du genre dans tout le pays. Cette très jolie église du XVIe siècle, une des plus belles du Portugal, aux proportions harmonieuses, a été érigée en hommage et reconnaissance à São Lorenço (Saint Laurent). 

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A l'extérieur l'église à une architecture fine, toute blanche, incrusté d'azulejos, (2 compositions de céramique), qui tranchent magnifiquement sur ce blanc : une vraie merveille ! Elle contraste entre le bleu du ciel et la façade immaculée. 

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L'extérieur de l'église est sobre, mais l'intérieur est une petite merveille, car tous les murs, y compris l'autel, sont recouverts de céramiques bleu.

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Les azulejos tapissent même la coupole au dessus du chœur baroque doré et montrent le saint soutenu par les anges qui le montent aux cieux. Nous admirons en passant le beau retable doré, sculpté. C'est l'oeuvre de Manuel Martins, le plus grand sculpteur de bois que la région ait connu.

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Ces murs intérieurs, complètements revêtus d'azulejos du XVIIIe, amenés de Lisbonne par bateau et carrosses, racontent l'histoire du saint homme Saint Laurent, mort brûlé sur un grill. 

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Il faut prendre le temps de découvrir les scènes dans ces azulejos merveilleusement peints. La qualité des mosaïques figuratives est impressionnante. Une merveille de l'art baroque et du riche patrimoine de l'Algarve !

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L'entrée est de 2 euros.

Hors des sentiers battu, cette église est un peu compliqué à trouver sans un bon GPS. Le mieux est de demander le chemin aux habitants. Une belle découverte dans un lieu discret !

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24 avril 2019

Tavira : une belle échappée

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Lors de notre séjour dans l’Algarve, au Portugal, nous sommes passés visiter Tavira, une ville incontournable ! En bordure de l’océan et à l’Est de la région de l’Algarve, elle comporte en effet de nombreux atouts.

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Située à la croisée des lagunes et du fleuve Gilao, Tavira, 26 000 habitants, est sans doute l'une des villes de la région qui ont su le mieux préserver leur charme, leur âme et leur histoire millénaire. Phéniciens, Romains et Maures s'y sont bousculés…

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Les origines de Tavira remontent au VIIIème siècle av JC, où les Phéniciens y avaient construit un centre urbain avec des murs massifs, quelques temples, et deux ports.

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Plus tard, les Romains ont construit un nouveau port dans cette région, à Balsa, à quelques kilomètres de Tavira.

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Puis les Maures ont conquis la région de l’Algarve au VIIIème siècle, laissant ainsi leur empreinte sur l’architecture et la culture de cette région, et donc à Tavira. 

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Du XIIIe au XVIe siècle, les chrétiens y ont construit un nombre record de monuments religieux avant d'affronter le tremblement de terre de 1755. Contre vents et marées, la ville s'est reconstruite sur ses ruines, acquérant une patine particulière qui attire aujourd'hui nombre d'architectes.

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On retrouve toujours aujourd’hui ces influences dans Tavira avec des bâtiments blanchis à la chaux, des portes de style mauresque, le château et son pont.

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Déambuler dans la vieille-ville de Tavira avec ses ruelles, maisons colorées, ou couvertes d’azulejos, et ses jolis points de vue, est de loin ce que nous avons préféré. 

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Par beau temps il est vraiment agréable de s’y promener. Une ruelle en pente nous permet de prendre de la hauteur et d'arriver à l'église Sainte Maria do Castelo. Du haut un joli panorama sur Tavira.

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Un tout petit peu plus haut que l’église que je viens d’évoquer, se trouvent les restes de l’ancienne forteresse. 

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On peut entrer à l’intérieur afin de profiter du jardin ombragé, mais aussi et surtout de son chemin en haut de la muraille (attention, les marches sont raides).

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Depuis ce chemin de ronde et les tourelles, on dispose de beaux panoramas sur Tavira et les alentours.

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Ce château est un endroit à ne pas rater à Tavira, d’autant que cet espace est gratuit.

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Après cette visite on peut descendre vers la rivière en suivant notamment la ruelle Largo da Misericordia et son église.

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Le pont romain est l’un des symboles de Tavira. On le voit souvent en photo pour illustrer la ville, avec ce pont au premier plan et une partie de Tavira au second plan. Il permet de relier les deux parties de Tavira entre elles.

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Il faut savoir que ce « pont romain » ne date pas de l’époque romaine comme on l’a longtemps pensé (ce qui lui vaut son nom d’ailleurs), mais de l’époque mauresque. D’après de récentes études, il daterait en effet du XIIème siècle !

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Après avoir traversé le pont romain, on peut profiter de l’une des plus belles vues sur Tavira. 

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Côté promenade, vers l’ouest des maisons colorées au bord de l’eau, et quelques terrasses et restaurants.

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Mais la balade peut continuer aussi vers l’Est afin de rejoindre l’autre pont qui relie les deux parties du centre-ville de Tavira.

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L’occasion de commencer à se rendre compte que Tavira est un port de pêche avec la présence de petits bateaux. 

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On s’en rend davantage compte encore lorsque l’on s’éloigne du centre-ville, en allant vers l’Est.

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Par son côté maritime, on peut longer la rivière Gilão puis bifurquer sur la route menant au « quai des quatre eaux » (Cais das Quatro Águas). Cette route permet de longer les salines, ou marais salants, de Tavira. Ceux-ci sont mondialement connus pour la culture de la fleur de sel.

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A bientôt pour la suite de notre aventure au Portugal !

 

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Olhão et son port de pêche

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Située au cœur du parc naturel de Ria Formosa, Olhão, dans la région de l'Algarve, au Portugal, s’est développée en conséquence de l’harmonieuse interaction entre l’homme et la nature. 

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Habitée à l’origine par des peuples de marins qui étaient attirés par la richesse de sa vie marine, Olhão a poursuivi sa principale activité de pêche tout en gagnant une réputation de magnifique destination de vacances.

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En allant au port, nous n'avons pas raté le marché, le plus grand marché de poissons d'Algarve, avec des poissons juste débarqués des bateaux du port qui est à coté. 

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Nous avons été éblouis par les deux halles en brique rouge, avec des tours aux quatre coins. Très bel ensemble, à l'empreinte architecturale mauresque L'une est dédiée uniquement aux poissons de toutes sortes, et très frais cela ce sent dès votre arrivée. 

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Des produits frais à des prix exceptionnels pour nous français. Du poisson à partir de 2,5 euros le kilo, prêt à être consommé ! L'autre halle est dédiée fruits, légumes, viande, fromage. 

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Tout autour des ses halles vous trouvez pleins de petits maraîchers qui vous vendent : oranges, clémentines, mangues, kiwis, kakis, pamplemousse, avocats, tomates, pommes de terre, patates douces, etc... À faire pour le régal des papilles et des yeux. Il y a tout ce qui faut pour prendre du bon temps, pourvu que le temps soit clément, comme lors de notre passage.

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En nous promenant  dans les ruelles proches, quelques surprises nous attendent.Tout autour du marché plein de marchands, des petits bars et restaurants.

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Le labyrinthe complexe de canaux de l’estuaire Ria Formosa, entrecoupé de bancs de sable, de marais salants, de longues étendues de plages dorées, ainsi que les merveilleux spécimens de flore et de faune variés se mêlent pour donner un caractère intemporel à cette région de l'Algarve.

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L’histoire d’Olhão est profondément enracinée dans son industrie de pêche.

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Les vestiges romains et arabes de la ville témoignent des activités intemporelles de pêche et de salage du poisson dans cette région, et les pêcheurs d’Olhão sont renommés dans toute la région pour leur compétence et leur expertise.

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Les preuves laissent à penser qu’à l’origine attirés à Olhão par l’abondance de poisson, les seuls habitants d’Olhão furent pendant des siècles des pêcheurs qui construisirent des huttes de fortune le long de la côte.

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Ils dédièrent leur vie à la pêche en utilisant la méthode traditionnelle «xávega ». La xávega  est une pêche artisanale à la senne et son équipement est composé d’une longue corde à flotteurs, ayant dans sa moitié de longueur un filet conique. 

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Cette méthode consiste à déployer un filet en forme de poche, dans l’eau, et à le tirer vers le rivage. Autrefois, la traction du filet était faite à l’aide de bœufs et la force des bras, actuellement, deux tracteurs, remplace les bœufs traditionnels. Un type de pêche traditionnelle qui se pratique encore aujourd'hui près de Lagos.

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L’industrie de la pêche continue à intéresser toute personne visitant Olhão. Qu’il s’agisse des quartiers des pêcheurs dans l’ancienne partie de la ville avec leurs curieuses maisons cubiques et leurs toits plats maures...

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...de l’animation du marché de poisson du matin au bord de l’eau, ou des bateaux revenant au port avec leur prise de sardines brillantes.

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La ville est une ruche, et un mélange pittoresque de sons, de couleurs et d'odeurs.

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Une promenade dans l'allée qui longe le front de mer est idéale pour observer l'animation sur le port en contrebas.

 

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23 avril 2019

La Ria Formosa

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La Ria Formosa est un ensemble de lagunes côtières, et d'îles formant des cordons littoraux, en Algarve, au sud du PortugalD'une longueur est-ouest de 60 kilomètres, le site couvre 18 400 ha entre le rio Ancao, près de Faro, et la plage de Manta Rota, près de Cacela

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Malgré son nom de ria, qui définit une vallée fluviale inondée par la mer, le site est en réalité une série de lagunes, abritées par des îles formant une barrière. Au sud, il est protégé de l'Océan Atlantique, par un cordon dunaire presque parallèle au rivage. 

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Entre terre, ciel et océan la Ria Formosa, toute l'année sous le soleil, nous offre un paysage unique, varié et insolite, rythmé par les marées : mer, lagune, salines, marais saumâtres, vasières, bancs de sables, dunes, canaux naturels, et ses îles de sable blanc et fin, dernières terres avant un océan sans fin.

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Le tout subit des changements constants sous l'effet des vents, des courants et des marées. La lagune est à la fois terre et mer... son paysage  change à chaque marée.

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 La faune à écailles et à plumes y a trouvé un refuge naturel pour son plaisir et celui de nos yeux.

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Une vie de plumes et d'écailles :

- Les plumes : Ria Formosa est visitée par 30 000 espèces d'oiseaux différentes. Résidents ou migrateurs, les oiseaux trouvent ici un environnement idéal.

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On y découvre une extraordinaire variété d'espèces : des canards, des sarcelles, des martin-pêcheurs, de hérons, de sternes, des spatules, des pluviers, des cigognes, et j'en passe...

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Ria Formosa est situé dans un corridor de migratin, et est l'un des derniers endroits d'Europe (en direction du sud) pour une pause, l'hivernage, ou la nidification des oiseaux venant d'Europe du Nord ou Europe centrale

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 - Les écailles : les eaux poissonneuses permettent de garnir les étales du marché d'Olhào, qu'il faut vraiment prendre le temps de visiter. 

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Vous y découvrirez dorades royales, bars, thons, poulpes, seiches, crevettes, coquillages... et autres espèces.

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Sans oublier les hippocampes, sans plumes ni écailles, dont l'hippocampe marine, tous protégés, qui trouvent ici une arche de Noé.

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Et le caméléon, exclusivité locale, car c'est le seul en Europe.

Outre la pêche, l’extraction du sel et le ramassage de mollusques et de bivalves sont les activités traditionnelles des populations de la Ria.

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Avec savoir et art, elles créent de délicieuses spécialités gastronomiques comme la soupe de poisson, ou le riz aux couteaux, que vous pourrez paisiblement savourer dans les restaurants en bord de mer.

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Pour qui aime le soleil et la mer, vous trouverez dans les îles de la Ria Formosa de véritables paradis. 

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D’ouest en est, se succèdent les îles de Faro, Barreta, Culatra, Armona, avec de vastes plages de sable peu fréquentées. Les villes proches les plus importantes sont Faro, Olhao, et Tavira. 

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Le parc naturel de la Ria Formosa est menacé par la concentration excessive de population alentour en raison du développement touristique.

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En raison de son importance pour les espèces avicoles, il est depuis le 24 novembre 1980, le 212e site inscrit dans la convention de Ramsar, convention qui engage les gouvernements à maintenir les caractéristiques écologiques de ces zones et de promouvoir leur utilisation rationnelle.

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Je vous emmènerai demain visiter de belles plages, aux falaises surprenantes ! A bientôt.

 

 

 

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Cacela Velha

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A quelques kilomètres de Tavira, le temps semble s'être arrêté dans le pittoresque petit village de Cacela Velha. 

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Spectatrice que je suis est soudain prise d’une envie de soleil et d’air pur, au rythme de cette belle nature. 

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Ce petit village blanc de l'Algarve est célèbre pour son héritage maure.

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Juché sur un promontoire avec sa forteresse, ce minuscule village est un petit bijou dominant la lagune (réserve naturelle).

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Offrant un magnifique point de vue sur la mer et sur les îles du Parc Naturel Ria Formosa, son patrimoine se découvre également à travers la visite de l'église Matriz. 

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Le fort de Cacela Velha, qui date des 16e-17e siècle, était à l’origine un château sous l’occupation arabe. Il a été reconstruit après le grand tremblement de terre de Lisbonne (1755) sur des fondations qui, elles, datent du 12e siècle.

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A droite du mirador, un escalier mène à l’océan, entre figuiers, amandiers et gros cactus. Une fois sur les berges de la lagune, on peut la longer sur la droite pour rejoindre, à pied ou en barque à moteur selon les maréesla belle plage déserte de Fábrica.

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Cette région au sud du Portugal réserve de jolies surprises hors saison et une identité culturelle forte.

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Ce petit hameau, autour des ruines d'une forteresse médiévale et d'une petite église, forme un beau belvédère au-dessus de la lagune où s'abritent les barques de pêche. 

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En été, la grand-place, avec ses petits restaurants, est l'endroit idéal pour faire une halte et savourer la cuisine traditionnelle locale. 

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Cette région moins connue, baptisée Sotavento parce que protégée des vents, est d'une richesse inversement proportionnelle à sa taille minuscule et baignée de soleil onze mois par an.

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La visite  de Cacela Velha ne saurait être complète sans une longue pause face au sublime parc naturel de la Ria Formosa, qui s'étire sur 60 kilomètres d'est en ouest, entre le littoral et l'océanCette lagune de 18 400 hectares se compose de marais salants, de basses terres, îlots et canaux, où trouvent refuge une grande diversité d’espèces animales et végétales. 

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On y élève aussi des poissons et des crustacés, et on y produit du sel. Cette réserve naturelle offre d'abord des vues spectaculaires. Des rubans de sable étincelants, dont les oiseaux ont fait leur paradis, affleurent sur l'eau bleu lagon.  

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Parfois ces bandes sont couvertes d'herbes folles, comme des prés posés sur la mer. Pour voir cette lagune de plus près, il suffit de sauter dans un des nombreux bateaux qui fait la navette jusqu'aux îles toutes proches : Culatra, Armona, Fuseta...

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Sur le chemin, on croise des éleveurs de palourdes serrés dans de petites barques, des dizaines d'espèces de canards, de hérons, d'ibis, et de poissons comme la daurade royale ou le bar.

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Grillés, ces derniers se dégustent dans les restaurants qui bordent chacune des îles, avec une salade de tomates relevée d'oignons et de pommes de terre vapeur arrosées d'un filet d'huile d'olive et de coriandre. 

A bientôt pour la suite de notre périple au Portugal.

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Castro Marim

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A quelques pas de l'Espagne voisine, le joli village portugais de Catro Marim, dans la région de l'Algarve.

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Ces ruelles alambiquées et maisons souvent colorées, mérite une petite visite, que nous ne manquerons pas de faire.

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Une petite grimpette permet d'accéder au château. 

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 La visite vaut le coup d'œil, attention toutefois à être bien chaussé, car le sol est en pavé d'époque. 

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On passe 2 bonnes heures à cheminer sur les remparts du 13ème siècle. Les vues depuis les remparts qui dominent la ville sont à couper le souffle.

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Nous pouvons voir du haut les marais salants, la magnifique campagne, jusqu'au pont de Guardiana en Espagne. 

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On peut voir quelques cabanons d'éleveurs de pigeons, qui volent tous les matins, c'est assez joli à voir d'ailleurs. 

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Un second château beaucoup plus ancien, se trouve à l'intérieur des remparts et on peut découvrir les restes assez étonnants de ses murs et ses divers bâtiments. 

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Beaucoup d'objets, du néolithique exhumés dans ces lieux sont exposés dans une petite salle. Les fouilles loin d'être terminées, comme on peut s'en apercevoir, n'ont pas fini de nous révéler des secrets.

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Un bâtiment annexe abrite un musée de la torture sous l' Inquisition, (sur mannequins heureusement !).

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Effroyable...mais bien réaliste : cage suspendue, garrot, roue verticale, pendaison, empalement, fouet, masque du mépris, décapitation, dame de fer, berceau de Judas, chaise de l'Inquisition et bûcher (âmes sensibles, passez votre chemin !).

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L' autre château-forteresse sur le versant de colline en face, rattaché à celui ci, se visite aussi mais uniquement de l'extérieur mais il vaut le coup d'y monter. 

DSC_5173remparts avec vue sur les marais salants

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Le castelo est très rustique, mais est en assez bon état. Certains des escaliers vers le haut du mur sont perfides, alors faites attention. Ne le recommande pas si vous avez des problèmes de mobilité.

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Dans l'enceinte qui parait à l'abandon, beaucoup de bâtiments en ruines (tremblement de terre de 1755 ?).

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Il reste le château primitif du XIIe s (doté de 4 tours) qui fait office de musée : on y apprend que le site de Castro Marim était déjà occupé à l'âge du Bronze et que de nombreux échanges commerciaux existaient dès le VIIe s avant J-C,  notamment avec les Phéniciens.

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L'église est quasiment vide : elle héberge des panneaux d'informations sur Castro Marim qui fut le 1er quartier général de l'Ordre du Christ (qui dérive de l'Ordre des Templier) de 1321 à 1334 avant d'être transféré à Tomar (Portugal).

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Nous bivouaquerons sur le grand parking à l'entrée de la ville.

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22 avril 2019

Les 3 caravelles de Christophe Colomb

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Palos de la Frontera, pas sûr que ça évoque grand-chose dans les réminiscences de vos souvenirs scolaires. Mais si je vous dis Niña, Santa Maria et Pinta alors là j'ai davantage de chances de vous ramener sur les bancs de l'école, et de raviver en vous des effluves mêlés d'encre de livres, de poudre de craie et de petit pot de colle.

DSC_5043DSC_4971Le musée de las Muelle de la Carabelas.

Notre prochaine visite sera l'un des endroits les plus importants de la route de Christophe Colomb, les trois caravelles parties à la Découverte de l'Amérique. 

DSC_4952Statue de Christoph Colomb

Si tout le monde sait aujourd'hui où Christophe Colomb est allé se perdre lamentablement, rares sont ceux qui se souviennent que c'est bien de Palos de la Frontera qu'il est parti la 1ère fois, le 3 août 1492, le Cristoforo le plus célèbre du monde.

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Et comme les espagnols considèrent désormais le fameux Génois comme un enfant du pays, là-bas ils l'ont même rebaptisé Cristobal et pour fêter les 500 ans de sa découverte fortuite des Amériques.

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Ils ont racheté à Ridley Scott en 1992 les reproductions grandeur nature de ses trois caravelles (celles qui avaient été construites spécialement pour le film 1492 avec Gérard Depardieu à l'époque où il pouvait encore enfiler des costumes moulés).

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Situé sur les rives de la ría del Tinto, ce bassin moderne accueille les répliques grandeur nature de la Niña, la Pinta et la Santa María, les trois navires de l'expédition de Christophe Colomb. 

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On les visite de la cale au grand mât. 

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Leur visite très pédagogique, permet de comprendre la magnifique folie de ces hommes embarqués en 1492 à bord de navires qui semblent bien petits pour affronter l'inconnu. Ces aventuriers furent  véritables héros, découvreurs des Terres inconnues.

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Nous ferons une véritable plongée dans le passé ! Certes se sont des reproductions à l'intégrale, mais la vue de ces trois caravelles côte à côte, ne vous laisse pas indifférent.

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Leur couleur vous déconcerte un peu au début et puis, l'exiguité et la quasi nudité des ponts vous laisse pantois, quand vous songez que les équipages de 20 à 39 hommes les ont occupés pendant les 70 jours, que dura cette 1ère traversée de l'Atlantique.

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Vous appréhendez mieux les difficultés rencontrées quand vous devez vous acccroupir sous des moignons de pont pour vous mettre à l'abri des intempéries !

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En visitant de poupe en proue les trois navires, et les reconstitutions des lieux de vie de l'équipage ou du Capitaine, on réalise alors pleinement l'exploit et la part d'inconscience que représentaient le fait de traverser pendant des mois des Océans inconnus. 

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Ils vivaient à bord de bateaux craquants, pas si grands que ça, aux ventres alourdis de vivres, d'animaux et de marins, dans une promiscuité certainement nauséabonde. 

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Cela relativise, somme toute, l'inconfort dont on se plaint tous, aujourd'hui, après 10 heures d'avion passées au-dessus de l'Atlantique en classe éco !

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Des scènes, dans les caravelles, avec mannequins habillés, nous informent sur la vie bien spartiate des navigants de cette époque.

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Ajoutez à la visite une petite balade au milieu de la réplique d'un quartier portuaire médiéval avec son marché, ses étals de céramiques, d'outils et objets d'époque...

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...la dégustation possible de boissons du XVème siècle...

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... puis la reconstitution de l'île de Guanahani avec ses aras et des mannequins d'indigènes en tenue d'époque

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Ces scènes reconstituent les découvertes des premières peuplades des Amériques.

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Un musée expose sous vitrine des objets et cartes marines, ainsi que des habits que portaient marins et capitaines de caravelle.

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Après avoir joué les marins d'eau douce, vous pouvez ensuite faire un petit tour au cinéma dans la salle de projection du musée qui vous retrace en espagnol avec une voix de ténor et un timbre aux trémolos roucoulants, l'épopée de l'âge d'Or des grands explorateurs et de la conquête des Océans.

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 Certainement passionnant quand on comprend tout, mais sinon ça vous assure au moins une petite demi-heure de sieste dans une pièce sombre et climatisée, c'est toujours ça de pris !

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Un musée hautement recommandable, pour petits et grands. Un vrai moment de bonheur ! Seul bémol si trop de monde...essayer l'heure du déjeuner ou le matin tôt ! Sur place, un restaurant propose pour un tarif très abordable une restauration très correcte.

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Juste à côté monastère de Santa María de La Rábida, que nous n'avons pas pu visiter car il n'ouvrait qu'à 16 h.

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Ses jardins qui l'entourent sont une vraie splendeur !

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A bientôt pour de nouvelles découvertes ! Belle journée à toutes et à tous !

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21 avril 2019

Les ruines d'Italica

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Italica. On se croirait en Italie, non ? En fait, c'était exactement l'idée, car la cité d'Italica a été fondée par les romains. Italica dans la ville de Santiponce, était une ancienne ville romaine qui abrite des restes très bien conservés.

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Le site est d’ailleurs toujours en fouille. L’endroit est à moins de 15 minutes en voiture de Séville, et un parking gratuit est situé juste devant. L’entrée est gratuite si vous êtes ressortissant d’un pays de l’Union Européenne alors ayez une pièce d’identité avec vous.

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Nous traversons la ville et explorons les ruines préservées de grandes villas, dont les fondations sont restées quasi intactes, en dépit de siècles de négligence.

DSC_4647Les latrines publiques.

Nous admirons les vestiges du célèbre amphithéâtre de la ville, qui accueillait autrefois pas moins de 25 000 spectateurs et qui était le troisième plus grand du genre de tout l'Empire romain. 

DSC_4742L'amphithéâtre

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L’amphithéâtre vaur vraiment le détour. Il est possible de passer dans les « gradins », de marcher sur la scène…Nous déambulons dans les couloirs et les fosses qui entourent ce site.

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Les éléments les plus impressionnants d'Italica demeurent sans conteste les mosaïques de planchers des quelques édifices encore présents sur le site.

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Il s'agit ici de mosaïques originales, dont on continue aujourd'hui à faire l'excavation et le nettoyage. L'état des lieux est absolument hallucinant. Ci-desssous, la mosaïque de la "Maison de Neptune", ainsi baptisée à cause de la figure centrale de la mosaïque du plancher principal de la résidence. 

DSC_4649;La maison Neptune.

La "Maison des oiseaux" ainsi appelée car ses mosaïques comprennent une trentaine de représentation de diverses espèces d'oiseaux. 

DSC_4690La maison des oiseaux

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On a réintégré quelques haies et plantes dans les jardins pour donner une idée des installations originales.

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Les mosaïques de la Casa del Planetario sont étonnantes à voir aussi :

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Environ un kilomètre plus loin, le visiteur se retrouve à Santiponce, où il peut tout de même voir (grâce à une plate-forme d'observation très bien cachée dans la Calle de las siete revueltas - "Rue des sept révoltes"), les restes du théâtre romain, pouvant accueillir jusqu'à 3000 spectateurs. 

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On ne peut toutefois pas y entrer.

DSC_4600;Le théatre romain

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Un film explicatif retrace aussi la vie des habitants avec des illustrations des quartiers et des différents commerces. Pour les férus d’histoire, c’est un endroit à visiter ! Voici en quelques mots l'histoire de ce site étonnant :

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Nous sommes en 206 avant J.C. et Cornelius Scipio vient de vaincre les carthaginois. Il établit dans le sud d'Hispania un petit village où peuvent s'installer les légionnaires blessés ou retraités après cette campagne exigeante. Il nomme l'endroit Italica pour qu'ils se sentent chez eux.

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En 53 après J.C., nait à Italica Marcus Ulpius Traianus, qui deviendra le premier empereur romain natif d'une province (on le connaît sous le nom de Trajan). 

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Vingt-trois ans plus tard, toujours à Italica, nait Publius Aelius Hadrianus, qui sera le fils adoptif de Trajan et deviendra lui aussi empereur (Hadrien), succédant à son père adoptif.

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Ces deux empereurs natifs d'Italica font de la ville romaine, à son apogée, la troisième ville d'importance de l'empire, après Rome et Alexandrie.

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Italica, alors habitée par un demi-million de personnes, servait essentiellement de ville de résidence et de plaisance, alors que Hispalis (aujourd'hui Séville) conservait un rôle plus commercial.

DSC_4709La boulangerie.

C'est cette séparation des rôles qui a permis à Séville de devenir une ville plus intéressante lors des conquêtes maures, et de se développer... et qui a causé, ultimement, l'abandon d'Italica par le nouvel envahisseur. Une petite ville appelée Santiponce s'est développée à Italica, mais une partie de l'ancienne cité romaine est simplement demeurée en ruines.

DSC_4604Le théâtre romain

À son apogée, Italica développe son architecture en construisant de nouveaux édifices publics comme l'amphithéâtre, des logements décorés de mosaïques au sol et de larges rues reliant ses différents quartiers. Les fouilles archéologiques débutées entre 1751 et 1755 sous la direction de Francisco de Bruna n'ont pas cessé jusqu'à aujourd'hui.

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Du moyen âge jusqu'au 18e siècle, il n'y avait pas vraiment de règles pour la conservation des ruines. Ainsi, plusieurs édifices ont été détruits pour l'utilisation subséquentes des pierres (jusqu'à Séville). 

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On raconte que le Duc de Wellington a supervisé des "fouilles personnelles" à Italica, repartant avec quelques trésors. Le site aujourd'hui, pour la plus grande partie de l'ancienne cité, est constitué de fondations, de larges voies romaines  et de planchers. Les trésors les plus importants ont été transportés au musée d'archéologie de Séville.

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Les vestiges sont classés comme site archéologique sur décret du gouvernement régional d'Andalousie depuis 1989.

A bientôt pour la suite de notre périple. Bonne fêtes de Pâques !

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20 avril 2019

Nielba et ses 50 tours

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Ville millénaire, anciennent capitale du comté du même nom, elle est située sur une colline sur le Rí­o Tinto.

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Elle possède une enceinte de 2 km de long, entourée de 50 tours carrés et octogonales, qui forment un ensemble remarquable.

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C'est une des plus belles villes de la province de Huelva, un vrai plaisir de s'y promener !

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À l'intérieur des murailles la ville conserve partiellemnet son ancien tracé et on y trouve de nombreux monuments, tels que le Alcazar des Comtes de Niebla, la Mosquée, l'Église Nuestra Señora de la Granada, l'Église San Martí­n...

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et l'Hôpital de Santa María.

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DSC_4843Ancine hôpital Santa Maria transformé en musée.

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En dehors des murailles il faut noter le Pont et l'Aqueduc romains.

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En 713, Niebla tombe aux mains des musulmans. 

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Elle devient royaume indépendant après la chute du califat.

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Elle est finalement soumise à la domination des Almoravides, puis des Almohades. 

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Ces derniers la dotent d'une nouvelle muraille, sur près de 2 km, conservée aujourd'hui en totalité : c'est pour cette raison que c'est l'enceinte fortifiée la plus complète de ce style existante en Espagne. Elle s'étend sur près de 16 ha.

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Elle est défendue par une cinquantaine de tours, dont cinq gardent les portes d'entrée de la ville.

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Elles sont toutes conçues avec des coudes d'accès, à angle droit, ce qui rend plus difficile la tâche des assaillants.

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Avant sa conquête par les Castillans, elle devient royaume indépendant, étendant son domaine à une grande partie de l'Algarve.

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Après un siège de neuf mois, au cours duquel on utilise, apparemment pour la première fois en Occident, de la poudre à canon.

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Elle est prise par Alphonse X, en 1262, lorsque les musulmans affamés se rendent.

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La légende raconte que, pour tromper l'ennemi, les assiégés auraient libéré un gros bœuf en direction des assaillants, pour suggérer l'abondance de leurs provisions.

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À partir du XVIe siècle, l'importance de la ville commence à décliner : elle est vite reléguée au second plan.

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Un bivouac pour la nuit auprès des remparts. Nous nous dirigerons, demain, vers Huelva, à quelques kilomètres de la frontière portugaise. A bientôt pour la suite de notre périple espagnol.

 

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La Giralda à Séville

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Si vous vous préparez à partir à Séville en Andalousie, ne manquez pas la visite de la Giralda de Séville, célèbre élément de la cathédrale.

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Ce monument impressionnant, qui abrite d’ailleurs la sépulture de l’explorateur Christophe Colomb, a été construit à l’emplacement de l’ancienne Grande Mosquée de Séville.

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La Giralda qui est un des seuls vestiges de l'ancienne mosquée almohade, était un minaret construit en brique à la fin du XIIème siècle à l'époque almohade.

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Le minaret était surmonté de 3 boules dorées qui disparurent au XIVème siècle au cour d'un tremblement de terre. 

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Le muezzin montait 5 fois par jour pour appeler les musulmans à la prière à dos d'âne… car la Giralda mesure 96 m de hauteur.

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Datant du 12e siècle, la Giralda de Séville fut convertie en clocher le siècle suivant et c’est en 1568, après la Reconquête, que fut ajoutée la girouette qui donne son nom au monument !

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Cette girouette représente la « Victoire de la Foi » ou « Foi victorieuse » et est plus connue sous le nom de « Giraldillo ».

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S’élevant à 97,50 mètres, la Giralda de Séville est l’un des monuments les plus importants de l’architecture hispano-musulmane et constitue aujourd’hui l’emblême le plus connu de la ville de Séville.

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Il est possible de visiter non seulement la cathédrale de Séville mais également l’intérieur de la Giralda jusqu’aux cloches, la vue du haut est splendide sur la ville.

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Depuis le haut de la tour vous pourrez admirer une jolie vue sur Séville.

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La Giralda fut inscrite en 1928 au Patrimoine national espagnol avant de faire partie, en 1987, de la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. 

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19 avril 2019

Séville : la Plaza de España

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Lors de notre précédente visite de Séville, nous étions tombés amoureux de la Plaza de España ! Immense, spectaculaire et chargée d’Histoire.

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Nous voulions revenir sur cette visite incontournable de notre escapade à Séville. Venez je vous y emmène.

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L’Histoire de la Plaza de España :

Avant de commencer, petit retour en arrière pour mieux comprendre la Plaza de España.

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A notre arrivée à Séville, un habitant de la ville nous a raconté que la place a été construite en 1929 pour l’Exposition ibéro-Américaine.

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Longue de 170 mètres de diamètre, elle a nécessité 15 ans de construction et plus de 1000 artisans ! 

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La création la plus coûteuse et spectaculaire de l’exposition !

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Intrigués, nous voulions absolument retourner  visiter cette place d’autant que de nombreux jeunes mariés y viennent pour immortaliser le plus beau jour de leur vie !

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Notre visite de la Plaza de España

Pour visiter la Plaza de España, il faut commencer par traverser le grand parc de Maria Luisa de Séville.

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Passées les grilles du parc, nous sommes subjugués par le spectacle ! 

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Face à nous, une place immense surplombée par un palais de 3 étages.

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À nos pieds, une immense fresque recouvre toute la place sur près de 50 000 m2 !

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C’est le moment d’activer le mode panorama de mon appareil photo.

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Nous approchons alors de plus près et nous découvrons de magnifiques ponts surplombants de petits canaux. 

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Sous les arches de la place, nous remarquons un alignement de bancs de toutes les couleurs ! 48 pour être exact !

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 Un guide nous raconte qu’ils représentent les provinces espagnoles et les 2 archipels ! 

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Sur chacun d’entre eux, on peut voir la carte de la province et son blason.

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On décide ensuite de monter au premier étage pour avoir une vue de l’ensemble de la place ! En prenant de la hauteur, on se rend compte que le lieu nous est étrangement familier…

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Rien de plus normal, la Plaza de España a servi de décor pour les films Star Wars !

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La Plaza de España est l’un des endroits les plus fréquentés.  Pour ceux qui veulent une visite en toute tranquillité, n’hésitez pas à y aller le matin ou le soir.

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La Place d’Espagne est en accès libre de 8h à 22h avec à la clé de beaux spectacles de flamenco ! Et pour ce qui est de la météo, pas de stress ! Qu’on y aille en septembre ou en avril, comme nous, il fait souvent beau, alors n’hésitez plus !

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Cadix : la belle andalouse

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Plus discrète que ses rivales andalouses, la très ancienne ville de Cadix, cernée par les flots de l'Atlantique, dévoile pourtant des charmes ardents. Je vous invite à me suivre dans cette belle escapade.

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Comme toutes les belles bien conservées, Cadix est fière de son grand âge et revendique son titre de plus vieille ville de l'Occident. 

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Ce rocher planté à l'extrême bout d'une langue de sable fermant une baie aux eaux calmes fut toujours une irrésistible escale pour les navigateurs s'aventurant hors de la Méditerranée. 

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Ce n'est qu'une fois passé les tourelles, fortifications et mâchicoulis de pierre ocre, des massives portas de Tierra (portes de la Terre), que cette beauté tant convoitée se révèle. 

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Cadix, échaudée par d'inlassables prétendants, se protège depuis toujours en dissimulant ses charmes derrière des remparts élaborés au fil des siècles. 

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Elle est taillée d'abord par les phéniciens fondant en 1100 avant J.-C. un comptoir prospère qu'ils nomment Gadi.

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Puis par les débarquements successifs de Grecs, de Carthaginois et de Romains qui la rebaptisent Gadès, avant l'arrivée de démolisseurs wisigoths.

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Les Arabes y rebâtiront d'épaisses murailles voûtées mais délaisseront ces rivages pour élever à l'intérieur des sierras les orgueilleux monuments de leur royaume d'Al-Andalus.

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Ce n'est qu'en 1262 qu'elle est conquise, et définitivement séduite par le roi très hispanique et très catholique Alphonse II. 

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On peut désormais y flâner pour caresser des yeux les courbes baroques d'un port qui fut la base des allers-retours incessants des conquérants espagnols des nouveaux mondes.

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Cadix aux horizons maritimes si vastes est une petite ville peu farouche.

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Des ruelles étroites presque dépourvues de voitures la quadrillent.

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Elles se hérissent de plus de 100 tours-miradors, comme la superbe torre Tavira, aux arches rouges et aux colonnes torsadées, d'où les riches marchands scrutaient le trafic des navires, amis ou ennemis.

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Négociants cosmopolites, ils y accumulèrent jusqu'à la fin des empires coloniaux quelques trésors dignes de cet âge d'or. 

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La cité reste le somptueux vaisseau de pierre, qui s'avançait dans la mer, pour aller à la rencontre des flottes chargées des richesses des Amériques.

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 Les enfilades de demeures éclatantes de blancheur sont ponctuées de plaza où se courbent les palmiers sous la brise du large.

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Des parcs aux essences exotiques,  mêlent les parfums des orangers aux embruns de l'Atlantique. DSC_4138

Ici les chants nocturnes du flamenco sont un autre voyage et, pour les promeneurs de Cadix, la nuit est toujours un autre jour. 

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18 avril 2019

Sur les hauteurs d'Olvera

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Olvera est un petit village situé au cœur des montagnes de Cadix, en Andalousie, un véritable coup de coeur pour moi.

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Le monument principal du village est en fait la ville elle-même, avec ses maisons blanchies à la chaux et ses ruelles escarpées, menant toutes vers les silhouettes impressionnantes de leurs étroites ruelles, ses bougainvillées et géraniums, son église et de son château au sommet de la colline.

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Sur la route qui relie Arcos de la Frontera à Antequera, Olvera se situe non loin de Ronda. 

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Pour vous donner un aperçu de la route des villages blancs, voici  les photos que j'ai prises du joli village blanc d’Olvera.

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Directement, nous sommes frappés par l’imposante église néoclassique et la forteresse qui dominent le village. 

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Il n’est pas rare que des aigles épient les visiteurs du haut du ciel. 

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En effet, cette région détient le privilège de la plus forte concentration de rapaces en Espagne.

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La voiture garée, nous entamons l’ascension de la colline pour déboucher sur la Plaza de la Iglesia.

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Les chars qui défilent en ce moment, période de la semaine sainte en Espagne.

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A gauche, l’église de la Encarnación,  à droite, la forteresse nasride qui tomba en 1327, après de violents combats menés par Alfonso XI.

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En chemin, nous remarquons dans quelques vitrines les céramiques hautes en couleurs, une spécialité locale.

La vue sur le village, du haut, et les vastes oliveraies vaut le petit effort de la forte grimpette pour y parvenir. 

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Les collines environnantes d’Olvera regorgent de plantations d’oliviers qui offrent la meilleure extraction d’huiles d’olive d’Andalousie. 

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On pense que le nom du village est lié à la quantité d’oliviers dans la région.

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Un petit saut à l’office du tourisme et le préposé vous ouvre les portes de la forteresse qu’une rénovation récente a mise en valeur.

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Elle a la particularité d’être triangulaire, épousant ainsi la forme du rocher sur lequel elle est construite.

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Olvera fait donc partie de l’un des plus beaux itinéraires à travers l’Andalousie : la route des Villages Blancs.

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Un rafraîchissement sur la Plaza de l’Ayuntamiento, en contrebas de la Plaza de la Iglesia, ou sur l’Alameda, juste troublée par le bruit apaisant de la fontaine… et nous voilà reparti pour un autre village blanc.

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Plus ou moins éloignée des grandes villes, cette route de voyage permet la visite de petits villages dans les provinces de Malaga et de Cadix avec un accent particulier sur les paysages et les sites naturels.

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Il n’y a cependant pas qu’une seule « route des villages blancs » mais plusieurs, permettant de s’évader un peu plus dans cette région de l’Espagne.

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Pour parcourir cette route aux villages si caractéristiques, il faut prévoir entre 2 et 3 jours en voiture. L’envie de s’arrêter pour observer le paysage et visiter les villages est prenante. Le meilleur moment pour faire la route des villages blancs est pendant le printemps/début de l’été (de mars à juin) et l’automne (de septembre à novembre). Il est même possible de la visiter pendant l’hiver (en février).

A bientôt pour la suite de notre aventure !

 

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17 avril 2019

La lagune de Fuente de Piedra

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La Laguna de Fuente de Piedra, dans la province de Malaga,  que nous visiterons ce matin, est un espace naturel le plus étendu d'Andalousie. Avec ses 1.400 hectares, c'est un endroit absolument unique, parmi les zones humides de la Méditerranée Occidentale.

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La lagune de Fuente de Piedra abrite la plus grande colonie de flamants de toute la Péninsule Ibérique et la seconde d'Europe en importance après la Camargue française. 

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Elle appartient à l'ensemble de lacs et lagunes de la région d'Antequera, qui englobe d'autres réserves naturelles sur une superficie totale de 3000 hectares.

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À l’entrée de la Lagune de Fuente de Piedra et dans un lieu privilégié sur la colline del Palo se trouve le centre des visiteurs José Antonio Valverde. De là, on a une vue panoramique spectaculaire de toute la lagune et des espèces animales et végétales qui y habitent. 

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Un Centre de Réception et d'Interprétation pour le public accueille des chercheurs nationaux et internationaux. Ce centre accueille une exposition dédiée presque en exclusivité au flamant, le maître des lieux. 

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À la période de nidification (qui s'étend de mars à juillet), on peut y apercevoir des centaines de flamants roses...

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....ainsi que d’autres espèces telles que la sterne hansel, la mouette rieuse, le goéland railleur, le gravelot à collier, l’échasse blanche, l’avocette, la grue ou le canard souchet. 

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Les flamants arrivent à Fuente de Piedra pour hiberner à la fin du mois de janvier. Ils couvent un seul œuf et vers la fin juillet ils émigrent vers les pays africains comme la Mauritanie et le Sénégal. 

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Ces oiseaux errants sont, malgré leur apparence fragile, très résistants et possèdent une grande capacité d’adaptation.

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Quand il y a peu d’eau dans la lagune, les flamants se dirigent vers les salines de Cadix ou dans les marais du Guadalquivir situés à plus de 150 kilomètres de distance, à la recherche d’aliments.

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Outre 20 000 couples reproducteurs de flamants roses et d’autres propres à la région, on peut rencontrer dans la Lagune de Fuente de Piedra des plantes propres aux milieux salins comme la soude ou le buisson méditerranéen. Chaque espèce végétale sert de support aux plus de 170 espèces animales qui habitent l’endroit. 

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Cette zone naturelle se recharge de manière elliptique grâce aux eaux de pluie et aux flux souterrains provenant de l'aquifère. Elle est irriguée par les apports des ruisseaux de Santillán et El Humilladero.

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En raison du type de substrat fortement salin, l'augmentation de l'évaporation de l'eau au printemps, fait que le sel se cristallise en surface.

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L'exploitation de cette ressource, qui cessa dans les années cinquante, remonte à l'époque romaine.

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Végétation halophile, adaptée aux sols salins, caractéristique de ces lacs. Roseau, roseau à balais, tamaris, jonc, laurier-rose, maquis méditerranéen et cultures de céréales.

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Les anciens murs, digues et canaux employés pour l'extraction de sel s'avèrent indispensables aujourd'hui pour la nidification du flamant rose, et d'autres espèces d'oiseaux aquatiques comme la mouette à bec noir, la mouette à bec effilé, la cigogne, l'oie et le canard cuiller.

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D'autres oiseaux visitent ces lieux pendant l'hiver ou durant les périodes de migration : c'est le cas de nombreux rapaces et espèces limicoles.

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Les lacs voisins de Campillos et la Ratosa, présentent des caractéristiques similaires et agissent de manière complémentaire, avec Fuente de Piedra, pour le maintien des communautés d'oiseaux aquatiques.

A bientôt pour la suite de notre périple en Andalousie, belle journée à toutes et à tous.

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16 avril 2019

Parc naturel El Torcal

 

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S’il y a bien une chose à faire dans la région de Antequera, c’est bien El Torcal !

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Cette réserve naturelle est située au sud du village d’Antequera et à une trentaine de kilomètres au nord de Malaga.

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Unique en Europe, ses paysages étonnants sont à couper le souffle.

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Réputé pour ses étranges formations de roche karstique, ce parc surréaliste donne l’impression d’être à l’époque des dinosaures.

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L’origine de cet ensemble de roches calcaires remonte à environ 200 millions d’années lorsque la mer recouvrait la région.

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On peut d’ailleurs apercevoir des fossiles marins de très grande valeur (dont des fossiles d’ammonites). 

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L’eau, la glace et le vent ont façonné ce paysage spectaculaire. 

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Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le site, il est possible de faire une visite guidée.

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 N’hésitez pas à vous renseigner auprès du centre des visiteurs d'El Torcal.

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C’est certainement l’endroit que j’ai préféré de notre voyage à  proximité de Malaga. Je vous conseille donc vivement de vous y rendre si vous êtes de passage à Málaga.

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FAUNE

Ce site exceptionnel abrite environ 150 espèces différentes d’amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères, dont le renard roux, le bouquetin ibérique, le vautour griffon, la chèvre des montagnes andalouses, l’aigle royal, la couleuvre ou encore le Hibou grand-duc. 

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FLORE

On trouve également un nombre impressionnant de fleurs et d’arbustes sauvages : le thym, le lierre, les fougères, la pivoine, l’iris ou encore une trentaine d’espèces d’orchidées.

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Quelques infos & conseils :

  • 2 sentiers de randonnées balisés permettent de se faire une idée de la variété de la flore, de la faune et de la géologie de ce site. Ils sont ouverts à tous et très accessibles.
  • DSC_3384Le sentier vert est le plus facile : il mesure 1,5 km et dure environ 45 minutes. Le sentier jaune, long de 3 km, dure environ 2 heures.Il existe un 3e sentier de randonnée, mais il ne peut être emprunté qu’avec un guide.
  • DSC_3355Situé à 1 2000 mètres d’altitude environ, autant vous dire qu’il ne fait pas très chaud. Prévoyez donc des vêtements chauds et de bonnes chaussures de montagne.
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15 avril 2019

Antequera et sa forteresse arabe

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Au programme de notre road-trip en Espagne, nous avions prévu de suivre la route des Alpujarras, réputée pour traverser parmi les plus beaux villages blancs du sud de l’Andalousie.

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Mais ça, c’était sans compter notre changement de dernière minute pour le Portugal, qui nous a rapidement forcé à changer d'itinéraire.

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Heureusement, nous nous sommes très vite rendu compte que des villages blancs en Andalousie, il y en a partout ! Alors finalement, pas la peine de suivre un itinéraire précis, il suffit de s’arrêter au gré de ses envies. 

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Qu’ils soient atypiques, authentiques ou touristiques, chaque village blanc a sa propre identité. Et autant vous prévenir, ils sont tous plus beaux les uns que les autres. 

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Voici quelques photos de la magnifique ville blanche d'Antequera, de 40 000 âmes, classée au Patrimoine de l'Unesco, une de notre préférée d'Andalousie. 

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La commune est située à 130km au Sud-Est de Séville, à 80km à l'Ouest-Sud-Ouest de Grenade, et à 25km au Nord de Malaga.

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Soudain, au détour d'un virage, la vision fantomatique d'une cité apparaît. Une ville comme il y en a beaucoup en Andalouise : éclatante de blanc et avec de nombreux escalier.

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On monte et on descend, c'est le prix à payer lorsque l'on aime à parcourir les jolies ruelles. Les fenêtres et les portes sont décorées d'azulejos, et de pots de fleurs.

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Antequera s'étale à la manière d'un éventail, pour se laisser caresser par les rayons du soleil.  Les ruelles pavées, les grilles en fer forgé, les toits peints, les églises et les vestiges de la forteresse maure, lui confèrent un caractère typiquement andalou. 

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Nous nous hâtons de la visiter, pour découvrir son incroyable forteresse arabe, (nommée Alcazaba), un fort laissé en héritage par les arabes.

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Posées sur le rocher, tours et courtines s'alternent avec une efficacité défensive. Du coté probable de l'attaque, 3 imposantes tours brillent de mille feux 

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Le rempart, avec un crénelage mauresque, est curieusement dépourvu de mâchicoulis. 

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Ce système défensif très efficace pour la défense proche était pourtant employé lors de l'année de construction du château.  

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Le soleil étant au rendez-vous, lors de notre visite, comme beaucoup d'autres jours d'ailleurs.

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La douceur des températures (32°, chaud déjà pour un mois d'avril), nous a accompagnés, durant tout notre début de séjour en Andalousie.

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Comme dans toutes les petites villes espagnoles, les personnes âgées papotent avec leur voisin et les passants, confortablement assises sur leurs fauteuils de toile. 

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Antequera est envoûtante ! En l’espace de quelques mètres, 6 églises se succèdent déjà, avec pour toile de fond l’Alcazaba (le fort) surplombant la ville. 

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Depuis l’Alcazaba, il y a une vue magnifique sur les toits du village à ne surtout pas louper. 

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Nous aurions pu rester un long moment à contempler la vue sur les toits d’Antequera.

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Les ruelles de ce petit village et son centre historique valent bien qu’on s’y arrête quelques heures pour le visiter. 

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Et ce n’est pas tout, Antequera offre bien d’autres surprises, comme son site préhistorique offrant l’accès à des dolmens remarquables, classés au patrimoine mondial de l’Unesco. A la sortie de la ville se dressent de curieux dolmens de Menga, Viera et Romeral. Ces constructions préhistoriques, datées de 2500 à 1800 avant J.-C. et enfouies sous des tumulus, seraient d’anciennes chambres funéraires. 

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 Le village est  réputé aussi pour être le point de départ de randonnées dans les formations montagneuses d’El Torcal, que nous ferons l'après-midi.  À seulement quelques kilomètres de route en lacets de Antequera, ce parc national habité par les bouquetins n’est pas immense, mais il est assez grand pour nous permettre de nous perdre dans ses reliefs karstiques, étonnants. Une belle bouffée d’air frais et de nature, avant de continuer notre route vers Séville, un autre joyau… (prochain article). 

 

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Une visite des miradors de Grenade

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Toutes les villes ont leur charme, Grenade a le sien aussi. 
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Quelque soit par où vous la regardezsa beauté historique est difficile de nieret l’Alhambra est l’envie de tout étranger.

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Pour les amateurs de tourisme ruralcette destination a tout ce qu’on peut chercherl’air pur de la Sierra Nevada, de multiples sentiers de randonnée, des bains arabes et des spas, ainsi que des plages à moins d’une heure de voiture.

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Qui a dit que le temps à Grenade était trop extrême pour la visiter ? 

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S’il fait froid, il suffit d’une bonne vesteet en été, elle est idéale pour se promener en soiréequand les lumières vous montrent les monuments les plus emblématiques. 

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Donc, comme jesuis sûre que je vous ai déjà convaincu, vous allez encore plus aimer savoir que je vous ai préparé une visite des meilleurs miradors pour observer la ville de Grenade.

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Commençons par le Mirador de San Cristóbal, situé près de la Route de Murcia et de grande valeur pour le paysage, dans un quartier connu comme la Xarea à l’époque médiévale. 

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Une terrasse offrant l'une des plus belles vues sur la ville et les paysages alentours. D'en haut, on aperçoit les montagnes de la Sierra Nevada, ainsi que la plaine de la Vega.

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On peut également entrevoir les vestiges de murailles du 11ème, construites par la dynastie des Zirides afin de protéger l'Alcazaba, forteresse où vivaient les émirs. 

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En tournant à gauche dans la Rue Ceniceros et en descendant par la Ruelle de San Cecilio, nous arrivons au Mirador de San Nicolás, parfait pour admirer l’Alhambra se teinter d’orange au coucher du soleil. C'est unendroit situé à l'un des points les plus hauts de l'Albaicín, le vieux quartier maure de Grenade. 

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Ce point d'observation bien connu offre une vue panoramique sur la ville, le magnifique palais fortifié de l'Alhambra, la Vega de Granada et les pics enneigés de la Sierra Nevada.

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La Placeta de Carvajalesdans le bas Albaicinest le point d’observation suivant  que nous vous recommandons.  Récemment rénovée, nous pouvons y observer clairement les tours de l’Alhambra depuis une perspective basse et impressionnante.

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Doté d'un jardin et d'une terrasse, le Mirador de la Lona est situé dans le quartier de l'Albaicin à Grenade, il offre une vue sur la montagne et la ville.

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Et si vous avez toujours du souffle pour marcher encore un peu, montez jusqu’à la Ermita de San Miguel Alto et le Carril de San Miguel est un bon point final.

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Une petite surprise  pour la suite, la visite d'un petit village andalou, près de Grenade. A bientôt pour la suite de notre périple en Espagne.

 

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14 avril 2019

Médina Al-Zahra, à coté de Cordoue (ruines)

 

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A ce point, on ne boude plus son plaisir et on refait les 8 kilomètres de route de Cordoue, jusqu'à Al-Zahra. L'ancienne Versailles andalouse est plus loin sur la colline. Elle fait face à la vallée du fleuve Guadalquivir.

 

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 Al-Zahra, littéralement « ville brillante », est le vestige ville-palais, mythique, aujourd'hui en ruines, où les marbres étaient sertis de perles et de rubis.  

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La campagne sillonnée de vignes et de bosquets n'a pas changé ; puis, avant l'entrée du site, la route s'arrête soudain devant de vastes parkings. On craint le pire, mais non, au lieu du parc d'attractions bêtement redouté, c'est un immense toit blanc piqueté de moucharabiehs qui étincelle au soleil. Le tout nouveau musée Madinat al-Zahra (2010), et ses espaces minimalistes prépare avec élégance à la visite de la cité disparue.

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A côté du musée trônent de superbes oliviers du 13e s. encore bien en vie. 

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Construite à partir de 936 elle est située à huit kilomètres de la périphérie ouest de Cordoue, en Espagne, dans la région de la Sierra Morena. 

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La ville palatiale se distingue du style labyrinthique et chaotique typique de l’urbanisme musulman à cette époque.

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Au contraire, elle est inscrite dans un quadrilatère de 1 500 mètres sur 700 formant une enceinte rectangulaire d’environ 112 hectares

DSC_2815L'ancienne cité est une pionnière de l’architecture et de l’art islamique occidental de son époque, dont l’influence artistique transcende plusieurs siècles.

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La ville est alors la capitale d’al-Andalus, car le cœur de l’administration et du gouvernement est situé dans ses murs.

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La ville est construite principalement pour des raisons politico-idéologiques, car la dignité du calife exige l'établissement d'une nouvelle ville comme symbole de son pouvoir. 

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À cette fin, la ville comprend d'importantes constructions, entre autres des mosquées, des salles de réception, des bureaux administratifs et gouvernementaux mais aussi une basilique, des casernes, des bains et des aqueducs, un hôtel des monnaies, des fontaines, des marchés, des fabriques d'armes et des magasins d'or et d'orfèvres entre autres.

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L’organisation du palais est caractérisée par trois terrasses étagées, chacune séparée des autres par des murs qui divisent la ville en trois parties.

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Tout d’abord, la terrasse la plus élevée est réservée au palais califal et représente un signe de pouvoir, tandis que la partie moyenne est dominée par des parcelles et des jardins de fruits et de légumes. Enfin, le secteur inférieur comprend la mosquée principale et les foyers.

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Afin d’amener l’eau abondante nécessaire pour les parcs et les jardins floraux, Abd al-Rahman III commande la construction d’une canalisation qui parcourt les montagnes et qui traverse les vallées par des aqueducs. Celle-ci est considérée aujourd’hui comme l'une des réalisations les plus admirables du calife.

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La ville est prise par les troupes berbères et ravagée au tout début de la Guerre civile en al-Andalus, en 1010.  Ils s'y installent pour préparer le siege de Cordoue en 1013. 

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La prise de la cité donne lieu à des pillages, des massacres. La cité est abandonnée après la guerre civile (1031).

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Pillée pendant des siècles, abandonnée puis redécouverte en 1911, la ville émerge à peine des décombres. En 1923, le site archéologique de Madinat al-Zahra est déclaré monument national.

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Depuis le 27 janvier 2015, le site est inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco, dans la catégorie des biens culturels 

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Au coeur du silence, on cherche dans le paysage de ruines les souvenirs de la merveille qu'un calife amoureux édifia pour sa favorite, Zahra, la "resplendissante".

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 Dans la ville-symbole de l'âge d'or du califat de Cordoue, on guette l'écho des oiseaux rares de la volière, les rugissements des fauves africains de la ménagerie, les parfums des jardins si beaux qu'ils préfiguraient le paradis promis par Allah.

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De la grande mosquée et de la résidence califale, ne demeurent que des ombres. Ici, un portail est debout, avec ses stucs de calcaire, émouvants rescapés du naufrage du temps.

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De même qu'à Carthage ou à Pompéi, un mystère poignant hante les lieux, qu'on quitte à regret comme s'il restait ici tant à comprendre. 

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13 avril 2019

La mosquée-cathédrale de Cordoue

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Lors de notre road trip en Espagne, en Andalousie, nous sommes passés à Cordoue (Cordoba). Nous en avons profité pour découvrir l’un des plus grands chefs d’oeuvre en termes d’architecture de toute l’Andalousie : la Mezquita de Cordoue. C’est la 2ème plus grande mosquée du monde après la Mecque. Un des lieux incontournables d'Andalousie .

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Nous nous garerons tout proche du pont romain, où coule le Guadalquivir et irons à pieds jusqu'au centre historique.

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Nous passerons devant la tour de la Calahorra et franchissons la puerta del Puente, qui nous mène directement devant la mosquée-cathédrale.

DSC_2582La tour Calahorra.

DSC_2593La puerta del Puente.

Appelée aussi Mezquita, c'est le monument le plus important de tout l’Occident islamique, et compte parmi les plus étonnants du monde. 

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Classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco en 1984, la mosquée-cathédrale de Cordoue, est un monument remarquable mêlant les styles omeyyade, gothique, renaissance et baroque. Le mélange des genres est plus qu’impressionnant et une cathédrale en plein cœur d’une mosquée, c’est du jamais-vu ! 

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Aujourd’hui, le statut de ce lieu de culte est encore controversé : certains ne veulent garder que la cathédrale et occulter complètement la mosquée alors que d’autres souhaiteraient un lieu où les 2 religions pourraient cohabiter… Rien n’est complètement tranché sur ce point. 

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Vu de l’extérieur, l’enceinte correspond à 5 zones, qui sont chacune des agrandissements réalisés par les différents représentants de la ville. 

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L’extérieur est un monde à part, il s’agit de la cour des orangers ou « patio de los naranjos ». Cet espace rectangulaire, entouré d’un haut mur qui lui sert d’enceinte, est divisé en 3 parties ; au centre de chacune, vous trouverez une jolie fontaine.

DSC_2641Le patio aux orangers de la Mezquita.

A Istanbul, la cathédrale Sainte-Sophie fut transformée en mosquée. A Cordoue, c'est l'inverse : la mosquée est devenue cathédrale. Il faut dire que ce n'est qu'un juste retour des choses : elle fut érigée sur les fondations d'une ancienne église dédiée à San Vicente. 

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Petit rappel historique : la construction de la Mosquée débuta en 785 lorsque Cordoue devint la capitale d'Al-Andalus.

DSC_2738La Mezquita vue du pont du Guadalquivir.

La Mosquée fut ensuite agrandie au cours d'étapes successives par Abd-al-Rahmán II, Al-Hakam II et Almanzor. 

DSC_2605Détails extérieurs de la façade de la Mezquita.

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Elle représente alors le plus merveilleux monument de la culture musulmane dans tout l'Occident.

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C’est en pénétrant à l’intérieur qu’elle expose toute sa splendeur : un espace immense occupé par 19 nefs et une forêt de colonnes (850 colonnes pour être précis) qui soutiennent la structure du plafond. Des colonnes très différentes les unes des autres, avec un style variéun prodige d'architecture. Sur certaines colonnes qui soutiennent des arcs, on peut découvrir un décor de briques rayées alternativement couleur pourpre et pierre blanche. Ces arcs supportent quant à eux de hauts plafonds sculptés, illuminés autrefois par les milliers de lampes. L’ensemble dans un style épuré qui mélange à merveille les 2 architectures.

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Les symboliques arches de la Mezquita de Cordoue

Dans la mezquita se mêle : granit, jaspe et marbres précieux, reliés par des arcs superposés dont les architectes du calife Al-Hakam II furent les géniaux inventeurs. 

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Et, tout au fond de l'édifice, le mihraboù l'on peut voir des mosaïques et des inscriptions en or issues du Coran. Il indique aux croyants la direction de La Mecque. 

DSC_2617;Le mihrab

Chef-d'oeuvre de l'art musulman, il fait toujours scintiller sous sa coupole les ors et les bleus de mosaïques inouïes, dont l'éclat éclipsa celui de Damas vers l'an 1000. 

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Depuis 1523, la mosquée accueille une cathédrale catholique construite après la Reconquista à côté d'autres chapelles adjacentes. Les objets les plus remarquables sont le retable principal, le retable baroque, les chaises d'or taillées en acajou ainsi que les joyaux du Trésor de la Cathédrale. 

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Le jardin de la cathédrale-mosquée est considéré comme l’un des plus vieux jardins d’Europe, puisque sa création est datée de l’époque des premiers travaux de la mosquée, en 784, sous Abd al-Rahman Ier. Sa végétation se compose de quatre-vingt-dix-huit orangers plantés en rangées datant au moins de la fin du XVIIIe siècle. Ceci expliquant son appellation actuelle.

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En nous promenant dans les ruelles de la Judera, (quartier juif), nous assisterons à une procession, lors de la Semaine Sainte de Cordoue. 

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C'est la manifestation publique de la foi d'un peuple. Le phénomène des confréries, où s'almagame différents facteurs de toutes sortes : culturelles, artistiques, historiques, musicales, qui n'auraient pas de raison d'être sans la célébration des mystères de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. 

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Les confréries sont des groupes englobant toute la population, dans ses rangs se côtoient des gens de tout âge et de toutes conditions sociales. Ainsi toute la population de la ville participe. Les fidèles que nous avons vus, lors de la semaine sainte, étaient vêtus de noir, avec en accompagnement une musique funèbre. Très émouvant  à voir !

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Une autre de ses caractéristiques fondamentales de cette célébration religieuse est qu'elle passe par le centre historique de la ville, dont une partie est inscrit au Patrimoine de l'Humanité. Si la ville en elle même est une enseigne touristique de première importance, durant la Semaine Sainte, elle acquière une dimension spéciale en recréant un spectacle visuel de grande qualité dans ces lieux chargés d'histoire, devant des monuments magnifiques.

Horaires de visites de la Mezquita : du lundi au samedi 10H – 18H dimanche : 8H30 – 11H30 et 15H – 18H - Entrée : 8 €, gratuit pour les moins de 10 ans et du lundi au samedi entre 8H30 et 9H30.

Nous nous dirigerons, demain, sur Grenade. A bientôt pour la suite de notre périple en Espagne. 

 

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