Martine Passion Photos

Découvrez en photos, pour le plaisir des yeux, le charme, la magie et l'authenticité de la Provence et bien d'autres régions. Chaque lieu a son secret, chaque village son identité, chaque vieille pierre sa légende. C’est à la découverte de la nature et de notre patrimoine exceptionnel, que je vous invite à découvrir des paysages et villages inoubliables, au gré de mes rencontres. Découvrez ces beautés, créées par les mains de l’homme et par la nature, que j’ai photographiées en souvenirs, lors de nos balades. La randonnée et la photo, sont devenues, pour moi, loisirs, plaisirs, et passions, que je suis contente de partager avec vous. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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14 novembre 2019

Sagunto : et son amphithéâtre romain

 

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La ville de Sagunto, où nous ferons une petite escale, se situe à une demi-heure de route au nord de Valence, entre la côte et les montagnes.

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J'avais de vagues souvenirs de cette  belle ville que je tenais à revoir, surtout pour son amphithéâtre, ressemblant à celui d'Orange, près de chez nous.

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Elle conserve de nombreux vestiges archéologiques et architecturaux, autant de témoins de son importance dans le monde antique. 

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La plaza Mayor de Sagunto, place à arcades depuis laquelle se hissent le quartier juif et le château, fut le centre culturel et commercial du Sagunto médiéval. Elle conserve encore des colonnes d'époque romaine.

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L'église gothique Santa María préside cette place, qui est située non loin l'Hôtel de Ville, de façade néoclassique.

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Nous arrivons ensuite dans la juiverie. La zone du quartier juif présente des rues étroites, aux maisons blanchies à la chaux et aux arcs en ogives reliant les ruelles, des impasses et des petites places. 

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La topographie urbaine conserve pratiquement le même tracé de l’époque médiévale. 

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La présence hébreu à Sagonte est très ancienne., on peut la dater dès la fin du Ier siècle ou début du  IIe siècle.

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Dans ce même endroit, nous pouvons voir les restes de l'ancien temple de Diane, en plus de la citerne ou mikve de l'ancienne synagogue. Nous passons devant la Tour de défense, : datant de 1366, elle se situe au début de la rue del Castell. C'est la seule tour à l'intérieur de la ville, fait qui expliquerait son rôle défensif de la juiverie.

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L'église Salvador, l'ermitage de la Sangre, le mur en ruines du temple de Diane qui correspondait à l'Artémision, le seul édifice respecté par le général carthaginois Hannibal lors de la prise de « Saguntum », et les vestiges du cirque (IIe-IIIe siècles ap. J.-C.),  sont autant d'éléments révélateurs de l'histoire de la ville.

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La calle Mayor abrite quelques palais nobiliaires à l'allure splendide.

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Nous montons, plus haut, dans les ruelles étroites du quartier juif, et découvrons l'impressionnant amphithéâtre romain. (visite gratuite, comme pour le château).

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Construit au Ier siècle, il est classé monument national. Conçu en tirant parti de la courbe de la montagne, il présente des conditions acoustiques exceptionnelles.

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Ses gradins, dessinés par deux cavea semi-circulaires creusées dans la roche, pouvaient accueillir jusqu'à six mille spectateurs. C'est le deuxième plus important en Espagne après l'Emerita Augusta (Mérida).

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 La scène mesurait quelques 54 m de long sur 6,5 m de large, l'avant de l'édifice comptant près de 90 m.

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Le théâtre fut en partie restauré à la fin du XXe siècle et des pièces de théâtre sont de nouveau jouées. 

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Je ne suis pas fan de la restauration qui a été réalisée, parce que ça ressemble à un gros bloc de béton, mais regarder une pièce de théâtre dans un endroit où on joue depuis l'époque romaine est certainement une belle expérience.

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Quoi qu'il en soit, j'ai apprécié le fait de me balader à travers les anciennes portes du théâtre, me projeter dans le passé, et imaginer le grand nombre de pièces qui s'y sont déroulées autrefois.

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Nous poursuivons notre montée, au-delà du théâtre romain, vers le château de Sagunto, en laissant à notre gauche le vieux cimetière juif pour atteindre les portes du château.

 

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D'origine ibérique, qui a atteint son apogée à l'époque romaine et reste d'autres cultures comme les Wisigoths, les Arabes, les chrétiens et même l'armée de Napoléon , en faisant un ensemble d'une grande richesse patrimoniale

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En chemin, regardez par-dessus votre épaule et profitez de la vue sur Sagunto et la région.

 

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Cette citadelle de près d'un kilomètre de long, dans lequel de nombreuses civilisations ont laissé leur marque, possède un intérieur très ample et encerclée de remparts au tracé romain et médiéval.

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Le château, principalement arabe, abrite des vestiges ibères et romains. 

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Son enceinte allongée, divisée en sept places, conserve des parties du forum, des citernes, des remparts et des murs de contention, la basilique, la curie et les tabernae de l'époque romaine.

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Les ruines du château sont intéressantes.

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Personnellement, j'aime beaucoup me promener entre les vieux monuments, en apprendre toujours plus sur la culture et l'histoire espagnoles, tout en faisant de temps en temps une petite pause et en profitant des vues magnifiques sur le paysage environnant.

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13 novembre 2019

Xàtiva : un joyau

 

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Quelques uns des plus beaux villages et villes d’Espagne se cachent dans les vallées, loin des côtes de la méditerrannée. Néanmoins, pas besoin de se retirer trop loin dans les terres, pour découvrir un tout autre paysage espagnol. 

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Pourtant, rares sont ceux qui s'y arrêtent ! 

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La ville de Xàtiva est l’un de ces joyaux. Elle n'est pas très connu, et un séjour sur ses terres se résume en général à la visite de ses ruelles typiques, et de la forteresse qui le surplombe.

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Loin de Valence et des stations balnéaires, Xàtiva est facilement accessible à seulement 60 km au sud-ouest de la ville de Valence, en direction d’Albacete.

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De par son nombre d'habitants (près de 30 00 ), Xativa est considérée comme une ville.

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Pourtant, ses maisonnettes, ses petites ruelles et le calme qui y règne m'ont donné une impression de village. 

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Xàtiva a elle aussi ses titres de gloire. Elle est la ville de naissance de deux papes, Calixte III et son neveu Alexandre VI, qui, malgré leur manque de popularité, avaient obtenu une certaine notoriété pour leur incompétence et leur corruption.

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Le peintre José de Ribera, également connu sous le nom de « l’Espagnolet », est également né dans cette ville en 1591, mais passa la majeure partie de sa vie d’adulte en Italie. Ses peintures sont  exposées dans quelques uns des plus importants musées et galeries à travers le monde, tels que le Louvre à Paris, Le Prado à Madrid et la National Gallery de Londres.

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Avez-vous déjà entendu un Marocain employer le mot Xativi en référence au papier ? Les Arabes ont en effet commencé à fabriquer du papier dans la région, au 12ème siècle, et Xàtiva a accueilli la première fabrique de papier d’Europe. Le papier était produit à partir de riz et de paille. Cette méthode de fabrication est encore utilisée aujourd’hui dans quelques pays arabes.

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Le château de Xàtiva est la pièce maîtresse de cette ville authentique et traditionnelle. 

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Sa position stratégique en haut d’une colline a été accentuée par la construction de murs d’une hauteur impressionnante, s’étendant le long du flanc de la colline jusqu’à la vallée où se trouve le reste de la ville.

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D’un point de vue architectural, cette forteresse est un mélange de nombreux styles. Malgré ses racines ibériques et romaines, la plupart des murailles et des tours conservées sont d'origine islamique ou gothique. 

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Ses 30 tours et ses 4 portes fortifiées sont entourées de ravissants orangeraies, de jardins d’herbes aromatiques et de fontaines, datant de l’époque mauresque.

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L’ascension de la forteresse, sentinelle de la ville est assez longue mais, en saison, un petit train touristique permet au moins sportifs d’y monter et pourquoi pas, d’en descendre à pieds. Quel que soit le moyen choisi, la vue est époustouflante !

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Magnifiques vues, qu’offre le château, avec possibilité de visiter ce somptueux château bien conservé.

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Une fois redescendu en ville, de charmantes rues, et avenues bordées d’arbres, mènent aux boutiques tendance, cafés, bars et restaurants.

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A voir également :

  • la Basilique Sainte Marie de l’Assomption :

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  • Les églises de San Felix et de San Pedro :

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  • L’Almudín, où se trouve le portrait suspendu à l’envers du Roi Philippe V d’Espagne qui brûla entièrement la ville après avoir gagné la Bataille d’Almansa en 1707.
  • Place du Marché :

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  • La Cova Negra (Grotte Noire), un site naturel riche en histoire puisque c’est ici que le crâne d’un homme de Néandertal, datant de 30 000 ans avant JC, a été découvert en 1933.
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Cette petite cité, appartenant à la Communauté valencienne, vaut vraiment le détour, pour tous les amoureux de vieilles pierres, d’histoire et surtout d’Espagne authentique !

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Je la conseille à tous ceux qui visitent Valence, et qui ont un peu de temps de s'arrêter quelques heures à Xativa, pour déconnecter de la ville et se reposer de son agitation. 

 

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Elche : cité des palmiers

 

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A quelques kilomètres d’Alicante, nous voilà arrivés à la petite ville agréable d'Elche, le soleil était au rendez-vous  ce jour-là. 

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Un détour par l’office du tourisme, situé juste à côté du jardin municipal, pour prendre un plan, et demander quelques renseignements et nous partons à la découverte de la cité des palmiers.

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Je n’ai jamais vu autant de palmiers réunis dans une ville, même à Marrakech ! Incroyable ! 

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A Elche se trouve la plus grande palmeraie d’Europe, elle est composée de plus de deux cent mille palmiers, l’héritage de six siècles, sous la présence des arabes.

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On retrouve souvent leurs empreintes, ce bleu et ce blanc, par des petits bouts de rappel dans l’architecture.

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Et des palmiers, il y en a partout. Nous avons, parfois, même l’impression d’être au Maroc.

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Un petit passage au jardin Municipal s'imposait.

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Une promenade à travers les rues et les places du centre historique d’Elche nous ont donné l’occasion de découvrir de nobles et monumentaux bâtiments :

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- la basilique de Santa Maria,

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- l’Hôtel de Ville.

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- le Palais d’Altamira ou Alcazar de la Señora.

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- les bains arabes.

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Notre envie fut de saluer la fameuse Dame de Elche, on la trouve dans un bien joli jardin, bercée par les glous-glous d’une fontaine, dans laquelle viennent se poser de blanches colombes.

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De larges bancs en azulejos sont judicieusement disposés dans cet endroit paisible, sous de beaux palmiers.

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La Dame de Elche a été découverte sur un site romain antique près d’Elche, en 1897 par un jeune ouvrier. 

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Cette ville a une forte richesse architecturale et son centre historique vaut vraiment la peine d’être visité. A l’inverse d’Alicante, il n’y a pas de tags un peu partout qui défigurent les monuments ou donne une image sale de la ville

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A l’heure du déjeuner nous faisons une halte dans un petit bar à tapas. Pour 2,50€ vous avez droit à un verre et 2 tapas au choix. Nous avons  pris aussi un très bon capuccino. Installés en terrasse dans une petite ruelle du centre-ville, nous savourons avec plaisir ce petit moment convivial.

 

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On se moque souvent de moi car je m’arrête toujours pour prendre en photos les statues que nous rencontrons au cours de nos diverses balades.

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J’essaie de me modérer un peu, mais je reconnais que j’aime bien cela. 

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Sculptures près de la basilique de Santa Maria.

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C’est avec cette belle petite découverte de Elche que nous allons poursuivre notre séjour dans la région d’Alicante.

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Ce lieu fera partie de mes coups de cœur. Nous y avons passé une bien agréable journée, sous un super ciel bleu. 

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Et vous, que pensez-vous d’Elche, connaissez-vous cette belle ville ?

 

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12 novembre 2019

Calpe : et son étonnant rocher

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Calpe est une charmante petite ville balnéaire, proche de Benidorm, située sur la Costa Blanca, célèbre pour ses plages de sable blanc et ses criques aux eaux turquoises.

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Depuis la nuit des temps, elle est dominée par l'incroyable massif rocheux du Peñón de Ifach, le mini Gibraltar de la Costa Blanca, classé parmi les sept merveilles de la communauté de Valence.

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Ce rocher, de 332 mètres de haut,  a été reconnu comme un parc national, ce qui lui procure un statut spécial et le protège de tout développement, lui garantissant de pouvoir conserver son charme et sa beauté pour les générations futures.

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C'est en fait un affleurement calcaire, émergeant de la mer, qui est relié à la rive de façon naturelle par des années de sédiments et de débris tombés de la roche sur une période de plusieurs milliers d'années.

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Cet incroyable phénomène héberge de nombreux exemples rares de la flore locale, 300 espèces différentes d'animaux, et un site de nidification de nombreuses colonies d'oiseaux de mer, ce qui en fait l’une des visites les plus intéressantes à faire dans la région. 

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Dans la commune de Calpe, la pêche est une tradition bien ancrée, tout comme les sports aquatiques, et notamment la voile.

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Le "Paseo Infanta Elena, la promenade du front de mers'étend sur environ deux kilomètres et il est le point de départ d'une agréable promenade de la Plage del Arenal-Bol, jusqu'au beau port de pêche.

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Considéré comme le port le plus important de la commune, il est imprégné d'une ambiance spéciale, en raison de sa proximité avec le Peñón de Ifach.

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Rien de mieux qu'une promenade, sur le port de Calp, afin d'admirer les bateaux amarrés, dont on peut voir d'un côté ceux des pêcheurs, et de l'autre ceux de plaisance.

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Ponctué de différentes installations de loisirs, cet itinéraire passe aussi par les anciens vestiges romains, appelés : Baños de la Reina.

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Ces ruines, qui étaient autrefois une ferme piscicole et des bains thermaux, sont aujourd’hui comme des piscines de roche à marée basse qu’il est possible d’explorer avec un masque et tuba (eaux peu profondes), ou en kayak des mers lorsque la marée est haute. 

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En chemin,  dans la même zone du port, les terrasses des cafés et restaurants offrent une vue sur le Peñón de Ifach et le Morro de Toix. 

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Il est amusant de voir comment les produits frais, chargés de fruits de mer et de poissons, sont offerts aux touristes et exposés dans des plateaux de différentes tailles et prix, à la portée de toutes les poches. 

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Nous ramènerons, au passage, quelques beaux plateaux de coquillages multicolores.

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11 novembre 2019

Benidorm : le Petit New York

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Plus importante destination balnéaire de l’Espagne, Benidorm se situe entre Valence et Alicante.

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A part le rythme décalé, rien ne montre que nous sommes en Espagne … gratte-ciels en front de mer, ville totalement bétonnée, restaurants pour satisfaire la clientèle anglophone, tout est fait pour accueillir un maximum de touristes dans un minimum de surface …

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Une station balnéaire hors du temps où la jeunesse anglaise côtoie une clientèle plus âgée à la recherche de soleil.

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Sur la Costa Blanca, le petit village de pêcheurs de Bénidorm, a cédé la place à une forêt d’hôtels-buildings, marquée par le tourisme de masse. 

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Benidorm possède le plus grand nombre de gratte-ciels au monde par habitant. Elle devance des villes comme New-York ou Barcelone. Si vous avez le vertige, évitez de réserver votre chambre d’hôtels dans l’un de ces buildings au risque de vous retrouver au 20ème étage !

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Vingt-six gratte-ciel de plus de 100 mètres de haut en bord de mer : il n’y a guère que New York ou Dubaï pour rivaliser avec Benidorm. 

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Jusqu’au début des années 1950, cette station balnéaire à l’est de l’Espagne, sur la Costa Blanca, était un petit village de pêcheurs, tapi à l’ombre des amandiers et des oliviers.

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Aujourd’hui, son front de mer est un agglomérat de blocs en béton, digne des films de science-fiction, façon Blade Runner.

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Cette vision urbaine futuriste tient surtout à celui que l’on a surnommé « l’homme qui a mis le soleil en bouteille » : Pedro Zaragoza, maire de Benidorm de 1950 à 1967.

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Ce franquiste a très tôt perçu le potentiel de sa ville comme écrin pour le tourisme de masse.

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Il en fait un lieu unique en Espagne, où la classe ouvrière britannique, venue en charters, côtoie les seniors espagnols.

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Avec plus de 5 millions de fidèles touristes brassés tout au long de l’année, Benidorm incarne pour beaucoup l’enfer sur terre.

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La station est avant tout le royaume des promoteurs immobiliers. Dernière épopée locale, celle de l’Intempo, illustration d’une ivresse immobilière qui finit en gueule de bois. 

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Ce gratte ciel continue à faire couler beaucoup d’encre, car il a été victime, comme de nombreux autres constructions espagnoles, de la folie bâtisseuse des années 2000, mise à mal par la crise qui a laissé en Espagne de nombreux chantiers abandonnés

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Ces deux tours jumelles dominent et dépassent tous les autres nombreux gratte ciels de Benidorm, avec ses 192m de hauteur, pour quarante quatre étages… les deux tours jumelles ont été construites et surplombées par une immense soucoupe volante qui les rejoint en formant une arche… c’est vraiment impressionnant mais l’édifice n’est pas terminé ni opérationnel … 

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Dans son habit doré, ce gratte-ciel est vide depuis son inauguration, il y a quatre ans, et son exploitation, en suspens, en raison de batailles financières. Tout est fermé, barricadé et abandonné, malgré sa splendide couleur OR… 

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A l'origine, la tour devait être moins haute. Le promoteur immobilier ayant décider d'y ajouter de nombreux étages supplémentaires, il a confié le projet à un second architecte.

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Jusque là rien de drôle, si ce n'est que le second architecte a tout simplement oublié de prévoir l'ascenseur pour les étages supérieurs !!!

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Inutile de dire que ceux qui avaient déjà acheté les appartements sur plan ont beaucoup moins rigolé. Ce fâcheux incident a fait la une de tous les journaux locaux au moment de la construction.

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Les réponses, dans la ville diffèrent, on parle aussi de faillite de la banque qui finançait, de la crise de 2008 etc..., on ne saura jamais les vraies raisons. Mais comme c'est dommage un si bel édifice voué à l'abandon.

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Si vous désirez absolument vous rendre au pied de la tour, attendez vous à une grosse déception. Cette tour commence à se délabrer, et se trouve actuellement au centre d'un chantier dont l'accès est interdit. On peut toutefois s'y rendre en escaladant la colline à partir de la route longeant le bord de mer.

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En espérant que de nouveaux propriétaires du projet puissent la finir enfin... mais le prix au m2 va en faire fuir pas mal sur Benidorm.

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10 novembre 2019

Alicante : Castillo de Santa Bárbara

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Je vous emmène aujourd'hui, faire une petite visite du fabuleux château de Santa Bárbara, situé à Alicante, (Costa Blanca), au sommet du mont Benacantil, à 169 mètres d'altitude.

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Petit aperçu en photos de ce Château, et de ses panoramas époustoufflants.

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Du sommet, nous pouvons profiter d'une vue exceptionnelle sur la baie d'Alicante, le port et la ville d'Alicante.

DSC_0818;Les arènes

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C'est l'une des plus grandes forteresses médiévales d'Espagne. 

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Des traces de présence humaines, datant de l'âge du bronze, ont été trouvées sur les pentes de la montagne, mais les origines du château datent du IXe siècle, au moment de la domination musulmane de la péninsule ibérique.

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La forteresse comprend trois enceintes, bien distinctes, aménagées à des périodes différentes. 

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La plus ancienne et la plus haute, appelée "Torreta”, à hauteur du donjon, fut aménagée au XIVe siècle et renferme les plus anciens vestiges de la forteresse.

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Les dépendances du château furent édifiées au XVIe siècle avec l'apparition des corps de garde, et des cours d'armes, afin de devenir une forteresse armée. Au XVIIIe siècle, c'est la partie basse du Château qui sera aménagée. 

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La forteresse est divisée en trois zones : la Torreta, le Macho del Castillo et le Salon Felipe II, devant le Patio de Armas (armes).

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Il faut souligner la partie de Macho del Castillo, avec sa grande aire ouverte, d'où dominent toute la ville, avec ses canons défensifs, ainsi que la zone située sous Salón Felipe II, la salle des gardes, l'ermitage de Santa Barbara et les cachots.

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Le 4 décembre 1248, le château a été capturé par les forces castillanes dirigées par Alphonse de Castille, le futur roi Alphonse X.

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Il porte le nom de Santa Barbara, car il fut repris par les forces castillanes, le 4 décembre 1248, jour où la Sainte Barbara était célébrée. 

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Il fut conquis par les Aragonais, en 1296 pendant le règne de Jacques II d'Aragon, qui a ordonné sa reconstruction. Pierre IV d'Aragon, Charles Quint, et Philippe II d'Espagne, ont supervisé les reconstructions ultérieures.

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Le château a été bombardé en 1691 par une escadre française. Pendant la Guerre de Succession d'Espagne, il a été tenu par les Anglais pendant trois ans.

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Depuis le XVIIIe siècle, le rôle militaire du château a diminué et il a été parfois utilisé comme une prison lors de la guerre civile espagnole. 

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Le château resta abandonné jusqu'en 1963, quand il a été ouvert au public.

 

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Trois moyens sont mis à disposition pour monter au sommet de la colline, qui comme vous pouvez le voir sur la  photo est très raide.

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-  un ascenseur a été creusé dans le rocher et permet un accès facile depuis les abords du centre ville. Pour s'y rendre, gagner la Carrer de Jovellanos, à une centaine de mètres du toboggan d'accès à la Plage du Postiguet.

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L’inauguration de l'ascenseur, en 1964, a donc permis de rendre la forteresse beaucoup plus accessible au public en permettant l'ascension de 143 mètres  en 30 secondes. L'accès à l'ascenseur est à 2.70 euros.

DSC_0835l'ascenseur

- La route menant au Château est aménagée et un accès en voiture par l'arrière du mont mène à un petit parking où l'on peut stationner, (pas conseillé car très vite plein, surtout le weekend, et route étroite et raide)

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- Il est également possible d'y accéder via le bus touristique TURIBUS. 

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09 novembre 2019

Elche : et sa palmeraie

 

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Nous nous rapprochions d’Elche et nous distinguions déjà sa vallée débordant de fruits et son immense palmeraie, la plus grande et la plus belle de toute l’Europe.

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À Elche, le fait de vivre entre les palmiers n’est pas un rêve impossible. On ne peut pas concevoir cette ville et ses habitants sans la palmeraie historique qui configure un paysage urbain unique depuis plus de mille ans.

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Partout, un paysage parsemé de palmiers est présent. La singularité et la beauté du paysage d’Elche en font un parc naturel unique sur le continent européen, ce qui lui valu en novembre 2000 d’être classée au Patrimoine de l’Humanité.

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La plus grande palmeraie d'Europe :
La Palmeraie d’Elche, la plus grande d’Europe aurait entre 200.000 et 300 000 palmiers, dont environ 50.000 sont plantés dans des pépinières communales.

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Vue à une certaine distance, elle peut ressembler à une forêt mais il s’agit en fait d’une plantation agraire dont les parcelles et ses groupements sont dénommés « vergers ».

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Chaque parcelle est flanquée par des alignements de palmiers qui, vus du ciel, ressemblent à des quadrillages. Les gradins crées à l’intérieur ont été traditionnellement consacrés aux cultures agricoles.

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Bien que l’on ait constaté l’existence de palmiers dans tout le sud de l’Europe même avant la présence humaine, la chute des températures et la glaciation en épuisèrent la plupart, sauf dans certaines régions chaudes protégées du froid, comme à Elche. 

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La profusion de dessins de feuilles de palmier et de palmiers dans la poterie ibère de l’Alcudia (IIIème siècle au Ier siècle av. J.-C) témoignent de l’importance des palmiers dattiers à cette époque.

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Le Palmier Dattier est une des premières plantes domestiquées par l’homme. Presque tous s’accordent à l’unanimité pour accepter que l’origine de cette palmeraie remonte aux phéniciens, ce qui laisserait supposer que l’existence des palmiers dattiers à Elche remonte à environ 5.000 ans.

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Des gravues égyptiennes, datant de cette période, démontrent que, déjà à cette époque, la récolte de la datte existait.

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Fondation Arabe

L’expansion de la palmeraie s’est produite suite à la fondation faite par les arabes de la nouvelle ville sur son emplacement actuel (VIIIème et IXème siècle) où s’établit un vaste réseau d’irrigation qui persiste à l’heure actuelle. La survivance de ce système d’agriculture d’oasis pendant des siècles a été l’un des aspects évalués par la déclaration de l’Unesco.

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La Palmeraie a, à l’heure actuelle, une fonction plus paysagère et culturelle qu’agricole. Cette dernière fonction se base sur la production de feuilles blanches de palmiers, pour le Dimanche des Rameaux en Espagne et même à l’étranger, et sur des récoltes réduites de dattes pour le marché local. 

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Le jardin El Huerto del Cura : Nous irons dans l'après-midi visiter ce merveilleux parc : "le Jardin du Curé". Déclaré en 1943 Jardin artistique national, il possède une surface de 13.000 m2, et abrite environ 1000 palmiers.  

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Le Huerto del Cura doit son nom au prêtre José Castaño Sánchez, qui en fut le prêtre propriétaire jusqu’en 1918. 

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À l’intérieur nous trouvons une série de plantes méditerranéennes et tropicales distribuées dans une atmosphère calme et posée, où les palmiers, les véritables protagonistes de ce jardin, lui donnent une apparence unique.

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Nous pouvons contempler de splendides collections des palmes et des cactées, originaires de tous les coins du monde, avec une grande variété de espèces adaptées au climat espagnol. 

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En plus des palmiers, à l’intérieur du Huerto del Cura poussent d'autres plantes, typiques de la côte méditerranéenne, espagnole, comme : les citronniers, les orangers, les grenadiers, les caroubiers et les jujubiers, à côté des autres espèces du climat sous-tropical, lesquelles ont formé au fil du temps une collection très belle de plantes originaires des lieux les plus exotiques.

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Mais la perle de la collection, à cause de sa rareté, est le Palmier Impérial : un exemplaire unique de palmier dattier, un arbre à 7 troncs.

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Sa beauté et symétrie forment un cas exceptionnel parmi les palmes. 

DSC_0662Le palmier royal

Le nom de ce palmier (palmier impérial), est dû à l’impératrice Élisabeth d’Autriche, “Sissi”. Le prête Castaño dédie cette magnifique plante à l’impératrice en 1894, lorsqu’elle visita le jardin. 

DSC_0656;Le palmier royal

A la sortie nous achèterons dans les petites boutiques des dattes, en souvenir de cette merveilleuse visite, que nous avions déjà eu l'occasion de faire il y a bien longtemps.

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Véritables princes du Royaume Végétal, la famille des palmiers est composée d’environ 2.800 espèces différentes.

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Le palmier est l’une des plantes comportant le plus d’éléments utiles pour l’homme : la datte, la noix de coco, la farine, l’huile, le miel ou l’alcool et le vin, l’usage domestique des toiles du palmier… 

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La sève des palmiers ne circule pas par la périphérie du tronc mais par le centre ou le cœur. Cette particularité les rend particulièrement résistants au feu. Ils sont capables de renaître de leurs cendres, d’où probablement l’origine de leur nom générique “Phoenix”. 

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Il existe des palmiers mâles et des palmiers femelles. Seuls les palmiers femelles produisent des dattes, ce sont les mâles qui sont chargés de féconder les femelles soit grâce au vent, ou bien manuellement.

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Sa teneur en sucre est très élevée (presque 70%), et elle est dotée d’une forte valeur, à la fois nutritive et énergétique (30 calories par datte).

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Un vieil adage arabe nous dit que le bon guerrier touareg est capable de survivre 3 jours dans le désert avec seulement une datte en poche. 

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La Dame d'Elche : fabuleux trésor

C'est une sculpture de buste en pierre calcaire, de femme, datée du Ve ou du IVe siècle av. J.-C., découverte en 1897 sur un site romain antique, l'Alcudia, à 2 km au sud d'Elche, près d'Alicante.Conservé au musée du Louvre, jusqu'en 1941, puis au musée du Prado, ce buste se trouve actuellement au Musée archéologique Nation, à Madrid. 

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Ce vestige archéologique, datant de 2500 ans est le plus connu et important de la culture ibère. On retrouve, partout à Elche, les répliques de la belle dame : dans les parcs, jardins, les parcs, places, ainsi que dans le musée archéologique. 

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Nous avons beaucoup aimé découvrir Elche, et je vous encourage à penser à cette destination quand vous planifierez vos prochaine vacances en Espagne.

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08 novembre 2019

Carthagène : 2500 ans d'existence


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Carthagène (Cartagena),  est une ville qui offre au voyageur, dans chacun de ses coins, et chacune de ses rues et places, des témoignages monumentaux de sa splendide histoire, des civilisations qui y arrivèrent à travers sont port.

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Je vous emmène aujourd'hui, à la découverte de cette ville historique, hors du commun ! 

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Possèdant de nombreuses traces de son passé romain, elle a de nombreux secrets à  nous dévoiler !

DSC_0319La Basilique en cours de rénovation

Située dans la région de Murcia, elle fut fondée par le carthaginois Hasdrubal le Beau, en 227 av.JC.

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Port d’accroche de nombreuses civilisations, Carthagène témoigne de par ses nombreux monuments de sa riche Histoire.

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Sous l’influence des Carthaginois, puis successivement des Romains d’Occident, d’Orient (Byzantins), des Maures, ce n’est que sous le règne des monarques d’Espagne que son destin fut scellé.

DSC_0303Anciennes arènes

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Elle allait devenir l’une des bases navales de défense les plus importantes d’Espagne.

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DSC_0374Palais Consistorial.

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Le théatre romain de Carthago Nova : cet amphithéâtre construit sous l’empire d’Auguste, d'un diamètre de 87,6 mètres, possède une capacité de 7000 places et fait partie des plus grands monuments de l’Hispanie romaine !

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C’est depuis le château que vous pourrez redescendre la colline et avoir une vue sur le théâtre romain qu’il vous sera possible de visiter. 

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Celui-ci fut construit entre le Ve et le Ier siècle avant J.C. Le théâtre a été conçu avec une décoration ambitieuse : il semble que la plupart des œuvres aient été sculptées en marbre grec, dans les ateliers impériaux à Rome.

DSC_0264Détail du mur de scène.

C’est seulement en 1988 après des fouilles archéologiques que celui-ci a été découvert. La raison pour laquelle il n'y avait aucune preuve de l'existence du théâtre et que son existence est passée inaperçue pendant des siècles, c'est que le site où est présent le théâtre romain est l'un des rares endroits de la ville? où l'activité humaine a été constamment présente à travers l'histoire. Donc, plusieurs bâtiment furent construits au-dessus des vestiges du théâtre au fil du temps, jusqu'à le recouvrir complètement. Le meilleur exemple est la cathédrale de Carthagnène, qui est en partie superposée sur le théâtre. 

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Je n’ai eu l’occasion de le voir que de l’extérieur, ce qui est déjà très intéressant, vue du haut, rien que pour la belle vue sur la ville. Non loin se trouve également le musée du théâtre romain. 

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A côté de l'amphithéâtre romain nous trouvons les ruines de la l'ancienne cathédrale Santa maria la Vieja.

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Elle fut le siège du diocèse de Carthagène et fut située sur la colline de la Concepción dans le vieux quartier.

DSC_0366Ancienne cathédrale

Elle fut ruinée en 1939, quand les troupes du général Franco bombardèrent la ville lors de la guerre civile d'Espagne. (jamais reconstruite faute de moyens).

DSC_0265L'ancienne cathédrale incorporée dans le théâtre antique

La ville a un statut de port militaire qui entraîna, au cours du temps, la construction de fortifications.

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La muraille punique : site archéologique datant de l’IIIième siècle, il s’agit d’une des premières édifications des Carthaginois !

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La muraille de Charles III : Le roi Charles III d’Espagne fit construire cette muraille au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, suivant les canons de l’école espagnole de fortification bastionnée. Les meilleurs ingénieurs militaires de l’époque prirent part à la conception et à l’exécution de cette muraille. 

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Elle représenta l’élément fondamental du système défensif terrestre de l’arsenal et de la ville de Carthagène pendant une grande partie des XVIIIe et XIXe siècles, auquel il faut ajouter les châteaux, pour la défense du territoire, et les batteries côtières, pour la défense en mer.

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Le château : Dans les lieux à visiter à Carthagène : le château de la Conception. En 2001, il est revalorisé et devient un musée, le Centre d’interprétation de l’histoire de la ville. Il se situe sur la colline de la Concepción, qui comprend trois ensembles déclarés “Monuments historiques”: Château de la Concepción, la tour-lanterne du XVIe – XVIIe siècleset la porte de Antonelli. 

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Avant d’accéder au château, vous avez un parc gratuit d’où vous pourrez profiter de la meilleure vue sur Carthagène.

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Entre la richesse de son histoire antique, la multiplicité d’influences visibles dans la villede Cartagena et son lourd héritage militaire, la ville est désormais reconvertie, même si elle reste l’une des principales bases navales du pays.

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C'est avant tout un port industriel, de commerce, de pêche et de guerre avec des bateaux de tous styles qui se croisent à quelques encablures de la ville, 10 minutes à peine pour être dans les rues commerçantes du vieux Cartagena...

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Non loin du port, il y a des marins !

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La plupart des touristes semblent la bouder, et pourtant elle a beaucoup à offrir, même s’il vous faudra parfois être aventureux, et sortir des sentiers battus.

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Une étonnante surprise fut ces gigantesques ficus, (ou figuiers) étrangleurs. 

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C’est vrai ça, pourquoi est-il devenu un maudit étrangleur ce figuier qui pourrait pousser comme tout le monde, à même le sol ? Eh bien voilà, il a trouvé une technique bien à lui pour sortir la tête de l’eau. Ou plutôt sortir le bout de ses branches de la canopée.

DSC_0322Ficus gigantesques 

Vous n’êtes pas sans ignorer qu’une plante a besoin de lumière pour se développer. Et cette course à la lumière, dans les couverts denses des forêts tropicales, est une véritable compétition sans merci où les gros n’ont pas peur d’étouffer les petits. Les figuiers étrangleurs germent et grandissent sur un autre arbre qui sert de support.

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Le figuier étrangleur développe ensuite un réseau de racines qui descendent jusqu'au sol et s'y enracinent. Ces racines grossissent et se soudent entre elles et forment une sorte de cage qui finit par emprisonner l'arbre-support. 

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Comme la plupart des arbres doivent grossir toute leur vie, l'arbre-support finit par mourir, écrasé par les racines du figuier. À la mort du support, le réseau de racines est en général assez solide pour tenir tout seul et le figuier repose sur une enveloppe vide.

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Quelques photos significatives des monuments visibles, de la promiscuité de l'antique avec le moderne, du neuf et des ruines.

DSC_0262Le  forum romain.

C'est avec ces dernières que l'on prend acte de l'ampleur de la crise immobilière et financière en Espagne.

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Dans le centre ville historique il n'est pas une rue où un batiment qui n'est pas été détruit, par la guerre civile, de 1936-1939, et qui est devenu un terrain en friche, il n'est pas une artère où un immeuble à la façade caractéristique de Carthagène, qui ne soit pas complètement vide derrière, uniquement maintenu debout par des échaffaudages de soutainement. 

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Je ne parlerai pas non plus des magasins fermés, à vendre (se vende) ou à louer (se alquila).  

DSC_0396Marché médiéval.

Néanmoins un effort certain est entrepris pour essayer de faire cohabiter le style carthagénois classique, avec une évolution plus moderne, l'ancien et le nouveau. Une ville qui vaut le détour !   

 

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06 novembre 2019

Mojácar : un site privilégié

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Le village blanc, de Mojácar,  perché sur un promontoire, offre de superbes vues sur la côte et sur les terres ponctuées d'étranges crêtes rocheuses. Pour nous y rendre, nous traversons de jolis paysages sauvages semblabes à ceux du Far West, avant d’atteindre le désert de Tabernas.

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Si vous recherchez un "puebloespagnol, typique, la visite de Mojácar est faite pour vous. Il a été reconnu comme l’un des villages les plus beaux d’Espagne. Vous vous demandez pourquoi ?

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Pour commencer, il se trouve à une altitude de 170 mètres au-dessus du niveau de la mer, au bout de la Sierra Cabrera, à l’est de la province d’Almeria. Le village, tout blanc, abrite des maisons qui ressemblent à des cubes de sucre, disposés sur une colline rocheuse. 

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Nous ne serons pas déçu en arrivant, en plus ce jour-là, sur la grande place, avait lieu le marché. Nous y ferons de très bonnes affaires.

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Mojácar présente un enchevêtrement de ruelles pavées bordées de boutiques pittoresques,

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et de charmants cafés qui comportent encore des vestiges mauresques admirables, parmi lesquels une fontaine d'eau de source et des terrasses fleuries.

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La place du Parterre rassemble de nombreuses fleurs et fut jadis utilisée comme cimetière arabe.

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Située à proximité de la place du Parterre, la structure de l' église Santa Maria fait penser à une forteresse. 

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Sur la place située en face, nous aurons la possibilité d’admirer la statue de la « Mojaquera », une sculpture de marbre réalisée en l’honneur des femmes du village et qui représente des femmes vêtues de tuniques typiques représentant leur rôle de porteuse d’eau.

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La Plaza Nueva et le restaurant le Mirador, où nous mangerons au midi, avec une vue panoramique

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La place principale de Mojácar est toujours remplie de touristes qui boivent un verre dans ses bars accueillants, ou qui profitent d’un superbe coucher de soleil depuis le mirador.

 

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Depuis ce dernier, l’on perçoit Las sierras de Cabrera, Bédar et Almagrera ainsi que les villages des alentours et le fleuve Aguas.

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Le quartier de l’Arrabal. Il s’agit d’un quartier juif du XVIIe siècle, caractérisé par la présence de rues étroites et de couleurs vives.

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Le nom de ce village millénaire provient du mot « Monxacar » qui signifie « Mont sacré ». 

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Mojácar a traversé plusieurs époques et diverses cultures, de la préhistoire en passant par le règne arabe sans oublier les Phéniciens, les Celtes, les Grecs et les Romains qu’il a accueillis au fil des ans.

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Les Arabes ont marqué de leur empreinte le noyau ancien, dont les ruelles escarpées et fleuries, parsemées de charmants recoins, escaladent la colline. Mojácar ne fut reconquise qu'en 1488.

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Au début du XIXe siècle, des mines d’argent furent découvertes à Mojácar et la ville connut une période de prospérité économique qui ne dura malheureusement guère. 

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Au début du XXe siècle, les mines fermèrent, et la ville en proie à la propagation de maladies fut le théâtre de guerres et de sécheresses.

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Cette situation empira avec la guerre civile, et la Récession. Ces phénomènes participèrent à une chute drastique de la population du village.

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Plus tard, dans les années 1960, le maire de Mojácar offrit des terres à tous ceux qui accepteraient de reconstruire la ville. Pour imaginer l’état du village à cette époque, il suffit de savoir que même l’eau courante y faisait défaut. La proposition du maire se révéla très alléchante pour des artistes, intellectuels et journalistes aux origines variées, qui ne tardèrent pas à tomber amoureux de ce lieu et de son histoire riche et complexe.

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En parallèle des travaux de reconstruction des maisons et des rues du village de Mojácar, l’on commença à édifier de nouvelles zones résidentielles sur la côte, donnant naissance à l’impressionnante Mojácar Playa.

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De nos jours, Mojácar dégage encore une atmosphère arabe qui se mélange à l’architecture moderne et contemporaine, le tout conférant un caractère unique à la ville.

DSC_0117Ancien castillo de Mojacar

Nombre d'étrangers se sont installés ici depuis plusieurs décennies si bien que le village est devenu une "seconde" tour de Babel.  Un endroit parfait pour passer de belles vacances !

 

 

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05 novembre 2019

Cabo de Gata

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Nous poursuivons notre périple andalou en passant par le Cap de Gata, du côté d'Alméria. Il est situé dans la seule zone semi-désertique. Le temps y est très clément et la nature offre, à ceux qui prennent le temps de l'observer, un spectacle éblouissant de couleurs et de senteurs.

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D’origine volcanique, ce cap est d’une grande importance écologique, et représente la plus grande superficie maritime, et terrestre protégée d’Andalousie.

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La route traverse un paysage peuplé d’agaves (sisal), palmiers, figuiers de Barbarie et autres cactus. 

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Lorsqu'il pleut (très rare : 200 mm d'eau par an en moyenne), le parc change de couleur : les graines germent toutes en même temps et, quelques semaines plus tard, le parc se transforme complètement grâce aux fleurs qui recouvrent le sol particulièrement aride.

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Nous distinguons maintenant très bien les montagnes pelées qui dissimulent quelques villages blanchis à la chaux, des villages simples, sans immeubles, et conservés dans leur jus.

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... ainsi qu’un littoral exceptionnel, rythmé de falaises encerclant des criques sauvages et bordées des eaux cristallines de la Méditerranée.

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Les villages andalous du Parc Naturel du Cap de Gata demeurent méconnus du grand public, et c’est une aubaine pour le voyageur en quête d’authenticité !

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La bande de plage connue sous le nom de Playa de San Miguel, avec sa mystérieuse église, (photos ci-dessous), en bordure de mer, et la route adjacente, s’étirent du petit village de Cabo de Gata jusqu’à la La Fabriquilla, avant de gravir une petite passe montagneuse et des plages à couper le souffle.

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Cette bande côtière, souvent appelée Cabo de Gata, comprend plusieurs petits villages, comme Almadraba de Monteleva et La Fabriquilla.

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Derrière se trouvent les salines de Cabo de Gata, un lac immense, parallèle à la ligne côtière et séparé par 400 mètres de sable, situé entre San Miguel et le Pic de Cabo de Gata.

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DSC_0014;La mer d'un côté, les salines de l'autre.

Elles sont encore opérationnelles et certaines des maisons de fortune usées par le sel, qui appartenaient aux travailleurs, sont encore occupées. 

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Les salines sont connues pour la grande diversité d’oiseaux qu’on peut y observer, dont les flamants roses, visibles de loin. 

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Cabo de Gata possède également une tradition de pêche qui perdure de nos jours, et de nombreux bateaux de pêcheurs jonchent la plage de San Miguel, vestiges d’une ancienne époque.

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Du fait de leur intérêt ethnologique, ils ont été laissés sur place, comme un musée vivant.

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Les activités à pratiquer dans la région ne manquent pas. Les fonds marins, magnifiques, sont propice à la plongée sous-marine et la mer aux activités nautiques (voile, windsurf…) et à la pêche sportive. 

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La montagne espagnole offre un cadre merveilleux pour des excursions en VTT ou pour des randonnées : une grande partie de la frange côtière de Cabo de Gata n’est en effet accessible qu’à pied. Le long de la route, nous voyons défiler des serres en plastique, un bref aperçu de toutes celles qui foisonnent à partir d’Almería jusqu’à Salobreña, produisant plus de 3 millions de tonnes de fruits et légumes par an.

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Je me suis souvenue d’un reportage qui parlait de cet Eldorado fruitier où travaillent de nombreux saisonniers immigrés, des milliers d’ouvriers exploités dans des conditions de quasi-esclavagisme ! Près de 35 000 hectares de terres arides ont été aplanies au bulldozer et couvertes par des serres.

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Un des rares morceaux de la côte espagnole resté quasi entièrement naturel, car classé parc national.

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Une longue promenade s'impose dans ce massif d'anciens volcans, qui plongent directement dans une mer transparente.

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Pour ceux qui aime les paysages austères, et sauvages, la rencontre du désert et de la mer, ce paysage est pour vous ! Un bel endroit caché, encore préservé du tourisme de masse. 

 

 

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04 novembre 2019

Los Baños de Sierra Alhamilla

 

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Après avoir parcouru des kilomètres en montagne, dans un coin très désertique, tout proche du Désert de Tabernas, nous arrivons soudain, sur l’un des sites les plus emblématiques de la province d’Almeria : Los Baños de Sierra Alhamilla. 

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Conduire sur cette route a été fabuleux ! Nous avions vraiment l'impression de nous retrouver en Arizona. 

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Ci-dessous les paysages que l'on rencontre le long de la route, menant à Los Banos de Sierra Alhamilla. Effectivement, on a du mal à croire que l'on est en Europe !

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La Sierra Alhamilla est une chaîne de montagnes située à une quinzaine de kilomètres au nord-est d'Almeria, en Espagne. 

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Malgré son aspect aride la Sierra Alhamilla abrite une végétation luxuriante par endroits.

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Cette montagne fait figure d'oasis écologique, avec ses forêts de palmiers et chênes verts. Ils constituent un vestige de la végétation qui, à d’autres époques, et dans d’autres conditions climatiques, a dû s’étendre sur une grande partie des territoires d’Almeria. 

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A l'heure actuelle, ces chênes verts sont restés sur cette île montagneuse, où ils se sont réfugiés, entourés par des conditions d'extrême aridité, qui les entourent.

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Sur le plan faunique, on distingue la nombreuse communauté de rapaces, parmi lesquels se trouvent des espèces protégées telles que l’aigle et l’aigle royal, le kestrel primilla, le faucon pèlerin ou le grand-duc. 

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Le renard, le sanglier, et la belette font partie des mammifères présents. Les oiseaux migrateurs y font étape aussi.

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Ce site,  au milieu d'une oasis de verdure, à 700 mètres d'altitude, est célèbre pour ses sources thermales.

DSC_9912Ancien établissement thermal, devenu un hotel restaurant.

 De cette petite station balnéaire, il ne  reste que les bâtiments thermaux en ruine, quelques maisons et deux restaurants. 

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La vue entre montagnes, désert, la ville d'Almeria et la mer, est unique et il ne fait aucun doute que les Phéniciens, les Romains et les Maures en leur temps, ainsi que les cinéastes contemporains, apprécient ce lieu unique. 

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Dans ce petit coin de paradis, nous trouvons, avec surprise, des palmiers, et une source d'eau chaude, qui jaillit à 58°. Ces eaux cristallines, qui n'ont pas d'odeur, ni de goût, peuvent être destinées à la consommation ou à préparer des bains. Nous en profitons pour remplir quelques bouteilles, de ces eaux riches  en sulfates, bicarbonates, chlorures, sodium, et magnésium.

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Dans ce petit coin, la vue est géniale, sur :

- la mer Méditerranée, et le cap Cabo, avec les centaines de serres blanches (culture intensive de tomates), 

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- la nature à couper le souffle, et l'énergie qui émane de cet endroit,

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-  on se croirait presque dans l'Atlas du Maroc, avec ces maisons blanches, aux toits plats...

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Si vous avez la chance de vous y trouver en semaine, vous vivrez un moment exceptionnel.

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Ici les gens du pays vivent grâce à leur jardin, mangent leurs légumes et leurs fruits, l’eau leur parvient grâce à la  source, et un grand étang au milieu de roseaux. 

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Cet endroit offre la possibilité au voyageur de s’immerger dans l’un des paysages les plus exubérants de la province d'Alméria, où vous pourrez apprécier le son des animaux qui peuplent ces forêts, contrastant avec les silences du désert de Tabernas, situé à proximité.

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L'endroit, que nous avons beaucoup aimé, se prête à la méditation, à la spiritualité, ainsi qu'à diverses activités comme l'écriture, la peinture...  Quelques artistes, passés par ici, y ont trouvé l'inspiration, et on comprend pourquoi !
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03 novembre 2019

Traversée de la Sierra Nevada

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L’Andalousie est réputée à juste titre pour ses superbes villes historiques comme Séville, Cordoue ou Grenade.  Mais cette région du sud de l’Espagne mérite aussi d’être visitée pour sa nature. 

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Avec deux parcs nationaux et 34 parcs naturels, l’Andalousie regorge de splendides paysages, propres à ravir les amateurs de randonnée, et de grands espaces. Cimes enneigées, criques isolées, déserts, canyons et cavernes sont au rendez-vous.

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Des sommets enneigés en Andalousie ? L’image peut surprendre tant cette région du sud de l’Espagne est associée au soleil et à la chaleur. 

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Pourtant, à une heure de route de Grenade et de la Costa del Sol, l’imposante Sierra Nevada (« montagne enneigée » en espagnol) déploie une quinzaine de sommets culminant à plus de 3 000 m d’altitude, recouverts de neige en hiver.

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Si le versant nord de la cordillère est surtout fréquenté pour sa  station de ski, le flanc sud invite à de belles échappées bucoliques, au cœur d’une région à l’authenticité préservée.

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 Dans les Alpujarras, les voyageurs à l’âme verten et les randonneurs (nombreux sentiers et GR) trouveront sans doute leur bonheur.

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Au pied de la Sierra Nevada, de profondes vallées recouvertes de chênes, de châtaigniers et de pins, servent de cadre à un chapelet de coquets villages blancs, accrochés entre 1 000 et 1 500 m d’altitude aux montagnes.

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La région a conservé sa beauté sauvage grâce à son isolement. Longtemps difficiles d’accès, les Alpujarras servirent pendant des décennies de refuge aux Maures après la prise de Grenade par les catholiques en 1492.

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L’influence mauresque se lit dans l’architecture des villages, dont les maisons cubiques à toit plat évoquent les villages de l’Atlas marocain.

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À l’est des Alpujarras, le paysage se fait plus austère et la végétation de plus en plus rare.

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 Aux portes d’Alméria, ce ne sont plus que collines érodées et hirsutes, canyons, badlands, sols fissurés et oasis.

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Villages blancs de l'Alpujarra (2)

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Aujourd'hui c'est dans le petit village de Bubion que je vous emmène, à 2 km de Capileira. 

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Ce dernier, à 1 432 m d’altitude, est le village le plus proche des sommets du massif de la Sierra Nevada, du pic Veleta (3 396 m) et du pic Mulhacén (3 482 m), deuxième chaîne de montagne plus élevée après les Alpes.

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Perché à environ 1 300 m d’altitude,  Bubión est le village le plus petit, et le mieux conservé des trois, dans lequel vous pourrez flâner entre ses jardins et vergers, mais également déguster et acheter son jambon légendaire.

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La Alpujarra est une vallée de 70 kilomètres de long, située au pied de la Sierra Nevada, entre les provinces de Grenade et d’Almeria, et dont le nom provient du mot arabe « al-bugscharra » qui signifie « terre d’herbe » ou « terre de pâturage ».

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 Les villages de La Alpujarra, de Grenade, sont marquées par des éléments issus de l’héritage berbère que l’on distingue notamment dans les murs d’un blanc éclatant des maisons, dans les toits plats et grâce à la localisation des villages sur les flancs des collines et des montagnes.

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Ces caractéristiques ont attiré l’attention d’écrivains et d’artistes au fil des siècles. 

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La Alpujarra est parsemée de sommets enneigés, de vallées incroyablement vertes et de masses rocheuses formant de magnifiques gorges.

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La lumière, la végétation et l’atmosphère s’offrent à nous comme un paradis sans fin. 

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Tout au long de notre parcours nous ne cessons d'admirer l'environnement privilégié qui nous entoure. 

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Aucun bruit, ni construction pour gâcher le paysage.

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L'automne  est la plus belle saison, lorsque la nature nous offre ses plus belles couleurs, des découvertes toutes plus enchanteresses les unes que les autres.

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Cette vallée procure de magnifiques paysages composés de villages blancs aux allures berbères.

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Un des nombreux "Tinaos" (passages voûtés).

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Ils sont connectés entre eux par des chemins de randonnée, qui vous permettront de découvrir intégralement la Alpujarra à pied.

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Au fil des kilomètres, la route se fait plus sinueuse, ça commence à grimper sérieusement, et les paysages se dévoilent de plus en plus largement.

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Nous poursuivons notre route dans la région de la Sierra Nevada (en espagnol "chaîne de montagnes enneigée"). 

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Très peu de villages dans cette région montagneuse, mais quelques stations de ski qui font carton plein l'hiver.

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Nous faisons halte, au soir, à Trevélez, un beau petit village disposé en terrasses, traversé par une petite rivière.

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DSC_9732Trevélez

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Les gourmands connaisseurs salivent déjà : oui, Trevélez est connu pour ses jambons de super qualité, dont le séchage est favorisé par l'air sec des montagnes.

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 Le séchage, sans conservateur ni additif, peut se prolonger pendant 14 à 24 mois. 

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Il y a encore de nombreux producteurs de ces jambons qui ont pignon sur rue au village, et certains séchoirs se visitent.

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Cette région de l'Alpujarra, fascinante de par sa beauté singulière, son charme pittoresque, son paysage vaste et varié, et difficile d'accès, n’est pas une simple curiosité  !

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Elle invite les personnes, en quête de connaissances approfondies, à réaliser un voyage fabuleux durant lequel elles pourront vivre, penser, s’émouvoir, et plonger leurs yeux au plus profond d’une nature authentique.

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02 novembre 2019

Villages blancs de l'Alpujarra

 

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Perchés sur les flancs de la Sierra Nevada, à 60 km au sud de Grenade, se trouvent les villages blancs de l’Alpujarra, où le temps s'est arrêté. Parcourir cette région, dominée par ses plus hauts sommets, comme le Veleta ou le Mulhacén, le point culminant de la péninsule ibérique, prend du temps. Ce sont plus de 20 petits villages qui vont de la province de Grenade, à celle d’Almería. 

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Comme des petites tâches blanches, posées là par inadvertance, sur les flancs verdoyants de la cordillère, la plus haute d’Espagne, nous apercevons les villages d’un blanc éblouissant. Ils s’érigent sur les terres où, quelques siècles plutôt, les Maures et les Chrétiens guerroyaient sans relâche.

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Après avoir parcouru une route étroite, avec de nombreux virages serrés, nous arrivons enfin à ces villages minuscules, pendus sur les flancs de la Sierra Nevada. 

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Les Alpujarras furent habitées par les Ibères, les Celtes, les Romains et les Visigoths avant que les musulmans ne s’y installent à leur tour à partir du VIIIème siècle. Cependant aucune de ces civilisations ne créa de structures urbaines importantes en raison des difficultés climatiques et géologiques. Au XVI siècle, ils constituèrent le dernier fief des Maures avant qu’ils ne soient définitivement repoussés hors d’Espagne.

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L’influence arabe peut encore se voir de nos jours dans les paysages agricoles qui ressemblent à ceux des terres berbères de l’Atlas, dans la cuisine traditionnelle, dans les tissus des tapis et des Jarapas et bien sûr, dans les Trovos, musiques traditionnelles de la région. 

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Je vous recommande trois villages (classés dans les plus beaux villages d'Espagne), dont la visite est indispensable : Pampaneira, Bubión et Capileira. 

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Ils sont enclavés sur les flancs de la gorge, appelée la Gorge de Poqueira. Tout en haut, le sommet Veleta, l’un des plus hauts sommets du pays.

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Nous commençons notre visite par l'adorable village tout blanc de Pampaneira, de 350 habitants, perché à flanc de la colline, à  1 050 m d’altitude.

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Nous le découvrons à pied, en flânant au hasard des ruelles tortueuses.

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Elles sont parcourues de rigoles d’écoulement, pour la pluie, et jalonnées de tinaos, ça et là, des vues spectaculaires sur le défilé de Poqueira. 

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Son architecture témoigne de la longue présence musulmane : des maisons toujours blanches et les balcons typiques, depuis lesquels pendent en cascade une multitude de fleurs.  

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Quoi qu’il en soit, le passé laisse toujours des traces. De temps en temps, de petits détails le font réapparaitre.

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L’artisanat de Pampaneira en est un exemple.

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Ses produits les plus typiques sont les « jarapas » : sorte de tapis élaborés à l'aide de chutes de tissus provenant de toute l’Espagne et que les femmes du village tissent à l’aide de leur grandes machines à tisser en suivant des techniques mauresques vieilles de plus de 400 ans. 

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Initialement, les « jarapas » se glissaient sous les matelas ou s’utilisaient comme torchon pour couvrir les aliments.

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Aujourd'hui, elles s’utilisent principalement comme tapis », tout en mélangeant de la laine avec du coton et des fibres synthétiques. Avec une patience infinie.

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L’architecture est également curieuse. En raison de la forte déclivité du terrain, les maisons sont construites de façon échelonnée, de sorte que le toit d’une maison sert de terrasse à celle qui se trouve immédiatement au-dessus.

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C’est pourquoi, les toits, ou « terraos » comme on les appelle ici, sont plats et recouverts de dalles de pierre posées horizontalement. 

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La beauté, la force et les contrastes des paysages, la structure et les couleurs des villages, la conservation des traditions et de l'artisanat, le sens de l'accueil de ses habitants, font de cette région un lieu incontournable !

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01 novembre 2019

L’Albaicín : vieille-ville arabe de Grenade

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Ce n’est guère surprenant qu’en 1994, l’UNESCO ait déclaré l’Albaicín Patrimoine culturel de l'Humanité, en tant qu’extension du complexe monumental de l’Alhambra et du Generalife.

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  Ce quartier de Grenade, offre aux visiteurs un héritage maure fabuleux. 

DSC_9291;L'Alhambra vue du Mirador Saint Nicolas

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Il est en effet perché sur une colline, depuis laquelle s’offre, à certains points comme le Mirador de San Nicolás, le panorama époustouflant de l’Alhambra contre les pics enneigés de la Sierra environnante.

DSC_9292;Groupe de musiciens au mirador Saint Nicolas

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Nous entrons  dans le quartier par les souks : échoppes multicolores et bruyantes, palais cachés, petits patios fleuris, puis nous nous perdons dans les ruelles blanches.

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Quel bonheur de se perdre dans le dédalle de ruelles escarpées et si typiques de ce quartier arabe, emblématique de Grenade. 

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On a parfois l'impression de se retrouver dans la medina d'une ville du Maroc.

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Nous nous arrêterons dans un bar à tapas, très bien achalandé.

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Excellent repas de tapas variées et originales pour un prix très correct de 10 €  l'assiette, à volonté.

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Le bourg de l’Albaicín atteint sa plus grande splendeur à l’époque dite «nasride» ; en 1494, le voyageur allemand Münzer a estimé sa population à environ 30 000 habitants.

DSC_9192;Déguisement dans les rues, le jour d'Halloween. 

Ses ruelles, toujours si étroites, serpentent sous des avant-toits, qui s’unissent les uns aux autres.

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Les maisons sont petites, simples et austères à l’extérieur, mais gardent de vrais trésors à l’intérieur : de belles cours pleines de fleurs, d’arbres fruitiers et de bassins d’eau toujours courante.

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Ce sont les célèbres «cármenes», qui témoignent du charme et du mystère de l’ancienne ville arabe.

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Il faut marcher, lentement, sans hâte, avec les cinq sens en éveil, pour profiter, à chaque pas de la lumière, du son des ruisseaux et des fontaines, de la fraîcheur de la végétation luxuriante, ainsi que de l’histoire que vous raconteront ses remparts, ses ruelles en pierre, ses «aljibes», citernes souterraines centenaires, et ses murs enduits.

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Il faut monter jusqu’au Alto Albaicín par la rue Santa Isabel la Real, où se trouve le monastère du même nom. Faites attention aux petits minibus, qui y circulent, en partageant la route avec les piétons.

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Une fois arrivé au Camino Nuevo de San Nicolás, à quelques mètres sur la gauche vous pourrez monter jusqu’à la Placeta de San Nicolás, avec bancs et ombrages, où se trouve le mirador du même nom.

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C'est l’une des meilleures vues de l’Alhambra, et du Generalife, encadrés par les sommets de la Sierra Nevada.

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L’église de San Nicolás et l’actuelle Mosquée de l’Albaicín complèteront votre visite.

DSC_9219Eglise saint Nicolas

DSC_9298;La mosquée de l'Albaicin

Ce quartier est sportif à atteindre, (vallonné avec petits galets glissants), il nécessite d'être bien chaussé, mais si riche en histoire, et en points de vue, qu'il mérite l'effort.

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 A ne pas manquer quand on se rend à Grenade !

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Sacromonte : quartier des gitans de Grenade

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Situés sur la colline en face de l’Alhambra, les vieux quartiers de l’Albaicin et de Sacromonte sont une étape importante et indispensable lors d’une visite de Grenade.  Zoom sur le quartier du Sacromonte de Grenade, où vivent encore de nombreux gitans.

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Comme je vous l’ai dit, le principal intérêt de ce quartier, ce sont les maisons troglodytes.

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Vous savez, ces maisons creusées dans la colline.

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Aujourd’hui encore, certaines maisons sont toujours habitées par des gitans, d’autres sont visitables comme celle du peintre et danseur Curro Albayzin (1 de 12h à 14h30). 

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Il est intéressant de se perdre dans le Sacromonte pour apercevoir ces maisons troglodytes. Cependant, ils ont eu la bonne idée de faire un musée à ciel ouvert dédié aux maisons troglodytes. 

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Ce musée perché en haut du Sacromonte (attention ça grimpe dur !) est le musée principal de ce quartier. 

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Il couvre tous les aspects du Sacromonte : autour d’un petit jardin botanique un ensemble de 11 cuevas (grottes) réaménagées présentent la vie des gitans à l’époque.

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 Les grottes abritent successivement une cuisine, des écuries, des bureaux, des chambres, des ateliers.

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Toutes ces cuevas sont très bien entretenues malgré le fait qu’on ait le droit de toucher à tout.

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Tout y est soigneusement mis à sa place d’origine. 

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Pas évident tout de même de s’imaginer vivre dans de telles maisons. 

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A la fin de la visite, se trouve un « musée » qui présente l’histoire du Flamenco, l’habitat troglodyte en Espagne et, d’une façon générale dans le monde.  

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Il ne faut surtout pas manquer le très beau point de vue sur l’Alhambra à la sortie du musée.

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 L ’entrée coute 5 par personne et le musée est ouvert tous les jours de 10 h à 20h (18h en hiver). 

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Nous recommandons fortement la visite du Museo-Cuevas del Sacromonte, n’oubliez pas de demander le cahier des explications en Français (très utile pour comprendre la visite).

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Dans ces quartiers, pas de magasins ou de grands immeubles mais des ruelles tortueuses et pentues, bordées de vieilles maisons blanches remplies d’histoires. 

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Autrefois occupés par les gitans, le quartier du Sacromonte de Grenade est un quartier authentique et unique en son genre.

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 C’est le quartier des grottes (cuevas del Sacromonte), ces maisons troglodytes creusées dans la colline crayeuse, de couleur blanche et bleue, font de ce quartier un lieu de visite incontournable pour tous les séjours à Grenade. 

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Les gitans s’y sont installés depuis les temps médiévaux de l’Andalousie. Ils y organisent la Zambra Gitana, danse andalouse provenant du Moyen-Orient, et qui est depuis devenue le Flamenco.

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Ce quartier a conservé sa structure originale avec ses ruelles étroites, tandis que les grottes ont subi d’innombrables destructions, la plus importante dans les années 1945, qui mena à la vente des terrains et au renforcement intérieur de beaucoup d’entre elles par des voûtes et par des extensions, des grands murs, permettant ainsi l’apparition de balcons, de terrasses et de fenêtres…

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Le Palais des Papes : le plus grand palais gothique

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Nous décidons, par une belle journée, d'octobre, de nous rendre, pour la 3ème fois, dans le Palais des Papes, à Avignon, le plus grand palais gothique du Moyen Age.   

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Pour ce  rendez-vous d'octobre 2019, de l’événement #EnFranceAussi, le thème choisi par Audrey, du blog :Arpenter Le Chemin  est "Gothique". Ce RDV interblogueurs, initié par Sylvie, du blog :  lecoindesvoyageurs.fr   a pour but de nous faire découvrir les merveilles de notre belle France.  Suivez-moi pour dans cette visite grandiose, qu'est l'ancienne résidence pontificale, et lisez bien jusqu’à la fin, il y a un cadeau à gagner (surprise) !!!

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C’est en 1309 que la cour pontificale s’installa au Palais des Papes.  Avignon devient donc la « Cité des papes », jusqu’en 1423 date à partir de laquelle la papauté décidera de retourner, définitivement, dans la leur ville d’origine : Rome.

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Le monumental édifice a hébergé neuf papes de 1334 à 1423 : Urbain V, Innocent VI, Grégoire XI, Clément VII, Benoit XVIII, Clément VI, Benoit XII, Clément V et Jean XII. 

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Ils ont laissé, pendant cette période, un souvenir impérissable de leur passage à Avignon : le monumental palais des Papes.

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Nous commençons notre visite vers 14 h pour en sortir à 17 h.  Après avoir franchi le passage du contrôle des sacs, nous voilà partis pour une visite de 3 h, dans la plus grande forteresse d'Europe. 

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Deux périodes de construction du Palais des Papes :

-      Le Vieux Palais : érigé, de 1334 à 1342 sous le règne de Benoît II.

-      Le Palais Neuf : érigé, de 1342 à 1352, sous le règne de Clément VI.

Avignon Palais Plan

Les années de la Révolution française ont causé de nombreux dégâts au palais. En 1810, le palais sera transformé en caserne, avec tous les outrages que cela implique. Nous amorçons notre visite par la cour d’honneur, qui sépare les deux Palais :

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1 - Le Palais Vieux :

En empruntant l’escalier intérieur de la « Grande Trésorerie », on arrive dans « la salle de Jésus », une salle servant d’antichambre. Elle tient son nom des monogrammes du Christ  qui la décoraient.

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C’est ici qu’attendaient les cardinaux avant de voir le pape. Cette salle était située à proximité des appartements privés du pape. Le camérier, l’homme de confiance du pape, logeait dans cette salle.

salle de jésus

Nous passons dans le « Revestiaire pontifical », l’endroit où le pape revêtait ses ornements, avant de se rendre aux réunions du consistoire, c’est-à-dire la grande assemblée des cardinaux.

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La « salle du Consistoire », qui se situe au rez-de-chaussée, a subi un important incendie en 1413. Le feu a entièrement détruit les peintures et le plafond. Cette salle a servi de dortoir aux militaires au 19e siècle.

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Moment clé du jour : la visite de la  « chapelle Saint-Jean », décorée des principaux épisodes de la vie de Saint Jean Baptiste (évangéliste). Elle était réservée aux hauts dignitaires de l’église. C’est une belle chapelle où les murs et le plafond sont décorés de fresques de Matteo Giovannetti (1346).

chapelle st Jean

Nous avons pu admirer, entre autres,  "la salle du Trésor Bas",  lieu où l'on gardait les sacs d'or, les objets précieux et les archives. Il reste, encore de nos jours, la trace des 4 grands cavaux, creusés à même le sol, le long des murs et qui servaient de coffre-fort. Les touristes viennent y mettre leurs offrandes. (pièces, billets...)

le trésor baSalle du trésor 

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Nous arrivons dans la cour principale du Palais Vieux. Il s’agit du « cloître de Benoît XII », avec ses piliers dénudés de toute décoration et sculptures. Il y a du gazon au centre, mais aucun arbre. Les murs sont toutefois bien préservés.

cloître Benoît II Le cloître de Benoît XII

Au-dessus de la salle du Consistoire, au deuxième étage du cloître, se trouve la « salle du Grand Tinel ». Cette salle mesure 48 m de long, c’est une des plus grandes du palais.

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Le Grand Tinel servait de réfectoire. Une énorme cheminée servait à garder les plats au chaud lorsque des banquets y étaient servis.

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A côté se trouve la « Grande Cuisine », dans une tour. Elle est toujours dotée de sa remarquable hotte pyramidale de 20 m de hauteur, pour l’évacuation des fumées.

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Nous passons devant la « chapelle Saint-Martial » (ou du Tinel).  Elle a été décorée par Matteo Giovannetti en 1344 avec des épisodes de la vie de Saint Martial, 1'apôtre du Limousin. C’est un ensemble exceptionnel de la peinture italienne.

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Nous arrivons dans la « chambre de Parement », l’antichambre de la chambre à coucher du pape. C’est ici qu’attendaient les personnes ayant obtenu des audiences particulières avec le Saint-Père. Dans cette salle se trouvent une cheminée, un autel, des sièges et des lustres... Autrefois, on pouvait y voir un riche décor mural.

chambre de parement

Nous arrivons dans la « chambre du Pape », qui se situe dans la tour des Anges. C’est le seul espace du palais ayant conservé son sol du XIVe siècle. La salle est décorée, sous Clément VI, de peintures à la détrempe, comportant des feuillages de vigne et de chêne sur fond bleu, animés d’oiseaux et de petits animaux.

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À l’extérieur, on peut voir les jardins pontificaux : le jardin de Benoît XII et le verger d’Urbain V, avec sa grande fontaine griffon. À l’époque, se trouvait une ménagerie où vivaient de nombreux animaux, dont certains sauvages. Nous quittons le Palais-Vieux de Benoit XII pour entrer dans le Palais-Neuf de Clément VI.

 

2 - Palais-Neuf :

tour de la gâche2

Nous poursuivons notre visite dans le Palais-Neuf, dan la « Chambre du cerf » ou studium de Clément VI. Elle est située au troisième étage de la « Tour de la Garde-Robe ». Les murs sont couverts de scènes de chasse, fresques de 1343, qui ont donné leur nom à la chambre. La décoration est magnifique avec un plafond somptueux, du 14e s., ainsi qu’un beau carrelage entièrement rénové.

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Nous prenons, ensuite, la direction de la « sacristie du nord », ou  sacristie pontificale.

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Elle abrite des moulages de statues et de tombeaux de grands personnages ayant été en relation avec la papauté avignonnaise (comme les gisants d’Anne d’Auvergne et de Louis II de Bourbon).

sacristie nord superbe tombeau

Nous resterons un moment à admirer le « magnifique retable » : du Portement de la croix. Celui-ci proviendrait de l’église du couvent des Célestins à Avignon.

sacristie retable portement de la croix

Nous arrivons, ensuite,  dans « La Grande chapelle », inaugurée en 1352». C’était la chapelle du pape Clément VI. Elle est dédiée aux apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul. Elle mesure 52 m de longueur, par 15 m de large par 20 m de haut. Elle a également servi de dortoir aux militaires au XIXe siècle.

grande chapelle

Nous continuons notre visite de cet immense palais et arrivons dans la « Sacristie du Sud » qui se trouve dans la  « Tour Saint-Laurent ».

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On l’appelle aussi : « Revestiaire des cardinaux ». Y sont exposés les moulages des gisants des papes : Clément V, Clément VI, Innocent VI et Urbain V.. 

sacritie sud moulage tombeau d'un papeMoulages de tombeaux de papes. 

Nous passons ensuite, dans la « chambre des notaires », où nous pouvons admirer des tableaux des différents notaires qui y sont passés... .

chambre des notaires

...ainsi que des tableaux des différents papes.

chambre des notaires2

Pour finir "sportivement" la journée, un petit rallye photos, au sommet de la Tour de la Gache, avec à la clé, un panorama époustoufflant, sur la ville et ses alentours.  

tour de la gache

Nous avons alors une vue impressionnante sur «  la cour d’honneur »...

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...ainsi que sur le clocher de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms...

statue de la vierge

Photos de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, avec son clocher carré, d’une hauteur de 39 mètres et de sa statue de la Vierge, en fonte dorée, qui orne son sommet, depuis 1859.

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Vue sur la Tour de l’Horloge et sur le Rhône.

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Après avoir descendu les escaliers d’honneur, nous arrivons sur une « Loggia » où se trouve la « Fenêtre  de l’Indulgence ».

escalier d'honneurEscalier d'honneur.

loggiaFenêtre de l'Indulgence

C’est de cet endroit que le pape bénissait la foule rassemblée dans la cour d’honneur. La loggia abrite le portail de la grande chapelle.

portail grande chapelle

Nous terminons notre visite par la salle de la "Grande Audience". Elle a les mêmes dimensions que la Grande Chapelle, au dessous de laquelle elle se trouve. Ses proportions sont remarquables, 52 m de long sur 16.80 m de large et 11 m de haut.  La Grande Audience accueille le Tribunal des Causes Apostoliques.

grande audience

Dans la travée Est subsiste le décor de l'arc peint, par Matteo Giovannetti, représentant les 18 Prophètes de l'Ancien Testament.

Après 3 h de visites, passage obligé dans la salle des tisanes et vins des papes, et pour conclure : la boutique souvenirs du Palais des Papes.

boutique

Avez-vous déjà visité le Palais des Papes, quelles  à Avignon, salles vous ont-elles le plus plu ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire, je me ferai un plaisir d'y répondre ! A bientôt.

 

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29 octobre 2019

Forteresse de La Mota (Alcalá La Real)

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C'est après Cordoue que nous avons mis dans notre carnet de bord, une visite sur le site de la forteresse d'Alcala la Real.

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 Elle a capté toute notre attention et occupé presque notre journée.

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La forteresse a été érigée, à  1033 mètres au dessus de la mer, sur des restes archéologiques romains et wisigothes, au XIème siècle par les musulmans. Températures fraîches au matin 12° lors de notre visite.

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  Au XIIIème, lors de la Reconquista, le château fut successivement attaqué par Alphonse VIII de Castille, Ferdinand III de Castille et Alphonse X de Castille. 

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Alphonse XI fut le seul roi réussissant à prendre possession du château en 1341.

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Cette forteresse constituait jusqu’au XVIIème siècle la ville actuelle de Alcalá La Real qui s’est ensuite étendue aux collines environnantes.

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De nos jours, la tour de l’église de la forteresse s’élève au dessus des murs fortifiés et domine du regard toute la ville de Alcalá La Real.

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C' est une pure merveille de l'art militaire maure, et une très belle réalisation pédagogique pour les visiteurs. 

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La Fortaleza de la Mota est au centre d'un vaste complexe de miradors et de tours de guets qui, à perte de vue, bloquent et contrôlent l'accès à Grenade.

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La Forteresse d'Alcala-la-Real permet de voir en un seul lieu tout ce qui faisait la vie de ces hauts lieux militaires où la vie quotidienne s'imbriquait dans celle des soldats chargés de la sécurité.

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Outre un panorama à couper le souffle, cette visite est agrémentée de nombreuses explications en plusieurs langues, de petits films bien placés, de mises en scène réalisées avec soin.

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Ce site offre un avantage non négligeable, car peu connue, il se visite sans être dérangé par les hordes touristiques ! Aucune raison donc de s'en priver !

DSC_9033Une des 7 portes d'entrée.

En nous promenant dans le site majestueux de la Forteresse, nous pouvons découvrir :

- l'église :

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DSC_9138la crypte

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- les réserves de nourriture et d'eau en cas de siège,

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- l'atelier du vin, avec ses énormes jarres.

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- la réserve de boulets,

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- la boutique du pharmacien, 

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- la reconstitution des habits des différents usagers du Fort...

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 Prix::  Adultes : 6 € - Tarif réduit : 3 €

Heures d’ouverture :

  • du 1er avril au 14 octobre : de 10h30 à 19h30 (du lundi au dimanche)
  • du 15 octobre au 31 mars :
    • de lundi au vendredi : de 10h à 17h30
    • samedi et dimanche : de 10h à 18h

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28 octobre 2019

Estepa : le "Balcon de l'Andalousie"

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Le point de vue : "Balcón de Andalucía", d'Estepa,  est un espace en terrasse situé sur la colline de San Cristobal.

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Situé au pied de la zone la plus emblématique d'Estepa, sur la colline qui conserve les vestiges de son château, et certains de ses monuments les plus importants, tels que : 

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- La tour Ochavada :

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- L'église Santa Maria :

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- L'église et le couvent de Santa Clara :

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Le belvédère, un peu en contrebas, forme une esplanade qui apparaît entourée de hauts conifères, d'oliviers, et de vastes étendues de gazon.

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Situé à un emplacement exceptionnel, nous pouvons voir à l’avant-plan l’immense tour de Victoria, et toute la ville d’Estepa à nos pieds ; et au-delà, la vaste campagne perdue au loin.

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Par temps clair, depuis cette haute tour de guet, vous pouvez voir une partie des provinces de Séville, Malaga, Cordoue et la Sierra de Grenade.  

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Ce point de vue est facilement accessible en voiture, au pied du couvent de Santa Clara où se trouve une petite esplanade pour le stationnement. 

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Le petit tour à pied, jusqu'au mirador,  est une balade très agréable à faire, que je conseille fortement !

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