Martine Passion Photos

Passionnée de photographie depuis toute jeune, la photo est avant tout pour moi un plaisir !  Et puis les rêves s’envolent parfois, finissent aux oubliettes ou bien… se réalisent. Aujourd’hui, je suis comblée. Je m’aperçois que j’ai réalisé mes rêves d’enfant. Je passe mes weekends et mes vacances, en famille, ou avec des amis, avec mon appareil photos en bandoulière, le carnet de notes à la main, et surtout une curiosité bien ancrée et une envie insatiable de découvrir notre belle France. Je m’efforce au cours de mes balades de vous emmener dans des lieux connus, d’autres un peu moins ou même parfois insolites. En partageant avec vous mes émotions, j’espère vous donner un jour l’envie d’aller les visiter à votre tour. La vie n’est-elle pas le plus beau des voyages ?  

Liens sur mes 2 autres blogs, qui pourraient vous intéresser :

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19 octobre 2017

L'île de Ré (1)

 

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Relié au continent par un pont de 3 km, l’île de Ré est une destination facilement accessible, pour ceux qui recherchent le véritable dépaysement !

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Grâce à celui-ci, il nous a été  donc possible de venir sur l’île, à bord de notre camping-car. Il nous en a coûté 18 € aller/retour (16 € pour les voitures), tarif valable : du 20 juin au 11 septembre. (Moitié prix hors saison).  

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Avant 1998, la traversée de l’île de Ré s’effectuait sur des bacs transbordeurs. La popularité toujours grandissante de l’île Ré, en tant que destination de vacances, a poussé les autorités locales à réaliser la construction de ce pont. 

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Saint-Martin-de Ré, la capitale de l’île de Ré,  est très touristique. 

DSC_6630Parcs à huitres.

 

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A notre arrivée vers son joli port ne nous a pas empêché de lâcher un « Waooh !!! ».

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Edifiées entre 1681 et 1685, les fortifications de Vauban, qui encerclent la ville devaient protéger toute la population de l’Ile en cas de débarquement ennemi. Un chef d’oeuvre d’architecture militaire inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 2008.

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Après avoir parcouru à pied la citadelle de Vauban, nous nous baladons sur le port, pour y découvrir de jolies façades de maisons,  boutiques et restaurants.

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La première pierre du Port de St Martin est posée le 16 juin 1587. Dès cette époque, l'importance de la capitale de l'île de Ré favorise l'escale de gros navires. 

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Ayant contribué au développement commercial de la ville, le port de Saint-Martin devient un point stratégique de la défense de l'île. 

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Il deviendra ensuite le lieu d'embarquement des bagnards vers la Guyanne.

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Protégé par les remparts et une digue à l’entrée, il se compose d’un havre d’échouage et d’un bassin à flot, régulé par une écluse.

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Situé au cœur du village, dont il reste l’élément phare, il abrite bateaux de pêche et de plaisance et constitue une escale très prisée pour les plaisanciers. Ce petit port bénéficie d'une luminosité magnifique et la balade sur les quais, devant les façades du XIXe s., est un moment inoubliable de nos vacances.

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Par curiosité nous nous dirigeons vers les ruelles de la vieille ville. Ses nombreuses boutiques sont autant d’occasions de faire du shopping.

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Découvrir le patrimoine de Saint-Martin, c’est aussi admirer l’Hôtel de Clerjotte, demeure de style gothique flamboyant datant du XVème siècle qui abrite aujourd’hui le Musée Ernest Cognacq. 

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L’illustre homme est natif de Saint-Martin,  fondateur de La Samaritaine et grand amateur d’art. 

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Nous passons devant l'église, construite sur les hauteurs du village, 19 m au plus au-dessus du niveau de la mer.

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Partiellement détruite, elle témoigne des multiples sévices que le temps ou les hommes lui ont infligé depuis sa construction au XVème siècle. Plusieurs fois remaniée, sa frêle et élégante silhouette, visible de la mer, se dresse toujours fièrement, bravant les siècles et les vents.

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La vue du clocher de l’Eglise : en haut de l’étroit escalier de bois, une vue panoramique à  couper le souffle, à 360° .

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C'est le plus joli de tous les ports des villages en ré, des cafés et brasseries juste en face pour faire une pause, puis se poser aux abords du port pour profiter du beau temps.

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Tout le monde sait que le grand air ouvre l'appétit et ce jour-là c'est à l'incontournable glacier de la "Marinière", que nous avons trouvé un endroit pour notre quatre heure. Il est d’ailleurs très réputé des vacanciers. Nous y découvrons un nombre conséquent de saveurs. Nous pouvons également y déguster de délicieuses gaufres et macarons.

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La place forte de Saint-Martin-de-Ré, semblable à une étoile vue du ciel, rayonna longtemps grâce à son statut de puissante place militaire, doublée d’un port actif.

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Si cette réputation s’est évanouie au fil des ans, la ville demeure une charmante cité, aux ruelles étroites et paisibles et à l’attrait touristique certain. Après cette bonne bouffée d'air venu du large, nous avons suivi la route qui nous mène jusqu'au petit village de Ars de Ré.

Suite : l'île de Ré (2)

 

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17 octobre 2017

Le "Puits de l'Enfer" : aux Sables d'Olonnes

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En prolongeant la plage des Sables d'Olonne, nous découvrons, sur la côte rocheuse vendéenne, le Puits d'Enfer, faille profonde dans la falaise, où la mer s'engouffre avec fracas à marée haute.DSC_6496

De cet endroit, étonnant, la vue est imprenable sur l’océan. C’est un lieu de promenade très fréquenté car cette faille, dans les rochers, perpendiculaire au front de mer, est impressionnante ! Elle a une longueur d'une cinquantaine de mètres pour une largeur maximale de trois mètres. Elle est profonde d'une dizaine de mètres.

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A marée haute, et les jours de tempêtes, les vagues s'y engouffrent avec fracas. La légende nous informe que durant les tempêtes, on y entend les cris d'un noyé ou les lamentations d'un marin damné. Les anciens prétendaient même que " tout ce qui tombe dans cette faille disparaît pour toujours ".

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Connaissez-vous les légendes du puits d’enfer ?

Le Puits d’Enfer doit aussi son pouvoir d’attraction aux légendes qui l’entourent. Elles rapportent que cette faille, serait la création du diable, pour engloutir un jeune imprudent qui voulait pactiser avec lui.

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On murmure aussi qu’elle serait née du choc d’une embarcation d’un pêcheur du pays et jetée là au cours d’une violente tempête. L’homme aurait été puni de ne pas avoir tenu sa promesse de mariage faite à sa fiancée. Depuis, la légende veut que l’on entende encore ses gémissements au fond du gouffre : le marin damné y implorerait le pardon de celle qu’il avait trahie !

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La légende du Puits d'Enfer laisse place à une réalité non moins tragique : un horrible meurtre défraie la chronique. À la fin des années 50, un groupe d'enfants en promenade, avec leur moniteur, découvre un corps et une malle flottant dans le Puits d'Enfer. Les autorités repêchent le corps et la malle. Le corps a les pieds et les mains liées et présente de nombreuses traces de coups et d’étranglement. 

DSC_6489Livre tiré de cette histoire macabre.

Le corps aurait appartenu à un riche rentier parisien, tué par sa gouvernante. Sans état d'âme, elle organise la disparition de son patron. Le funeste projet prend corps. Aidée d'un acolyte, elle assassine Robert Thélier pour toucher sa fortune.

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Depuis longtemps, le Puits d'Enfer désarçonne, trouble, inquiète.

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L'accès au Puits d'Enfer est fléché depuis le Château-d'Olonne. Il se trouve sur la corniche en bord de mer. Un parking est aménagé juste devant.

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Avec ses 3 ports : port de pêche, port de commerce et port de plaisance, les Sables d'Olonne est une ville ouverte  vers la mer.

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Haut lieu de la voile et de la plaisance et point de départ du mythique Vendée Globe, la station balnéaire vendéenne de Sables d’Olonnes est réputée pour sa plage de sable fin...

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...ses paysages pittoresques (dunes, marais, forêt d'Olonne), et son ensoleillement privilégié. 

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Elle possède un patrimoine balnéaire riche et varié, avec de belles villas balnéaires du XIXème et XXème, sur le front de mer. 

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On peut y voir de nombreux styles : chalet, art déco ou années 50.

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Erigé par les religieux de Sainte Croix de Talmont au cours du XIème siècle, le prieuré Saint Nicolas fut pillé pendant les guerres de Religion, restauré par Richelieu, transformé en fort, en corps de garde et poudrière de la fin du XVIIIème à la fin du XIXème. 

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Il a été entièrement rénové en 2004. 

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Dominant l’entrée du port et protégé par deux longues jetées édifiées au XVIIIème siècle, le prieuré flanqué de sept canons du XVIIIème offre une vue superbe sur la baie.

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Les canons font face à l'entrée du chenal du port des Sables d'olonne.

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A côté du Prieuré se trouve le Mémorial des Péris en mer, monument dédié aux disparus en mer.

suite : l'île de Ré.

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13 octobre 2017

Le Trou du Diable

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De Saint-Gilles-Croix-de-Vie au quartier de Sion de Saint-Hilaire-de-Riez, les rivages occidentaux et méridionaux d'une ancienne île sont encore visibles sur trois kilomètres environ. C'est ce qu'on nomme la Corniche vendéenne. 

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Nous y découvrons un superbe panorama, avec une vue imprenable sur la mer et une côte jalonnée de rochers sauvages, comme les Cinq Pineaux ou le Trou du Diable.

DSC_6432Les Cinq Pineaux.

Au fil des siècles, le bras de mer séparant le continent de cette ancienne île, nommée l’île de Rié a peu à peu été comblé par des dépôts marins.

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Les roches, feuilletées et plissées, sont composées de schistes micacés et de grès, veinés de lits de quartz blancs. Elles s’altèrent et se brisent aux moindres sollicitations, ce qui facilite l’érosion. La côte rocheuse a ainsi reculé de 10 mètres en 70 ans.

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Proche de Saint-Gilles-Croix-de-Vie existe un site naturel appelé le Trou du Diable, classé depuis 1926. 

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Avant de descendre sur le vieux port et de rejoindre le cœur de la cité, nous sommes partis à la rencontre de cette curiosité naturelle...

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....une grotte où les vagues s'engouffrent avec fracas à marée haute.

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Notre attention est totalement absorbée par le bruit des vagues autour de de ce site extraordinaire, par la simplicité et la perfection des coquillages qui vivent en fusion avec les rochers, et par le vent qui souffle au loin et change le paysage à chaque fois que je relève la tête...De vrais paysages, de cartes postales, qui nous invitent à la méditation, au rêve et à l'évasion !

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La légende veut que le diable ait donné un coup de talon à cet endroit de la falaise, dépité d’avoir perdu son marché avec saint Martin.

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Une autre version dit que le diable serait détenu dans cette grotte, surveillé par cinq moines. Cette cavité est également appelée marmite du diable car l’eau y bouillonne comme dans un chaudron et une arche de schiste, figurant l’anse, la surplombe.

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Cinq rochers majestueux et isolés sont visibles à l’extrémité des falaises de Sion, qui font face à l’océan. 

DSC_6431Les Cinq Pineaux.

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Ce sont les Cinq Pineaux (du celte pen signifiant « tête »). On les appelle également les cinq moines car ils surveilleraient le diable enfermé non loin de là…

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Entre les parfums de la végétation et l'éblouissement lié à la beauté des lieux, à la tombée de la nuit, la sensation de plénitude était totale...

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Il est impossible de séparer la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie de la mer, et on apprécie chaque endroit où l'on retrouve le bruit des vagues. Grandes plages et petites criques se côtoient dans une nature omniprésente

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J'aime beaucoup l'ambiance qui règne sur les quais d'un port de pêche.

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À chaque heure de la journée, il y a toujours quelque chose d'intéressant à observer : le cycle imperturbable des marées, les filets de pêche qui s'amoncellent, les casiers bien empilés...

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... ou bien encore le plumage argenté des goélands.

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Si seulement nous pouvions mettre en boîte les bienfaits d'une promenade au bord de la mer, je crois que ce serait le remède parfait aux longues journées d'hiver, à venir.

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Partir à la découverte du terroir vendéen, de sa lumière, de ses paysages, et de ses ambiances, fut un vrai plaisir ! 

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La Corniche Vendéenne nous offre un tel décor que chaque balade est une fête, chaque paysage est un cadeau d'une valeur inestimable, un remerciement silencieux au bonheur de vivre ces moments pleinement ! Ces tous les petits riens qui sont finalement un tout essentiel... 

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N'hésitez pas à nous laisser un petit mot, cela fait toujours plaisir ! A bientôt !

Suite : les Sables d'Olones.

 

 

 

 

 

 

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12 octobre 2017

L'île de Noirmoutier (2)

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L'île de Noirmoutier est une véritable invitation à une pause océane.

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 C'est la destination nature du littoral vendéen avec une diversité de paysages : des plages, des forêts, des marais et des dunes, une faune et une flore remarquable.  C'est une île préservée où le sel marque le paysage, où son mimosa fleurit au cœur de l'hiver et dont l'accès par le passage du Gois se découvre au fil des marées. Ce passage, d'une longueur de 4 km,  est une chaussée submersible située dans la baie de Bourgneuf, où elle relie l'île de Noirmoutier au continent. Il n'est praticable en voiture, à vélo, ou à pied, qu'à marée basse car il est recouvert à marée haute. 

passage-du-gois2Passage du Gois.

Dans la jolie ville authentique de Noirmoutier-en-l’île, la mer et la terre se confondent. Avec 5001 habitants en hiver et environ 50 000 habitants au plus fort de l’été, c’ est la commune la plus peuplée de l’île. La ville fut fondée au VIème siècle par le moine Saint Philbert. Ces ruelles se développent d’abord autour du monastère.

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Le coeur de ville, de Noirmoutier-en-l’île, s’ordonne autour de :

L’église Saint Philbert :

 

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Cet ancien monastère Bénédictin, de Hermoutier, fondé en 674,  donna le nom de Noirmoutier, du fait de la couleur des vêtements des moines ... Difficile d'imaginer, vue de l'extérieur, que l'église est si belle de l'intérieur, et si joliment décorée. 

 

 

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Superbe crypte mérovingienne, avec le tombeau de Saint Philibert. L'endroit, intime, donne envie de rester pour se recueillir, en admirant l'architecture des voûtes.

 

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Petite par ses dimensions, l'église offre néanmoins un intérêt pour la visite de sa crypte, ainsi que la curiosité offerte par le plafond en coque de bâteau. Une maquette de la frégate du Lieutenant Jacobsen est aussi présente.

 

DSC_6366Reproduction de la frégate.

 

Les métiers de la mer, comme dans toute île, y sont particulièrement présents depuis longtemps, laissant aussi leur empreinte dans la religion. 

- Château :

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Face au château, la place d’Armes est bordée d’hôtels particuliers, construits par les armateurs du 18ème siècle, qui ont fait fortune dans le commerce du sel.

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- La grande rue :

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- Les quais du Port :

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Commerces, artisanat, agriculture, ostréiculture et tourisme font vivre Noirmoutier-en-l’île toute l’année.

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Les maisons médiévales ont aujourd’hui laissé place aux maisons bourgeoises des marchands et aux maisons blanches aux volets bleus du quartier des pêcheurs. Elles sont typiques de l'île et donnent un charme intemporel aux rues que l'on parcourt.

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Du moyen âge, jusqu’ aux années 1930, le centre-ville était rythmé par le chargement et le déchargement des marchandises et du sel sur le port. 

Après cette bonne bouffée d'air venu du large, nous avons suivi la route qui mène jusqu'au port de l'Herbaudière, au nord ouest de l'île. Il faisait très beau ce jour-là et j'ai eu beaucoup de plaisir à contempler ce joli port.

- Le port de l'Herbaudière : est le principal port de pêche de l'île de Noirmoutier. Les bateaux colorent cet espace, lui donnent son âme véritable. 

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Chaque jour, une centaine de bateaux aux drapeaux multicolores déposent le long des quais les poissons et crustacés pêchés en mer. 

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A la criée, une grue décharge les caisses de poissons. Les pêcheurs trient le poisson suivant leurs espèces, leur grosseur et grandeur. Le port de Noirmoutier est le premier producteur de sole sur la côte atlantique. 

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On y trouve également d’autres poissons nobles ou crustacés (bars, seiches, rougets, crabes, araignées, homards…). Les poissons mis en caisse sont vendus aux professionnels et restaurateurs de l’Ile.

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-  La Guérinière : village ostréicole, maraîchin et de saulniers, coupe en sa partie la plus étroite l'île en deux. 

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Le bourg est protégé des vents d'hiver côté océan par un cordon de dunes qui au fil des siècles a recouvert les habitations se trouvant près des plages.

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Nous nous y sommes rendus, au retour, afin d'y voir les moulins, fièrement installés sur le haut des dunes. Ce sont des propriétés privées mais on peut les admirer par un chemin qui longe les habitations. De quoi se rendre compte de l'importance qu'avait la minoterie pour l'île autrefois. Déjà au XIIIe siècle, les moines installés sur l’île faisaient tourner un moulin. 

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Edifiés sous l'impulsion de St Philbert, au 7ème siècle, ils se servaient alors des marées comme force motrice. Ils seront remplacés par des moulins à vent, au XIIIème siècle. Au XVIIIe siècle, on en dénombrait 48. Même Louis XVI possèdait des moulins à Noirmoutier. Le dernier s'arrétera de fonctionner en 1950. 

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Une vingtaine de ces emblèmes restent encore disséminés dans l'île. Il faut dire que sur l’île, on produisait beaucoup de céréales. Ces moulins servaient à moudre les grains de blé,  afin de les transformer en farine. 

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Pourtant, les moulins jouèrent un rôle de liaison durant la guerre de Vendée. Les meuniers et leurs familles payèrent d’ailleurs un lourd tribut à la Guerre de Vendée. Les moulins servaient aussi de repère aux marins, un peu comme les phares. Les ailes des moulins leurs donnaient aussi une indication sur la vitesse et le sens du vent soufflant sur la côte. Par ailleurs, les voiles des bateaux de pêcheurs permettaient aux meuniers de prévoir un mauvais coup de vent et de régler les ailes des moulins en conséquence.

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A la Guérinière, un musée des traditions de l'île nous fait découvrir : les métiers, les activités, en particulier la saliculture et les modes de vie des insulaires au début du 20ème siècle

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La grande bleue n'est jamais loin, elle nous appelle au son de ses vagues. Les mouettes jouent le rappel et nous donnent envie de prendre le large. 

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Au sud les paysages de terres basses et de polders évoquent la Hollande. Plus au nord, chênes verts, mimosas, fleurissant en février, pins maritimes, et les criques abritées par des falaises de rochers, dont certaines comptent près de 30 mètres de hauteur, nous rappellent la mer Méditerranée. Tout, sur l'île, n'est que volupté, de quoi finir royalement ce tour de l'île. Et ce n'est pas le paysage environnant qui va nous faire dire le contraire.

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Ces paysages de Vendée sont tellement variés que tout le monde y trouve son compte ! Côte sauvage, campagne, villes d'art et d'histoire, cités de caractère ou petits ports... À découvrir sans modération !

Suite : St Gilles Croix de Vie 

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10 octobre 2017

L'île de Noirmoutier : marais salants

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Surnomée l'île aux mimosas, grâce à un microclimat exceptionnel, l'île de Noirmoutier, en Vendée, est un paradis balnéaire pour les amoureux de nature : marais salants bleutés, recouvrant le tiers de l'île, dunes de sable, balayées par les vents, sous-bois parfumés des senteurs de chênes verts, d'arbousiers et de pins maritimes...

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Nombreuses sont les pêcheries que nous rencontrons sur notre route, avant d'arriver à l'île de Noirmoutier. Ce sont des sortes de constructions,  complexes, où le filet de pêche est monté sur une passerelle de bois, sur pilotis, reliée à la côte par un ponton, qui supporte également une cabane de pêcheur

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Les pêcheries sont ces cabanes en bois, dotées d'un grand filet de pêche le carrelet, suspendu à un mat, qui est généralement descendu et remonté grâce à un treuil. Elles intriguent et fascinent les touristes et se fondent dans le paysage pour notre plus grand plaisir ! 

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Cette activité, traditionnelle, est depuis les années 1950 largement vouée à disparaître, avec la modernisation de la pêche et l'apparition d'autres productions telles que la culture des huîtres et des moules. 

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Deux accès permettent de rejoindre l'Ile. En voiture : le pont (gratuit), rattaché au continent depuis 1971, et le fameux passage du Gois, chaussée submersible de plus de 4 km. Il fut longtemps la seule voie, à marée basse,  reliant l'île au continent.

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Nous empreinterons le fameux pont pour arriver sur l'île, cette étendue artificielle de terre gagnée sur l'eau. Les 2/3 de l'île sont situés en-dessous du niveau de l'Océan, pour une superficie d'environ 50 km2. Elle ne culmine, par ses dunes, qu'à 26 m au-dessus de la mer.

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Entre terre et mer, l'île de Noirmoutier nous offre des produits de qualité avec : ses huîtres et coquillages, ses pommes de terre, ses poissons, ses crustacés et son sel naturel.

DSC_6346Ramassage de coquillages, tôt le matin.

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On peut voir, sur l'île, de nombreux chemins cyclables, traversant ce labyrinthe, entre la Guérinière et Noirmoutier-en-l’Ile. Les marais salants occupent une vaste partie du nord de l’île.  Nous nous arrêterons à plusieurs reprises pour regarder les sauniers à l’œuvre.

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La taille réduite des marais salants de Vendée et le climat océanique n'ont pas permis une industrialisation comme ceux de la côte méditerranéenne. Ce sont, en général, des petites  exploitations de type artisanales.

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Les marais salants sont de vastes évaporateurs horizontaux, qui dépendent de la météo et de la gestion de la marée. Les salines sont compartimentées pour concentrer l'eau de mer. 

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Sous l'action conjuguée du soleil et du vent, les salines circulent  grâce à des systèmes de dénivellation successifs, sur des grands bassins à damiers, de moins en moins profonds, jusqu'à des bassins de récolte.

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Les travailleurs du sel qui récoltent le sel des marais salants sont appelés des : Saliculteurs, Paludiers ou Sauniers, selon les régions situées au nord, ou au sud de la Loire.

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Principalement situés sur la presqu'île de Guérande et les îles de Noirmoutier, de Ré, d'Oléron et Madame, chaque bassin de production salicole possède ses propres méthodes de récolte. 

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Ici dans l’île de Noirmoutier, au sud de la Loire, on appelle les récoltants de sel des Sauniers, ces professionnels qui troquaient le sel d’une saunerie, récoltée autrefois sous l’action du vent et du soleil.

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Par contre, au nord de la Loire, sur la presqu’île guérandaise,  on les appelle des Paludiers ; Palud signifiant marais en vieux français.

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La récolte de "l'or blanc pur," qu'est la fleur de sel, se fait de juin à septembre. Elle est cueillie en surface des oeillets, au goût caractéristique de violette et le gros sel, aux oligo-éléments cristallisé, dans le fond de ces mêmes oeillets.DSC_6402

Dans les bassins, les différents taux de sel donnent des couleurs très variées à l’eau.

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A l'automne une fois le roulage du gros sel terminé, il est acheminé vers les bâtiments qui abritent la récolte. La coopérative qui regroupe près d’une centaine d’adhérents, soit 90% des producteurs de l’île. Le long des routes, nous pouvons voir de nombreux points de vente, avec des visites organisées. 

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Ces Sauniers, de l’île de Noirmoutier, mettent en vente leurs produits, dans des petites cabanes, au milieu des marais salants, dans le respect des traditions et de la qualité.

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Les salines sont des endroits fragiles qui se dégradent rapidement. Durant l’hiver, la vase s'est déposée et des algues se sont développées.

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Toutes ces dégradations impliquent un entretien annuel de la saline. C’est pourquoi, en début d’hiver, le Saunier doit chausser ses bottes et prendre sa pelle  pour commencer les travaux. 

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Il doit entretenir les vasières, faire le curage des canaux, des digues et des bassins de la saline...

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Offrant des étendues vastes et calmes entourées de roselières, dans les zones moins salines, les marais salants constituent d'excellentes cachettes pour la nidification, avec une nourriture variée de poissons, de batraciens, d'insectes aquatiques, de crustacés, de mollusques, de vers, de larves. Ils offrent un véritable garde-manger à plus de 200 espèces d'oiseaux migrateurs ou hivernants.

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Tous les ans, ce sont près de 50 000 oiseaux qui font une pause sur l’île : mouettes, goélands, faucon crécerelle, busard, oie bernache, etc… Avis aux amateurs de photo animalière.

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Les difficultés de vente du sel marin, dès le XIXème siècle, entraînant le déclin des marais salants, les agriculteurs de la mer, obligés de se diversifier, vont récupérer les bassins devenus obsolètes pour la culture des huîtres ce qui va marquer le début de l’histoire moderne de l'ostréiculture. Les huîtres sont alors récoltées que sur des bancs rocheux.

DSC_6353Producteur d'huîtres et vente directe au consommateur.

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Le sel fut longtemps la plus grande richesse de l'île, toutefois l'arrivée du pont, facilitant les communications avec le continent, a favorisé un important essor touristique devenant un haut lieu du tourisme vendéen.

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Cela a provoqué aussi la fuite des jeunes de l’île qui ne trouvent plus, malheureusement, aucun logement à des prix abordables.

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 Suite : Noirmoutier-en-l’Ile

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07 octobre 2017

Pornic : joyau de la côte de Jade

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Pornic, petite station balnéaire touristique, joyau de la Côte de Jade, nous a ravi les sens, par la beauté de son site ! Je vous offre, aujourd'hui, cette belle balade en images et les souvenirs d'une agréable journée dans le sud de la Bretagne.

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Au cœur du magnifique littoral nantais, (à 1 h de Nantes), nous succomberons à cette petite cité de caractère et à sa belle côte sauvage. Cette ville, de la façade atlantique, est appréciée pour son cadre de vie, son château et son vieux port. Pendant la belle saison, les Nantais et les touristes investissent les lieux. 

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Nous décidons de larguer les amarres dans ce joli port, où les vaguent jouent avec le vent.            

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Fréquentée dès l’Antiquité, Pornic fut tout d’abord un port de pêche, un repaire de corsaires, puis un port de commerce.

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Le port abrite toujours une vingtaine de chalutiers, mais est devenu un important port de plaisance, où s’amarrent aussi des voiliers traditionnels. 

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Il est même possible de faire une croisière sur un vieux gréement.

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En longeant les quais et ses terrasses, une promenade nous permet de rejoindre le château, élevé au 13e siècle, qui domine le bourg médiéval.

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 Le château de Pornic, est connu sous le nom du « château de Barbe Bleue ». Au XVème siècle, le tristement célèbre Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d’Arc, en fût le propriétaire. Malheureusement, le château ne se visite pas car il est privé.

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Baigné d’un côté par la mer, il est construit sur un site défensif. Il était autrefois entouré d’eau, des deux côtés, et protégeait l’entrée de Pornic. Au XVIIIe siècle, le château est la propriété du Marquis de Brie Serrant, mais à la Révolution française ses biens sont confisqués, et le château tombe en ruine.

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Dans le centre-ville, escaliers et ruelles s’insinuent entre les maisons de pêcheurs. Déambuler d'une rue à l'autre et contempler ces maisons anciennes, suffisaient pour satisfaire pleinement notre envie d'ailleurs. 

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Parfois délaissé par les touristes de passage, c’est pourtant dans le centre que nous avons trouvé de nombreuses boutiques et un des incontournables : l’église Saint-Gilles. 

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C’est vers le milieu du VIIe siècle, à Athènes, que naît Saint Gilles. S’illustrant par des miracles, mais fuyant la renommée, il quitte sa patrie et s’installe en Provence. Saint-Gilles est invoqué comme protecteur des gens de mer, des cultivateurs et des bergers.

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Dans le centre historique, nous assistons à de nombreux spectacles de musique, pour le plus grand plaisir des visiteurs !

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Nous sommes séduits par les artisans et leurs productions. 

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Nous ne pourrons résister à une bonne glace,à la Fraiseraie, délicieuse institution locale et à la visite d’une brasserie artisanale. Rien de tel pour aiguiser notre appétit, lors de cette balade gourmande ! 

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Ensuite nous prenons le sentier côtier qui regagne le nouveau port, pour retrouver l’esprit marin des lieux.

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Que le temps soit clair ou que le ciel soit complètement couvert, rien à faire, chaque moment passé en bordure d'un petit port de pêche, est toujours synonyme de dépaysement.

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Le port est bordé par de somptueuses villas balnéaires, datant du XIXe siècle, lors de la mode des bains de mer. 

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Il attire un nombre important de visiteurs venus apprécier les paysages marins, la côte rocheuse sauvage, et les plages. Les villas-chalets ont résisté au temps et apparaissent, encore, dans toute leur splendeur. 

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En retournant à notre parking, au soir, nous admirerons d'étonnantes pêcheries, sur notre passageAvant 1900, les pêcheurs de la région se servaient d’un carrelet (filet) suspendu à de longues perches, démontable et portable.

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La pratique de cette technique se développe laissant place aux pêcheries. Au départ, les premières pêcheries de la Côte de Jade étaient dépourvues de cabanes. Aujourd’hui, la construction d’une passerelle facilite leur accès à marée haute. La pêche au carrelet permet de remonter dans son filet : éperlans, plies ou carrelets, soles, bars…

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De l’autre côté de la rade, le sentier qui s’avance, en corniche, vers de charmantes criques, a gardé son aspect authentique.

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Faire un petit séjour à Pornic , c'est suspendre le temps, c'est prendre vraiment du plaisir devant ce site incroysable !

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Ce petit port bénéficie d'une luminosité magnifique et la balade sur les quais, à la tombée de la nuit, devant les belles demeures, du XIXe siècle, est un moment inoubliable de nos vacances.

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Assister à un coucher de soleil, est toujours un magnifique à voir ! Les derniers rayons de cette journée d'hiver ont sublimé les façades des maisons de pêcheurs, la lumière était presque irréelle. 

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Pour conclure : Un village pêcheur, très typique, que je vous conseille fortement, lors de votre passage dans la Loire Atlantique !  

Suite : l'île de Noirmoutier.

 

 

 

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05 octobre 2017

La Mayenne : à l'heure bleue

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Un soir d'été,  nous avons eu la chance de pouvoir prendre en photos la Mayenne, au moment de « l’heure bleue ».

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C’est la période entre le jour et la nuit où le ciel se remplit presque entièrement d'un bleu plus foncé que le bleu ciel du jour, que l'on appelle aussi « entre chien et loup ».

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Le soleil s’est couché, mais la nuit pourtant n’est pas encore tombée.

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L’heure bleue apparaît même quand il n’y a pas de soleil. C’est au printemps et à l’automne qu’elle est la plus belle. La période optimale pour la photographier dure à peine trente minutes, il faut faire vite !

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En été, cette heure est réputée la meilleure pour sentir les parfums des fleurs. C'est, aussi, aux premiers instants de « l'heure bleue » que l'ensemble des oiseaux se met à chanter.

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Traversant le département de part en part, la Mayenne fut longtemps l’axe économique le plus important du territoire.

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Déjà fréquenté sous Charlemagne, la navigation s’est poursuivie jusqu‘au milieu du XXème siècle, dans le sillage des péniches qui remontaient le cours, faisant le commerce du bois, de l’huile ou de sable de la Loire et le descendant en transportant du cidre, des céréales ou les toiles de lin ou chanvre.

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C’est ainsi que tout naturellement les hommes se sont installés au bord de l’eau en bâtissant les villes principales de la Mayenne : Laval, Mayenne et Château-Gontier.

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Après une courte durée de désaffection, la Mayenne a retrouvé une seconde vie grâce au tourisme fluvial et à la transformation du chemin de halage en chemin de randonnée.

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Jadis les embarcations tirées par des chevaux ou des hommes, depuis le chemin bordant la rivière, remontaient le cours d'eau "à la halée". Ainsi a été façonné au fil des ans, le chemin de halage de la Mayenne. Le chemin de halage est une des plus belles voies vertes de France : 85 km d’un itinéraire de randonnée en toute sécurité, ouvert à tous les randonneurs non-motorisés.

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Le chemin de halage est ponctué de panneaux explicatifs qui présentent l’histoire de la navigation, le patrimoine bâti, ainsi que la faune, la flore.

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Certaines espèces sont uniques et protégées :
- L'iris jaune, le frêne et l'aulne glutineux ...
- La rainette, la couleuvre et la grenouille ...

Si vous passez par la région des châteaux de la Loire, venez faire une petite pause bienfaisante au bord de la Mayenne, le dépaysement garanti !

N'hésitez pas à nous laisser un petit mot, cela fait toujours plaisir ! A bientôt !

Suite : Angers

 

 

 

 

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Chevaux de la Loire

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Nous avons rencontré, lors de nos randonnées en Anjou, des chevaux vivant proche du rivage de la Loire. Ce milieu de vie se rapproche, le plus possible, du cadre naturel des chevaux.

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Nous nous arrêtons, quelques instants, pour admirer leur grace. Au départ, ils nous regardent un peu étonnés, et peureux, ne semblant pas voir souvent des êtres humains. Nous voyons leurs muscles qui tressaillent sous leur  peau, et entendons leur respiration haletante.

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Ils sont conscients de notre présence, mais n’osent s’approcher. Nous nous avançons  lentement vers eux jusqu’à sentir leur odeur et leur tension palpable. 

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Le plus odacieux du groupe ose s'approcher de nous, les autres resteront en arrière-plan. Nous ne bougeons plus, et attendons sa réaction. Le cheval se calme peu à peu, et se détend progressivement. 

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En le touchant d'une main réconfortante, il se sent plus rassuré. Il commence à s’habituer à notre présence et vient poser son naseau sur notre main. Ce sont des animaux paisibles et silencieux, il faut les approcher dans le calme, pour ne pas les perturber.

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Mieux vaut éviter de nourrir des chevaux, dans la nature. Le pain ne serait pas très digeste, et pourrait être source de ballonnements. Certaines herbes peuvent, aussi, être très mauvaises pour eux, voir même toxiques.

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Comme ici, les chevaux ont besoin de se déplacer et de vivre au milieu de leurs congénères.

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Ils ont des abris, en libre accès, de l'herbe à volonté, du foin, et de l’eau bien sûr. Ils ont également accès aux haies, aux ronces, aux arbustes : leur pâturage, juste au-dessus de la Loire, ne ressemblent pas à un terrain de golf. Ils ne dépendent pas de l’homme pour leur vie quotidienne.

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Ils vivent en groupe d’âges variés : vielles juments, juments et hongres adultes, jeunes chevaux. L’éducation des jeunes est faite par les plus âgés.

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Les chevaux sont des êtres sensibles, dotés d’intelligence et  doivent être respectés en tant que tels. 

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En poursuivant notre route le long de la Loire, nous rencontrons ce sublime château.

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Dans ce vaste monde, où pourrait-on trouver 
quelqu’un qui soit noble mais sans orgueil, 
amical sans être envieux, beau sans vanité ? 
Ici, se retrouvent liés la grâce et la puissance musculaire, la force et la gentillesse. 
Le cheval sert sans être servile, 
il a combattu sans animosité. 
Rien n’est plus puissant et moins violent, 
plus rapide et plus patient. 
Ronald Duncan « To the Horse »

Suite : la Mayenne

 

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04 octobre 2017

Saumur : le château du roi René

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Nous poursuivons notre route vers notre destination tant attendue : Saumur.

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Située entre Angers et Tours, cette ville d’art et d’histoire, nous réserve bien des surprises : un château de princesse à son sommet, un pont chevauchant une Loire idyllique, des maisons habillées de tuffeau, et des cavaliers émérites. Saumur a tout du décor de cape et d’épée.

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Depuis des siècles, Saumur respire au rythme de son château qui semble surveiller les méandres de la Loire.

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Visible à des kilomètres à la ronde, sur son piton rocheux, cette forteresse, dont la construction débuta en 962, nous dévoile un panorama à couper le souffle.

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Emblème de la ville de Saumur que le château domine, la tour-maîtresse de la demeure est entourée de quatre tours rondes reliées par des courtines. 

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Ce château fut perché en hauteur pour pouvoir se préserver et voir de très loin les ennemis, arrivant autant part la voie terrestre que par la voie fluviale. 

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Il est à l’image des châteaux de nos livres d’histoires et de nos contes de fées. Château-palais des Ducs d’Anjou aux XIVe et XVe siècles, le Château de Saumur, dans lequel a résidé le Roi René, est le dernier exemple des palais princiers érigés par la dynastie des Valois.

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Ancienne forteresse militaire, elle fut transformée en palais et résidence de plaisance, par les Ducs d’Anjou. Elle a été autrefois une prison redoutable capable de recevoir des centaines de retenus, puis servit de dépôt d’armes et de munitions.

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Elle est racheté par la Ville, en 1906, pour abriter le musée municipal, aujourd’hui Musée de France.  

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Nous découvrons les riches collections, réparties dans les anciens appartements des ducs d'Anjou et dans l'abbatiale, au sein d'une muséographie didactique.

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Au 1er étage du monument, nous pouvons admirer la section Arts décoratifs :

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Meubles, tapisseries...

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...statues et céramiques du XIVe au XVIIIe siècle y sont exposés.

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Dans les salles souterraines nous découvrons   "Le sablier de lumière", création artistique, avec effets spéciaux de sons et de lumières. 

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 Dans la salle de l’abbatiale, l’histoire du harnachement est retracée au travers d’une exposition de selles, mors et étriers de l’Antiquité au XXe siècle.

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La terrasse du château offre un panorama exceptionnel sur le fleuve et la ville.

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Tout droit sorti d’une enluminure médiévale, le château de Saumur est devenu un lieu de repos et de tranquillité en Touraine.

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Il incarne le château fort tel que nous le concevons, où l’on croise de nombreux cyclistes parcourant la Loire à vélo.

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Pour conclure : Le château surplombe la ville, ce qui le met plutôt en valeur. Il est bien préservé, même si la rénovation est encore en cours. La visite n'a rien d'exceptionnel, hormis le panorama sublime sur la Loire et la ville qui en vaut la peine !

Prix des billets : 6 €

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Difficile de ne pas être attiré par l’histoire de cette ville, où s’invite depuis deux siècles le Cadre noir, fleuron de l’équitation française. Dans ce site prestigieux, le visiteur apprend l'histoire du Cadre Noir, de l'Ecole Nationale d'Equitation, son fonctionnement et de ses infrastructures (écuries, grand manège, sellerie, maréchalerie...). 

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Suite : Angers.

 

 

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02 octobre 2017

Montreuil-Bellay : un trésor bien caché

 

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Bâtie autour de son château, nous découvrons la cité fortifiée de Montreuil-Bellay à travers un circuit piétonnier balisé : richesses architecturales et ambiances médiévales garanties ! 

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On distingue de très loin l'ensemble massif et pourtant finement ciselé, de l'un des plus beaux châteaux du Val de Loire.

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Ses longs et hétérogènes remparts enferment à la fois la belle collégiale et les différentes époques d'édification de la citadelle.

jardinsLa collégiale et les jardins.

Montreuil-Bellay, au cœur de la vallée des rois, est reconnue parmi : les Plus Beaux Détours de France, Petite Cité de Caractère et Station Verte.

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Tourelles, donjons et remparts donnent un attrait immédiat aux paysages d’Anjou. Pas de doute, vous êtes bien en Val de Loire, au pays des châteaux de la Loire

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Surplombant la vallée de Thouet, le château de Montreuil-Bellay allie le style médiéval  à celui de la Renaissance (logis des chanoines, château neuf). 

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Construit au temps de Hugues Capet par un fidèle du roi, Foulque Nerra, comte d'Anjou, le château de Montreuil-Bellay a vu l'histoire défiler à ses pieds.

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Il a traversé la guerre de Cent Ans, plusieurs sièges successifs, les guerres de Religion, la Révolution française (il fut alors une prison pour femmes monarchistes), la Première Guerre mondiale (pendant laquelle son propriétaire, Georges de Grandmaison, le transforma en hôpital). 

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Ses murailles et sa barbacane du XVème siècle enserrent aujourd’hui plusieurs châteaux : le Châtelet ou Château Vieux (construit vers 1420)...

le chateletLe chatelet.

...le logis des chanoines (1460-1470) et le Château Neuf (1485-1505) bâti à la renaissance.

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Dans l’enceinte du Château se dresse l’église paroissiale Notre-Dame (à droite du Château), ancienne chapelle collégiale du Château (1472-1484). 

DSC_5934L'ancienne chapelle collégiale.

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La collégiale fut donnée à la paroisse en 1810, suite à la désaffectation de l’église Saint-Pierre menaçant de tomber en ruine.

DSC_5960Collégiale Notre-Dame.

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En 1863, Mme de Grandmaison fit construire un pont au-dessus des douves pour donner un accès direct à l’église (sans passer par la cour du Château)

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Il reste 650 mètres de remparts, avec chemin de ronde, 13 tours de défense, barbacanes, douves, et échauguettes qui ceinturaient le château.

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A l'intérieur : fresque monumentale, escaliers,  chambres, salle à manger, salon de musique meublés, et cuisine médiévale, laquelle était capable d’accueillir 300 soldats, à l’époque. La voûte carbonisée par le feu, les casseroles en cuivre accrochées au mur, les immenses cheminées… On imagine aisément les soldats festoyant autour d’un banquet.

cuisines latérales du XVe sCuisine médiévale

Ce château est encore habité par la famille de Grandmaison (quatrième génération). C'est pourquoi peu de pièces sont accessibles au public, et il est interdit de photographier. Les quelques photos de l'intérieur du château, que vous allez voir viennent du site officiel du Château.

grand salonGrand salon.

Particularité : le château possède plusieurs hectares de vigne et l'on y vend le vin de la propriété. Nous avons pu y déguster du saumur rouge ou blanc, du cabernet-d'anjou et du crémant de Loire.

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 Petit plaisir gastronomique après la visite culturelle.

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Ouvert du 1er avril au 5 novembre. 
Adulte : 11 €. Enfant (de 6 à 14 ans) : 6,50 € 

DSC_5957Vallée de Thouet.

Si vous passez par la région des châteaux de la Loire, une visite s’impose !

N'hésitez pas à nous laisser un petit mot, cela fait toujours plaisir ! A bientôt !

 

30 septembre 2017

Couleurs d'automne

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Le mois de Septembre se termine bientôt, et l'automne est de plus en plus proche... c'est aussi la période de l'été indien. Cette période de l'année est fantastique, où pendant quelques jours nous avons l'impression d'être de nouveau en été, malgré le changement de couleurs de la nature.

DSC_4135Aurel, près de Sault.

L’été indien est magique car on ne sait jamais combien de temps cela va durer : parfois 7 jours, parfois 3 semaines…c'est la surprise, d'où l'importance d'en profiter à fond !

DSC_4125Aurel, près de Sault.

J’adore l'automne c'est vraiment l'une des plus belles, d'entre les quatre, avec ses  couleurs chaudes, qui changent au fur et à mesure de la journée, ses paysages de carte postale, à couper le souffle, et ses températures adoucies, encore bien agréables !

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C’est le moment rêvé pour profiter au maximum des derniers rayons de soleil : fraîcheur au matin et au soir et soleil la journée...le top ! 

DSC_3298La Sorgue.

Cette arrière-saison, moment où la forêt va se parer de merveilleuses couleurs, dégage des odeurs que j'aime beaucoup : parfum des sous-bois d'humus, de champignons, de feuilles mortes...

DSC_3950La Roque sur Cèze. 

On peut y ramasser des châtaignes et des noix, ce qui nous permet d'être plus proches de la nature. Les champignons vont commencer aussi à sortir, de belles balades en forêt en perspective !

DSC_4136Aurel, près de Sault.

La météo étant encore clémente, c'est le moment d'aller à la cueillette des pommes.  C’est peut-être, aussi, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur notre environnement, pour y découvrir sa faune et sa flore. 

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Les gorges de la Nesque.

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Les photos, avec le soleil de fin septembre, sont particulièrement romantiques. Pas besoin de filtres pour capter des effets naturels de lumière, une balade en forêt devient magique. En plus cela fait du bien au moral de se promener au soleil ! 

DSC_4415Fontaine de Vaucluse.

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C'est une belle période de transition, où il faut à la fois profiter des belles couleurs de la nature, mais aussi préparer le jardin de l'hiver qui arrive, en le protégeant de ce qui pourrait s'abîmer par le froid, en taillant les haies, les rosiers, les fleurs fanées... 

DSC_4313Notre jardin.

DSC_4327 Notre jardin.

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C’est, aussi, la bonne période  pour voyager, ou partir en vacances à la mer, loin des foules de juillet août, histoire de reprendre des forces et se charger, pour l'hiver, en vitamine D. Des plages pour nous tout seul... les vacanciers étant repartis, c'est l'occasion de faire de longues promenades, au bord de l'eau, au calme. L'on peut redécouvrir les joies simples, en se baignant jusqu'au mois d'octobre, sans être les uns sur les autres. Là au moins on peut se ressourcer et ainsi démarrer les futurs frimas de l'hiver, en pleine forme ! 

DSC_3981Le Mont Ventoux, en fond de décor.

C’est aussi la période rêvée pour prendre, par exemple, une semaine tranquille dans un petit chalet, au bord d’un lac, avec un bon livre, auprès d’un bon feu de cheminée, pour profiter au maximum de la nature, de la tranquillité des lieux et ne rien faire pendant quelques jours.  

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L’été indien c’est le moment où l’on profite encore des journées ensoleillées et où l’on ressort les décorations d'Halloween, pour le plaisir des petits et des grands, ainsi que pour de beaux souvenirs !

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On adore souvent l’automne car elle nous rappelle nos souvenirs d’enfance, lorsque nous ramassions, dans les sous-bois, des feuilles mortes, fraîchement accumulées, pour les coller, ensuite, dans un herbier, ou encore, plus marrant, pour shooter dedans. Cela amuse beaucoup les enfants, en général ! 

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Pour conclure : toutes les saisons sont belles !
J'aime l'automne pour ses couleurs, l'hiver pour la neige et les bons feux de cheminée, le printemps pour voir la vie s'épanouir et l'été pour le soleil et les barbecues entre amis ou famille ! 

 

 

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28 septembre 2017

Brézé : un château sous le château

Cela faisait des années que nous voulions nous rendre au château de Brézé, dans le Maine et Loire (49). Voir « un château sous un château » éveillait notre curiosité. C'est donc chose faite cet été. Nous découvrons deux châteaux à Brézé : un souterrain : médiéval, et un « de surface » : Renaissance. 

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Sous les bâtiments de surface, du château de Brézé, dont une partie est habitée par le descendant direct de Colbert, se dissimule la plus étonnante et importante forteresse souterraine d'Europe, datant du 16ème siècle.

souterrain_brezePlan des souterrains sous le château

On y trouve l’ancienne demeure seigneuriale fortifiée dite «Roche de Brézé» et son insolite réseau de cavités et tunnels creusés au fil du temps dans son sous-sol, creusé dans la pierre de tuffeau

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On ignore son époque de creusement, toutefois elle est vraisemblablement antérieure à 1063. Ce réseau servait à abriter et à protéger hommes et animaux. En périodes de troubles : invasions vikings, épidémies, intempéries, pillages, guerres de religion, les habitants de l’Anjou ont cherché refuge sous terre dès le IXe  siècle. Le Saumurois compte à lui seul 14 000 cavités souterraines. 

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Nombres de souterrains aménagés ne sont plus accessibles de nos jours, ce qui rend l’état de conservation de la « Roche de Brézé » d’autant plus remarquable.

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Curieusement, ces premiers habitants de Brézé, à 10 kilomètres au sud de Saumur, se sentaient plus en sécurité dans les profondeurs calcaires qu'en surface, en dépit d'une température constante à 12°.

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Cet habitat disposait de systèmes défensifs, beaucoup plus efficaces pour faire face aux menaces des envahisseurs, que ceux des châteaux de surface. 

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Le labyrinthe, souterrain de 10 kilomètres, à une dizaine de mètres sous la roche, a précédé de plusieurs siècles le château de la Renaissance qui s'y superpose encore aujourd'hui. Pour l'instant, seulement un dixième du réseau est accessible au public, soit 1 km, que nous avons parcouru à pied. 

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Longtemps considéré comme de « vulgaires caves », le réseau a été ouvert à la visite en 2000 par son propriétaire Jean de Colbert, descendant des marquis de Deux-Brézé et du célèbre contrôleur général des finances de Louis XIV.

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Cette forteresse souterraine a suscité un regain d'intérêt touristique pour le site qui accueille désormais 60.000 visiteurs par an. Elle présente une architecture « en trèfle » unique au monde. En son centre, on trouve un puits de lumière carré, autour duquel sont disposées trois pièces. Au Moyen Âge, la lumière et l’air se diffusaient de ce puits central vers l’habitat, par d’ingénieuses fenêtres-meurtrières. Il était impossible d’enfumer les lieux, le puits faisant office de conduit de cheminée.

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Dans la première pièce, cinq silos à grain sont creusés dans les parois de tuffeau. Ils étaient fermés hermétiquement par des portes de bois. Leur taille témoigne de la richesse et de la puissance des premiers occupants. En effet, ils auraient pu nourrir de 15 à 20 personnes pendant un an. Ils permettaient également, en cas de destruction des récoltes, de replanter les cultures l’année suivante. 

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Brézé présente aussi la particularité de ses douves sèches, larges de 10 mètres et d'une profondeur de 18 mètres, sans équivalent en Europe. Contrairement à une idée très répandue, ces douves n’ont jamais contenu d’eau. Une immersion complète aurait rendu toute vie impossible au cœur des souterrains, tout comme dans les parois périphériques des douves.

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De fait, en ajoutant cette hauteur et celle du château, les toits culminent à 48 mètres, dépassant par exemple la taille du château de Saumur, déjà haut perché.

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Un pilier porte une passerelle surplombant ce canyon, lequel fait un tour complet du château. Le système défensif est complété par un pont-levis souterrain, à contrepoids, protégeant l’accès à la grande galerie depuis les douves.

DSC_5878Le pont levis du château

Ces douves sont percées de part et d'autre comme un gruyère. Côté intérieur, des trouées solidement fortifiées donnent accès au sous-sol du château. Un chemin de ronde souterrain et des meurtrières sophistiquées, datant de la fin du Moyen Age, permettaient un tir  sur l'assaillant qui s'aventurait au fond de cette gorge.

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On trouve dans les souterrains des couloirs coudés, pour contenir l'ennemi, l'empreinte de silos de grande capacité, mais aussi de mangeoires témoignant de la présence d'animaux, y compris des bovins et des chevaux, servant aussi de chauffage d'appoint.

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Dans cet énorme bloc de tuffeau, qui constitue la forteresse souterraine, nous  découvrons une boulangerie, avec fours à pains. Les fours de l'ancienne cuisine troglodytique, sont souvent rallumés pour la cuisson de pain et de « foué », cette petite galette locale.

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Dans les châteaux, les cuisines furent souvent éloignées des bâtiments principaux pour éviter les risques d’incendie. C’est le cas de cette cuisine troglodytique, la plus grande connue en France. Elle a été refaite au XVIe siècle, comme en témoigne la façade avec ses fenêtres géminées, destinées à évacuer les buées et les fumées. La cheminée monumentale, elle aussi du XVIe siècle, était autrefois équipée de crémaillères permettant de cuire toutes sortes d’aliments. Elle accueille trois fours.

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La niche, creusée en hauteur, en face de la cheminée, était la chambre du boulanger. Il y accédait par un étroit escalier monolithique. Cette installation lui permettait de se reposer tout en surveillant le tirage des fours et la réserve.

DSC_5858La chambre du boulanger.

L’escalier situé à droite de la cheminée mène au-dessus des fours à la pièce chaude. Son sol, pavé de tomettes, chauffait lorsque les fours étaient allumés. Ainsi la pâte à pain, posée sur les tomettes, levait plus rapidement. On y conservait aussi le levain sur les grosses étagères monolithiques, à l’écart de la chaleur du sol.Derrière la porte menant à la pièce chaude, on trouve enfin un potager à trois réchauds du XIXe siècle, une sorte de cuisinière qui fonctionnait à l’aide des braises du grand foyer.

DSC_5867La pièce chaude.

Les habitants du village auraient été autorisés à cuire leur pain dans le fournil souterrain en dédommagement des ravages provoqués aux cultures par les innombrables pigeons vivant dans la fuye du domaine. Il a également servi durant la Deuxième Guerre mondiale.

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Dans la face extérieure du fossé, d'immenses cavités ont été creusées. Comme dans toute la région et jusqu'au XIXe, ces grottes étaient des carrières de tuffeau. Elles sont nombreuses à Brézé. Du XVe au XIXe siècle, le tuffeau a été le principal matériau de construction en Anjou. Selon sa couleur et sa qualité, il servait à la construction de bâtiments nobles (églises, châteaux…) ou d’habitations traditionnelles. De nos jours, il est surtout extrait pour la restauration.  

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La salle des pressoirs : Du XVe siècle à 1976, d'anciennes cavernes servirent de chais et de caves à vin. Brézé, c’est aussi une longue tradition viticole, le vin du château de Brézé est connu depuis le Moyen Âge. 

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Le cépage « chenin blanc » était déjà implanté à Brézé en l’an 845, mais c’est au XVe siècle que le domaine devient connu pour son vin blanc, dont le roi René d’Anjou, lui-même, vantait les mérites. 

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Plus tard, et particulièrement au XVIIe siècle, les vins du domaine connurent les faveurs des rois des plus grandes cours européennes. La chute de la monarchie, au XVIIIe siècle, fit tomber le domaine dans l’oubli. Puis, en 1910, le vignoble dut être entièrement reconstitué suite à la crise du phylloxéra qui détruisit le vignoble français.

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C’est alors que jusqu'à la fin du XXe siècle, la production de vin est installée dans ces souterrains. Cette salle des pressoirs est l’une des plus grandes de France. On y a pressé le raisin depuis le XVIe siècle jusqu’en 1976. Cette salle conserve l’emplacement de trois importants pressoirs. Les cuves étant en tuffeau (pierre poreuse), les vignerons avaient soin de les remplir d’eau pendant les deux mois précédant les vendanges de façon à perdre le moins de jus possible.

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Dans la salle des foudres, ancien cellier, lieu de vinification des vins du château jusqu’en 1981, c’est ici que le miracle se produisait chaque année, et que le jus récolté devenait ce subtil nectar si prisé. Chaque foudre a une contenance d’un peu plus de 22 hectolitres (soit 2 200 litres). Aujourd’hui, ils sont vides. La pièce a conservé cette couleur noire, obtenue par la présence d’un champignon qui se développe dans les caves à vin et dont la croissance est favorisée lors de la fermentation du jus.

DSC_5900Salle des foudres

Les six immenses celliers, où étaient entreposées les récoltes du château, témoignent de la puissance des châtelains à cette époque. Leur taille est en effet adaptée à celle du domaine, qui couvrait alors une surface de 1 850 hectares, comme l’indique la taille de la fuye (le pigeonnier érigé à l’entrée du parc). 

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Nous avons pu voir, aussi, une salle troglodytique, où l’on élevait les vers à soie : la magnanerie.  En effet, le roi Louis XI avait installé à Tours, en 1470, la Première manufacture royale de soie. Cette activité a connu son apogée dans la région au XVIe siècle. La possession de soie, dans les familles nobles, était très importante aux XVeXVIe et XVIIe siècles pour la fabrication des tapis, tapisseries, atours religieux et vêtements luxueux. La soie était très prisée pour sa douceur, son pouvoir isolant et sa résistance (à diamètre équivalent, un fil de soie est aussi solide qu’un fil d’acier).

DSC_5840La magnanerie.

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 À mi-parcours du chemin de ronde troglodytique, on trouve l’échauguette défensive. Cette petite tour ronde, accolée à la paroi des fossés, a été construite en 1614. Elle remplace une partie du château disparue au XVIe siècle et n’est accessible que par le réseau souterrain. 

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Percée d’un grand nombre de bouches à feu, qui procurent de nombreux angles de tirs, elle permettait ainsi de surveiller les fossés et de les défendre par des tirs rasants et inclinés avec deux hommes équipés de simples arquebuses. La garnison du château, sous les ordres d’un « capitaine » devait atteindre pour le moins 50 hommes d’armes. 

DSC_5911L'échauguette défensive.

Entourée des douves sèches les plus profondes d'Europe, la partie émergée du château allie architecture médiévale, Renaissance et XIXe.

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Édifiés à partir du XIe siècle, la partie haute du château, en tuffeau, que nous visitons avec un guide, abrite entre autres, des appartements qui furent habités par Richelieu et des pièces classées « Monument Historique».

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Dans la chambre néo-gothique les murs sont recouverts de boiseries de chêne, sculptées de lancettes, séparées par des pinacles rehaussées de noir et or.

DSC_5786Chambre néo-gothique de Pierre de Dreux Brézé.

La poutre centrale est recouverte d’une toile peinte en bleu outre-mer, à rinceaux blancs, verts et roses, motifs que l’on retrouve peint sur les solives.  

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La cheminée, de couleur bleue outre-mer, rouge et or à fleurs présente un style médiéval.

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La chambre du Cardinal de Richelieu était dédiée au célèbre Cardinal français, elle date de la construction du château Renaissance. Il n'a probablement jamais dormi dedans, mais comme c'était le beau-frère du propriétaire, une chambre lui était alors réservée. 

DSC_5788Chambre de Richelieu.

Cette chambre de style Renaissance, est la seule authentique que nous verrons en fait, et la plus intéressante. Les figures géométriques, de la cheminée, sont plaquées de stuc et de marbre.

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La grande galerie, construite au XIXe siècle, ne fut jamais achevée. Dorénavant, cette ancienne salle de réception est intégralement consacrée aux marquis de Dreux-Brézé. Leurs ancêtres figurent sur les tableaux des sept frères Dreux (de 1580). 

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Dix-huit ans après son ouverture au public, le château de Brézé attire un nombre toujours croissant de visiteurs. Tant et si bien qu’il a intégré en 2012 le réseau des Grands Sites du Val de Loire.

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Un réseau qui fédère 20 châteaux et abbayes du Centre et des Pays de la Loire, dont les prestigieux domaines de : Chambord, Chenonceau, Chaumont-sur-Loire et Amboise… 

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Classé monument historique, depuis 1976, ce château et son souterrain, fascinant, nous auront fait parcourir plus de 1000 ans d’histoire, en un peu plus de deux heures. Une visite insolite, puisque, après avoir découvert la partie haute du château, nous nous enfonçons sous celui-ci, une forteresse souterraine creusée dans la pierre de tuffeau.

Tarif des visites : 9,50 € visite libre, 10,50 € guidée.

Je vous le conseille fortement ! N'hésitez pas à nous laisser un petit mot, cela fait toujours plaisir ! A bientôt !

 Suite : Montreuil Belay

 

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27 septembre 2017

Mes adorables Shih-Tzu

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Aujourd'hui, je vais vous parler de nous. Moi, c'est Cadix, de couleur noir & blanc, calme,  jamais un mot plus haut que l'autre et ma soeur c'est Chloé, de couleur fauve, joueuse et pleine d'énergie !  Que vous parliez chinois ou pas, notre nom se prononce « chid zou ».  

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Toujours de bonne humeur, actif, éveillé, intelligent, et plein d'entrain, nous demeurons enjoués toute notre vie. Notre allure digne et nos moustaches, de style mandarin, rappellent nos origines tibétaines.

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Au pays du soleil levant, les mots Shih-Tzu signifient : chien-lion. L'abondante crinière autour de notre cou évoque la silhouette du roi de la jungle. Notre queue en panache, qui se recourbe gaiement sur notre dos, nous donne une allule altière.

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Notre histoire commence il y a plus de 2000 ans.  Nous fîmes mon entrée en Chine sous la dynastie Han (205 av JC - 220 ap JC). 

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Les empereurs chinois aimaient se voir offrir des chiens tibétains, par les Dalaï-Lamas, avec lesquels ils entretenaient des relations diplomatiques, ils leur assuraient prestige !

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D'ailleurs, on nous initiait aux rites de la Cour pour accompagner le souverain, en lui tenant la traîne entre mes dents, ou encore prévenir les sujets de son passage, pour qu'ils détournent les yeux.

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Introduit en Chine, vers 1643, par le dalaï-lama tibétain qui offrait, annuellement, des Lhassa Apso à l'empereur de Chine. Ces petits chiens, gardiens des temples tibétains, représentaient des cadeaux forts appréciés, car ils étaient considérés animaux sacrés.

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Nos premiers ancêtres proviennent probablement des mariages secrets entre ces Lhassa Apso et les chiens "Pékinois", résidants du palais royal. L'impératrice Tzu Hsi, grand-mère du "dernier empereur" de Chine, gardait plus d'une centaine de ces petits chiens-lions, à l'intérieur même de la Cité Interdite, à Pékin : c'était le chenil du Palais. 

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Ils étaient surnommés " les perles de l'impératrice ". Elle les confiait aux bons soins de ses eunuques qui les lavaient, les coiffaient, les promenaient. 

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Considérés comme sacrés, rien n'était trop beau pour eux : ils étaient élevés dans un pavillon de marbre, jonché de coussins de soie impériale.

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Leurs repas se composaient de nageoires de requin, de foies de courlis, de cervelles de caille, de lait d'antilope paissant dans les pâturages du palais.

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Pendant plus de 50 ans, l'impératrice Tzu Hsi leur porta un amour immense. A sa mort en 1908, puis avec la chute de l'empire, certains Shih Tzu servirent de monnaie d'échange et quittèrent ainsi la Cité Interdite, pour aller en Europe.

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Notre fourrure vous étonne, caressez-la, vous serez séduit. Une vraie chevelure, comme la vôtre, pour garder son lustre, elle a besoin de soins réguliers, ce qui met à mal la patience de notre maîtresse !

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Adepte du plein air et de camping, nos maîtres ont  préféré une coupe "chiot" (plus courte). Cette allure jeunesse, plus confortable, facilite notre peignage quotidien et nous permet des explorations de broussailles, en terrain accidentés ou enneigés. Ces aventures palpitantes ne sont, malheureusement, pas très recommandées pour nos robes "de soirée", longue et soyeuses.

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Nous avons tendance à ronfler, mais ça n'a rien à voir avec une mauvaise respiration. Comme tous les chiens au museau court, nous ne supportons pas bien la chaleur. Comme nous adorons les balades, l'été il nous faut de l'ombre et de la fraicheur. Durant les grosses chaleurs, nos maîtres nous emmènent nous promener tôt le matin et après le coucher du soleil.

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Nous apprécions énormément les câlins, et la présence de nos maîtres est très importante. Nous n'aimons pas la solitude, et apprécions la compagnie d'un autre autre animal de compagnie.  Appelé parfois "le chien-chat", nous nous entendons bien avec ceux-ci, mais également avec les autres animaux. 

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Nous aimons être chouchoutés et venons de nous-même chercher des caresses. Très expressives, nos mimiques sont humaines, lorsque nous voulons nous faire pardonner, ou lorsque nous boudons parce que nous pensons avoir été punis injustement.

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Nous avons su nous faire aimer et trouver notre place au sein de notre famille. Avec notre frère Jinko, le petit Chihuahua, nous vivons en parfaite harmonie ! Voilà vous savez tout de nous.

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Pour conclure : Chien de compagnie idéal pour ceux qui vivent en appartement, le Shih Tzu sait se faire aimer par les multiples traits attachants de sa personnalité, qui a beaucoup de caractère, malgré son air de peluche et sa grande gentillesse. Appréciant par dessus tout la compagnie de son maître, il est tout disposé à le suivre aussi bien en ville que dans la nature. Il pourra ainsi séduire de nombreuses personnes à la recherche d’un animal calme et joueur, gai et très présent !

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N'hésitez pas à nous laisser un petit mot, cela fait toujours plaisir ! A bientôt !

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26 septembre 2017

Reflets sur la Sorgue

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Je vous laisse découvrir un endroit rêvé, pour prendre des reflets sur l’eau,  et faire le plein d’énergie, en pleine nature !

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Ces quelques photos, de début d’automne, ont été prises le long de la Sorgue, le weekend dernier, au soir, avant que le soleil ne se couche.

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Photographier des reflets est un genre particulier de la photographie, qui nécessite une connaissance de la perspective, l'oeil de l'artiste, ainsi que le choix du moment idéal dans la journée. 

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Pour avoir de beaux reflets, mieux vaut éviter de prendre la photo en pleine journée, mais plutôt le matin, de bonne heure ou au soir, avant que le soleil ne se couche.

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Le reflet est une image virtuelle inversée, une réverbération, sur la surface de l’eau, dont voici quelques exemples :

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On pense bien entendu à la photo paysage et tous les cours d’eau (ruisseau, rivière, lac, étang) qui réfléchissent un sujet.  DSC_7812

Mais les reflets peuvent également être exploité dans le cadre de la photo urbaine ou encore de la photo de rue.  Il peut aussi s’agir d'un bassin d'eau, d’écluses, de fontaines, ou même de surfaces en verre, et de métal...   

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Parfois lorsque les conditions climatiques s’y prêtent (absence de vent), le reflet est aussi net que le sujet. 

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Cela ajoute de la force et du mystère à la photo de reflets, comme si l’œil hésitait à déterminer qui est qui.

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La seule différence est souvent que le reflet est un peu plus sombre. 

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Ce type de photo peut être difficile à capturer parce qu’elles exigent que vous trouviez une perspective différente. Au lieu de capturer une belle scène, de face, comme vous la voyez de vos yeux, vous pouvez avoir à changer votre angle de « shoot », radicalement, ou même prendre votre photo à l’envers, pour être en mesure de saisir un reflet.

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Parfois selon la lumière, si on regarde bien, on peut s’apercevoir que ce qui est clair à l’extérieur, devient foncée dans l’eau et inversement.

DSC_7840(Règle des  2/3 - 1/3)

Lorsqu’il y a du vent, la photo de reflets est plus compliquée à réaliser, car les reflets sont tellement brouillés qu’ils sont illisibles et ne renvoient alors que la couleur du sujet. Si l’eau est calme, les reflets sont bien nets, avec une image non déformée. 

DSC_7793(règle des  2/3 - 1/3)

Pourtant,  il suffit parfois de bouger de quelques mètres pour trouver une surface d’eau plus calme, où le reflet est parfait.

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 C’est aussi souvent le cas le long des cours d’eau. Il y a presque toujours un endroit où il n’y a pas de courant. 

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Les flaques d’eau, après une forte pluie, ou une surface réfléchissante irrégulière, permettent aussi de créer des reflets morcelés.

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Il faut se baisser,  avancer, reculer, afin de placer exactement le sujet dans votre surface réfléchissante.

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Le reflet, plutôt que d’être secondaire dans votre image, peut très bien devenir le sujet principal. Cela peut donner des images originales et créatives. J’affectionne particulièrement ces photos où le reflet occupe tout l’espace. Rien de tel pour devenir un impressionniste avec son appareil photo !

DSC_7794Photos où seuls les reflets occupent tout l'espace.

De nombreux peintres ont fait des reflets le sujet principal de leurs œuvres, et notamment les impressionnistes comme : Monet dans ses séries sur les nymphéa à Giverny.

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Tout peut être trouble, flou en raison des ondulations de l’eau, ou même créer volontairement un flou de bougé.   

DSC_7786Ondulation de l'eau, troublant le reflet.

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La récompense peut être cependant merveilleuse, le reflet pouvant appliquer des effets artistiques de manière naturelle, sans l’utilisation d’un logiciel de retouche.

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N’hésitez pas à laisser des commentaires, ou me poser des questions, j'y répondrai volontiers.
A bientôt… 

 

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25 septembre 2017

Souvenirs : notre labrador Buddy

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Histoires d'eau : Comme la plupart des chiens, amateurs de baignade,  Buddy, notre ancien labrador était un nageur inconditionnel.  Malheureusement il nous a quittés, pour notre plus grand regret !

100_4214Dans le désert de Bardenas en Espagne.

Les pattes du labrador sont même palmées, leur permettant de nager plus facilement.

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La moindre flaque est déjà propice à ses ébats : patauger était l’une de ses passions, et tant pis pour la saleté ...

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Je vous propose ici une revue des étendues d’eau qu’il aimait fréquenter.

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- La flaque :

Oui, la flaque ça reste quand même de l’eau. En général boueuse, Buddy aimait passer dedans à tout prix, il ne la contournait jamais ! 

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Si le temps est agréable, qu’il fait un peu de soleil et une température suffisante, il en profitait pour se rouler dedans. Vous obtiendrez ainsi une belle couleur noirâtre qui nous faisait réagir, grimacer, râler ou éclater de rire selon notre humeur !

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- La mare :

Saumâtre à souhait, la mare est un lieu qu’affectionnait Buddy, en voulant imiter les canards, les grenouilles et même les cochons qui adorent se rouler dedans.. 

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Cette petite baignade dans la mare, juste avant de monter dans le coffre de la voiture, dégageait des arômes qui ne nous plaisaient pas du tout !

100_3649Mare dans le désert de Bardenas en Espagne.

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- Le fossé

Spécificité de la campagne, le fossé borde la route, et quand il marchait dedans cela faisait des splashs ! Avec un peu de chance, le fossé dégageait d’alléchants relents de purin. Quand il pleuvait beaucoup, il aimait s’y immerger jusqu’au poitrail... (Bonjour les odeurs !)

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- La fontaine :

La fontaine est le lieu idéal pour une baignade citadine, durant les chaudes journées d’été. Nous n'étions rarement d’accord, mais en insistant un peu , notre charmant toutou finissait toujours par nous convaincre. Au pire, en attendant d’être assez proche du bord, il sautait brusquement, sans que l'on s'y attende, nous n'avions même pas le temps de tirer sur sa laisse. Il en profitait, aussi,  pour amuser la galerie, refusant  de sortir quand nous lui demandions. C’est ainsi, qu’à forcer de nous énerver, nous finissions par ameuter tout le quartier, (pas toujours très drôle comme situation !)

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- La rivière :

Du petit ruisseau, au torrent de montagne, en passant par  la rivière plus profonde, où  les courants varient, mieux vallait se méfier du danger ! 

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Nous n'encouragions pas notre labrador, en lui lançant un bâton, au  risque de le voir se faire emporter par le courant, et nous avec, si on cherchait à le secourir. 

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Si la rivière était calme, nous faisions attention à ce qu'il ne se penche pas, pour observer les canards, et ne tombe pas de la berge, ce qui provoquait dans un premier temps notre surprise et dans un second temps notre amusement !

100_4118Après une petite baignade dans la rivière.

Le lac :

L’avantage des lacs c’est que l’on peut souvent trouver des bâtons à proximité. 

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Buddy commençait toujours par s’immerger entièrement, puis ressortir trempé.

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Il allait, ensuite, se camper devant nous et aboyait avec indignation, jusqu’à ce qu’on lui ramasse un morceau de bois et qu’on lui lance à nouveau. 

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Dans l'eau, c'était un excellent rapporteur... Le jeu pouvait durer indéfiniment !

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Les labradors sèchent immédiatement quand ils sortent de l'eau, après s'être ébroués. La qualité du poil couvrant et du sous-poil empêche l'eau de pénétrer. La queue typique du labrador, appelée queue de loutre est due à cette qualité particulière du poil.

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- La mer :

Les étendues d’eau salée ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients. Parmi les bons côtés, il aimait le fait qu’il y ait plein d’agitation, des ballons que l'on pouvait attraper, et du sable dans lequel on peut se rouler. 

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Buddy adorait la mer ! En ce qui concerne l’eau en elle-même, ce n'était pas formidable : le sel le piquait, les vagues lui mettaient de l’eau dans ses oreilles, tant pis, il adorait s'y jeter quand même !  

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C'est une chose connue de tous, le labrador aime l'eau, mais saviez-vous que ce chien aux multiples qualités, peut devenir un véritable sauveteur ? 

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A l'instar du terre-neuve, il possède un solide instinct de sauvetage et tentera de vous ramener au bord si, lors d'une baignade commune, il a le sentiment que vous êtes en difficulté, (nous l'avons constaté à plusieurs reprises en nous baignant). 

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Croyant nous sauver, sans le faire exprès, il nous labourera le dos, avec ses belles griffes, afin de nous ramener sur la rive.

- La piscine :

Rares sont ceux qui ont eu la chance de se baigner dans une piscine. Il faut dire que les propriétaires ont peur pour leur liner, leur filtre, ou leur robot…). Souvent le chien fait semblant d’être calme et en profite, aussitôt que quelqu’un plonge pour en faire autant, dans un superbe plat aussi bruyant qu’éclaboussant ! 

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Vous l'aurez compris, l'eau est l'élément de prédilection du labrador qui n'hésite pas à y plonger à la recherche de n'importe quel objet ou gibier, qu'il rapportera sans l'endommager sur la rive.  

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Ce chien est capable d’exécuter un grand nombre de tâches, mais est aussi un excellent compagnon. Peu bruyant et toujours joyeux, le labrador se sentira surtout à l’aise à la campagne et surtout près d’un plan d’eau. 

 

 

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22 septembre 2017

L'Abbaye de Fontevraud : un site unique

 

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Fondée en 1101, dans le Pays de la Loire, près de Saumur, l'Abbaye royale, de Fontevraud,  est considérée comme l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe.

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Dès l’arrivée par la vaste cour d’entrée, qui fait le lien entre la commune de Fontevraud et l’Abbaye Royale, nous comprenons, tout de suite, que nous sommes dans site d’une rare envergure. Cette nécropole royale des Plantagenêt, frappe, aussi, par son originalité. Nous y voyons de nombreuses oeuvres contemporaines, surprenantes !

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Transformée en prison par Napoléon en 1804, elle est sauvée de la destruction et devient une centrale pénitentiaire redoutée. Les derniers prisonniers ne la quitteront qu’en 1985.

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13 hectares de calme, de bien-être, où des bâtiments ancestraux répondent à une nature verdoyante et généreuse. Au centre de tout cela, l’impressionnant  prieuré, qui réunit les plus belles réalisations de l’Abbaye :

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- la majestueuse église abbatiale qui surplombe l’ensemble du site : Construite entre 1105 et 1165, l’église abbatiale croise les styles angevins et poitevins. 

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Elle est impressionnante par sa sobriété et ses dimensions. Son chœur, élancé et épuré, marque l’apogée de l'art roman. La nef, située plus bas, compte une centaine de chapiteaux sculptés.

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C’est dans ce décor unique que les quatre gisants de la dynastie Plantagenêt sont disposés : Henri II, roi d’Angleterre, son épouse Aliénor d'Aquitaine, qui fût antérieurement reine de France, leur fils Richard Coeur de Lion  ainsi qu’Isabelle d'Angoulême, épouse de leur fils Cadet, Jean Sans Terre. Les gisants qui rayonnent par leur solennité.

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- la cuisine romane : elle constitue la bizarrerie de l’Abbaye Royale. Il en existe d’autres exemples en Angleterre. Rien d’étonnant à cela quand on songe que cette cuisine date du XIIe siècle, époque où les rois Plantagenêt d’Angleterre vivaient en Touraine.

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L’intérieur est aussi surprenant que l’extérieur. La forme octogonale de ce bâtiment et sa toiture hérissée de nombreuses cheminées en « écailles de poisson », surmonté d’une pyramide et de petits clochetons, sont dans le style néo-byzantine. 

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En entrant, les cinq  alcôves,  sont en fait les foyers, formant de grandes niches saillantes et laissant l’espace central vide et surmonté d’une haute cheminée. On s’imagine aisément un immense feu au milieu, dont la fumée sort naturellement par la cheminée centrale. Les « cuisines » de l’Abbaye Royale auraient été un fumoir, où était préparé les viandes et poissons (saumon), aliments principaux des religieuses.

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La cuisine, malheureusement n'est plus accessible au public à compter de fin août 2017, en raison de travaux de fouilles et de rénovation, qui devraient durer environ 2 ans.

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- la salle capitulaire :  À l’est de cet espace se trouve la salle capitulaire, avec ses murs ornés de peintures réalisées au 16ème siècle, représentant les scènes de la Passion du Christ. 

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Des portraits de religieuses et d’abbesses ont été curieusement greffés à ses illustrations au fil des siècles, apportant une dimension décalée, à ces œuvres sacrées.

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- le cloître et son jardin :  : Vaste espace quadrangulaire constitué de quatre longues galeries, le cloître était un lieu de déambulation pour les religieuses, rythmant leurs huit offices quotidiens. 

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Ils sont régulièrement paré d’œuvres d’artistes contemporains.

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- le réfectoire :  Dans l’autre partie du cloître, en face, se trouve le réfectoire, accolé à la cuisine. C’est dans cette salle de 46 m de long (non chauffée) que se retrouvent deux fois par jour toutes les moniales pour leurs repas quotidiens. Les moniales prennent place selon leur ancienneté, à des tables qui longent les murs. L’abbesse et la Grande Prieure sont placées au fond de la salle au balcon. Proche de celle-ci se trouve également une chaire, dans laquelle une des plus jeunes moniales fait la lecture d’extraits de la bible, pendant que les autres mangent dans le silence le plus recueilli.

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- le grand dortoir : qui abrite une œuvre pérenne de Claude Lévêque : "mort en été". L'ambiance de pénombre crée une ambiance mystique. 

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Les barques sont recouvertes d'une mousse épaisse qui vous invite à vous y allonger pour contempler la voute et l'aurore boréale composée de dizaines de tubes rouges. 

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Après un court temps d'adaptation, l'oeil s'habitue et la structure se révèle.

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- les jardins de l’Abbaye : Pour pouvoir se retirer du monde, les moniales essaient de vivre en autosuffisance. Elles essaient donc de produire tout ce dont elles ont besoin, d’où l’importance des jardins. Ceux-ci sont organisés géométriquement et symétriquement. On y trouve :  des plantes médicinales, pour se soigner, des plantes d’agrément pour fleurir les autels,  des plantes potagères ou vivrières,  des plantes à boisson (bière et vin),  des plantes à fibres, pour tisser les toiles et les vêtements, et aussi un verger pour les fruits.

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- Les crypte des Effraies : Dans  le noir nous découvrons de magnifiques créations faites à partir de tissages éclairés par des lumières noires, magnifique ! 

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Ces œuvres monumentales, de l’artiste Julien Salaud,  sont conçues avec plus de 65 000 clous et 45 km de fil de coton tendu : le Fleuve céleste. 

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Comme des dentelles légères, les oeuvres se déploient sur les parois vertigineuses des caves troglodytiques, telle une voûte stellaire. 

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Troublé par l’immensité de l’oeuvre, l’oeil se raccroche peu à peu aux motifs qui apparaissent. Nous voilà plongés au coeur d’un fleuve où  : ailes, nageoires, écumes et êtres lumineux se mêlent dans un corps à corps avec la roche. Des œuvres hors du commun, spectaculaires !

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Pour voir cette abbaye royale, du 12 ème siècle, dans un cadre majestueux, loin des tumultes du monde, il faut environ 2 heures de visites intenses et passionnantes ! L'entrée de l'Abbaye est chère : 11 € + 4,50 € pour la visite guidée. Pensez à garder vos tickets des autres châteaux, qui vous donnent droit à une réduction.

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Surtout si vous passez par les pays de Loire ne loupez pas cette visite de l'abbaye, unique ! Tout y est incroyable : l'Architecture, l'Histoire, les expositions permanentes, le parc et son jardin. Une visite d’exception dans un des sites les plus emblématiques de l’Anjou.

 Suite : château de Brézé

 

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21 septembre 2017

Chinon : forteresse royale

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Nous suivons la longue « coulée verte », bordée de chênes, fougères et autres conifères, pour nous diriger vers Chinon. Construite sur un éperon rocheux,  dont les pentes sont abruptes sur trois cotés, c'est l’une des seules forteresses médiévales, du Val de Loire, (construite au Xe, jusqu'au XVe siècle). 

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Ambiance différente de celle des châteaux de la Loire, elle nous accueille avec son couronnement de tours, créneaux et donjons.

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Un ascenseur à flanc de colline nous permet d'y accéder. Nous partons, ensuite,  à l’assaut des 150 mètres des remparts restaurés.  

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Ce site médiéval, impressionnant, est l’un des plus imposants ensembles fortifiés de France, surplombant la Vienne.

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 Il domine l'ensemble du centre ville sur toute sa longueur (environ 500m de long sur 100m de large).

DSC_5512La Tour de l'Horloge.

Forteresse, royale, elle est l'oeuvre successive des comtes de Blois, des comtes d'Anjou, puis des Plantagenets, qui devinrent rois d'Angleterre et enfin des rois de France. 

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C'est dans les murs du Château de Chinon que Jeanne d'Arc fit enfin la rencontre de son roi, Charles VII, en 1429.

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Mais la forteresse royale de Chinon a beau être ancestrale, elle sort tout juste d'un ambitieux chantier de restauration de 6 ans, qui s'est achevé en 2010.

DSC_5525Tour de l'Horloge.

La tour-porche de l'Horloge (XIIIe-XIVe siècles), précédée d'un pont de pierre et couronnée de mâchicoulis abrite la Marie-Javelle, célèbre cloche aux sons argentins dus à l'adjonction d'argent dans le bronze.

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La tour abrite également un musée Jeanne d'Arc qui renferme des objets relatifs à son épopée, des documents iconographiques et des originaux.

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Une merveilleuse visite dans l'histoire nous attend dans ce lieu exceptionnel.  Grâce à une scénographie interactive, nous nous glissons dans la peau des grands personnages qui ont marqué le site de leur empreinte : bancs sonores, écrans tactiles, réalités augmentées, reconstitution en 3D... 

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Les Fêtes Médiévales, qui ont lieu au mois d'août, tentent de reconstituer la vie et l'atmosphère d'une ville au Moyen-Age. Elles attirent de nombreux touristes.

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Des personnages, en habits d'époque, nous présentent, sur des stands, des machines de guerre : le couillard, le trebuchet et la bricole..., ainsi que des démonstrations de catapultes.

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On déambule dans la forteresse,  avec de petits films racontant l'histoire de cette forteresse. L'intérieur propose des expositions, intéressantes, d'armes de guerre, intéressantes. 

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Toutefois les logis ne sont quasiment pas meublés, ce qui est dommage !

DSC_5564Logis en août 2017, après restauration.

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DSC_5565Les logis en 2006, avant restauration.

Après être montés à l'assaut de la forteresse, nous en prenons plein les yeux, une belle surprise nous attend en haut : un panorama, exceptionnel, depuis les nombreux points de vue, qui dominent la vallée de la Vienne.

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La restauration de 2010 a embelli le château, la visite est incontournable si vous venez à Chinon ! Un après-midi entier n’est pas de trop pour visiter ce site très étendu. Il ne faut pas hésiter à prendre tous les escaliers que l'on peut trouver. Il y a toujours quelque chose à découvrir ! Il ne faut pas avoir peur des marches quand l'on visite la forteresse, car on en monte pas mal ! 

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Avant de regagner notre camping-car, une petite flânerie dans les ruelles du « vieux Chinon » s’impose. 

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Entre les quais de la Vienne et l'escarpement du château, ce quartier a conservé de belles maisons médiévales : 

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 Façades à pans de bois, encorbellement sculpté, pignons de pierre avec tourelles. 

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La Maison Rouge, du 14e s., mérite d’ailleurs que d’y jeter un œil ! 

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Conservez vos billets car ils vous permettent d'avoir des réduction pour l'entrée d'autres châteaux, tel que merveilleux château de Villandry.

Plan-parcours

Après une petite pause rabelaisienne bien méritée, nous quittons Chinon, pour rejoindre la magnifique abbaye de Fontevraud. 

Suite : l'abbaye de Fontevraud.

 

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Orange : fête romaine

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Durant deux jours, du 9 et 10 septembre 2017,  le Théâtre antique d'Orange nous a permis de remonter le temps et de nous plonger dans la Rome antique, avec sa Fête Romaine.

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Cette reconstitution géante, dont voici quelques photos prises ce jour-là, était dédiée tant aux passionnés d’histoire, qu'aux novices.

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Une centaine de reconstituants passionnés ont investi la ville d’Orange, et son Théâtre Antique, pour faire revivre l’époque des fondateurs de la colonie romaine d’Orange, (Arausio), en 35 avant notre ère. 

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Cet événement, chargé d’histoire est une reconstitution grandeur nature, pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

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Les Légions romaines ont établi leur campement au cœur du Théâtre Antique et de la ville.

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A cette occasion, de nombreux ateliers ludiques et pédagogiques, ont offert une occasion unique de découvrir la vie quotidienne des légionnaires, au temps de l’Empereur Auguste. 

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Nous avons pu visiter le campement romain (sur la scène du Théâtre antique), essayer leurs armes et équipements...

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... assister à la revue des troupes, et à une cérémonie en l'honneur de l'empereur Auguste... 

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L'empereur Auguste, au centre.

Etaient au programme, de cet événement immanquable, des manœuvres militaires, des défilés, des combats de gladiateurs, des spectacles de danse…

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 Nous gardons un bon souvenir de cette journée médiévale !

 

 

 

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19 septembre 2017

Ussé : le château de la Belle au Bois Dormant

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Surplombant l'Indre, le château d'Ussé, aux allures féériques, est majestueux. Parmi les châteaux de la Loire, c'est l’un des plus réputés, tant pour ses jardins dessinés par Le Nôtre, que pour ses donjons qui auraient inspiré le célèbre conte de Charles Perrault, publié en 1697 : «La Belle au Bois Dormant».

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Sa situation géographique est exceptionnelle : nid d'aigle accroché aux flans du côteau, adossé à l'immense forêt de Chinon, avec la rivière l'Indre, romantique et paresseuse...

DSC_5505Rivière de l'Indre.

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...et le grand fleuve ligérien, la Loire, dominatrice, toujours envoûtante et majestueuse, en harmonie avec les châteaux de la Loire qui la bordent.

DSC_5702La Loire.

Tout droit tiré d'un conte de fées, c’est au XVe siècle que commença la construction du château tel qu’on le connaît aujourd’hui.

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Conçu au départ comme un château fort, il deviendra à partir du XVIe siècle un château de « plaisance » avec des terrasses signées Vauban, surplombant des jardins romantiques, à la française, imaginés par Le Nôtre.

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La construction du château s’étant étalée sur deux siècles, on trouve à Ussé deux styles différents.

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L’un Gothique pour la partie datant du XVe siècle, l’autre Renaissance pour les parties du XVIe et XVIIe siècles.

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Le château est un domaine privé où résident le duc de Blacas et sa famille, depuis plusieurs générations.

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Seules certaines parties sont ouvertes, à la visite : la collégiale, les caves, la sellerie, le circuit du château, la tourelle et le chemin de ronde. C’est dans cette dernière partie que les propriétaires ont créé une scénographie.

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Un ensemble de personnages de cire, en habits d’époque, offre une mise en scène du Conte de la Belle au bois dormant.

 

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On admirera également le grand escalier droit à rampe en fer forgé d'inspiration italienne (XVIIe siècle). Fastueusement dessiné par Mansart il conduit vers la chambre du Roi.

escalier

Il est agrémenté par une chaise à porteur et des accessoires de postillon du XVIIème siècle.

chaise_à_porteurs

 

La chambre du roi : est une profusion de meubles et d’objets précieux pour la chambre à l’élégance infinie qui accueillit en premier le roi Louis XIV et en dernier Hailé Sélassié, empereur d’Ethiopie.

DSC_5519La chambre du roi.

La visite du grenier, la découverte de la charpente, avec tout un tas de vieilles choses authentiques sont bien sympathiques à voir ! Des affaires, datant du siècle passé, y sont encore entreposées.

grenier magique

Enfin, la chapelle collégiale, sobre et élégante, située dans le parc, est un magnifique exemple de construction gothique à décor Renaissance. A l’intérieur, on peut voir une tapisserie d'Aubusson retraçant l'histoire de Jeanne d'Arc et une jolie Vierge en faïence émaillée.

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Monument préféré des français, le château d'Ussé, propice à la rêverie, a été élu 7éme monument préféré, des français, en 2015.

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Dommage que le prix de 14 € par personne soit un peu excessif, car l'intérieur est un peu défraîchi ! Ce château, appartenant à une famille, c'est ce qui peut expliquer le prix un peu élevé, car il faut quand même l'entretenir. Les chiens sont heureux d'être acceptés, ce qui est rare ! C'est une visite idéale pour une famille, car le parcours, ludique, est ponctué par des énigmes qui font la joie des enfants. Mais cela a un coût !!! 

Suite : Chinon

 

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